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Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population (millions, 2025) : 123,1
Capitale : Tokyo
Devise : Yen
Décalage horaire avec la France : + 8 h en hiver, + 7 h en été.
Climat : Tempéré. À Tokyo : température la plus basse en janvier : 1 °C ; température moyenne en juillet : 26 °C (régulièrement plus de 30 °C).
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +0,7 % (prév.) ; 2025 : +1,1 % (prév.)
PIB nominal (Mds USD) : 2025 : ~4 280 (prév.) ; 2024 : ~4 020
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 55 120
Inflation (IPC, moyenne annuelle) : 2025 : ~3,3 % (prév.) ; 2024 : 2,7 %
Taux de chômage : 2025-2026 : ~2,6 % (quasi-plein emploi)
Dette publique brute (% PIB) : 2025 : ~230 % (FMI/OCDE)
Sources : FMI – Japon (Article IV, 2025), FMI WEO Update (janvier 2026), Banque mondiale – RNB/hab. PPA (2024), OCDE – Perspectives économiques (juin 2025), DG Trésor – Japon (mars 2026)
Conjoncture
⚠ Point d’attention : Depuis avril 2025, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 25 % sur les automobiles et pièces automobiles et de 50 % sur l’acier, l’aluminium et le cuivre. Un accord-cadre bilatéral signé en juillet 2025 a ramené le tarif de base à 15 % sur la quasi-totalité des importations japonaises, incluant autos et pièces, tout en maintenant un taux de 50 % sur l’acier et l’aluminium. En contrepartie, le Japon s’est engagé à acquérir des équipements militaires américains et à investir 550 milliards USD dans des secteurs stratégiques aux États-Unis. Selon certaines analyses, le recul total des bénéfices des entreprises japonaises sur l’exercice clos mars 2026 était estimé à environ 3 500 milliards de yens, le secteur automobile représentant quelque 80 % de ces pertes. L’incertitude commerciale demeure un facteur de risque majeur pour 2026.
Selon les prévisions du FMI pour 2025, le Japon est la cinquième économie mondiale par PIB nominal et par parité de pouvoir d’achat. Le PIB nominal 2025 est estimé à 4 280 milliards USD (contre 4 020 milliards en 2024 selon le FMI WEO d’octobre 2025), une progression largement portée par la dépréciation antérieure du yen qui se reflète dans les conversions en dollars. En 2024, le Japon se classait au sixième rang mondial des importateurs et au huitième rang des exportateurs.
Selon le FMI (WEO Update de janvier 2026), la croissance japonaise devrait se modérer de 1,1 % en 2025 à 0,7 % en 2026. L’OCDE (Perspectives économiques de juin 2025) projette pour sa part une croissance de 0,7 % en 2025 malgré des vents contraires significatifs, avant un retour vers le potentiel en 2026 à 0,4 %, la demande intérieure étant le principal moteur. L’économie japonaise s’est contractée de 0,2 % en glissement annuel au premier trimestre 2025, dans un contexte marqué par une inflation persistante et de vives incertitudes sur les exportations. Au troisième trimestre 2025, le PIB réel a affiché une croissance négative pour la première fois en six trimestres, essentiellement en raison d’un recul des exportations après l’anticipation des commandes liée aux droits de douane, phénomène jugé temporaire par la Banque du Japon.
L’inflation (hors produits frais) a accéléré à 3,2 % sur un an en mars 2025, tirée par la persistance des prix de l’énergie et des céréales — avec notamment une flambée record de 92,5 % des prix du riz — et contribue à éroder le pouvoir d’achat des ménages. En 2024, le taux d’inflation moyen s’était établi à 2,74 %. La Banque du Japon prévoit que l’inflation repassera sous les 2 % dans la première moitié de l’exercice 2026, au fur et à mesure que les effets de la hausse des prix alimentaires se dissipent. En réponse à ce nouvel environnement inflationniste, la Banque du Japon a relevé son taux directeur de 0,25 % à 0,5 % en janvier 2025, son niveau le plus élevé depuis 17 ans. En décembre 2025, un nouveau relèvement a porté le taux de la BoJ à 0,75 %.
