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Libye

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 6,5
Capitale : Tripoli
Devise : Dinar libyen (LYD)
Décalage horaire avec la France : +1 heure

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 1,37 % (estim.) ; 2018 : 16,48 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 20 000

Sources : (1) FMI. (2) Banque mondiale.

Conjoncture

La Libye sortira de la récession cette année, avec une croissance estimée par le FMI à +55 % ! Ce net rebond est à imputer à une forte reprise de la production pétrolière, principale ressource du pays : mi-2017, celle-ci a atteint 1 million barils/jour (b/j), soit plus du double du niveau de 2016. Si la situation politique demeure très tendue, les conditions sécuritaires des installations pétrolières se sont incontestablement améliorées avec la reprise aux milices des principaux gisements.

L’accroissement des recettes pétrolières soulage les déficits : en 2017, le solde budgétaire serait ramené à -34 % du PIB (-102,3 % en 2016) et le solde des transactions courantes redeviendrait excédentaire à +1,8 % du PIB (-22,4 % l’année précédente), selon le FMI. Toutefois, certains indicateurs inquiètent : l’inflation est repartie à la hausse, à 32,8 % en 2017, et grignote le pouvoir d’achat de la population ; les réserves de change s’amenuisent et se situaient à environ 67 Mds USD à l’automne, tandis que la dette intérieure a progressé, selon la Banque mondiale.

Plusieurs projets dans l’énergie ont été conclus par la compagnie libyenne GECOL, dont des centrales électriques à Tobrouk (Metka et General Electric), à Khalij (Hyundai et Tuscan). De son côté, la NOC libyenne (National Oil Corporation) a annoncé la mise en service de 11 nouveaux puits d’extraction de gaz en 2018.

Sur le plan politique, sous l’impulsion de la France, un accord dit « de la Celle Saint Cloud » a été signé en juillet 2017 entre Fayez al-Sarraj, Premier ministre du gouvernement d’union nationale et Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen. Il stipule un cessez-le-feu et la tenue d’élections au printemps 2018.

Source : Rapport CIAN / Le Moci, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Mds USD, évolution sur 2016) :
Export : 15,6 (+160 %)
Import : 11,7 (+9 %)

(Exportations françaises 2018 : 0,197Md EUR, +21,62 %)

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Environnement des affaires

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 186/190 (France : 32e)

Indice de perception de la corruption (2) : 170/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (janvier 2019)
Euler Hermes : D4 (risque de court terme élevé – avril 2019)
Coface : pays E ; environnement des affaires E (avril 2019)
Credendo : court terme : 7/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (mai 2019)
Atradius : 10/10 (avril 2019).

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très élevé, se dégrade de plus en plus
Risque client : très mauvais

Le conseil du crédit manager
Aucun changement d’appréciation depuis notre précédente édition en juin 2017. Sur le site du Trésor français, on pouvait lire il y a quelques années, « Des opportunités existent donc tant pour nos grands groupes que pour nos PME et ETI ». Bon, pourquoi pas, c’est même évident, mais pas à n’importe quel prix et pas dans la situation chaotique dans laquelle est plongé le pays…

Les appréciations et notations très mauvaises des principaux assureurs-crédit, de la Banque mondiale et de l’institut Transparency international, se passent de tous commentaires. La situation en Libye ne s’améliore toujours pas, bien au contraire. L’incertitude politique pèse lourdement sur les transactions commerciales. Depuis avril 2013 et l’attentat contre l’ambassade de France, les perspectives des entreprises françaises sont en berne, bien que selon certains observateurs, les affaires repartent. Prudence donc, car il ne semble pas raisonnable d’envisager la moindre amélioration à court terme, bien au contraire au vu des récents événements politiques (offensive militaire du maréchal Haftar sur Tripoli depuis avril, menaçant le gouvernement en place).

En temps ordinaire, avant 2011, les retards de paiement étaient déjà souvent dus soit à des problèmes administratifs, soit à des problèmes d’insuffisance de devises. Inutile de préciser que la situation s’est aggravée avec cette crise politique ouverte il y a six ans dont personne ne voit d’issue à ce jour.

La lenteur des opérations de dédouanement est également signalée et peut être à l’origine de certains retards de paiement. Il faut tenir également compte du risque très élevé de non transfert (7/7, soit le risque maximum, sur l’échelle de Credendo).

Le système bancaire libyen, déjà très fragile, est désormais quasi inexistant, seule la Libyan Foreign Bank étant réellement présente actuellement dans les transactions à l’international. On a cependant observé une certaine tension début mars 2018 entre la Banque centrale de Tunisie (maison mère de la Libyan Foreign Bank) et sa filiale, avec des accusations de mauvaise gestion et de malversations, qui pourraient entraîner des problèmes à court terme.

