Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : Lima
Devise : Sol péruvien (PEN)
Population : 34,9 millions d’habitants (estimation 2026, Nations Unies)
PIB nominal : 289 milliards USD (2024, Banque mondiale)
PIB par habitant (USD courants) : 8 452 USD (2024, Banque mondiale)
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants) : 16 770 USD (2024, Banque mondiale)
Taux de croissance du PIB réel : 2024 : +3,3 % (plus haut niveau de la période postpandémique) ; 2023 : -0,6 % ; 2025 : +2,9 % (prévision FMI, Article IV mars 2025)
Inflation (IPC, Lima) : 2024 : 1,97 % (plus bas niveau en quatre ans, dans la cible de la BCRP) ; 2025 : ~1,5 % (prévision Banque centrale du Pérou)
Déficit budgétaire : 2024 : -3,5 % du PIB (au-dessus de la cible révisée de -2,8 %) ; 2025 : -2,4 % du PIB (prévision)
Dette publique : 31 % du PIB au T3 2025 (32,2 % en 2024)
Solde courant : 2024 : +2,2 % du PIB ; 2025 : +1,7 % du PIB (prévision FMI)
Réserves de change : 79,7 milliards USD fin 2024 (~28 % du PIB)
Sources : FMI, Article IV Consultation Pérou (2025), DG Trésor (2025), Banque mondiale (2024)
Conjoncture
Une économie adossée aux matières premières
Avec un PIB nominal de 289 milliards USD en 2024, le Pérou occupe la 49e place mondiale en termes de PIB mais seulement la 109e en PIB par habitant. Le pays dispose d’importantes ressources naturelles : 3e producteur mondial de cuivre, il extrait également de l’argent, de l’or, de l’étain et du gaz. Les exportations sont dominées par les minerais et concentrés de cuivre (37,5 % du total en 2023), l’or (13,5 %) et le gaz pétrolier (3,5 %), tandis que les importations comprennent les carburants (17,6 %), les machines et équipements (15,5 %) et les véhicules (7,4 %).
Rebond vigoureux en 2024, modération attendue en 2025
La croissance a été particulièrement dynamique en 2024, atteignant +3,3 %, soit la performance la plus élevée de la période postpandémique, après un recul de -0,6 % en 2023 imputable à El Niño et aux troubles sociaux du début d’année. Presque tous les secteurs ont contribué positivement : la pêche (+24,9 %), les transports (+6,1 %), l’agriculture (+4,9 %) et le secteur minier, plus modérément, (+2,0 %). Le Pérou enregistre en parallèle un excédent commercial de 23,8 milliards USD en 2024 (8,2 % du PIB), soit trois fois le niveau de 2019.
Pour 2025, la croissance du PIB réel est projetée à 2,9 % par le FMI (Article IV de mars 2025), soutenue par la consommation privée, tandis que l’investissement public décélère. Malgré des cours des métaux historiquement élevés, les tensions préélectorales pèsent sur la reprise de l’investissement privé. Au-delà, la croissance convergerait vers son potentiel estimé à environ 2,5 %.
Stabilité monétaire et cadre macroéconomique solide
L’inflation 2024 a atteint 1,97 %, au centre de l’objectif de politique monétaire (2 % ± 1 pt%), et parmi les plus faibles de la région. Le Pérou maintient la plus longue période d’inflation à un seul chiffre d’Amérique latine, soit plus de 28 ans. La Banque centrale (BCRP) a progressivement abaissé son taux directeur de 7,75 % en août 2023 à 4,75 % en janvier 2025. La BCRP prévoit une inflation de 1,5 % fin 2025 et de 2,0 % en 2026.
La dette publique atteint 31 % du PIB au T3 2025 (32,2 % en 2024), l’une des plus faibles d’Amérique latine. Sa structure est favorable : près de 85 % de la dette est à taux fixe avec une maturité moyenne supérieure à 11 ans. La situation des finances publiques s’est toutefois dégradée : le déficit budgétaire atteint 3,6 % du PIB en 2024 (contre 2,8 % en 2023), au-dessus de l’objectif de la règle budgétaire. Seule l’agence S&P a abaissé la note souveraine du Pérou, à BBB- en avril 2024.