Le marché du travail reste structurellement tendu. Le taux de chômage s’établissait à 2,6 % en février 2026, niveau qui confirme le quasi-plein emploi. Le ratio offres d’emploi/demandeurs se maintenait à 1,19, témoignant d’une pénurie persistante de main-d’œuvre. Dans ce contexte, les négociations salariales de printemps 2025 (Shunto) ont abouti à une hausse moyenne totale des salaires de 5,42 %, dont 3,82 % d’augmentation du salaire de base — des résultats supérieurs à ceux de 2024 (respectivement +5,24 % et +3,63 %). Pour les PME (moins de 300 salariés), la hausse de 5,09 % est la première fois que ce segment dépasse 5 % depuis 1992. Malgré ces hausses nominales, les salaires réels restent proches de zéro en raison de l’inflation élevée.
Les contraintes structurelles de long terme demeurent prégnantes. Le taux de fécondité a atteint un nouveau record historiquement bas de 1,15 en 2024, avec 686 061 naissances — première fois que ce chiffre tombe sous 700 000 — selon le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. Au printemps 2025, la population japonaise s’établissait à environ 123,4 millions d’habitants, contre un pic de 128,5 millions en 2010. L’âge médian de la population est de 49,9 ans en 2024, le plus élevé depuis 1950, plaçant le Japon au deuxième rang mondial des pays les plus vieux, derrière Monaco. Selon les projections gouvernementales de 2023, la population devrait descendre à 87 millions d’ici 2070, dont seulement 45 millions en âge de travailler.
Avec une dette publique brute représentant environ 230 % du PIB, le Japon reste la nation la plus endettée du monde. Cette situation est toutefois largement intériorisée par les marchés : la quasi-totalité de la dette est libellée en yen et détenue domestiquement. L’OCDE projette une légère décrue du ratio dette/PIB, de 227 % en 2023 à 213 % en 2026, la croissance nominale dépassant les charges d’intérêts. Le budget gouvernemental pour l’exercice 2025 (avril 2025 – mars 2026) atteint 115 500 milliards de yens (environ 717 milliards d’euros), en hausse de 2,6 % sur un an, un nouveau record.
Sur le plan de l’innovation et du commerce international, le Japon conserve des positions de premier plan. En 2025, le Japon a été classé 12e au classement mondial de l’innovation de l’OMPI. En 2025, 38 des entreprises du Fortune Global 500 sont domiciliées au Japon. Les exportations japonaises vers les États-Unis ont reculé pour la première fois en cinq ans en 2025, sous l’effet des droits de douane Trump qui ont fortement pénalisé le secteur automobile. Le CPTPP (Partenariat transpacifique global et progressiste), dont le Japon est l’un des principaux animateurs, s’est élargi avec l’adhésion du Royaume-Uni en décembre 2024 et constitue un levier de diversification commerciale face aux turbulences tarifaires américaines.
