Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 51,8 millions d’habitants (2024)
Capitale : Séoul
Devise : Won sud-coréen (KRW)
Décalage horaire avec la France : +8 h en hiver, +7 h en été.
Climat : Tempéré. À Séoul, température moyenne la plus basse en janvier : −10 °C ; température moyenne la plus élevée en août : 35 °C.
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +1,0 % (prév.) ; 2024 : +2,0 %
PIB nominal : 1 859 Mds USD en 2025 (FMI)
Revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD) : 53 180 USD en 2023 (Banque mondiale, donnée la plus récente disponible)
Inflation (IPC) : 2,3 % en 2024 ; légèrement inférieure à 2 % prévue en 2025
Dette publique (gouvernement central, % du PIB) : passée de 40 % du PIB en 2019 à environ 53 % en 2024 ; ratio dette/PIB estimé à 49 % en 2025 selon les chiffres officiels du ministère des Finances (périmètre État central)
Solde du compte courant : excédent de 99,04 Mds USD en 2024, soit 5,3 % du PIB ; devrait dépasser +3 % du PIB en 2025–2026
Taux de chômage : 2,9 % en 2024
Sources : FMI – Article IV 2025 (novembre 2025), Banque mondiale via Trading Economics (2023), DG Trésor – Corée du Sud (décembre 2025)
Conjoncture
⚠ Point d’attention : En décembre 2024, le président Yoon Suk-yeol a décrété la loi martiale d’urgence, première mesure de ce type depuis 1979, levée dans les six heures après le vote de 190 parlementaires contre le décret. L’Assemblée nationale a voté sa destitution le 14 décembre 2024, confirmée à l’unanimité par la Cour constitutionnelle le 4 avril 2025. Lee Jae-myung a remporté l’élection présidentielle anticipée avec plus de 49 % des voix en juin 2025. Cette crise politique a pesé lourdement sur la confiance des agents économiques et aggravé le ralentissement conjoncturel déjà en cours.
Une économie industrielle sous pression cyclique
La Corée tient sa force économique de son industrie, qui représentait en 2023 31,6 % du PIB selon la Banque mondiale, soit l’une des parts les plus importantes parmi les pays développés (la moyenne OCDE est de 22 %, avec notamment 18 % en France, 26,9 % au Japon, et 28,1 % en Allemagne). L’appareil industriel, structuré autour de grands conglomérats (chaebols), a opéré une remontée de filières accélérée au cours des dernières décennies, en passant des industries lourdes – navale, automobile, construction – vers l’électronique de haute valeur ajoutée.
En 2024, les exportations totales de semi-conducteurs ont atteint 141,9 Mds USD, faisant du secteur le premier poste d’exportation coréen, représentant 20,8 % des exportations totales. Cette progression de +43,9 % sur un an est portée par la forte demande mondiale en puces mémoire HBM (High Bandwidth Memory) destinées aux serveurs d’intelligence artificielle. La Corée du Sud produit environ 37 % des semi-conducteurs mondiaux inférieurs à 10 nanomètres. L’effort de R&D reste exceptionnel : la Corée est le deuxième pays le plus dépensier au monde en proportion du PIB (4,96 % en 2023). Samsung est la sixième entreprise mondiale en valeur absolue de dépenses de R&D (près de 24 Mds USD en 2024).
Ralentissement conjoncturel marqué en 2024–2025
Entre le 2e trimestre 2024 et le 1er trimestre 2025, l’économie coréenne a enchaîné quatre trimestres consécutifs de quasi-stagnation (croissance inférieure à 0,1 % par trimestre), une situation jamais observée, y compris lors des crises de 1997 et de 2008. La modération de la croissance tient principalement à l’essoufflement de la demande intérieure, pénalisée par des taux d’intérêt élevés et par une faible confiance des agents économiques. Les investissements dans la construction ont chuté de 12,4 % sur l’année, enregistrant leur quatrième trimestre consécutif de baisse.
Au 2e trimestre 2025, le PIB a rebondi de +0,6 % en rythme trimestriel, après une contraction de −0,2 % au 1er trimestre, mettant fin à la séquence de stagnation la plus longue depuis la crise asiatique de 1997. Les exportations, en hausse de +4,2 % sur le trimestre, ont bénéficié du report des droits de douane américains. Malgré la faiblesse de l’activité, le marché du travail conserve une certaine vigueur et l’inflation demeure maîtrisée ; le taux de chômage a reculé à 2,4 % en juillet 2025 après un pic à 3,8 % en décembre 2024.
