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Serbie

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) :  7
Capitale : Belgrade
Devise : Le dinar serbe (RSD)

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB, prix constants (1) : 2020 : -2,47 % (estim.) ; 2019 : 4,19 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 17 960

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

La politique de consolidation budgétaire conduite par le gouvernement serbe avait permis de stabiliser l’économie qui avait renoué avec une croissance de 4,4% en 2018 et 4,2% en 2019. Le gouvernement et les institutions financières internationales prévoyaient ainsi une croissance stabilisée autour de 4% à partir de 2020, tout en soulignant que cette croissance restait insuffisante pour permettre une convergence de la Serbie vers le cœur de l’Europe. Le PIB/habitant serbe est équivalent à 39% du PIB/habitant moyen de l’Union Européenne.

Après avoir connu un épisode de crise budgétaire profonde entre 2014 et 2016 (le déficit public ayant atteint 6,6% du PIB et la dette plus de 70% du PIB), la Serbie avait opéré un redressement spectaculaire de ses finances publiques, grâce à la politique budgétaire rigoureuse menée par le gouvernement dès 2015, avec le concours du FMI. La dette publique avait été ramenée à environ 52% du PIB à fin 2019 et le pays avait retrouvé l’équilibre budgétaire (excédents en 2017-2018, déficit de 0,2% en 2019). La signature, en 2018, d’un accord de 30 mois conclu dans le cadre du Policy Coordination Instrument (qui a pris fin au S1 2021) a permis de pérenniser ces efforts de stabilisation (les autorités serbes ont d’ailleurs manifesté leur intérêt pour un nouvel accord avec le FMI).

Malgré la pandémie, la Serbie parvient à lever des fonds sur les marchés internationaux (via des bons du trésor et euro-obligations, notamment). Elle n’a pas demandé d’assistance d’urgence au FMI, non plus que d’assistance macro-financière à l’UE (à la différence des autres pays des Balkans Occidentaux).

L’économie serbe repose principalement sur les services mais aussi sur son industrie qui conserve une part importante du PIB (25%). Si l’industrie manufacturière est dynamique, la Serbie reste très dépendante de certains secteurs de l’industrie lourde : sidérurgie, énergie, industrie minière. Elle reste positionnée sur des produits de moyenne (produits automobiles, métaux) ou de faible valeur ajoutée (textiles), le gouvernement axant son soutien aux IDE en fonction du nombre d’emplois créés ou maintenus, en raison d’un taux de chômage encore important (à 11 % avant la pandémie, il a baissé à 9% en 2020). La Serbie dispose aussi d’une filière agro-alimentaire (6 % du PIB) dynamique qui totalise 18 % de ses exportations avec une progression de +8,0 % (en glissement annuel) au printemps 2020.

La Serbie connait en 2020 une baisse de seulement -1 % de son PIB qui fait suite à plusieurs années de croissance soutenue (+4,2 % en 2019). L’économie serbe est diversifiée, qu’il s’agisse des services (logistique, TIC, audiovisuel), de l’industrie-construction (25 % du PIB), ou du secteur agri-agro, qui avec 18 % des exportations totales, a enregistré une progression de +8,0 % (en glissement annuel) à la mi-2020. Des flux d’IDE importants (notamment dans le secteur automobile) devraient néanmoins reprendre dès 2021, sachant que la Serbie attire 1/3 des nouveaux projets d’investissements à destination de l’Europe émergente. En 2020, les flux d’IDE (6,2% du PIB) ont encore plus que compensé en 2020 le déficit du compte courant (-4,3 % en 2020).

Les prévisions de croissance de +6,0 % pour 2021 et +4,0 % pour 2022 et 2023, sont légèrement plus optimistes que celle des IFIs qui anticipent en moyenne sur une croissance de +5,0 % en 2021 et +4,1 % en 2022.

Le déficit public qui s’établit fin 2020 à -8,9 % du PIB (initialement prévu à -0,5 % pour 2020) est la conséquence des mesures de soutien à l’économie pour contrer les effets de la crise sanitaire (5,9 Mds EUR soit 12,5 % du PIB, en incluant les mesures de garanties et de moratoires de crédit) et de l’augmentation des dépenses de santé (+ 512 M EUR soit 1,1 % du PIB). Le FMI estime que le déficit budgétaire devrait diminuer à -3,0 % en 2021 puis -1,5 % en 2022. La dette publique atteint 59 % du PIB en 2020 (52,9 % en 2019) et devrait être réduite à 56 % du PIB d’ici 2023, en ligne avec les prévisions du FMI.

Les investissements publics ont représenté 5,2 % du PIB en 2020 en hausse par rapport à 2018 (3,8%) et 2019 (4,9%).