Sources : FMI – WEO Update (janvier 2026), OCDE – Perspectives économiques (juin 2025), Banque du Japon – Perspectives (janvier 2026), DG Trésor – Japon (2026), Ministère japonais de la Santé, du Travail et des Affaires sociales – Statistiques démographiques 2024 (via Nippon.com, 2025), Nippon.com – Politique tarifaire Trump et réponses du Japon (janvier 2026), Congressional Research Service – US-Japan Framework Agreement (2026), Trading Economics – Chômage Japon (mars 2026), Banque mondiale – RNB/hab. PPA Japan (2024), OFCE – Prévisions Japon (avril 2025)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 124,3 (au 1er janvier 2025, résidents étrangers inclus, source : ministère japonais des Affaires intérieures)
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 0,7 % (prévision) ; 2025 : 1,1 % (estimé), selon le FMI (WEO janvier 2026)
PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 46 097 USD (source : Trading Economics / Banque mondiale)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 708,0 (-2 %) ; Import : 743,3 (-5 %)
Cinq premiers fournisseurs (part de marché, 2024) :
1 – Chine : 22,5 % ; 2 – États-Unis : 11,4 %
3 – Australie : 8,6 % ; 4 – Émirats arabes unis : 4,9 % ; 5 – Arabie saoudite : 4,6 % (données Santander Trade / OMC, 2023, chiffres les plus récents disponibles par pays)
Exportations françaises 2024 : 9,4 Mds EUR, +36,0 % — niveau record (source : Douanes françaises / DG Trésor)
Indice de perception de la corruption (2025) : 18/182, score 71/100 (Transparency International, édition 2025, publiée en février 2026 ; stable par rapport à 2024)
Points de vigilance
⚠ Point d’attention : En avril 2025, les États-Unis ont imposé des droits de douane « réciproques » de 10 % sur les importations japonaises, avec une menace initiale d’un tarif pays de 25 %, en réponse à un déficit commercial américain avec le Japon de 69 Md USD en 2024. Un accord bilatéral conclu le 23 juillet 2025 a fixé le tarif applicable aux automobiles et biens japonais à 15 %, tandis que les droits sur l’acier japonais ont été maintenus à 50 %. Les sept principaux constructeurs automobiles japonais ont collectivement subi environ 1 500 milliards de yens (env. 9,7 Md USD) de perte de revenus au premier semestre 2025, secteur qui représente le principal poste d’exportation du pays. En contrepartie, le Japon s’est engagé à orienter 550 Md USD d’investissements vers l’économie américaine dans des secteurs stratégiques (semi-conducteurs, pharmaceutique, énergie, IA) d’ici janvier 2029. Ce nouvel environnement tarifaire fragilise durablement la compétitivité des exportateurs japonais vers les États-Unis et introduit une incertitude structurelle pour les partenaires commerciaux du Japon, dont la France.
Sources : FMI, WEO Update janvier 2026, Ministère japonais des Affaires intérieures (nippon.com, janvier 2026), Trading Economics / Banque mondiale, PIB PPA 2024, TradeImeX, Japan Trade Snapshot 2024-25, Santander Trade / OMC (fournisseurs 2023), DG Trésor, Commerce bilatéral France-Japon 2024, Transparency International, IPC 2025, Congressional Research Service, US-Japan Trade Framework 2025
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2025) : 124,3 millions d’habitants au 1er janvier 2025, dont 93 % de population urbaine. Depuis son maximum historique de 128,1 millions atteint en 2010, la population est en décroissance continue.
Langues : japonais. L’anglais est assez largement utilisé dans les affaires, mais de façon inégale selon les secteurs d’activité.
Religions : shintoïstes, bouddhistes.
Nombre de Français immatriculés : chiffre le plus récent disponible : 10 251 (2018 — à confirmer sur jp.ambafrance.org).
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat : chiffre le plus récent disponible : 44 780 USD (2019, Banque mondiale).
Taux de chômage (2025) : 2,5 % en moyenne sur l’année 2024, première amélioration en deux ans. En février 2026, le taux s’établissait à 2,6 %.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 12e rang mondial, niveau « très élevé ».
Sources : MEAE, Banque mondiale, Business France, FMI, ministère des Affaires intérieures et des Communications du Japon, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Le passeport est obligatoire pour entrer au Japon. Les ressortissants français sont exemptés de visa pour les séjours touristiques n’excédant pas 90 jours, à condition de présenter un passeport valide. Cette exemption vaut également pour le tourisme, les études courtes ou les déplacements d’affaires. Il est formellement interdit d’exercer des activités rémunérées avec un visa de courte durée ou de tourisme.
À l’entrée sur le territoire, tout ressortissant étranger doit se soumettre à une prise de données biométriques : empreintes digitales des deux index et photographie du visage.
Sécurité
Le Japon est l’un des pays les plus sûrs au monde. Des vols à domicile avec effraction sont signalés, mais les agressions demeurent peu fréquentes et les déplacements, en ville comme dans l’archipel, restent possibles à toute heure. Des vols et escroqueries impliquant la consommation dissimulée d’alcool fort ou de drogue dans des quartiers animés tels que Roppongi et Kabukicho (Shinjuku) sont régulièrement rapportés à l’ambassade. Il est conseillé de laisser ses cartes de crédit à l’hôtel dans ces zones.
