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Gabon

Économie

Informations pays

Population (million, 2019) : 2,08
Capitale : Libreville
Devise : Franc CFA BEAC (XAF).

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : -2,67 % (estim.) ; 2019 : 3,77 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 14 420 

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Fortement déstabilisée par la chute brutale des cours du pétrole de 2014, l’économie gabonaise doit faire face à un défi majeur consistant à changer son modèle traditionnel, fortement ancré autour du secteur pétrolier. Pour accompagner ce changement, le FMI a conclu un accord triennal avec le Gabon pour un financement total de 640 MUSD. Proche de sa fin (juin 2020), ce programme commençait à porter ses fruits, avec notamment une réduction sensible de la dette publique, avant que la crise sanitaire ne vienne dégrader les progrès réalisés depuis 2018.

Troisième économie de l’Afrique centrale (13 % du PIB régional), pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, le Gabon est l’un des pays les plus riches d’Afrique avec un PIB/hab se situant à plus de 8.000 USD. Ces chiffres ne rendent toutefois pas compte de la dégradation des principaux indicateurs sociaux.

Toujours 1er contributeur au budget national, le secteur pétrolier souffre particulièrement de la crise sanitaire. La production pétrolière du Gabon est en repli depuis plusieurs années et les espoirs porte désormais sur l’exploration off-shore profond qui pourrait relancer à la hausse la production. Les découvertes récentes dans le secteur du gaz pourraient aussi être susceptibles d’offrir des opportunités nouvelles de développement du secteur, tandis que le gouvernement gabonais, positionné pendant des années en tant que « rentier observateur », souhaite étendre davantage son contrôle et accroitre sa part de revenus.

Si l’agriculture au Gabon dispose d’un potentiel important eu égard à ses atouts naturels, elle ne contribue que marginalement, ainsi que le secteur de la pêche, à la création de richesses. Le contexte agricole gabonais se caractérise ainsi par une forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur en denrées alimentaires. L’Etat cherche à inverser cette tendance et a développé depuis 2009 une réflexion stratégique dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), dont un des piliers est le plan « Gabon vert ». Les différentes coopérations, financées par les bailleurs de fonds, ont permis le développement ces dernières années de certains pans d’activité agricole. L’arrivée d’investisseurs asiatiques sur des créneaux spéculatifs (huile de palme – hévéa) a permis de dynamiser le secteur. Les opportunités offertes pour la France dans un secteur en devenir sont confortées par un tissu d’entreprises françaises déjà significatif dans le domaine agroindustriel.

Malgré un secteur informel important (estimé à 40% du PIB), le taux de bancarisation au Gabon, de l’ordre de 30%, est élevé comparé aux standards africains (10% en moyenne). Jeune, comptant peu d’acteurs (7 banques commerciales), le secteur bancaire gabonais a pâti, comme les autres pans de l’économie gabonaise, de la crise de 2014. Dans ce contexte, le secteur bancaire, encore très sensible aux risques, reste frileux et les banques peinent à accorder des crédits.

Devant l’essoufflement de sa rente pétrolière, le gouvernement gabonais, cherchant à diversifier son économie, a réussi à développer le secteur des nouvelles technologies en une dizaine d’années par une politique volontariste de promotion et d’investissements dans le secteur du numérique. Le Gabon est aujourd’hui le 6ème pays africain le plus connecté au monde (le 1er en Afrique centrale) selon le dernier classement de l’indice de développement des TIC (2017), et le pays a divisé par 10 le coût de l’accès à internet tout en multipliant par 7 le nombre d’abonnés en une décennie.

Le Gabon a par ailleurs développé de nombreux services liés, dont le mobile money qui compte désormais plus de 200 000 utilisateurs par mois, pour des volumes de transactions mensuelles de plus de 20 Mds FCFA. Avec un chiffre d’affaires global, toutes branches confondues, de 249 Mds de FCFA en 2019 (5% du PIB), le secteur emploierait plus de 10 000 personnes. Malgré quelques ralentissements dus à la situation économique depuis 2014, les perspectives du secteur restent positives.

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md USD, évolution sur 2018) :
Export : 7,448 (+11,38 %)
Import : 3,126 (+2,36 %) 

(Exportations françaises 2019 : 0,457 Md EUR, -0,33 %) 

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très élevé à surveiller attentivement
Risque client : très élevé

Notes de risque pays

OCDE : 6/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : D3, risque de court terme significatif (novembre 2020)
Coface : pays C ; environnement des affaires D (novembre 2020)
Credendo : court terme : 5/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 5/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (2) : 169/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (4) : 123/180 continue de se dégrader
Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Il n’y a pas d’organismes spécialisés sur l’information de solvabilité et les renseignements sont peu fiables. La meilleure source d’information demeure la consultation des institutionnels et milieux d’affaires français implantés localement.