Au risque de se répéter, la situation ne peut que s’aggraver compte tenu du flou politique actuel et la plus grande prudence s’impose dans les transactions commerciales pour encore plusieurs mois.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Il n’existe pas d’organisme procurant des renseignements de notoriété sur les entreprises libyennes. Et de toute façon, les renseignements recueillis n’auraient aucune fiabilité compte tenu du marasme actuel. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires français implantés localement.

On peut toutefois essayer de contacter :
• Cedar Rose Int. Services Ltd
www.cedar-rose.com
Tél. : +357 25 346630
mail@cedar-rose.com

Bon à savoir
En décembre 2011, l’ONU et l’Union européenne ont levé l’embargo contre la Libyan Foreign Bank, mais prudence quand même. Ainsi, attention aux mesures qui avaient été prises par l’Union européenne (voir « Le conseil du credit manager ») à l’encontre de l’ancien régime libyen, qui restreignent toujours les opérations commerciales et financières avec des personnes ou entités désignées dans les textes suivants et énumèrent aussi les produits prohibés :
• Règlement (UE) n° 204/2011 du conseil du 2 mars 2011 ;
• Règlement d’exécution (UE) n° 233/ 2011 du conseil du 10 mars 2011 restreignant les transactions avec la Central Bank of Libya et la Libyan Foreign Bank ;
• Règlement (UE) n° 296/2011 du conseil du 25 mars 2011 modifiant le Règlement n° 204/2011.

Le non-respect de ces mesures peut bloquer les transferts de fonds et le bon déroulement des crédits docu-mentaires. Pour suivre l’évolution des sanctions, aller sur le site du Trésor français : www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/3741_Libye (dernière mise à jour le 2 avril 2019).

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le dinar libyen (LYD).

Taux de change au 13 mai 2019 :
1 LYD = 0,63339 EUR
1 EUR = 1,54417 LYD
1 USD = 1,37495 LYD
1 LYD = 0,71174 USD

Bon à savoir
Le dinar libyen n’est pas convertible. Son taux de change est établi par rapport aux DTS (Droits de tirages spéciaux) du FMI. L’Administration du contrôle sur les banques et la monnaie auprès de la Banque centrale de Libye est responsable de la réglementation des échanges. Les transferts de devises se font au travers de la Libyan Foreign Bank, détenue à 100 % par la Banque centrale (attention, transactions restreintes !).

Meilleures monnaies de facturation des échanges
L’euro (EUR) et le dollar américain (USD).

Conseillés
En temps normal, c’est-à-dire avant le déclenchement du conflit armé interne, on recommandait plus particulièrement, en dehors du paiement d’avance, le crédit documentaire irrévocable et confirmé et le virement Swift garanti soit par une assurance-crédit, soit par une lettre de crédit standby (ces dernières émises plus particulièrement par des filiales de banques étrangères). Ce sont les plus utilisés par les importateurs libyens et les mieux garantis par les banques. De plus en plus de crédits documentaires sont établis offshore.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Compte tenu de la situation actuelle, le paiement d’avance est très fortement recommandé. Ou alors, des transactions offshore. N’accorder aucun délai si la transaction n’est pas rigoureusement sécurisée.

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées. Ils sont souvent dus à une insuffisance de devises ou encore des problèmes de dédouanement, manque de trésorerie, problèmes administratifs. Ces retards peuvent durer plusieurs mois, comme l’ont hélas déjà constaté certains exportateurs français imprudents ou laxistes dans leur gestion du risque client… Comme le conseille l’US Exim Bank, soignez la rédaction des clauses financières et n’expédiez que si vous avez la certitude d’être payé !

Acomptes à la commande
En négocier est possible.

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir, le délai d’obtention est assez rapide et les coûts sont raisonnables. À noter que la Libyan Foreign Bank émet des SBLC, y compris pour des garanties de marché. La Sahara Bank émet elle aussi des lettres de crédit standby.

Tribunal compétent en cas de litige

• Celui de la « shaâbiyate » (région) concernée.
• Le recours à l’arbitrage de la CCI est conseillé pour les montants importants. Bien que n’ayant pas signé la Convention d’arbitrage de New York, la Libye reconnaît en général les décisions rendues à l’étranger.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, la Libye est classée au 128e rang mondial (-10 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 72 h. ; coût 575 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (72 h. ; 50 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 79 h. ; coût 637 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (96 h. ; 60 USD).

Actualités : Libye

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