Avant tout départ, consulter les conseils aux voyageurs du MEAE : diplomatie.gouv.fr – Japon. S’inscrire sur le portail Ariane est fortement recommandé : pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane.
Sources : MEAE, Ambassade du Japon en France, JNTO, Business France.
Y travailler
Le marché du travail
Le Japon est l’un des pays qui vieillit le plus vite au monde, avec la proportion de personnes âgées la plus élevée parmi tous les pays. Son taux de fécondité est de 1,2, l’un des plus bas au monde, avec un âge médian de 48,4 ans. Selon les projections démographiques, la population devrait se stabiliser autour de 80 millions d’habitants vers 2100.
Le taux de chômage s’établit à 2,6 % début 2026, confirmant la situation de quasi-plein emploi qui caractérise le pays depuis plusieurs années. Le ratio offre/demande d’emploi est de 1,25, favorable aux demandeurs.
Le marché de l’emploi japonais demeure conservateur et reste difficilement accessible aux étrangers. Une très bonne maîtrise du japonais est souvent un prérequis, aussi bien dans les entreprises japonaises que dans les entreprises étrangères, majoritairement composées de Japonais.
Pour les étrangers japonophones, les postes les moins difficiles d’accès concernent les fonctions tournées vers l’international (business development, communication) ou faisant appel à des expertises techniques (R&D, informatique, ingénierie). Sans maîtrise du japonais, certains métiers valorisant une expertise technique restent accessibles, notamment en IT, R&D ou finance, sur des postes orientés plutôt back-office.
Il est recommandé de rester visible au sein de la communauté francophone, d’adhérer à des associations et de participer à des événements de networking. Le Japon étant un marché relativement fermé aux étrangers, il est indispensable de construire et de bénéficier d’un réseau sur place pour avoir connaissance d’opportunités via le bouche-à-oreille.
La CCI France Japon propose un guide complet « Travailler au Japon » ainsi qu’une plateforme emploi dédiée : ccifj.or.jp – Travailler au Japon.
Source : CCI France Japon, MEAE.
Le cadre légal du travail
Salaire minimum légal (2025) : les salaires minima régionaux s’échelonnent de 1 023 à 1 226 JPY/heure selon la préfecture. La moyenne nationale pondérée est de 1 121 JPY/heure. Le minimum le plus élevé est fixé à 1 226 JPY/heure à Tokyo et 1 225 JPY/heure dans le Kanagawa, franchissant pour la première fois le seuil de 1 200 JPY.
Permis de travail/résidence : le permis est généralement délivré pour une durée de 3 ans, renouvelable. L’obtention du « Certificate of Eligibility » (CoE), du visa et du permis de travail/carte de séjour nécessite en moyenne 2 à 3 mois de procédure. Il est donc recommandé d’anticiper les démarches plusieurs mois avant la mobilisation des collaborateurs. Les collaborateurs d’un groupe disposant d’une filiale ou succursale au Japon peuvent bénéficier du statut « Intra Company Transferee » (ICT).
Durée légale du travail : 8 heures par jour et 40 heures par semaine, bien que les salariés travaillent fréquemment 50 à 60 heures hebdomadaires. Les négociations salariales de printemps (Shunto) 2025 ont abouti à une hausse moyenne de 5,46 %, la plus élevée depuis plus de 30 ans.
Durée de la période d’essai/du préavis : 30 jours. Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Horaires de travail :
Administrations : 9 h – 17 h.
Banques : 9 h – 15 h.
Entreprises : 9 h – 18 h.
Commerces : 10 h – 20 h.
Sources : Ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être social du Japon, MEAE, OCDE, CCI France Japon.
Meilleurs sites d’emploi
jobsinjapan.com
jobs.gaijinpot.com
daijob.com/en
ccifj.or.jp – Offres d’emploi
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : yen (JPY). Convertible.