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc CFA BEAC (XAF). 

Le Gabon est membre de la zone franc, via la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) dont l’institut d’émission est la BEAC (Banque centrale des États d’Afrique centrale). Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français. Mais sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BEAC sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

Taux de change :
1 XAF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XAF

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro.

Conseillés
Selon le montant et la qualité du client, virement Swift s’il y a possibilité de le faire garantir par une lettre de crédit standby ou une couverture d’assurance-crédit. Sinon crédit documentaire éventuellement confirmé.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
60 jours maximum, si la transaction est sécurisée par une garantie. Les transactions avec paiement d’avance se multiplient.

Risques de retards de paiement
Les retards sont fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées ; ils atteignent d’un à deux mois, voire plus. Cela avait d’ailleurs été évoqué courant mars 2017, lors d’une rencontre entre le Premier ministre gabonais et le Medef : l’organisme patronal s’était inquiété des retards de paiement touchant les entreprises françaises.

Acomptes à la commande
En négocier est très fortement recommandé. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir auprès des principales banques. Toutefois, le délai d’obtention est relativement long et les garanties coûteuses.

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe tribunal local.
• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Gabon adhère en effet à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est entré en vigueur en 1999 dans une quinzaine de pays d’Afrique. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.
• En fonction de l’attribution de la compétence juridique déterminée, il est possible de régler les différends commerciaux par voie d’arbitrage soit à la cour commune de justice d’Abidjan (dans le cadre de l’OHADA) soit à la Chambre de commerce internationale (ICC) basée Paris.
• Une action devant un tribunal français est possible, mais l’exécution au Gabon peut être longue.

Pour information, le pays est classé 171/189 pour l’aspect « exécution des jugements » par la Banque mondiale dans le Doing Business.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 130/190.

Le conseil du crédit manager

Aucun changement par rapport à notre appréciation des années précédentes. Bien que ce pays soit un émirat pétrolier, le comportement payeur des entreprises locales demeure réputé très mauvais. L’économie repose principalement sur l’industrie pétrolière, en baisse actuellement alors que les cours mondiaux du pétrole ont chuté depuis 2014, donc générant moins de recettes, et dans une moindre mesure, les mines et l’exploitation forestière. Les autres secteurs sont laissés plus ou moins à l’abandon. Le pays, comme ses voisins de la zone Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) souffre périodiquement des rumeurs d’une dévaluation du franc CFA. Le risque de non-transfert est toujours très élevé (noté 5/7 par Credendo). Comme le soulignait l’Agefi début mai 2019, les pays du Cemac souffrent d’une pénurie de devises et cela pénalise aussi bien les particuliers que les entreprises.

Contrairement à ce qu’écrivaient certains observateurs, nous n’avons jamais pensé que le pays était sérieusement entré dans une « certaine stabilité » politique. En témoigne le résultat contesté de la dernière élection présidentielle qui ne va pas améliorer la situation, ni les reports successifs des élections législatives initialement prévues en décembre 2016, qui ont fini par se tenir finalement en octobre 2018. Tout ceci nous semble éloigner un peu plus le pays « d’une certaine stabilité ». On verra comment se passeront les prochaines élections présidentielles, en 2023.

Attention à la fragilité des banques, toutes très liées à la manne pétrolière et aux entreprises d’État, lesquelles se portent plutôt mal depuis la chute des prix des matières premières. Courant 2017, deux d’entre elles ont frôlé le dépôt de bilan et une troisième a été purement et simplement liquidée. Comme on l’a vu dans cette fiche, une augmentation préoccupante des retards de paiement est aussi relevée sur le terrain. Si en janvier 2018, en dépit de toutes ces difficultés, un forfaiteur couvrait néanmoins des opérations sur deux ans, ce n’est plus le cas depuis fin mars 2019. Officiellement, le pays est « fermé ».

D’autre part, comme on pouvait le lire récemment sur un site gabonais, « au Gabon, des centaines d’entreprises de type PME se créent chaque année. Or, globalement, 80 à 85 % de ces entreprises disparaissent purement et simplement dans les années qui suivent leur création, alors qu’une autre partie glisse progressivement vers l’informel en fuyant les services du fisc et des organismes de cotisation ». À noter que la nouvelle loi de finances validée en juin 2020 comprend différentes mesures pour lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent. Sécuriser au maximum vos opérations et appuyer vous sur les réseaux français locaux.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, le Gabon est classé au 170e rang mondial (inchangé par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 96 h. ; coût 1 633 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (60 h. ; 200 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 84 h. ; coût 1 320 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (120 h. ; 170 USD).

Actualités : Gabon

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