Dans ce contexte, la Banque de Corée a abaissé à quatre reprises son taux directeur de 25 points de base depuis octobre 2024, le portant à 2,5 %. Le gouvernement a par ailleurs adopté deux budgets supplémentaires pour un montant cumulé d’environ 32 Mds USD afin de soutenir la croissance.
Pour 2025, le FMI projette une croissance de 0,9 %, portée par une reprise graduelle de la demande intérieure et une forte demande extérieure de semi-conducteurs ; le PIB réel devrait ensuite progresser de 1,8 % en 2026, sous l’effet de la levée des incertitudes et de l’impact plein des politiques accommodantes.
Choc tarifaire américain et accord commercial de juillet 2025
En avril 2025, les États-Unis ont introduit un tarif de 25 % sur les exportations sud-coréennes, représentant une menace directe pour un pays dont les exportations vers les États-Unis constituent un pilier de la croissance. Fin juillet 2025, la Corée du Sud a conclu un accord commercial avec Washington qui limite les surtaxes douanières à 15 % sur la plupart de ses produits. En contrepartie, Séoul s’est engagé à investir 350 Mds USD aux États-Unis et à acheter 100 Mds USD d’énergie américaine sur 3,5 ans. En revanche, l’acier, l’aluminium et le cuivre ne sont pas inclus et restent soumis à des droits distincts. Cet accord atténue partiellement les risques sur les exportations automobiles et technologiques, mais maintient une incertitude sur les semi-conducteurs, pour lesquels des droits sectoriels restent envisagés.
Intégration commerciale et accords de libre-échange
En 2024, la Corée était la 13e économie mondiale et le 6e exportateur mondial, avec 684 Mds USD d’exportations. Membre de l’OCDE et du G20, elle a rejoint le Club de Paris en 2016 et est le premier pays à avoir conclu un accord de libre-échange avec les trois principales puissances économiques mondiales : l’Union européenne en 2011 (élimination de plus de 99 % des droits de douane), les États-Unis en 2012 et la Chine en 2015. En 2024, le commerce de biens bilatéral France-Corée a atteint 13,7 Mds EUR, avec des exportations françaises en hausse record de +13 % à 6,9 Mds EUR.
Défis structurels à moyen-long terme
Avec le taux de fécondité le plus bas de l’OCDE (0,75 enfant par femme en 2024), la population en âge de travailler devrait baisser de 35 % d’ici 30 ans, du fait notamment des inégalités de genre sur le marché du travail et du coût élevé du logement et de l’éducation. Par ailleurs, les gains de productivité plafonnent — la productivité globale des facteurs coréenne ne représente que 65 % de la PGF américaine — si bien que la croissance potentielle, de plus de 5 % début 2000, devrait tomber à seulement 0,3 % d’ici 2072.
Points de vigilance
Les exportations sont fortement concentrées sur l’électronique ; la Chine (20 % des exportations en 2023) et les États-Unis (18 %) en sont les principales destinations, ce qui fragilise la stabilité des flux à moyen terme dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.
Les semi-conducteurs ne sont pas encore directement visés par les tarifs américains, mais des droits dépassant 25 % ont été évoqués, créant une incertitude persistante pour Samsung et SK Hynix.
Depuis son investiture, le président Lee Jae-myung s’est engagé à rétablir la stabilité politique et à sécuriser un accord commercial avec les États-Unis ; l’ancien président Yoon est quant à lui poursuivi pour insurrection, espionnage, trahison et abus de pouvoir.
Les créances douteuses restent élevées dans les institutions financières non bancaires, notamment les coopératives de crédit mutuel et les caisses d’épargne exposées au financement de projets immobiliers en difficulté, bien que les risques systémiques semblent faibles grâce à des ratios de fonds propres confortables.
