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Guinée

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) : 13,63
Capitale : Conakry
Devise : Franc guinéen (GNF)

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : 1,45 % (estim.) ; 2019 : 5,65 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 2 520
Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

L’économie bissau-guinéenne est extrêmement vulnérable aux variations de la production  et des cours de la noix de cajou (autour de 150 000 T) qui représente plus de 95 % des exportations du pays, principalement à destination de l’Inde et du Vietnam. Le secteur agricole représente près de 50 % du PIB dont 10 % attribuable directement à l’anacarde. Outre cette production, le pays dispose d’un fort potentiel agricole notamment dans la riziculture, laissée quelque peu pour compte au profit de la noix de cajou ces dernières années. Par ailleurs, le très important potentiel halieutique reste encore largement inexploité. La Guinée-Bissau présente également un potentiel minier dans la bauxite et le phosphate, sans que des projets d’exploitation ne soient réellement actifs à ce stade. L’industrie représente néanmoins un peu plus de 12% du PIB quand les services y contribuent à près d’un tiers.

La Guinée-Bissau présente des indicateurs socio-économiques parmi les plus faibles au monde : 177e sur 189 selon le dernier classement de l’Indice de développement humain (IDH) du PNUD. L’espérance de vie moyenne à la naissance n’est que de 57,7 ans, PIB par habitant de moins de 800 USD, la croissance démographique est de 2,5% avec un taux de fertilité de 4,6 enfants par femme. Un tiers de la population vivrait en situation d’extrême pauvreté ; encore près d’un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition et près de 9 % des enfants décèdent avant l’âge de cinq ans.

Après trois années consécutives de croissance soutenue (en moyenne 6% sur 2015-2017) qui a pu mettre fin à la longue période de stagnation (2000-2014), l’économie bissau-guinéenne a significativement ralenti en 2018 à un taux de 3,8 %, en raison de la baisse à la fois de la production (-25 %) et du prix international de la noix de cajou. En 2019, la croissance a légèrement accéléré à 4,6% en dépit des troubles politiques. En 2020, du fait de la pandémie COVID-19, le pays pourrait enregistrer une contraction de son PIB de 1,5 % puis une reprise de la croissance en 2021 de 3 %. A moyen terme, le FMI table sur une dynamique de croissance autour de 5% en moyenne par an, portée par une reprise des dépenses d’investissements publics dans les infrastructures routières et énergétiques, notamment avec la conclusion des travaux de construction de la route Buba-Catio, la construction d’infrastructures et de la ligne d’interconnexion pour le transport d’énergie à partir des centrales hydroélectriques internationales Kaleta et Sambangalou dans le cadre du projet d’énergie de l’OMVG. Néanmoins, parmi les risques majeurs pesant sur la prévision de croissance, figurent le retournement important et durable des prix de la noix cajou et la persistance de l’instabilité politique.  La Guinée Bissau bénéficie de la stabilité monétaire que lui confère son appartenance à la zone UEMOA (rejointe en 1997). Le pays enregistre un taux d’inflation faible de 0,2 % en 2019 (1,1 % attendu en 2020).

Le pays patit de l’insuffisance de ses infrastructures notamment électriques, le réseau public n’assurant qu’un vingtième des besoins nationaux, avec une concentration sur Bissau, la capitale. Le réseau routier est assez peu développé et ne permet pas le désenclavement des régions présentant un potentiel agricole. Cette situation, aggravée par les multiples problèmes de gouvernance et d’instabilité politique, contribue à la forte précarité du climat des affaires dans le pays.

 

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Mds USD, évolution sur 2018) :
Export : 3,851 (- 3,19 %)
Import : 3,497 (+ 3,28 %) 

(Exportations françaises 2019 : 0,148 Md EUR, -12,7 %) 

Sources : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très élevé
Risque client : très élevé

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : D4, risque de court terme élevé (novembre 2020)
Coface : pays D ; environnement des affaires D (novembre 2020)
Credendo : court terme : 6/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 156/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 130/180
Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Une tâche quasiment impossible car très peu de bilans sont publiés en Guinée et ceux qui circulent sont peu fiables. S’attendre à une information basique. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires européens et français implantés localement et des autres fournisseurs.

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc guinéen (GNF).
Taux de change au 17 novembre 2020 :
1 GNF = 0,00009 EUR
1 EUR = 11 501,4 GNF
1 USD = 9 710,20 GNF
1 GNF = 0,00010 USD

Meilleures monnaies de facturation des échanges
L’euro (EUR) majoritairement et le dollar américain (USD).

Conseillés
Le paiement d’avance, sinon un crédit documentaire irrévocable et confirmé.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Pas de délai si possible : le paiement d’avance ou le paiement à vue par crédit documentaire confirmé est la pratique la plus courante. Et encore, la confirmation devient de plus en plus difficile et de plus en plus onéreuse.

Risque de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie. Ils peuvent être dus à l’indisponibilité des devises ou plus simplement à l’insuffisance de trésorerie des entreprises, par suite de manque de support des banques locales.

Acomptes à la commande
Le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir, mais les commissions sont très onéreuses.

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe tribunal local.
• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. La Guinée adhère en effet à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est entré en vigueur en 1999 dans une quinzaine de pays d’Afrique. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.
• Une action devant un tribunal français est également possible, mais l’exécution en Guinée risque d’être longue.
• Privilégier un accord amiable.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 118/190

Le conseil du crédit manager

Les différentes notes de risques pays mentionnées au début de la présente fiche se passent de tout commentaire… La Guinée, dont la situation politique est instable et la situation économique et financière très fragile – l’impact de l’épidémie d’Ebola (2015-2016) a été à cet égard catastrophique –, présente un très mauvais risque pour les exportateurs. Faiblesse du système bancaire local, risque maximum de non-transfert (toujours noté 7/7 par Credendo), extrêmes difficultés dans le recouvrement des créances impayées : ces points doivent inciter à la plus grande prudence dans les transactions et à beaucoup de rigueur dans le suivi des échéances. Privilégier si possible le paiement d’avance.

 

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, la Guinée est classée au 167e rang mondial (inchangé par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 72 h. ; coût 778 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (139 h. ; 128 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 79 h. ; coût 809 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (156 h. ; 180 USD).

Actualités : Guinée

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