Faiblesses structurelles persistantes
L’informalité reste la principale contrainte structurelle : elle concerne 76 % de la population occupée, est quasi généralisée en zone rurale (95 %) et demeure très forte en zone urbaine (70 %). L’activité informelle représente environ 18 % du PIB. Le pays présente également de fortes disparités sociales : le taux de pauvreté national a atteint 29 % en 2023, avec 5,7 % de la population en situation d’extrême pauvreté. Les IDE entrants ont atteint 6,9 milliards USD en 2024, en nette hausse de 3,0 milliards par rapport à 2023, signe que l’intérêt étranger pour le secteur minier reste soutenu malgré l’incertitude politique.
Instabilité politique chronique et élections d’avril 2026
Les élections générales péruviennes de 2026 se tiennent le 12 avril 2026 afin d’élire pour cinq ans le président de la République, ses vice-présidents ainsi que les 130 députés et les 60 sénateurs du nouveau Congrès bicaméral — dans un contexte de large discrédit de la classe politique, sept ex-présidents étant incarcérés ou visés par des enquêtes pour corruption. À la suite de la destitution de Dina Boluarte en octobre 2025, le président du Congrès José Jerí lui avait succédé, devenant le septième président du Pérou en neuf ans, avant d’être à son tour démis de ses fonctions en février 2026 pour des réunions non divulguées avec un homme d’affaires chinois sous surveillance. José María Balcázar lui a succédé. Selon les derniers sondages pré-électoraux (5 avril 2026), Keiko Fujimori (Force populaire) arrive en tête, avec Carlos Álvarez et Rafael López Aliaga en positions suivantes. Un second tour semble probable, attendu le 7 juin 2026.
⚠ Point d’attention : En juillet 2025, l’administration Trump a annoncé des droits de douane sectoriels de 50 % sur toutes les importations de cuivre, quel que soit le pays exportateur. Le Pérou, 3e producteur mondial de cuivre représentant 40 % de ses exportations minières, est directement exposé. La politique commerciale américaine risque de déclencher des mesures de rétorsion, d’alimenter l’inflation mondiale et de perturber les chaînes d’approvisionnement, affectant la confiance des entreprises et les décisions d’investissement. Le FMI note toutefois que les risques sont certes orientés à la baisse, mais que le Pérou dispose de solides coussins macroéconomiques pour absorber les chocs extérieurs.
Points de vigilance
Un portefeuille d’investissements miniers d’environ 62 milliards USD est en attente, bloqué depuis plusieurs années par la complexité bureaucratique et les conflits sociaux. Son déblocage constituerait un levier majeur de croissance potentielle.
La trajectoire budgétaire reste contrainte : le déficit prévu en 2026 (~2,2 % du PIB) pourrait être aggravé par un éventuel besoin de soutien financier à la compagnie pétrolière publique Petroperu (0,6 % du PIB en 2024).
Le sol péruvien s’est apprécié d’environ 11 % depuis début 2025, favorisé par l’excédent courant et l’affaiblissement du dollar à l’échelle mondiale.
À l’approche des élections générales d’avril 2026, le fossé entre la population et un exécutif très impopulaire d’une part, et un Congrès peu crédible d’autre part, pourrait s’approfondir, surtout si la dynamique économique ralentit.
Sources : DG Trésor – Conjoncture Pérou (sept. 2025), FMI – Article IV Pérou (juin 2025), Bpifrance – Fiche pays Pérou (déc. 2025), Coface – Fiche risque Pérou (2025), Trading Economics / Banque mondiale – RNB/hab. PPA (2024), Worldometer / ONU – Population Pérou (2026)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : Le Pérou traverse une crise politique majeure à la date de mise à jour de cette fiche. La présidente Dina Boluarte a été destituée par le Parlement en octobre 2025, suivie par son successeur par intérim José Jerí en février 2026 — soit le huitième chef d’État en dix ans. Les élections générales (présidentielle et législatives, avec retour au bicamérisme) se tiennent le 12 avril 2026 dans un contexte d’instabilité institutionnelle chronique, de flambée de l’insécurité et de large discrédit de la classe politique. L’incertitude sur la future orientation gouvernementale est susceptible de peser sur l’investissement privé et la confiance des partenaires commerciaux dans les mois à venir.
