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Burkina Faso

Économie

Informations générales

Population (millions, 2019) : 20,33
Capitale : Ouagadougou
Devise : Franc CFA

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : – 2,03 % (estim.) ; 2019 : 5,69 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 2 220

Sources : (1) FMI. (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Le Burkina Faso est un pays enclavé du Sahel, à faible revenu et aux ressources naturelles limitées. Avec un PIB 2020 de 16,1 Mds USD, pour une population estimée à 20,9 millions d’habitants qui croit au rythme de 2,9% par an (7% dans la capitale Ouagadougou), le Burkina Faso relève de la catégorie des pays les moins avancés (PMA) avec un PIB/hab de l’ordre de 768,8 USD (contre 1 566,3 USD en Afrique sub-Saharienne). Sa forte pression démographique absorbe une part importante de la croissance économique, si bien que l’incidence de la pauvreté demeure forte dans le pays : selon la Banque mondiale, près de 40% de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté, l’espérance de vie à la naissance se situe autour de 60 ans et plus de 65% des personnes âgées de plus de quinze ans ne sont pas alphabétisées. Les inégalités de revenus sont aussi prégnantes, selon le PNUD, les 20% de la population les plus riches ont un revenu moyen 7 fois supérieur aux 20% les plus pauvres. Le Burkina Faso qui connait une situation sécuritaire dégradée depuis 2014 est également marqué par d’importants déplacements de populations, estimés à plus de 2,2 millions de personnes.

Après les chocs externes des années 2014 et 2015, l’économie burkinabè a connu un net rebond en 2016 (+5,9%) et a continué sa progression jusqu’en 2018 avec une croissance qui a atteint 6,8%, malgré les problèmes sécuritaires, l’impact des grèves dans le secteur public et l’assainissement des finances publiques conduisant à la contraction des dépenses d’investissement. En 2019, l’économie a continué de montrer une certaine résilience avec une croissance de 5,7% (les activités économiques étant concentrées dans les zones encore sécurisées du pays, dont le plateau Mossi). Les dépenses courantes se sont cependant maintenues à un niveau élevé en raison du poids de la masse salariale (9,2% du PIB et 52% des dépenses courantes), des dépenses sécuritaires (de l’ordre de 4 % du PIB) et des investissements (7,5% du PIB).

Avant la pandémie du COVID-19, le FMI tablait sur un PIB de 6% en 2020 et une progression de la croissance continue à moyen terme. Aujourd’hui, le FMI projette une chute de la croissance en 2020 (-2,8%), et un rebond en 2021 (+4,1%). La mobilisation des revenus domestiques est projetée en diminution de 2,1% du PIB (17,4%) et les dépenses courantes en hausse de 1,7 % du PIB (19%) par rapport aux prévisions initiales. L’inflation, qui était négative en 2019 (-3,2%), est projetée à 2,2 % en 2020 et 2,5% en 2021. La pandémie du COVID-19 a en effet entraîné des difficultés de circulation et d’écoulement des produits et des difficultés d’importation de denrées de base (ex. le riz indien). Pour ce qui concerne l’équilibre externe, le déficit du compte courant est attendu à -3,5 % en 2020, contre -4,8 % en 2019.

Le gouvernement a élaboré un plan spécifique de riposte contre les effets de la Covid 19 de 150 MEUR dont 70% a été mis en œuvre en 2020.

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md USD, évolution sur 2018) :
Export : 3,391 (+ 4,21 %)
Import : 5,230 (+ 19,24 %) 

Cinq premiers fournisseurs 2018 (avec part de marché) :
1 – Union européenne 23 %
2 – Chine 12,6 %
3 – Côte d’Ivoire 11,5 %
4 – Etats-Unis 5,7 %
5 – Russie 5,5 %

(Exportations françaises 2019 : 0,264 Md d’euros, – 2,28 %) 

Sources : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : très mauvais

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : C3, risque de court terme significatif (novembre 2020)
Coface : pays D ; environnement des affaires C (novembre 2020)
Credendo : court terme : 5/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 6/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 151/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 85/180

Sources : (1) Banque mondiale. (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Ne s’attendre qu’à des informations très basiques et peu fiables. La meilleure source d’information demeure la consultation des milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement.

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc CFA BCEAO (XOF).

Le Burkina Faso est membre de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) dont l’institut d’émission est la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest). Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français.
Sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BCEAO sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

Attention : dans la zone UEMOA, le Franc CFA va être remplacé par une nouvelle appellation, l’ECO, d’ici la fin de l’année 2020 ou courant 2021. Le 20 mai, la France a renoncé au dépôt auprès du Trésor français de la moitié des réserves de change de la Banque centrale de la zone UEMOA, et s’est retirée de ses instances de gouvernance

Taux de change :
1 XOF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XOF

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro.

Conseillés
Le paiement d’avance et, à défaut, un crédit documentaire irrévocable et confirmé. Virement bancaire si possibilité de le faire garantir par une lettre de crédit standby.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Paiement d’avance si possible. Dans le cadre d’un crédit documentaire, paiement à vue ou délai de 30 à 60 jours maximum. Faire confirmer si le montant le justifie.

Risque de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 à 60 jours, voire beaucoup plus. Ils sont le plus souvent dus à un problème de devises (non-disponibilité au moment du transfert).

Acomptes à la commande
Négocier le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

Garanties bancaires locales

On peut en obtenir, mais elles sont onéreuses.

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal local.

• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Burkina Faso adhère en effet à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est entré en vigueur en 1999 et est aujourd’hui applicable dans 17 pays d’Afrique. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.

• Une action devant un tribunal français est également possible mais l’exécution au Burkina Faso risque d’être longue. 

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 109/190

Le conseil du crédit manager

La situation économique, financière et politique du Burkina Faso demeure fragile. Elle a été impactée négativement par les retombées de la crise politique ivoirienne fin 2010 et en 2011 ainsi que les changements de gouvernement qui se sont succédés depuis octobre 2014. Plusieurs indicateurs sont négatifs : la faiblesse du système bancaire local et un risque très élevé de non-transfert (toujours noté 6/7 par Credendo). On continue à signaler en outre des difficultés dans le recouvrement des créances impayées. Le pays est en théorie non ouvert aux opérations de forfaitage.
Autant d’éléments qui doivent inciter à la plus grande prudence dans les transactions et à beaucoup de rigueur dans le suivi des échéances.
Privilégier le paiement d’avance si c’est négociable.

Mobilité

Contacts

Les acteurs publics

Service économique régional de la DG Trésor
SE de Ouagadougou
Tél. : +226 25 49 66 61
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/NotreEquipe/BF

Les acteurs privés

Salveo
Localisation : Ouagadougou.
burkinafaso@salveo.international
https://salveo.international

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, le Burkina Faso est classé au 122e rang mondial (-2 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 75 h. ; coût 261 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (84 h. ; 86 USD).

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 102 h. ; coût 265 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (96 h. ; 197 USD).

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