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8 octobre 2019

Moci communication. Dossier Hongrie 2019 : TIC

 

 

 

 

 

 

La tradition hongroise dans l’électronique et les investissements étrangers ont permis une diversification des technologies de l’information et de la communication (TIC) avec le développement des centres de services partagés et des start-up.

 

L’arrivée des grands acteurs (OEM) à partir des années 90 a donné une nouvelle impulsion à l’industrie électronique hongroise, en développant les exportations vers le reste des pays européens. Les groupes Samsung et Siemens ont été parmi les plus actifs. L’investissement global est estimé à 4,6 milliards d’euros.

 

Des start-up dynamiques
Les investisseurs ont été attirés par la situation géographique de la Hongrie au cœur de l’Europe, la qualité des infrastructures (transport et logistique), l’existence d’universités, le potentiel en matière de recherche, la productivité de la main-d’œuvre et les incitations officielles mise en place par les autorités hongroises.

Si ces grands groupes développent leur activité et continuent à investir, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition. À l’instar de ce qui se passe en Europe occidentale, la Hongrie a vu émerger des start-up. Prezi a mis au point un dispositif de présentations dynamiques, concurrent du PowerPoint de Microsoft, et constitue l’une des principales success stories hongroises. LogMein (authentification de sites) et iGO (systèmes de navigation embarqués utilisés notamment dans l’industrie automobile) sont d’autres exemples de réussites.

Un écosystème d’appui s’est également constitué avec des incubateurs, des fonds d’investissement, etc. Graphisoft Park, situé dans le 3e arrondissement de Budapest, est un parc technologique de référence qui héberge plus de 80 sociétés employant plus de 4 000 salariés. Ce parc, fondé par Gabor Bojár, père du logiciel ArchiCAD développé pour Apple et utilisé de nos jours par plus de 100 000 architectes à travers le monde, héberge également un centre de conférence et un institut technologique et de design créé notamment par Ernő Rubik, le créateur du Rubik’s Cube et le mathématicien László Lovász, actuel président de l’Académie des Sciences.

 

Centres de services partagés : des atouts multiples
Les centres de services partagés (CSP) sont un autre exemple de succès hongrois. 110 sociétés ont créé à ce jour des CSP qui emploient plus de 46 000 salariés dans des activités telles que la finance, la comptabilité, les technologies de l’information et le service client. Un des derniers exemples en date est celui de Nissan qui a décidé d’accroître les activités de son CSP de Budapest, créé en 2017. En plus de son activité habituelle, cette unité s’est vu confier la responsabilité des activités (finances, comptabilité et facturation) des usines de Barcelone et Sunderland. Les compétences des salariés hongrois (formation, multilinguisme, productivité, etc.) expliquent l’engouement des entreprises étrangères qui tablent de plus en plus sur des prestations à valeur ajoutée : R&D, finance corporate et credit management en particulier.

 

Témoignage de Stéphane Atthar,
fondateur et directeur général de Tukan Agency

Après avoir travaillé pendant une quinzaine d’années en Amérique ainsi qu’en Europe occidentale dans le digital et dans une grande banque internationale, Stéphane Atthar a fondé en 2014, à Budapest, Tukan Agency, une agence digitale spécialisée dans la création de sites web et d’outils de communication. La société, qui emploie désormais huit salariés (moyenne d’âge : 30 ans), travaille principalement pour des clients en Europe occidentale et Budapest représente une excellente plateforme. « Le niveau de qualification est égal voire même supérieur parfois à ce qu’on peut trouver en France » explique Stéphane. Le multilinguisme est un atout supplémentaire : l’anglais est la langue courante de travail dans la société mais on parle aussi le français, l’allemand, le russe et l’espagnol. Et les coûts, aussi bien de l’immobilier que du personnel, libellés en monnaie locale, sont bien moins élevés qu’en Europe occidentale après conversion en euros. « Nous sommes très compétitifs » ajoute-t-il. Au fil des années, Tukan Agency a diversifié son activité et développé des outils plus sophistiqués : applications pour mobiles et tablettes, vidéos avec animation, plateformes de e-commerce, etc. « Ce qui est intéressant, c’est que nous pouvons proposer des solutions à forte valeur ajoutée » indique Stéphane. La société a mis au point une plateforme internet de téléassistance destinée aux personnes âgées pour un client français et un outil de capture des informations envoyées par les commerciaux d’une société afin de les intégrer au CRM de celle-ci. Le flux de commandes aidant, Stéphane prévoit encore d’embaucher de nouveaux salariés en 2020.