Sources : DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Corée du Sud (décembre 2025), FMI – Mission Article IV 2025 (septembre 2025), FMI – Conclusions Article IV 2025 (novembre 2025), InvestKorea – Semiconductor Industry 2025, Allianz Trade – Risque pays Corée du Sud (2025), Coface – Corée du Sud (2025), Ambassade de France à Séoul – Brèves économiques T3 2025, Le Devoir – Accord commercial Corée-États-Unis (juillet 2025), CCI France International – Corée du Sud en bref (janvier 2026), France Diplomatie – Présentation Corée du Sud (2025)
Commerce extérieur
Population (millions, 2024)1 : 51,75
Taux de croissance du PIB réel1 : 2025 (estim.) : 2,17 % ; 2024 : 2,49 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023)2 : 49 726
Échanges de marchandises (2023, Md USD, évolution sur 2022)3 :
Export : 632,2 (-7,52 %)
Import : 642,6 (-12,14 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2022)3 :
1 – Chine 21,1 %
2 – États-Unis 11,2 %
3 – Union européenne 9,3 %
4 – Japon 7,5 %
5 – Australie 6,1 %
Exportations françaises 20234 : 5,984 Mds EUR, +1,82 %
Indice de perception de la corruption5 : 32/180
Sources : 1. FMI. 2. Banque mondiale. 3. OMC.
4. Douanes françaises. 5. Transparency international.
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : La Corée du Sud a traversé une crise politique majeure déclenchée le 3 décembre 2024 par la proclamation éphémère de la loi martiale par le président Yoon Suk-yeol. L’Assemblée nationale a voté sa destitution le 14 décembre 2024 avec 204 voix pour. Le 4 avril 2025, après un processus judiciaire de 111 jours, la Cour constitutionnelle a confirmé à l’unanimité la destitution du président Yoon Suk-yeol, mettant immédiatement fin à sa présidence. Le 3 juin 2025, une élection présidentielle anticipée s’est tenue, marquée par une participation massive. Lee Jae-myung, dirigeant de centre-gauche, l’a emporté avec 49,2 % des suffrages. L’incertitude politique et le vide de leadership qui ont suivi l’imposition de la loi martiale ont pesé sur l’investissement étranger et affaibli la confiance des consommateurs. La situation politique est aujourd’hui stabilisée sous la présidence Lee Jae-myung, mais la polarisation reste forte.
Chiffres clés
Langues : coréen. L’anglais est assez largement utilisé dans les affaires, mais de façon inégale selon les secteurs d’activité.
Religions : bouddhistes, 25 % ; protestants, 18 % ; catholiques, 10 %.
Nombre de Français immatriculés : 3 053 (chiffre le plus récent disponible, MEAE ; à confirmer sur kr.ambafrance.org).
Nombre d’entreprises françaises implantées : 174 (chiffre le plus récent disponible).
PIB/hab en parité de pouvoir d’achat (2024) : 55 071 USD (Trading Economics / Banque mondiale, 2024).
Taux de croissance du PIB (2025) : 1,0 % en 2025, en ralentissement par rapport à 2024 (2,0 %), avant une reprise attendue à 1,8 % en 2026.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 41e rang mondial, avec un score de 1,736 (Institute for Economics & Peace, GPI 2025).
Sources : MEAE, Banque mondiale, Trading Economics (2024), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, DG Trésor (2025) et Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique ou une visite de moins de 90 jours en Corée du Sud. Pour les courts séjours d’une durée inférieure à 90 jours et pour certains motifs dont le tourisme, les voyages d’affaires et les transits, les autorités coréennes ont mis en place le K-ETA (Korea Electronic Travel Authorization).
Jusqu’au 31 décembre 2026, les ressortissants français bénéficient d’une exemption temporaire de K-ETA pour la Corée du Sud (plan de soutien au tourisme). Cette mesure est susceptible d’être modifiée, il est donc indispensable de vérifier la situation sur les sites officiels avant votre départ. Il est à noter que, même non obligatoire, l’obtention préalable au départ du K-ETA allège la procédure administrative à l’arrivée.
À partir de janvier 2026, une e-Arrival Card est obligatoire sur le site www.e-arrivalcard.go.kr pour les séjours de moins de 90 jours. Ce formulaire numérique doit être renseigné au maximum trois jours avant l’arrivée. Les titulaires d’un K-ETA sont dispensés de cette formalité.
