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Niger

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 19,3

 

Capitale : Niamey

 

Devise : Franc CFA

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 5,38 % (estim.) ; 2018 : 5,12 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 1 000

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

 

Conjoncture

La croissance économique du Niger est dynamique, attendue à 5,2 % en 2017, en dépit de l’évolution défavorable des prix de l’uranium et du pétrole, de la menace terroriste et du repli des échanges commerciaux avec le Nigeria. Les résultats macroéconomiques sont jugés globalement satisfaisants par le FMI. Toutefois, le déficit budgétaire atteindrait 7,5 % du PIB en 2017 et le déficit des comptes courants demeurerait très élevé (-18,6 % du PIB). L’inflation serait toutefois maîtrisée (2 %). Un nouveau programme de trois ans a été signé avec le FMI en janvier 2017, assorti d’une facilité élargie de crédit (FEC) de 133 millions d’euros (M EUR). Mi-décembre à Paris, le Niger, en partenariat avec la Banque Mondiale et le PNUD, devait présenter à ses partenaires son plan de développement économique et social (PNDS) sur 2017-21 afin de mobiliser les financements nécessaires.

 

L’activité économique est soutenue par une bonne campagne agricole 2016/17, en hausse de 4,2 % par rapport à la précédente.

 

L’uranium, secteur phare du Niger à l’exportation, subit cependant les prix bas, divisés par deux en trois ans. Areva, actionnaire de la Somaïr et la Cominak, dans la cité minière d’Arlit, dans le Nord, va réduire ses activités et licencier en 2018 une partie de son personnel. Entre 2015 et 2016, la production d’uranium a baissé de 15 %, à 3 500 tonnes (t) et les exportations de 26 %, à 2 984 t. En outre, le Niger a choisi de se retirer de l’Initiative pour la transparence des industries extractives, (ITIE) après avoir été suspendu par les instances dirigeantes de ce programme pour « progrès insuffisants », en matière de divulgation des contrats et de non-respect de publication des données sur les versements de dividendes au profit des zones minières.

 

Une convention d’établissement a été signée avec la société de droit local Afrior pour l’installation et l’exploitation d’une chaîne d’affinage d’or (1 milliard F CFA) dans la région de Niamey.

 

Face à une crise énergétique criante, l’offre électrique devrait s’améliorer avec la mise en route, en avril 2017, de la centrale thermique de 100 MW à Gorou Banda. Retardée, la centrale hydroélectrique de Kandadji (130 MW), sur le fleuve Niger, devrait n’être livrée qu’en 2021 mais la centrale solaire photovoltaïque de Malbaza (7 MW) est attendue en 2018.

 

La première pierre pour la construction du 3e pont de Niamey a été posée en avril (investissement 44 Mds F CFA sur financement chinois). D’autres projets sont annoncés par la Chine, comme la cimenterie de Kao, dans la région de Tahoua, la construction d’un oléoduc pour l’exportation du pétrole et le projet pétrolier d’Agadem phase II.
Actuellement, la production de pétrole sur le bloc d’Agadem est de 20 000 b/j. Le Niger compte relancer les discussions pour concrétiser le projet de connexion de son oléoduc avec le « pipe » Tchad-Cameroun. Un nouveau code pétrolier a été adopté cette année.

 

Sur le plan sécuritaire, le Niger reste confronté aux menaces terroristes des groupes affiliés à Al Qaïda dans le nord et l’ouest de son territoire, et à celles de Boko Haram dans le sud-est du pays. Le pays participe à la force du G5-Sahel.

 

Source : Rapport CIAN / Le MOCI, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Mds USD, évolution sur 2016)  :
Export : 1,193 (+16 %)
Import : 1,701 (-1 %)

 

Cinq premiers fournisseurs  (avec part de marché) :
1 – Union européenne 36,6 %
2 – Chine 16,2 %
3 – États-Unis 7,8 %
4 – Inde 35,8 %
5 – Thaïlande 5,8 %
(Exportations françaises 2018 : 0,108 Md d’euros, -27,87 %)

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

classement « Doing Business 2019 » (1) : 143/190 (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 114/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : D4 (risque de court terme élevé – avril 2019)

 

Coface : pays C ; environnement des affaires C (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 5/7 ; commercial : B ; risque de transfert : 7/7 (mai 2019)

 

Atradius : 6/10 positif (avril 2019).

 

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : très élevé
Risque client : très mauvais

 

Le conseil du crédit manager
Le Niger est considéré comme un pays très risqué et la situation politique reste fragile. Les notes des institutionnels et des assureurs-crédit se passent de tout commentaire. Soulignons le comportement payeur médiocre des entreprises, les PME locales n’ayant pas accès au crédit bancaire et même pour les grands comptes, l’ouverture de crédits documentaires pose problème. Attention, les importateurs vont faire beaucoup de « forcing » pour travailler soit en remise documentaire, soit en « open account » (sans aucune garantie). Ne pas céder. Le pays affiche par ailleurs une très forte exposition au risque de non transfert (7/7 selon Credendo). Le risque d’impayés et de défaillances d’entreprises est élevé. Il est essentiel d’être très prudent et de sécuriser les opérations.

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Les informations disponibles sont basiques et peu fiables. Consulter les milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale

Le franc CFA BCEAO (XOF).
Le Niger est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) dont l’institut d’émission est la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest).
Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français. Sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BCEAO sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

 

Taux de change :
1 XOF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XOF

 

 

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

 

Conseillés
Paiement d’avance. Sinon crédit documentaire irrévocable et confirmé. Mais ceux-ci sont de plus en plus difficiles à obtenir compte tenu de leurs coûts et de la faiblesse du système bancaire.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Le paiement d’avance est fortement recommandé. Si la transaction s’effectue par crédit documentaire (irrévocable et confirmé, bien évidemment), à vue ou à 30 jours maximum.

 

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 jours à plusieurs mois surtout avec les entités publiques.

 

Acomptes à la commande
Très fortement recommandés. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

 

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir, mais les délais d’obtention sont relativement longs et les commissions bancaires élevées.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal local.

 

• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Niger adhère à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.

 

• Une action devant un tribunal français est également possible mais l’exécution au Niger risque d’être longue. Le pays est classé 154/189 par la Banque mondiale dans le classement Doing Business pour l’aspect « exécution des jugements ».

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, le Niger est classé au 124e rang mondial (-2 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 48 h. ; coût 391 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (51 h. ; 39 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 78 h. ; coût 462 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (156 h. ; 282 USD).

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