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Rwanda

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) : 12,4
Capitale : Kigali
Devise : Franc rwandais (RWF)

Indicateurs économiques
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : 1,99 % (estim.) ; 2019 : 9,4 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 2 240

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

A ce jour, l’économie rwandaise est dominée par les services qui représentent la moitié du PIB, dominés par le petit commerce. L’agriculture représente près de 35 % du PIB, et se caractérise par une faible productivité : elle représente le quart des exportations totales mais concentre l’essentiel de l’emploi. Enfin, l’industrie (18 % du PIB en 2019) s’appuie principalement sur la construction (40 %) et plus modestement le secteur minier (13 %) et la transformation agroalimentaire (11 %).

L’économie rwandaise se contracterait en 2020. Prévue à 2,0 % dans le World Economic Outlook (WEO) d’octobre et à 8,0 % avant la pandémie, la prévision de croissance pour 2020 a été révisée par le FMI à – 0,2 % lors de sa mission d’octobre. L’activité économique se redresse au 2nd semestre, notamment grâce aux mesures monétaires et de soutien à l’économie portées par le gouvernement, mais moins vite que prévu initialement. L’hôtellerie et la restauration sont particulièrement touchées par la crise (jusqu’à – 80 %). Le Fonds prévoit aussi un rebond plus timide en 2021 (5,7 % contre 6,2 % dans le WEO d’octobre).

Le maintien d’une croissance forte à long terme dépendra de la capacité du pays à relever les défis structurels. La stratégie nationale Vision 2050 ambitionne de faire du Rwanda un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2035 puis à revenu élevé d’ici 2050. Avant la crise, une croissance moyenne annuelle de 11 % aurait nécessaire sur les trente prochaines années pour atteindre ces objectifs. Les autorités souhaitent transformer le pays en un hub technologique, financier et d’affaires, pivot entre l’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Toutefois, la faible taille du marché intérieur (12 Mhab) et l’enclavement du pays, exacerbé par le coût élevé des infrastructures (électricité la plus chère d’Afrique de l’Est) et une mauvaise connexion avec les pays de la zone du fait de la faible qualité des routes[1], posent, avec l’instabilité politique régionale, de fortes contraintes sur ce développement.

La pandémie pèserait pour 2,2 % du PIB sur les finances publiques pour l’exercice en cours, avec 1,4 % de moindres recettes, et 0,8 % de dépenses supplémentaires. Le déficit public, déjà revu à la hausse en février pour répondre aux dommages causés par de fortes pluies en début d’année, atteindrait 6,0 % du PIB sur 2020 contre 3,9 % précédemment. Les recettes domestiques s’établiraient à 20,1 % en 2020 contre 23,8 % en 2019, dû à une baisse des recettes issues des taxes (13,5 % du PIB contre 16,7 % en 2019). A moyen terme, elles seraient d’environ 21,0 %, contraintes par la baisse constante des dons, les bailleurs privilégiant de plus en plus les prêts concessionnels du fait de l’augmentation du PIB/habitant. En 2020, les dons devraient cependant augmenter, à 4,6 % du PIB (contre 4,2% en 2019). Les dépenses totales s’établiraient à 27,8 % en 2020 contre 28,8 % en 2019 et 26,4 % en 2018.

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md USD, évolution sur 2018) :
Export : 1,166 (+4,01 %)
Import : 2,703 (+10,6 %) 

Quatre premiers fournisseurs 2019 (avec part de marché) :
1 – Chine 22,5 %
2 – Union européenne 10,8 %
3 – Inde 10,1 %
4 – Emirats arabes unis 8,7 %
5 – Kenya 7,3 % 

(Exportations françaises 2019 : 0,021 Md EUR, +24,46 %) 

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.
A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.
Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : élevé

Notes de risque pays

OCDE : 6/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : B2, risque de court terme moyen (novembre 2020)
Coface : pays A4 ; environnement des affaires A4 (novembre 2020)
Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 6/7 (aout 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 38/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 51/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Une tâche quasiment impossible. À ce jour, il n’existe aucune entité locale fournissant des informations économiques sur les entreprises. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires européens et français implantés localement, et également des autres fournisseurs.

Moyens de paiement

Monnaie locale
Franc rwandais (RWF)
Taux de change au 18 novembre 2020
1 EUR = 1154,62 RWF
1 RWF = 0,00084 EUR
1 USD = 973,140 RWF
1 RWF = 0,00100 USD

Meilleures monnaies de facturation des échanges
Euro (EUR) et dollar américain (USD).

Conseillés
Virement bancaire ou crédit documentaire, de préférence confirmé si montant élevé et compte tenu de l’insuffisance de devises fortes. Si les crédits documentaires sont relativement faciles à obtenir, il n’en est pas de même pour la confirmation par des banques étrangères, compte tenu de la conjoncture actuelle et de la perception qu’elles ont du risque sur ce pays.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Le paiement d’avance est fortement recommandé, le plus souvent offshore. Sinon, crédit documentaire à vue.
Selon montant, faire confirmer même si la confirmation sera vraisemblablement onéreuse.

Risques de retards de paiement
Élevés si transaction non sécurisée, essentiellement à cause de l’insuffisance des réserves en devises fortes.

Acomptes à la commande
Très fortement recommandé si l’on ne peut obtenir 100 % de paiement d’avance.

Garanties bancaires locales

Tous les types de garanties de marché sont disponibles et en général assez rapidement mais dans l’ensemble, les commissions sont onéreuses.

Tribunal compétent en cas de litige

En théorie, les contrats (surtout s’ils sont avec des entités publiques) doivent être soumis au droit local et les tribunaux locaux sont supposés être les seuls compétents. 

Le Rwanda n’a pas ratifié la Convention de New York sur l’arbitrage international. Il sera très difficile de faire reconnaître une décision rendue à l’étranger. Avant toute action, privilégier une transaction extrajudiciaire.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 62/190

Le conseil du crédit manager

Même si, selon la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, le Rwanda a réalisé de réels progrès dans le domaine des affaires, ce que saluent d’ailleurs certains assureurs-crédit en améliorant leurs notes, il demeure néanmoins très risqué d’exporter dans ce pays sans précaution en matière de paiement compte tenu du contexte géopolitique local actuel et également de l’impossibilité de recueillir des informations fiables sur les entreprises locales.

Notons par ailleurs la faiblesse du système bancaire local et également le peu de soutien des banques aux entreprises importatrices. Tenir compte également du risque de non-transfert élevé, 6/7 selon Credendo.

Ne prendre aucun risque : paiement d’avance ou offshore, ou crédit documentaire, éventuellement confirmé selon montant.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, le Rwanda est classé au 88e rang mondial (inchangé par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 83 h. ; coût 183 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (30 h. ; 110 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 74 h. ; coût 282 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (48 h. ; 121 USD).

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