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Venezuela

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) : 27,8
Capitale : Caracas 
Devise : Bolivar vénézuélien

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB, prix constant (1) : 2020 : -25 % (estim.) ; 2019 : -35 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : N.C (pour rappel 2013 : 17 700)

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Le Venezuela détient les 1res  réserves mondiales prouvées de pétrole brut (302,25 Mds de barils, soit 1/5e des réserves mondiales) et les 4es de gaz naturel. Le pays dispose également de vastes ressources minières (or, bauxite, fer, nickel, charbon…) et hydrauliques, ainsi que d’un potentiel agricole important.

Le modèle économique vénézuélien, basé sur une redistribution de la rente pétrolière, repose sur deux piliers : la consommation interne et une forte dépense publique. La croissance, nourrie par les cours élevés du pétrole, a été, jusqu’en 2012, l’une des meilleures d’Amérique latine (un taux de croissance annuel moyen de 5,6% entre 2005 et 2012), mais a pâti, depuis cette date, de l’aggravation des déséquilibres macroéconomiques, du blocage politique, de la chute des cours du pétrole (les exportations pétrolières représentent plus de 95% des ressources en devises du pays), d’un exode massif de sa population (5,4 millions de migrants et réfugiés selon le HCR des Nations Unies à la fin 2020), d’une stratégie de de-risking des banques étrangères à la suite des sanctions internationales (individuelles et financières) et d’un isolement croissant du pays sur la scène internationale, sur fonds de la crise de la COVID 19 depuis le mois de mars 2020.

Conséquence, le pays traverse une profonde crise économique. Les services du FMI prévoient un recul du PIB de 25 % en 2020 et -10 % en 2021, après -35 % en 2019, -19,6 % en 2018 et -15,7 % en 2017. Au total, le PIB vénézuélien baissera (en dollars) de 81,2 % entre 2013 et 2020. En l’absence d’investissement et en raison des effets des sanctions américaines, les capacités de production de la compagnie pétrolière publique PdVSA devraient continuer à se réduire, atteignant 465.000 barils par jour en novembre 2020 contre 2,4 millions b/j en 2013. La production non pétrolière continuera pour sa part d’être fortement affectée par un approvisionnement en énergie très déficient et les restrictions à l’importation imposées par le gouvernement.

Par ailleurs, les tensions inflationnistes restent fortes même si elles décélèrent en 2020. Selon les prévisions du FMI, l’inflation pourrait atteindre 6.500 % en 2020, alors que la hausse des prix a atteint 130.000 % en 2018. Cette décélération de l’inflation s’explique par la politique monétaire devenue restrictive (hausse du taux de réserve obligatoire, décélération des émissions monétaires en valeur réelle), la baisse de la consommation des ménages (alimentée en partie par les remises d’expatriés, estimées à 3,7 Mds USD en 2019, et qui devraient cependant être réduites de moitié en 2020 du fait de la pandémie) et la dollarisation de l’économie estimée à plus de la moitié des transactions.

Après le rebond de 8% sur un an en 2019/2018, les échanges commerciaux entre la France et le Venezuela sont en baisse de 10% en 2020 (g.a) pour atteindre 85,5 MEUR. Le commerce bilatéral est porté par les importations françaises (69 MEUR), bien qu’en baisse de 9%, tandis que les exportations, dont le montant représente à peine plus du quart des importations, poursuivent un repli plus important cette année (-19%) à 16,8 MEUR. En conséquence, le solde commercial français est déficitaire pour la troisième année consécutive en 2020 (-51 MEUR) alors qu’il était traditionnellement en faveur de la France.

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md EUR, évolution sur 2018) :
Export : 0,600 (-73,89 %)
Import : 1,817 (-33,31 %)

(Exportations françaises 2019 : 0,021 Md EUR, -17,47 %)

Source : IHS Markit Global Trade Atlas.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très mauvais
Risque client : très mauvais

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : D4, risque de court terme élevé (novembre 2020)
Coface : pays E ; environnement des affaires E (novembre 2020)
Credendo : court terme : 7/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 188/190 (France 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 173/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Obtenir des informations sur les entreprises vénézuéliennes est très difficile, celles-ci manquant totalement de transparence. Ne pas s’attendre à des données fiables. Se rapprocher des milieux d’affaires et institutionnels français et européens et des autres fournisseurs. Il existe néanmoins un organisme d’origine péruvienne spécialisé sur l’Amérique latine qui fournit des informations sur le Venezuela :
• Del Risco
www.del-risco.com
Tél. : +51 1 222 1020
mail@del-risco.com

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le bolivar fuerte (VEF).
Taux de change au 11 novembre 2020 :
1 EUR = 643387,51 VES
1 VES = 0,000016 EUR
Le bolivar souverain a remplacé le bolivar fuerte le 24 août 2018. Depuis, il n’a pas cessé de se dévaluer. Un an après son entrée en vigueur, le bolivar souverain a perdu 99,97 % de sa valeur. Curieusement on continue de voir certains sites français parler encore de bolivar fuerte.

Meilleures monnaies de facturation des échanges
Compte tenu des très mauvaises relations avec les Etats-Unis et des sanctions américaines, privilégier l’euro.