Taux de change : le taux de change moyen EUR/JPY en 2025 était de 1 EUR = 169,15 JPY. En janvier 2026, le taux a atteint un pic à 186,24 JPY pour 1 EUR. Le yen a subi une forte dépréciation face à l’euro ces dernières années, ce qui renchérit les coûts de détachement pour les expatriés européens libellés en yen, mais allège à l’inverse le coût de la vie ressenti par les collaborateurs rémunérés en euros.
Se loger : pour un appartement de trois pièces dans le centre-ville de Tokyo, compter entre 1 500 et 3 500 euros/mois ; studio : entre 600 et 1 500 euros. Osaka est en moyenne 20 à 25 % moins chère que Tokyo, avec les économies les plus significatives sur le logement, les courses et la restauration. Il est conseillé de s’adresser à une agence immobilière habituée aux transactions avec des étrangers, certains propriétaires pouvant être réticents à louer à des non-Japonais.
Indice Mercer du coût de la vie pour les expatriés (2024, 226 villes) : Tokyo se classait au 49e rang mondial, et Osaka au 146e rang, un déclassement marqué par rapport aux années précédentes, principalement dû à la dépréciation du yen face au dollar, devise de référence de l’enquête Mercer.
Informations utiles
Nature du réseau électrique : 100 volts. Prises plates.
Télécommunications :
Indicatif téléphonique : +81 (Tokyo : 3, Osaka : 6, Nagoya : 52).
Qualité du réseau mobile : excellente.
Qualité du réseau Internet : excellente.
Principaux jours fériés 2026 : 1er janvier (Jour de l’An), 12 janvier (Cérémonie de passage à l’âge adulte), 11 février (Jour de fondation de l’État), 23 février (Anniversaire de l’Empereur), 29 avril (Fête de Showa), 20 juillet (Journée de la Mer), 11 août (Journée de la Montagne), 3 novembre (Fête de la Culture). En 2026, un jour férié supplémentaire s’intercale en septembre, créant une « Silver Week » de cinq jours consécutifs — la troisième depuis 2009 et 2015. La Golden Week s’étend du 29 avril au 6 mai 2026. Ces deux périodes de congés prolongés perturbent fortement les transports et les activités commerciales : anticipation indispensable.
Distances de ville à ville : Tokyo – Osaka : 506 km.
Déplacements de ville à ville : le réseau ferroviaire est particulièrement développé et de grande qualité, reliant toutes les grandes villes du pays. Le Shinkansen permet de se déplacer rapidement (Tokyo–Osaka en environ 2 h 30), à un coût comparable à celui de l’avion. Le permis de conduire international délivré par la France n’est pas reconnu au Japon ; une traduction officielle du permis français est requise pour conduire sur le territoire. L’utilisation de la voiture en ville reste globalement déconseillée.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Japon, Mercer Cost of Living 2024, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Nippon.com – Démographie 2025, Trading Economics – Chômage Japon 2026, CCI France Japon – Travailler au Japon, Nippon.com – Salaire minimum 2025, XE Currency Converter (avril 2026).
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU JAPON
L’ambassade de France au Japon est la représentation diplomatique de la République française auprès du Japon, située à Tokyo dans le quartier de Minami-Azabu. Elle rassemble des services compétents sur l’ensemble des domaines de l’activité diplomatique : politique, affaires consulaires, économie, défense, culture et innovation. Elle abrite également les bureaux des opérateurs Business France et d’Atout France.
Adresse : 4-11-44, Minami-Azabu, Minato-ku, Tokyo 106-8514
Tél. : +81 3 5798 6000
Tél. urgence ressortissants : +81 3 5798 6099
Site : https://jp.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE JAPON
Business France, l’Agence pour le développement international des entreprises, dispose de 80 bureaux présents dans 60 pays, formant un réseau de près de 1 400 collaborateurs dédiés à l’accompagnement des entreprises françaises dans leur développement à l’export. Le bureau de Tokyo est installé au sein de l’ambassade de France.