Population (millions, 2024) : 34,1
Taux de croissance du PIB réel : 2026 (prév.) : 2,6 % ; 2025 (estim.) : 2,8 % ; 2024 : 3,3 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 14 338 (chiffre le plus récent disponible)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 74,7 (+15,6 %)
Import : 51,2 (+4,8 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) :
1 – Chine 28 %
2 – États-Unis 18 %
3 – Brésil 6 %
4 – Argentine 5 %
5 – Union européenne (dont Allemagne, Espagne, Italie en tête)
Exportations françaises 2024 : 0,302 Md EUR, +2,5 %
Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : 130/182 — score 30/100
Sources : DG Trésor – Conjoncture Pérou (2025), DG Trésor – Commerce extérieur du Pérou (2024), DG Trésor – Échanges France-Pérou (2024), OMC – Profil commercial Pérou (2024), OCDE – Economic Outlook Pérou (2025), Transparency International – IPC 2025 (février 2026)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
S’y rendre
Visa et formalités d’entrée
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique au Pérou. La loi sur l’immigration péruvienne (Decreto Legislativo n° 1350 – Decreto Supremo 007-2017-IN) exige d’être en possession d’un passeport ayant encore une validité d’au moins 6 mois à compter de l’arrivée sur le territoire péruvien. Cette règle est inflexible, et le voyageur sera interdit d’entrée.
Le Pérou autorise un séjour touristique d’une durée moindre ou égale à 90 jours (3 mois) sur une période de 6 mois. Il est recommandé de vérifier la durée du séjour attribuée auprès des autorités migratoires dès l’arrivée, car la durée peut varier. Il est interdit de dépasser le nombre de jours attribués, sous peine de recevoir une interdiction du territoire pouvant aller jusqu’à plusieurs années.
Si vous envisagez de vous rendre au Pérou pour un autre motif que du tourisme ou pour une période supérieure à 90 jours, il convient de déposer une demande de visa auprès du Consulat Général du Pérou à Paris : [email protected]. Les demandes de changement de qualité migratoire formulées au Pérou à la suite d’un séjour touristique impliquent des démarches longues et complexes.
Lors de passage aux frontières terrestres, il est important de s’assurer qu’un tampon d’entrée ou de sortie du territoire péruvien est bien apposé sur le passeport, sous peine d’irrégularité entraînant des démarches de régularisation longues et compliquées auprès des services de l’immigration locaux.
⚠ Point d’attention : Les élections générales péruviennes ont lieu le 12 avril 2026 afin d’élire le président de la République, ses vice-présidents, ainsi que les 130 députés et les 60 sénateurs du Congrès. Ces élections se tiennent dans un contexte de large discrédit de la classe politique péruvienne : sept ex-présidents sont incarcérés ou visés par des enquêtes pour corruption. En comptant la destitution de Dina Boluarte le 10 octobre 2025, puis celle de José Jeri quatre mois plus tard, sept présidents se sont succédé depuis 2016. Des tensions et des mouvements sociaux sont à anticiper autour du scrutin et dans la période post-électorale.
Sécurité sur place
Face à la recrudescence d’agressions violentes la nuit dans des faux taxis, il est fortement recommandé, pour tout déplacement au Pérou, d’utiliser uniquement des compagnies de taxi officielles (vérifiez que le taxi affiche son numéro de plaque minéralogique sur les quatre côtés du véhicule et que l’accréditation du chauffeur avec photo est visible à l’intérieur) ou d’avoir recours à des applications de VTC. Il est déconseillé de héler un taxi dans la rue.
À Lima, une vigilance toute particulière est recommandée dans certains districts excentrés et plus défavorisés (San Juan de Lurigancho, Callao, San Martin de Porres, El Augustino, Rimac, Independencia, Los Olivos, Comas). D’une manière générale, il est impératif de ne pas se déplacer seul(e) la nuit et d’éviter les zones isolées.
Tous les voyages vers la zone du VRAEM, dans la vallée autour du fleuve Huallaga (région Huanuco) et dans la zone frontalière le long du fleuve Putumayo sont déconseillés.
Depuis la transition du gouvernement en septembre 2025, la situation continue d’être tendue, notamment dans le contexte des élections. Le niveau d’insatisfaction d’une grande partie de la population envers le gouvernement et le Parlement est élevé. Dans l’ensemble du pays, y compris les régions touristiques, il faut s’attendre à des grèves, des manifestations et des blocages du trafic (routier, ferroviaire et fluvial). Des affrontements violents entre manifestants et les forces de sécurité sont possibles.
