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Niger

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) : 23,3
Capitale : Niamey
Devise : Franc CFA

Indicateurs économiques
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : 0,5 % (estim.) ; 2019 : 5,9 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 1 250
Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Jusqu’en 2019, en dépit de la dégradation du contexte sécuritaire, de la fluctuation du cours de matières premières et de la fermeture de la frontière avec le Nigéria, la croissance du Niger restait élevée et les perspectives orientées favorablement avec le démarrage du projet d’exportation de pétrole brut. La croissance était de 5,9% en 2019, dopée par les investissements mis en œuvre dans le cadre de l’organisation du Sommet de l’Union africaine.

En 2020, la crise sanitaire – le contexte mondial et les mesures prises par le gouvernement nigérien de mars à juillet 2020 pour contrer la pandémie (couvre-feu, fermeture des frontières) – ont fortement impacté l’économie nigérienne. Projetée initialement à 6%, la croissance économique du Niger devrait s’établir à 1,2% en 2020 selon le FMI, avec un rebond dès 2021 à 6,9% sur la base de la réouverture de la frontière avec le Nigéria et de l’atténuation des conséquences de la crise sanitaire. Sur la base de l’hypothèse d’exportations de pétrole brut dès 2022, le FMI table sur une croissance à moyen terme autour de 9%. En 2022, la croissance est projetée à 12,8% et devrait se maintenir à deux chiffres avec l’augmentation de la production.

La crise sanitaire a été suivie d’une crise alimentaire aiguë liée au déficit de la campagne agricole 2019/2020, aux difficultés et/ou restrictions à l’exportation de produits alimentaires (notamment d’Algérie), et à la fermeture de la frontière avec le Nigeria. Les résultats du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires ont indiqué que 4,2 millions de personnes étaient estimées en insécurité alimentaire aiguë pendant la période d’avril-mai 2020 et 5,6 millions pendant la période juin-août 2020.

Les exportations pétrolières sont par ailleurs dépendantes d’un projet d’oléoduc. La part contributive de l’Etat à ce projet, qui était initialement de 45%, sur les recommandations des services du Fonds a été réduite à 15% (soit 2,4% du PIB pendant deux ans). En 2020, elle représentera 0,2% du budget (40 M FCFA). Les recettes attendues par le gouvernement à partir de 2022 seraient d’environ 2% du PIB. Compte tenu de la volatilité des prix du pétrole, il est crucial que le gouvernement mette en place des mécanismes de gestion appropriés de la rente pétrolière.

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md USD, évolution sur 2018 :
Export : 1,174 (-2,33 %)
Import : 2,299 (+00,8 %)
(Exportations françaises 2019 : 0,127 Md d’euros, +17,33 %) 

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très élevé
Risque client : très élevé

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : D4, risque de court terme élevé (novembre 2020)
Coface : pays D ; environnement des affaires C (novembre 2020)
Credendo : court terme : 5/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 120/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 114/180
Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Les informations disponibles sont basiques et peu fiables. Consulter les milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement.

Moyens de paiement

Monnaie locale

Le franc CFA BCEAO (XOF).
Le Niger est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dont l’institut d’émission est la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest).
Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français. Sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BCEAO sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

Attention : dans la zone UEMOA, le Franc CFA va être remplacé par une nouvelle appellation, l’ECO, d’ici la fin de l’année 2020 ou courant 2021. Le 20 mai, la France a renoncé au dépôt auprès du Trésor français de la moitié des réserves de change de la Banque centrale de la zone UEMOA, et s’est retirée de ses instances de gouvernance.

Taux de change :
1 XOF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XOF

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

Conseillés
Paiement d’avance. Sinon crédit documentaire irrévocable et confirmé. Mais ceux-ci sont de plus en plus difficiles à obtenir compte tenu de leurs coûts et de la faiblesse du système bancaire.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Le paiement d’avance est fortement recommandé. Si la transaction s’effectue par crédit documentaire (irrévocable et confirmé, bien évidemment), à vue ou à 30 jours maximum.

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 jours à plusieurs mois surtout avec les entités publiques.

Acomptes à la commande
Très fortement recommandés. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir, mais les délais d’obtention sont relativement longs et les commissions bancaires élevées.

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal local. 

• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Niger adhère à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit. 

• Une action devant un tribunal français est également possible mais l’exécution au Niger risque d’être longue. Le pays est classé 154/189 par la Banque mondiale dans le classement Doing Business pour l’aspect « exécution des jugements ». 

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 114/190

Le conseil du crédit manager

Le Niger est considéré comme un pays très risqué et la situation politique reste fragile. Les notes des institutionnels et des assureurs-crédit se passent de tout commentaire. Soulignons le comportement payeur médiocre des entreprises, les PME locales n’ayant pas accès au crédit bancaire et même pour les grands comptes, l’ouverture de crédits documentaires pose problème. Attention, les importateurs vont faire beaucoup de « forcing » pour travailler soit en remise documentaire, soit en « open account » (sans aucune garantie). Ne pas céder. Le pays affiche par ailleurs une très forte exposition au risque de non-transfert (7/7 selon Credendo). Le risque d’impayés et de défaillances d’entreprises est élevé. Il est essentiel d’être très prudent et de sécuriser les opérations.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, le Niger est classé au 126e rang mondial (-2 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 48 h. ; coût 391 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (51 h. ; 39 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 78 h. ; coût 462 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (156 h. ; 282 USD).

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