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md EUR, évolution sur 2018) :
Export : 16,856 (+7,78 %)
Import : 22,150 (+10,34 %)

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché) :
1 – Union européenne 57,3 %
2 – Russie 9,7 %
3 – Chine 9,4 %
4 – Turquie 4 %
5 – Bosnie-Herzégovine 2,5 % 

(Exportations françaises 2019 : 0,603 Md EUR, +26,39 %)

Source : IHS Markit Global Trade Atlas et OMC pour les fournisseurs.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : mauvais à surveiller
Risque client : mauvais

Notes de risque pays

OCDE : 4/7 (janvier 2019)
Euler Hermes : C2, risque de court terme moyen (novembre 2020)
Coface : pays B ; environnement des affaires A4 (novembre 2020)
Credendo : court terme : 2/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 4/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 (1) : 44/190 (France 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 91/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Il est quasiment impossible d’obtenir des informations par les voies traditionnelles, car peu de bilans sont publiés en Serbie et les chiffres ne sont guère fiables. Se rapprocher des milieux d’affaires et institutionnels français et européens sur place ou des autres fournisseurs pour des renseignements plus pertinents.

Pour des informations de base, voir éventuellement :
• Creditreform Serbia
Site web : www.creditreform.rs/en/index700.html
Email : office@creditreform.co.yu

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le dinar serbe (RSD).
Taux de change au 10 novembre 2020 :
1 RSD = 0,00850 EUR
1 EUR = 117,581 RSD

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

Conseillés
Selon le montant, virement Swift garanti par une assurance-crédit ou crédit documentaire éventuellement confirmé.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Exiger un paiement d’avance si possible. Sinon, ne pas accorder un délai au-delà de 30 jours maximum et selon le montant, s’entourer de garanties bancaires ou assurance-crédit. Bien évidemment
la situation s’est nettement dégradée. L’an dernier, selon Intrum Justitia, le délai moyen de paiement accordé était de 38 jours pour les entreprises privées, 36 pour le secteur public.

Un an plus tard, la même enquête réalisée entre février et mai 2020, indique 52 jours pour le secteur privé et 55 pour le secteur public. 

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents lorsque les opérations ne sont pas sécurisées par des garanties. Compte tenu du problème de manque de devises, selon les différents analystes, les retards peuvent aller de
10 jours à plusieurs semaines. C’est hélas ce que l’on constate chez certains exportateurs français un peu inconscients…

De plus, avec la pandémie actuelle, les données les plus récentes recueillies par Intrum Justitia (enquête précitée) indiquent un délai moyen de retard de paiement de 18 jours pour les entreprises du secteur privé et 13 jours pour le secteur public, avec des DSO respectifs de 70
et 68 jours . 

Cribis Dun and Bradstreet, dans l’étude Payment study 2020, couvrant l’année 2019, mentionne que 27,3 % seulement des entreprises respectent les échéances négociées. Et 1,5 % règlent avec plus de 90 jours de retard.

Acomptes à la commande
Si vous n’obtenez pas un paiement d’avance, il est fortement recommandé d’exiger un acompte à la commande.

Garanties bancaires locales

Elles sont difficiles à obtenir et onéreuses.

Tribunal compétent en cas de litige

• Choisir un tribunal français et le droit français (à préciser dans le contrat).
• Le délai d’exécution sera néanmoins très long et très aléatoire.
• Privilégier les accords amiables.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 41/190

Le conseil du crédit manager

Compte tenu de l’environnement économique et politique difficile – risque de non-transfert relativement élevé avec 4/7 selon Credendo – et de l’impossibilité de recueillir des informations fiables sur les entreprises, ne pas prendre de risque : exiger soit un paiement d’avance, soit un crédit documentaire confirmé ou essayer de faire garantir par un assureur-crédit. En cas de créances sécurisées, essayer de les céder à des forfaiteurs, les principaux d’entre eux couvrant la Serbie l’un sur un an, l’autre sur 2 ans. À noter également, pour information, le « Automatic Bankruptcy Act » qui, de décembre 2010 à juillet 2012, a totalement faussé les statistiques de défaillances d’entreprises en Serbie. Une nouvelle loi sur les faillites est entrée en vigueur le 25 décembre 2017 et il faudra attendre quelques années pour en apprécier l’impact. À noter qu’après une forte hausse sur 2013, les défaillances ont baissé de près de 43 % sur 2014, avant d’augmenter légèrement en 2015 et 2016 et très fortement sur 2017. Grande prudence dans les transactions à venir. Sécuriser au maximum vos transactions.

Mobilité

Contacts

Les acteurs publics

Douane
L’attaché douanier près l’ambassade de
France en Serbie
Zone de compétence : Bulgarie,
Roumanie, Grèce, Chypre, Bosnie-
Herzégovine, Serbie, Monténégro,
Kosovo, Albanie, Macédoine.
Tél. : 00 381 11 302 36 90
belgrade.dgddi@douane.finances.gouv.fr
https://www.douane.gouv.fr/fiche/lannuaire-des-attaches-douaniersletranger
Service économique régional de la DG Trésor
SE de Belgrade
Pays de la zone de compétence :
Serbie, Monténégro.
Tél. : +381 11 302 36 20
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/RS

Les acteurs privés

CCI France Serbie
Localisation : Belgrade
Svetogorska 7L
11 000 Belgrade
Tél. : +381 (0)11 45 11 166
office@ccfs.rs
http://www.ccfs.rs

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, la Serbie est classée au 23e rang mondial (inchangé par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures :
respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 4 h.
coût 47 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (2 h. ; 35 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 5 h. ;
coût 52 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (3 h. ; 35 USD).

Actualités : Serbie

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Risques et paiements :
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