De fortes pluies saisonnières sont enregistrées dans plusieurs régions de montagne et de la côte du Pérou, pouvant provoquer des débordements de cours d’eau, des coulées de boue et des inondations. Les transports terrestres par bus peuvent être affectés, allongeant les temps de trajet. Les régions d’Arequipa, Ica, Piura (incluant Mancora) et Tumbes sont notamment concernées. Il est recommandé de faire preuve de la plus grande prudence et de se tenir éloigné des cours d’eau.
Consultez les alertes de sécurité et les conseils aux voyageurs du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sur diplomatie.gouv.fr – Pérou (mis à jour régulièrement). Inscrivez-vous sur le dispositif Ariane avant votre départ.
Indice de paix (GPI 2025)
Le Pérou est classé 96e sur 163 pays au Global Peace Index 2025, avec un score de 2,073. Le pays a enregistré la plus forte amélioration en termes de paix de toute l’Amérique du Sud en 2025, portée par une réduction significative des troubles civils.
S’y installer
Communauté française
L’Ambassade de France au Pérou est implantée Avenida Arequipa 3415, San Isidro, Lima 27. Tél. : +51 1 215 84 00. Site : pe.ambafrance.org. L’ambassadrice est Nathalie Kennedy.
Le service France Consulaire est joignable du lundi au vendredi de 14h00 à 20h00 (heure de Paris) par appel audio via internet (gratuit) sur teletech.fr, via un numéro local (coût d’un appel local) : +51 1 701 69 09, ou via un numéro français (coût d’un appel international) : +33 5 24 09 23 98.
L’inscription au registre des Français établis hors de France est vivement recommandée pour toute installation de plus de 6 mois. Elle s’effectue en ligne sur service-public.fr ou directement auprès de la section consulaire. Elle facilite les demandes de documents d’identité et les demandes de bourse pour les enfants scolarisés dans un établissement d’enseignement français (lycée franco-péruvien à Lima et collège Antoine de Saint-Exupéry à Arequipa).
Coût de la vie
Le coût de la vie mensuel pour une personne vivant seule dans le centre d’une grande ville au Pérou est estimé à 927 €, contre 1 696 € en France. Les indices convergent : le Pérou figure parmi les pays les plus abordables d’Amérique du Sud. À l’échelle internationale, il est moins cher que 83 % des pays du monde.
Le coût de la vie à Lima dépend fortement du quartier et du style de vie choisi. Les zones comme Miraflores, San Isidro, Barranco ou La Molina sont prisées pour leur sécurité et leur confort, mais à un prix plus élevé. Un expatrié visant un niveau de confort « occidental » à Lima devra tabler sur un budget mensuel de 1 500 à 2 000 USD pour une personne seule (logement, alimentation, transport, loisirs). En vivant dans des quartiers moins huppés ou dans une autre ville, il est possible de descendre à 800–1 200 USD par mois.
À Lima, les restaurants coûtent en moyenne 48 % moins cher qu’en France, les hôtels 50 % moins cher et l’alimentation en supermarché 23 % moins cher (données 2025).
Marché du travail et opportunités pour les expatriés
Le marché du travail péruvien est un environnement contrasté : croissance solide mais tirée par quelques moteurs (mines, services, tech, construction) ; informalité massive mais poches d’emplois formels bien rémunérés pour les professionnels qualifiés ; cadre légal protecteur pour les salariés formels, mais accès sous quotas et sous conditions pour les étrangers.
La réglementation péruvienne impose que les étrangers ne représentent pas plus de 20 % de l’effectif total d’une entreprise locale, et que leur masse salariale cumulée ne dépasse pas 30 % du total. Des exceptions existent notamment pour les travailleurs hautement qualifiés ou occupant des postes de direction.
Certains secteurs offrent des opportunités pour les étrangers : langues et éducation (forte demande de professeurs natifs en anglais, français ou allemand dans les écoles privées) ; tourisme et hôtellerie ; technologie et startups (en croissance à Lima et Arequipa) ; coopération internationale et ONG (profils européens valorisés).