Le K-ETA, lorsqu’il est requis ou souhaité, s’obtient exclusivement sur le site officiel www.k-eta.go.kr (en anglais et coréen) ou via l’application mobile dédiée. Son tarif est fixé à 10 000 KRW (environ 8 €). Attention : des sites non officiels proposent le K-ETA à un tarif bien plus élevé que le tarif de référence, d’autres délivrent un faux document ne permettant pas l’accès en Corée du Sud.
Pour un séjour supérieur à 90 jours, un projet professionnel, des études ou une installation en Corée du Sud, un visa de long séjour est obligatoire avant le départ. Le gouvernement sud-coréen a ouvert le Centre coréen de traitement des demandes de visa (KVAC) à Paris, qui traite les demandes de visa des ressortissants français. La demande de visa s’effectue sur rendez-vous ou par voie postale, avec des frais de service de 60 € appliqués par le centre KVAC en plus des frais de visa.
D’importantes sanctions sont prévues à l’encontre des étrangers qui se maintiennent sur le territoire coréen au-delà du temps légal autorisé ou y travaillent illégalement. Tout étranger en situation irrégulière s’expose à un placement en rétention administrative, au paiement d’une forte amende, et à une mesure d’expulsion assortie d’une interdiction de séjour pouvant aller jusqu’à 5 ans.
Source : diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Corée du Sud, Ambassade de France en Corée, k-eta.go.kr.
Y travailler
Le marché du travail
La Corée du Sud s’impose depuis plusieurs années comme l’une des économies les plus dynamiques d’Asie. Puissance technologique majeure, patrie de géants comme Samsung, Hyundai ou LG, le pays attire autant les investisseurs que les professionnels en quête d’opportunités internationales.
En février 2026, le taux de chômage désaisonnalisé s’établissait à 2,9 %, contre 3 % en janvier. L’économie a ajouté 234 000 emplois au cours du mois, la plus forte augmentation annuelle en cinq mois. La Corée figure parmi les pays de l’OCDE affichant un taux de chômage à ou en dessous de 3,0 % (données OCDE, octobre 2025). Ce niveau structurellement bas contraste avec une conjoncture économique plus incertaine liée à la crise politique de fin 2024.
La Corée du Sud est également une terre d’innovation. Songdo, située à 15 minutes de l’aéroport international d’Incheon, est ainsi la première ville intelligente du monde, construite dans un souci d’analyse du bien-être de ses habitants et de durabilité.
Si la République de Corée fait les yeux doux aux travailleurs étrangers, le marché de l’emploi reste très concurrentiel et les autorités coréennes privilégient des expatriés possédant des compétences spécifiques. Les entreprises coréennes cherchent en particulier des profils diplômés et détenteurs de Master, MBA ou PhD.
Depuis début 2024, un visa F-1-D permet aux travailleurs à distance de résider légalement en Corée du Sud tout en continuant à travailler pour un employeur étranger. Les conditions sont strictes : il faut notamment justifier d’au moins un an d’expérience dans le même secteur, être employé par une entreprise non coréenne et percevoir un revenu au moins deux fois supérieur au revenu national par habitant.
Internet est probablement le meilleur outil pour trouver un emploi en Corée du Sud. Le net fourmille de sites généralistes ou spécialisés sur lesquels vous pourrez déposer votre CV, obtenir des conseils utiles ou consulter les offres.
Sources : Trading Economics (2026), OCDE (décembre 2025), DG Trésor.
Le cadre légal du travail
Salaire minimum légal : 10 320 KRW/heure (environ 6,43 euros) depuis le 1er janvier 2026, soit une hausse de 2,9 % par rapport à 2025 (10 030 KRW/heure). Ce montant correspond à un salaire mensuel (209 heures travaillées) de 2 156 880 wons (environ 1 344 euros).
Durée de travail : la durée légale est de 40 heures hebdomadaires.
Durée de la période d’essai/du préavis : en général, 3 mois au minimum.
Nombre d’heures travaillées par an : environ 1 872 heures par personne (chiffre le plus récent disponible, OCDE).
Emploi à temps partiel/total : environ 15 % (chiffre le plus récent disponible).
Rémunération, avantages et impôts : en 2026, la Corée du Sud confirme sa place parmi les économies développées d’Asie avec un niveau de rémunération élevé, notamment à Séoul. Le salaire mensuel moyen d’un salarié à temps plein dépasse désormais 4 500 000 wons, soit environ 2 900 € brut par mois. Rémunération et avantages dépendent totalement du poste pour lequel vous postulez.