Adresse : 4-11-44, Minami-Azabu, Minato-ku, Tokyo 106-8514
Tél. : +81 (0)3 5798 6079
Email : [email protected]
Site : https://www.businessfrance.fr
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE LA DG TRÉSOR – TOKYO
Le Service économique régional de Tokyo développe la coopération économique et institutionnelle franco-japonaise pour la finance, les industries et l’innovation, l’agroalimentaire, le développement durable, et la propriété intellectuelle. Il suit la politique économique et commerciale du Japon. Sa zone de compétence couvre le Japon et la Corée du Sud.
Tél. : +81 3 5798 6000
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/JP
Les acteurs privés
CCI FRANCE JAPON
La CCI France Japon est l’une des principales chambres étrangères au Japon, étant la plus ancienne, la plus grande chambre européenne, et la troisième du réseau CCI France International. Depuis 1918, elle a constitué un solide réseau d’affaires réunissant plus de 650 membres de toutes nationalités.
Tél. (siège Tokyo) : +81 (0)3 4500 6505
Email direction : [email protected]
Email appui entreprises : [email protected]
Site : https://www.ccifj.or.jp
Bureau de Tokyo (siège) :
Nihonbashi Honcho YS Building 2F, 2-2-2 Nihonbashi Honcho, Chuo-ku, 103-0023 Tokyo
Bureau d’Osaka :
Dojima Avanza 6F, 1-6-20, Dojima, Kita-ku, Osaka 530-0003
Bureau de Nagoya :
Pola Nagoya Bldg., B tower 7F, 2-9-26 Sakae, Naka-ku, Nagoya-shi, Aichi 460-0008
Tél. : 052-218-2346 — Email : [email protected]
Bureau de Fukuoka :
C/O Meeting Place Fukuoka, Fukuoka Convention & Visitors Bureau, Fukuoka City Transportation Bureau 4F, Chuo-ku, Daimyo, 2 chome 5-31, 810-0041 Fukuoka
Tél. : 090-1204-8838
SALVEO INTERNATIONAL – BUREAU JAPON
Salveo est une filiale du Groupe ADIT, leader européen en intelligence stratégique et développement international. Fort de 30 ans d’expérience et de plus de 50 filiales et implantations dans le monde, Salveo offre une gamme complète de solutions stratégiques et opérationnelles, allant du conseil en recrutement international à la due diligence, en passant par le portage salarial et la gestion de la mobilité internationale.
Localisation : Tokyo
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
SIA PARTNERS (devenu SIA depuis janvier 2025) – BUREAU DE TOKYO
En janvier 2025, Sia Partners a changé d’identité et est devenu Sia. En 2025, Sia opère 48 bureaux dans 19 pays. Cabinet de conseil en management en croissance rapide, Sia dispose d’un bureau à Tokyo et sert des clients japonais et multinationaux pour la livraison de résultats commerciaux aux niveaux national et mondial.
Adresse : Work Styling Nihonbashi, Nihonbashi Mitsui Tower 6F, 2-2-1 Nihonbashimuromachi, Chuo-ku, Tokyo 103-0022
Site : https://www.sia-partners.com/en/about-us/our-locations/japan
Avocats d’affaires francophones
LPA LAW – BUREAU DE TOKYO
LPA Tokyo est le seul cabinet d’avocats d’affaires français au Japon basé à Tokyo. Il fournit des services juridiques aux entreprises japonaises et étrangères dans diverses spécialités, en particulier dans le domaine du droit des affaires. LPA Tokyo est membre du réseau mondial de LPA Law, cabinet français de premier plan comptant 14 bureaux. L’équipe franco-japonaise est dirigée par Lionel Vincent (Managing Partner, barreaux de Paris et de Tokyo).