De nombreuses entreprises françaises sont présentes au Pérou, telles que Vinci, Engie, Alstom, Veolia, Suez, Saint-Gobain, Sanofi, Société Générale, Sodexo, Novotel, Ibis, Michelin. La Chambre de commerce et d’industrie franco-péruvienne (CCIFP) peut renseigner sur les entreprises françaises membres et aider dans la démarche de recherche d’emploi.
En 2025, le salaire minimum national au Pérou s’établit à 1 130 soles par mois (soit environ 291 € mensuels), en hausse de 105 soles (+10,24 %) par rapport à l’année précédente. Le salaire mensuel moyen atteignait 2 287 PEN/mois en février 2026 (données Trading Economics).
Principales plateformes d’emploi locales : Computrabajo Pérou, Bumeran, LinkedIn. Pour les VIE : CiviWeb (Business France).
Conseils pratiques
Langue : La maîtrise de l’espagnol, voire de l’anglais, est obligatoire pour s’insérer sur le marché local.
Visa de travail : Pour travailler légalement au Pérou, un visa de travail est nécessaire. Le meilleur moyen d’y accéder est de se faire employer par une entreprise péruvienne en mesure de vous parrainer. La réglementation relative à l’embauche de citoyens étrangers s’avère particulièrement stricte.
Réseau : Il est préférable de commencer la recherche d’emploi avant l’arrivée au Pérou, soit en trouvant un emploi d’expatrié à travers les sociétés internationales implantées dans le pays, soit en ayant sur place des contacts disposés à recruter.
Santé : Avant tout déplacement, il convient de vérifier que vous êtes bien assuré, notamment pour les soins et éventuels rapatriements. Une assurance santé internationale est indispensable pour un séjour de longue durée.
Altitude : Lima est située au niveau de la mer, mais Cusco (3 400 m) et d’autres destinations intérieures imposent une acclimatation. Consultez votre médecin avant tout séjour en altitude.
Transports locaux : Pour tout déplacement, privilégier les compagnies de taxi officielles ou les applications de VTC (Uber, Cabify, InDriver sont disponibles à Lima).
Établissements français : Le réseau scolaire français comprend le lycée franco-péruvien à Lima et le collège Antoine de Saint-Exupéry à Arequipa. L’Alliance française de Lima propose des cours de langue et des activités culturelles.
Sources : Ambassade de France au Pérou – Formalités d’entrée (mars 2026), France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Pérou (2026), Institute for Economics & Peace – Global Peace Index 2025, Numbeo – Coût de la vie à Lima (2025), CountryEconomy – Salaire minimum Pérou (2025), Trading Economics – Salaire moyen Pérou (février 2026), Le Rubicon – Insécurité et élections au Pérou (avril 2026), DFAE Suisse – Conseils pour les voyages au Pérou (mars 2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU PÉROU
Représentation diplomatique de la France auprès de la République du Pérou. L’ambassadrice en poste est Mme Nathalie Kennedy (2026).
Adresse : Avenida Arequipa 3415 – San Isidro – Lima 27
Tél. : +51 1 215 84 00
Email : [email protected]
Site : https://pe.ambafrance.org
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – Lima
Le SE de Lima a compétence sur le Pérou. Ses principales missions sont le suivi et l’appui des entreprises françaises pour les projets publics et le suivi de la coopération économique institutionnelle avec les autorités locales. Il couvre également la Bolivie.
Adresse : Avenida Arequipa 3415 – San Isidro – Lima 27
Tél. : +51 1 215 84 00
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PE
ATTACHÉ DOUANIER RÉGIONAL – Bogotá (compétence Pérou)
L’Attaché Douanier Régional des Douanes Françaises (Colombie, Costa Rica, Équateur, Panama, Pérou) est localisé à l’Ambassade de France en Colombie : Ambassade de France en Colombie – Service des Douanes, Carrera 11 n°93-12, Bogotá D.C.
Email : [email protected]
Site : https://co.ambafrance.org/Le-Service-des-Douanes-francaises-en-Colombie
BUSINESS FRANCE – Couverture Pérou via la CCIPF
La CCI franco-péruvienne (CCIPF) a été référencée par Business France pour répondre à vos besoins en matière de développement commercial sur ce pays (étude, veille, programme de rdv avec clients et partenaires, etc.). Business France ne dispose pas de bureau propre à Lima ; depuis 2012 et son partenariat avec l’opérateur public Business France, la CCIPF se présente comme un guichet unique pour les entreprises françaises au Pérou.
