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8 octobre 2019

Moci communication. Dossier Hongrie 2019 : agroalimentaire

 

 

 

 

 

 

La Hongrie dispose de conditions naturelles favorables. Les autorités ont mis en place une stratégie qui consiste à valoriser ce potentiel en développant une offre de qualité et la transformation des produits.

 

L’agriculture a été l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie hongroise avec une augmentation de la production de 32,8 % pendant la période 2010-2018. La production agricole annuelle a atteint 8,4 milliards d’euros en 2018. Le solde des échanges agricoles et agroalimentaires est régulièrement excédentaire. Le secteur se caractérise par la variété des productions et une prédominance des céréales (blé, maïs, etc.). La Hongrie est aussi un producteur de fruits (pommes, melons, etc.) et de légumes (pommes de terre, tomates, piment doux, etc.). L’élevage est centré sur le porc (436 000 tonnes d’animaux abattus 2018) et la volaille (525 000 tonnes) : il existe 22 régions viticoles dans le pays, dont celle, fameuse, de Tokaj.

 

Valoriser l’offre
La lutte contre le changement climatique et l’agriculture de précision sont les priorités de la recherche-développement (R&D). En Hongrie, tout est mis en œuvre pour optimiser la ressource en eau, sans détruire les sols, grâce aux techniques de l’agroforesterie et aux technologies de pointe, plus économiques en eau. La mission de la recherche consiste à élaborer des solutions adaptées au réchauffement climatique et à sélectionner des variétés qui seront capables de résister à de nouvelles conditions climatiques. Les techniques du travail du sol sont aussi en pleine évolution.

La stratégie hongroise consiste à valoriser la qualité de l’offre, en tablant sur un atout majeur : la production agricole est dépourvue d’OGM. Les autorités s’attachent à maintenir cette situation et considèrent qu’il s’agit d’un avantage à l’exportation. Preuve de l’importance, l’interdiction des OGM est inscrite dans la constitution du pays et dans la législation.

 

Forte présence étrangère
Le retour de la Hongrie à l’économie de marché et la stratégie d’ouverture internationale ont eu pour effet de redonner un rôle central au secteur privé, national et étranger, principalement dans la transformation des produits. Les principaux créneaux porteurs sont : la viande, les boissons, la nourriture pour les animaux domestiques, les produits laitiers et les fruits et légumes. Plusieurs acteurs français sont présents en Hongrie (Bonduelle, Axéréal, Orvia, LDC, etc.). L’investissement le plus récent est celui du groupe LDC qui a acquis, en août 2018, 70 % du capital des sociétés du groupe hongrois Tranzit (Tranzit Ker et Tranzit Food), spécialisé dans l’oie et le canard. Il s’agit d’un acteur de poids puisqu’il a dégagé un chiffre d’affaires annuel de 108 millions d’euros en 2017, dont la majorité à l’exportation.

 

Témoignage de Mónika Pandur, gérante de Orvia Hongrie

Le groupe français Orvia, spécialisé dans la sélection et la commercialisation de canetons et poussins d’un jour a commencé à s’intéresser à la Hongrie il y a plus de vingt-cinq ans. Le programme génétique développé par Orvia porte sur l’espèce palmipède : le canard de Barbarie, Pékin et mulard ainsi que les oies grises et blanches. Afin d’apporter une traçabilité maximale auprès des clients, le groupe Orvia certifie l’origine des animaux et le respect du référentiel de sélection au moyen d’une attestation SYSAAF reconnue par les autorités hongroises.
Dans un premier temps, une représentation commerciale a été mise en place. Puis, en 2010, un pas supplémentaire a été franchi avec une implantation dans la région de Kecskemét, afin de produire des canetons et des oisons d’un jour aux normes françaises. Des investissements importants ont été engagés, de l’ordre de 5 millions d’euros à ce jour. La filiale Orvia Hongrie dispose d’un couvoir et de cinq fermes et détient aujourd’hui 50 % du marché en canard mulard.
« La présence locale offre des avantages importants » précise Mónika Pandur, gérante de Orvia Hongrie. L’entreprise achète la majorité de ses intrants localement et se trouve ainsi mieux protégée des fluctuations du taux de change.
La production sur place permet une plus grande proximité avec les clients, les éleveurs de canards et d’oies, et de mieux répondre à leurs attentes. Et le « made in Hungary » est, logiquement, un atout commercial puissant.
La filiale développe désormais un courant d’exportations, principalement vers les pays voisins de la région (Bulgarie, Roumanie, etc.) mais aussi vers la Chine. « L’augmentation des exportations depuis la Hongrie est un de nos axes stratégiques de développement » conclut Mónika Pandur.