Adresse : HAT Building, 9F, 6-3-20 Akasaka, Minato-ku, Tokyo 107-0052
Tél. : +81 3 4540 7735
Email : [email protected]
Site : https://lpalaw.jp
KITAHAMA PARTNERS – BUREAU DE TOKYO
Kitahama Partners est l’un des principaux cabinets d’avocats d’affaires internationales au Japon. Fondé à Osaka en 1973, le cabinet réunit un grand nombre d’avocats spécialisés dans toutes les branches du droit, répartis dans ses bureaux de Tokyo, Osaka et Fukuoka. Pour ses clients en lien avec la France, le cabinet dispose d’une équipe d’avocats français et japonais trilingues, titulaires des barreaux de Paris et de Tokyo, proposant des services adaptés aux sociétés françaises au Japon et aux sociétés japonaises en France durant tout le cycle de vie de l’entreprise, de la constitution à la fermeture.
Adresse (Tokyo) : Sapia Tower, 1-7-12 Marunouchi, Chiyoda-ku, Tokyo 100-0005
Tél. : +81 3 5219 5151
Site : https://www.kitahama.or.jp/french/
HOGAN LOVELLS – BUREAU DE TOKYO
Le bureau de Tokyo de Hogan Lovells est réputé pour son réseau mondial impressionnant, avec des liens solides dans les principales juridictions européennes. Également expert dans la gestion des affaires transfrontalières régionales en Asie du Sud-Est, le cabinet est reconnu pour sa capacité à conseiller les multinationales au niveau local.
Adresse : 15th Floor, Daido Seimei Kasumigaseki Building, 1-4-2 Kasumigaseki, Chiyoda-ku, Tokyo 100-0013
Site : https://www.hoganlovells.com/en/locations/tokyo
LINKLATERS – BUREAU DE TOKYO
Linklaters est largement reconnu comme le principal cabinet juridique mondial au Japon. Il est le premier cabinet international au Japon à être pleinement intégré, offrant des conseils juridiques japonais et internationaux combinés et des capacités de premier rang dans tous les domaines clés de la pratique.
Site : https://www.linklaters.com/en/locations/japan/japan-office-information (adresse à confirmer sur le site officiel)
Sources d’information internet
Ambassade de France au Japon – Informations consulaires, économiques et diplomatiques
DG Trésor – Fiche Japon – Analyses économiques, veille hebdomadaire et organigramme du SER de Tokyo
Business France – Accompagnement à l’export et à l’implantation
CCI France Japon – Réseau d’affaires franco-japonais, services aux entreprises, actualités
LPA Tokyo – Cabinet d’avocats d’affaires franco-japonais
Kitahama Partners – Cabinet d’avocats avec desk francophone
Salveo International – Conseil en développement international, bureau au Japon
Sia – Bureau de Tokyo – Conseil en management, transformation digitale
Conseillers du Commerce Extérieur de la France au Japon (CCEF) – Réseau de conseillers bénévoles au service des entreprises françaises
Sources : Ambassade de France au Japon – Organigramme (2025), DG Trésor – Japon (2026), CCI France Japon – Plan d’accès (2025), CCI France International – Japon (2025), LPA Tokyo – About Us (2025), Kitahama Partners – Desk francophone (2025), Sia Partners Japan (2025), Salveo International (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Commerce transfrontalier et logistique
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale
Doing Business a été définitivement abandonné par la Banque mondiale en septembre 2021. Son successeur, le B-READY, est déployé progressivement sur trois ans (2024–2026) : l’édition 2024 couvrait 50 économies, l’édition 2025 en évalue 101. Le Japon est inscrit au calendrier de l’édition B-READY 2026, aucune donnée B-READY n’étant donc disponible à ce jour pour ce pays.
La référence la plus récente disponible est l’Indice de performance logistique (LPI) 2023 de la Banque mondiale, dernière édition publiée et toujours la référence mondiale de référence en 2025–2026. Le LPI agrège la performance d’un pays sur six dimensions : efficacité douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, qualité des services logistiques, traçabilité des envois et respect des délais de livraison.
Le Japon affiche un score LPI global de 3,9/5 dans l’édition 2023 (données les plus récentes disponibles), en léger recul par rapport à l’édition précédente de 2018, où le pays figurait dans le top 5 mondial. En 2018, le Japon était classé deuxième mondial, derrière l’Allemagne. Ce recul relatif reflète la montée en puissance de plusieurs économies européennes et asiatiques, davantage que toute dégradation structurelle de la chaîne logistique japonaise.