Contact régional Business France (hub Bogotá) : [email protected]
Site : https://www.teamfrance-export.fr
Les acteurs privés
CCI FRANCE PÉROU (CCIPF)
La CCI France Pérou aide les entreprises à exporter et à s’implanter au Pérou : recrutement, création d’entreprise, prospection, location de bureaux. Fondée en 1945, la CCIPF est une association civile à but non lucratif composée d’environ 100 entreprises aussi bien françaises que péruviennes ; depuis sa création, elle a œuvré pour le renforcement des relations économiques et commerciales entre les communautés d’affaires des deux pays.
Adresse : Mariscal La Mar 550 – Oficina 608, Miraflores, Lima, Perú
Email : [email protected]
Directrice générale : Marie Opsomer – [email protected]
Site : http://www.ccipf.com
Avocats d’affaires francophones
RGB AVOCATS
Cabinet d’avocats francophones basé à Lima, fournissant des services juridiques d’excellence et sur mesure, dont la taille humaine, la rigueur et l’ancrage local permettent de défendre les intérêts des clients. Dirigé par Me Ricardo Guevara Bringas, avocat formé en France, en Angleterre, aux États-Unis et au Pérou, il exerce en droit des affaires avec une expertise en droit des investissements, fusions et acquisitions, montages complexes et fiscalité internationale. Clientèle principalement composée de groupes industriels français et internationaux investissant au Pérou.
Adresse : Centro Empresarial « Blu Building », Calle Los Tulipanes 147, Of. 303, Urb. Polo and Hunt Club, Santiago de Surco, Lima 33 – Perú
Tél. : +51 1 437 6634
Email : [email protected]
Site : https://www.rgbavocats.com/fr/
DS AVOCATS – Bureau de Lima
Cabinet d’avocats international français indépendant, présent via un réseau de 24 bureaux sur quatre continents, dont l’Amérique du Sud (Argentine, Chili et Pérou). Le desk Amérique Latine offre des conseils juridiques biculturels pour les projets en Amérique latine, notamment dans les pays de l’Alliance du Pacifique ; il intervient sur les investissements directs, les transactions financières, le droit des contrats, le droit commercial, la fiscalité, le droit douanier et l’arbitrage.
Adresse : Avenida Calle Alvarez Calderón 185, Of. 201, San Isidro, Lima 27, Pérou
Site : https://www.dsavocats.com/en/offices/lima-en/
L’Ambassade de France au Pérou publie et met à jour une liste d’avocats recommandés (dernière mise à jour : mai 2025) : https://pe.ambafrance.org/Liste-d-avocats-recommandes
Sources d’information internet
Ambassade de France au Pérou – Actualités, présence française, démarches consulaires
DG Trésor – Fiche Pérou – Conjoncture économique, réglementation, appui aux entreprises
CCI France Pérou (CCIPF) – Accompagnement commercial, annuaire membres, événements
CCI France International – Pérou – Services export et implantation
Team France Export – Fiche pays Pérou 2025 – Chiffres clés, secteurs porteurs
SUNAT – Douane et administration fiscale péruvienne
VUCE – Guichet unique du commerce extérieur péruvien
ProInversión – Agence péruvienne de promotion des investissements privés
Sources : Ambassade de France au Pérou (2025), Service économique de Lima – ambafrance.org (2023), DG Trésor – Pérou (2025), Ambassade de France / CCIPF (2025), CCI France International – Pérou (2025), Service des douanes pour le Pérou – ambafrance.org (2025), Annuaire des attachés douaniers – douane.gouv.fr (2026), RGB Avocats (2025), DS Avocats Lima (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indice de performance logistique (LPI)
La Banque mondiale publie depuis 2023 un Indice de performance logistique (LPI) révisé, couvrant 139 pays, qui mesure pour la première fois la vitesse du commerce à partir de données massives sur le suivi des expéditions. Le LPI agrège six composantes : l’efficacité des procédures douanières, la qualité des infrastructures de commerce et de transport, la facilité d’organiser des expéditions à prix compétitifs, la compétence des services logistiques, la traçabilité des envois, et le respect des délais de livraison. Les données spécifiques au Pérou pour l’édition 2023 ne sont pas restituées dans les extraits textuels disponibles des bases de la Banque mondiale ; se reporter à lpi.worldbank.org pour le scorecard détaillé par pays.