Conseillés
Crédit documentaire irrévocable et confirmé. Mais attention, les crédits documentaires sont de plus en plus difficiles à obtenir compte tenu du chaos dans lequel s’enfonce le pays et de toute façon, les possibilités de confirmation (si on en trouve) seront très réduites et très coûteuses.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Insister pour obtenir un paiement d’avance et/ou offshore (au niveau mondial, 70 à 80 % des transactions internationales avec ce pays). Le pays s’achemine vers la faillite, voir plus loin. Donc, compte tenu des difficultés pour sécuriser les créances, ne plus accorder de délais de paiement.

Risques de retards de paiement
Très élevés si les transactions ne sont pas sécurisées. Les retards peuvent aller d’un à plusieurs mois, voire plusieurs années. Hélas de nombreuses entreprises françaises peuvent en témoigner. C’est le cas plus particulièrement pour les transactions avec l’État et le secteur pétrolier.

Acomptes à la commande
Demander des acomptes à la commande est recommandé, selon le montant en jeu.

Garanties bancaires locales

On peut obtenir des garanties bancaires classiques, mais elles sont souvent très onéreuses.

Tribunal compétent en cas de litige

• Éviter absolument les tribunaux locaux (à préciser dans le contrat).
• Pour les montants élevés, choisir plutôt une cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC).
• Sinon, essayer un accord amiable.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 165/190

Le conseil du crédit manager

Pour ceux qui douteraient encore, les notes de l’OCDE et des principaux assureurs-crédit, ainsi que les deux classements Banque mondiale et Transparency International, se passent de tous commentaires : le Venezuela est actuellement l’un des plus mauvais risques pour les exportateurs. Il s’avance tranquillement vers la dernière place du classement Doing Business de la Banque mondiale, il n’y a plus devant lui que l’Erythrée et la Somalie… Plusieurs facteurs de risque sérieux doivent être à nouveau soulignés : la fragilité de la trésorerie des entreprises vénézuéliennes ; la note maximum de risque de non-transfert (7 sur une échelle de 7, selon Credendo), à l’origine de nombreux retards de paiement, les importateurs ayant de plus en plus de difficultés pour obtenir des devises. Rappelons qu’en un an, la devise a perdu 99,97 % de sa valeur. Notons également une certaine lourdeur administrative dans les banques locales, pour les opérations de crédit documentaire ou de délivrance de garanties. Le risque pays est également élevé, avec une grande instabilité politique, dans le contexte d’une chute des cours du pétrole, principale source de revenu de l’État. Le bras de fer entre l’actuel Président Maduro, très fortement contesté, et l’opposition ne fait que détériorer un peu plus la situation économique déjà très fragilisée. Le durcissement de la position des États-Unis envers le Venezuela depuis 2015 n’a fait qu’aggraver la situation.

De jour en jour, depuis le début de 2017, le pays s’enfonce un peu plus dans le chaos. Après les restrictions d’électricité imposées dans plusieurs régions du Venezuela en 2018, le pays a été plusieurs fois privé d’électricité ces premiers mois de 2019, sans compter les coupures d’eau. Les denrées les plus basiques manquent, de nombreux réfugiés se massent dans les pays voisins, les émeutes se multiplient. La crise économique et politique a entraîné une grave crise sociale.

Pour rappel, les pénuries de produits n’étaient pas rares avant cette crise, mais la dégradation de la situation avait franchi un nouveau palier mi-mai 2017, avec l’état d’exception et d’urgence économique décrété par le président vénézuélien Nicolás Maduro, incluant entre autres, un programme de « saisies d’usines », en particulier dans le secteur agroalimentaire. Courant avril 2017, General Motors était aussi touché et l’usine et tous les véhicules saisis, entraînant la fermeture du site et le licenciement de tous les employés. De nombreux observateurs pensent que l’exemple brésilien, avec la destitution de la présidente Dilma Rousseff, entraîne un fort risque de révolution à court terme.

La plus grande prudence s’impose dans les transactions commerciales. Comme le résume parfaitement une phrase extraite de la présentation de ce pays sur le site du Trésor français, « d’approche difficile, ce marché reste ouvert aux entreprises françaises de toutes tailles mais possédant une solide expérience de l’exportation, notamment en matière de gestion du risque financier. » Les entreprises exportant vers ce pays imposent de plus en plus le paiement d’avance. À noter que si les exportations françaises ont progressé ces dernières années vers le Venezuela, les impayés aussi… On constate plus particulièrement des retards importants, souvent de plusieurs mois, dans le secteur public et dans le secteur pétrolier. Ce n’est pas faute d’avoir été prévenus par les banques et les assureurs-crédits, qui ont tiré la sonnette d’alarme… D’ailleurs il est de plus en plus difficile de trouver des assureurs-crédits ouverts sur ce pays.

Mobilité

Contacts

Les acteurs publics

Service économique régional de la DG Trésor
SE de Caracas
Tél. : +58 212 909 65 65
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/NotreEquipe/VE

Les acteurs privés

CCI France Venezuela
Localisation : Caracas
Esquina Calle Mucuchies con California –
Edificio Jimmy
Piso 1 Oficina 7
Las Mercedes, Caracas 1060A
Tél. : (+58 212) 9937 152
communicaciones@cciavf.com.ve
http://www.cciavf.com.ve/fr
Salveo
Localisation : Caracas
venezuela@salveo.international
https://salveo.international

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, le Venezuela est classé au 188e rang mondial (- 1 place par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (N.C.) ; respect des exigences en matière de documentation (N.C.). 

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (N.C.) ; respect des exigences en matière de documentation (N.C.).

Actualités : Venezuela

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