Procédures douanières et dématérialisation
Le système douanier japonais repose sur le NACCS (Nippon Automated Cargo and Port Consolidated System), plateforme électronique unifiée pour le traitement des déclarations import/export. Le NACCS permet un dédouanement plus rapide et plus efficace des frets aérien et maritime. Une mise à jour majeure du système (octobre 2025) a été déployée pour répondre à la forte croissance des flux liés au commerce électronique.
Le délai habituel entre l’arrivée des marchandises et l’obtention du permis d’importation est de deux à trois jours pour le fret maritime et d’environ un jour pour le fret aérien ; dans le cadre du régime de dédouanement immédiat à l’arrivée, le permis peut être accordé dès la confirmation de l’entrée du chargement. Pour bénéficier de ce régime, l’importateur doit déposer une déclaration préalable en ligne via le NACCS avant l’arrivée du fret.
Depuis octobre 2025, des mesures de simplification douanière ont été mises en œuvre pour les petits envois : un régime de dédouanement simplifié permet aux opérateurs traitant de grands volumes de fret maritime répondant à certaines conditions d’omettre certains éléments de déclaration. Par ailleurs, de nouveaux éléments ont été ajoutés aux déclarations d’importation, notamment le lieu de déchargement après dédouanement, la nature du colis (marchandise d’e-commerce ou non) et, le cas échéant, le nom de la plateforme de vente en ligne.
Documents requis à l’importation
Toute personne souhaitant importer des marchandises doit les déclarer au directeur général des Douanes et obtenir un permis d’importation après les examens nécessaires et le paiement des droits de douane et taxes. Les documents requis pour le dédouanement comprennent les documents d’expédition standard : facture commerciale, liste de colisage, ainsi qu’un connaissement original signé ou une lettre de transport aérien pour les envois par voie aérienne. La loi japonaise sur la métrologie impose que tous les poids et mesures figurant sur les documents soient exprimés en unités du système métrique.
Le recours à un agent d’importation ou un courtier en douane peut s’avérer nécessaire pour faciliter le dédouanement. Si le NACCS offre un accès direct aux services de la Douane japonaise, certains autres ministères et agences y sont moins connectés, ce qui implique parfois une saisie redondante des données.
Points de vigilance
⚠ Point d’attention : À la suite de mois de négociations déclenchées par les mesures tarifaires américaines, les États-Unis et le Japon ont annoncé en juillet 2025 un accord-cadre commercial et d’investissement bilatéral : les États-Unis ont fixé un tarif de 15 % sur la plupart des importations en provenance du Japon, en recul par rapport aux 25 % initialement envisagés, mais en hausse par rapport aux taux de 2024. Des droits de 25 % sur les véhicules et pièces automobiles, et de 50 % sur l’acier, l’aluminium et le cuivre restent en vigueur. En 2025, les exportations japonaises ont progressé de 3,1 % en valeur globale, mais les expéditions vers les États-Unis ont chuté de 4,1 %, tirées à la baisse par les automobiles et les machines de production de semi-conducteurs, enregistrant leur plus forte baisse depuis 2016 hors période pandémique. Les exportateurs français doivent prendre en compte ce contexte lors de l’évaluation de la demande japonaise pour les biens intermédiaires et équipements industriels.
Des tensions diplomatiques entre Pékin et Tokyo créent des incertitudes sur les flux commerciaux bilatéraux et méritent une surveillance attentive, notamment pour les acteurs dont les chaînes d’approvisionnement transitent par la Chine à destination ou en provenance du Japon.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY, économies couvertes (2026), U.S. Commercial Service – Japan Customs Regulations (2025), Baker McKenzie – Japan Customs Simplification (2025), Congressional Research Service – U.S.-Japan Framework Agreement (2025), Japan Times – Japan exports 2025 (janvier 2026)
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