Business Ready (B-READY)
En 2021, la Banque mondiale a mis fin à son indice Doing Business, qui classait 190 pays sur la facilité de faire des affaires. Son successeur, Business Ready (B-READY), est un nouveau rapport phare qui évalue le climat des affaires et de l’investissement dans le monde et remplace l’ancien Doing Business. En phase de déploiement progressif de 2024 à 2026, l’édition 2025 est une édition intermédiaire couvrant 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde, tandis qu’une édition complète en 2026 devrait conclure cette période de déploiement.
Le cadre méthodologique B-READY repose sur trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Sur le thème Commerce international, le Pilier I mesure la qualité des réglementations, le Pilier II évalue les infrastructures numériques et physiques ainsi que la qualité de la gestion des frontières, et le Pilier III mesure le temps et le coût pour se conformer aux exigences d’exportation et d’importation. Le Pérou figurait parmi les 50 économies couvertes par la première édition B-READY 2024 ; dans un classement agrégé non officiel des scores B-READY, le Pérou se positionnait au 23e rang parmi les 50 économies évaluées. Les scores détaillés par pilier et par thème sont consultables sur worldbank.org/en/businessready.
Infrastructures portuaires
Le port de Callao est le cœur économique du Pérou, traitant plus de 90 % du fret conteneurisé du pays. Le terminal sud, opéré par DP World, a connu une transformation majeure en 2024 : DP World a achevé un projet d’expansion de 400 millions de dollars, portant la longueur du quai de 650 à 1 050 mètres et augmentant la capacité de manutention de 1,5 à 2,7 millions d’EVP par an. En termes de volumes, le terminal conteneurs de DP World à Callao est devenu le premier terminal de la côte ouest de l’Amérique du Sud à traiter plus de 2 millions d’EVP en une seule année — ce record de 2024 s’est accompagné d’un classement parmi les trois ports les plus efficaces d’Amérique latine dans l’indice de performance portuaire de la Banque mondiale.
L’ouverture du port de Chancay a commencé à remodeler le paysage logistique entre le Pérou et l’Asie en 2025, avec des effets visibles sur les flux de commerce extérieur : la nouvelle infrastructure a amélioré la connectivité transpacifique du pays, facilitant un plus grand volume d’expéditions vers la Chine, premier partenaire commercial du Pérou. Situé à environ 78 km au nord de Lima, ce port en eau profonde de COSCO Shipping s’étend sur 1 500 mètres avec 4 postes à quai (dont deux pour conteneurs et deux polyvalents) et peut accueillir les plus grands porte-conteneurs mondiaux. La nouvelle route réduit de 10 jours le trajet de 35 jours entre la Chine et le Pérou, ce qui devrait réduire les coûts logistiques jusqu’à 20 %. Depuis son inauguration en novembre 2024, Chancay a traité plus de 336 000 EVP lors de sa première année d’exploitation. Les exportations péruviennes vers la Chine ont progressé de 30 % en 2025.
Procédures douanières
Au Pérou, l’organisme de tutelle des douanes est la Surintendance nationale des douanes et de l’administration fiscale (SUNAT), qui est chargée de calculer la valeur de chaque marchandise sur la base du prix FOB réellement payé. Pour les importations, la SUNAT exige une Déclaration douanière de marchandises (DAM), une facture commerciale, un connaissement ou une lettre de transport aérien, un bordereau d’expédition et une lettre d’assurance. Il existe deux régimes principaux d’importation selon la valeur FOB : le régime d’importation pour consommation (pour les marchandises dont la valeur FOB dépasse 2 000 USD, nécessitant l’intervention d’un agent en douane) et la déclaration d’importation simplifiée.
Une fois la déclaration déposée, la SUNAT classe les marchandises en trois catégories de contrôle (canaux vert, orange et rouge), déterminant le niveau de vérification applicable. Les déclarations en douane sont soumises à la SUNAT via sa plateforme électronique. Les droits ad valorem varient entre 0 %, 6 % et 11 %, auxquels s’ajoutent la taxe générale sur les ventes (IGV) de 16 % et la taxe de promotion municipale de 2 %. Environ 70 % des positions tarifaires autorisées à l’importation relèvent du taux à 0 %, notamment pour les biens agricoles intermédiaires, les livres ou les produits informatiques.
À l’export, le régime de base est l’exportation définitive, qui permet la sortie de marchandises nationales ou nationalisées du territoire douanier pour une consommation ou un usage définitif à l’étranger. Pour les petits envois, l’exportateur complète la déclaration Exporta Fácil ; pour les exportations commerciales courantes, la procédure standard requiert une DAM accompagnée de la facture et du document de transport. Les données sur les délais et coûts de dédouanement issues du rapport Doing Business (dernière édition 2020, arrêtée depuis) ne sont plus actualisées. Se référer aux données B-READY et LPI pour une évaluation actualisée de l’efficacité opérationnelle.
Points de vigilance
Congestion routière à Callao : l’Autorité nationale des ports (APN) du Pérou cherche à avancer sur son projet de pré-port de Callao en 2025-2026, dont l’objectif principal est de réduire la congestion générée par plus de 3 000 camions de fret autour du principal terminal.
Démarches sectorielles : les produits alimentaires transformés nécessitent un enregistrement sanitaire auprès du DIGESA, accompagné d’un certificat de libre vente délivré par l’autorité sanitaire du pays d’origine, d’une étiquette prévisionnelle et du récépissé d’enregistrement.
Agent en douane obligatoire : pour toute importation dont la valeur FOB dépasse 2 000 USD, le recours à un agent en douane agréé est requis par la législation péruvienne.
Tracé logistique terrestre limité : en dehors de Lima et de Callao, les infrastructures routières et ferroviaires restent insuffisantes, ce qui alourdit les coûts et délais pour atteindre les zones de production intérieure (Andes, Amazonie).
⚠ Point d’attention – Conflit réglementaire au port de Chancay : un tribunal péruvien a, par décision du 29 janvier 2026, limité les pouvoirs de régulation, de supervision et de sanction de l’OSITRAN (régulateur national des infrastructures de transport) sur le terminal de Chancay, en accueillant une action en justice introduite par COSCO Shipping Ports, actionnaire majoritaire, au motif que le port a été financé entièrement sur fonds privés et fonctionne sans contrat de concession étatique. Le gouvernement péruvien a annoncé qu’il fera appel de cette décision judiciaire. Le président d’OSITRAN a averti que sans surveillance réglementaire, les utilisateurs finaux — importateurs, agents en douane, propriétaires de fret — pourraient se retrouver sans autorité formelle pour garantir transparence, non-discrimination et procédures de plainte. Cette situation, qui oppose également Washington et Pékin sur la question de la souveraineté péruvienne sur une infrastructure critique, constitue un facteur d’incertitude opérationnelle et juridique à surveiller étroitement pour les exportateurs utilisant ou envisageant d’utiliser ce terminal.
⚠ Point d’attention – Instabilité politique : le Congrès péruvien a élu José María Balcázar comme huitième président du pays en une décennie, remplaçant un président intérimaire renversé pour corruption ; cette valse présidentielle reflète une crise politique alimentée par l’absence de majorités législatives stables. Des élections générales sont prévues le 12 avril 2026 ; en l’absence de majorité au premier tour, un second tour se tiendra en juin, et le président élu sera investi le 28 juillet, jour de l’Indépendance nationale. L’économie péruvienne, fortement dépendante du secteur minier, a jusqu’ici montré une résilience aux chocs politiques, affichant une croissance solide et une inflation relativement faible. Néanmoins, la récurrence des crises institutionnelles pèse sur la continuité des politiques publiques affectant le commerce extérieur, les concessions portuaires et l’environnement réglementaire douanier.
Sources : Banque mondiale – B-READY (2024-2025), Banque mondiale – LPI (2023), DP World – Port de Callao (2025), DP World Callao – Impact économique (janvier 2026), COSCO Shipping – Inauguration port de Chancay (novembre 2024), Blueberries Consulting – Ports du Pacifique Sud (février 2026), UPI – Avertissement américain sur Chancay (février 2026), NPR – Nouveau président péruvien (février 2026), SUNAT – Procédures douanières, US Commercial Service – Pérou, exigences douanières à l’import
Actualités : Pérou
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