Jours chômés hebdomadaires : samedi (partiellement) et dimanche.
Horaires de travail
Administrations : 9 h – 18 h (lundi-vendredi).
Entreprises : 9 h – 18 h, mais les heures supplémentaires jusque tard dans la nuit sont monnaie courante (lundi-vendredi).
Banques : 9 h 30 – 16 h (du lundi au vendredi).
Commerces : 10 h 30 – 19 h 30, tous les jours (grands magasins).
Sources : Korea.net (juillet 2025), Trading Economics (2026), MEAE, ministère de l’Emploi et du Travail, OCDE, DG Trésor, Business France.
Meilleurs sites d’emploi
www.learn4good.com/jobs/language/english/list/country/south_korea
linkedin.com/jobs/search/?location=korea
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : won sud-coréen (KRW). Librement convertible.
Taux de change : 1 EUR ≈ 1 754 KRW (taux indicatif au 1er avril 2026 ; se référer à la BCE pour le taux en vigueur). Le won a connu une dépréciation notable depuis fin 2024, dans le contexte de la crise politique.
Indice Big Mac (2025) : le Big Mac est affiché à environ 3,84 USD (5 500 KRW) à Séoul, ce qui place la Corée du Sud au 19e rang mondial.
Se loger : à Séoul, les prix des loyers peuvent être assez élevés, surtout dans les quartiers populaires comme Gangnam, Itaewon et Hongdae. Un studio dans ces zones peut coûter entre 500 € et 1 000 € par mois. Pour des appartements plus spacieux ou des logements luxueux, les prix peuvent facilement dépasser les 1 500 € mensuels. À noter que le marché immobilier coréen repose sur deux systèmes spécifiques : le wolse (loyer mensuel avec caution) et le jeonse (dépôt de garantie massif équivalant à 50-80 % de la valeur du bien, sans loyer mensuel). Pour un étranger qui arrive, la difficulté principale n’est pas toujours le loyer, mais le dépôt initial : même pour un modeste studio, il est courant qu’on demande au moins 5 millions de wons. Il est recommandé de passer par une agence immobilière (budongsan) pour trouver un logement.
Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 226 villes, 2024) : Séoul se classe au 32e rang mondial, parmi les grandes métropoles asiatiques les plus onéreuses pour les expatriés.
Qualité de vie Mercer (2024) : Séoul est classée au 81e rang mondial, connue pour son mode de vie dynamique et ses avancées technologiques.
Sources : exchange-rates.org (avril 2026), Mercer Cost of Living 2024, Mercer Quality of Living 2024, The Burger Index (2025), Numbeo.
Informations utiles
Nature du réseau électrique
220 volts.
Prises de type français.
Télécommunications
Indicatif téléphonique : + 82 (Séoul : 2).
Qualité du réseau mobile : excellente. La Corée du Sud a été le premier pays au monde à commercialiser la 5G.
Qualité du réseau Internet : excellente.
Principaux jours fériés 2026
1er janvier : Jour de l’An.
28-30 janvier : Nouvel An lunaire (Seollal).
1er mars : Fête du Mouvement d’Indépendance.
5 mai : Fête des Enfants.
15 août : Fête nationale (Libération).
24-26 septembre : Chuseok (Thanksgiving coréen).
3 octobre : Fondation de la nation (Gaecheonjeol).
9 octobre : Jour du Hangeul.
25 décembre : Noël.
Distances de ville à ville
Entre Séoul et Pusan : 329 km.
Déplacements de ville à ville
La plupart des destinations domestiques sont à une heure de vol de Séoul. L’aéroport de Gimpo, situé entre le quartier ouest de Séoul et le plus grand aéroport international d’Incheon, est principalement utilisé pour les vols intérieurs. Korean Air et Asiana Airlines assurent les vols domestiques.
Le réseau ferroviaire est particulièrement bien développé. Les chemins de fer coréens (KORAIL) exploitent différents types de trains, dont les trains super-express KTX qui relient Séoul à Busan, Mokpo, Daegu, Gwangju et d’autres grandes villes. Le réseau de métro de Séoul est l’un des plus étendus et efficaces au monde.
Sources : Ambassade de France en Corée (2025), diplomatie.gouv.fr, Formalités d’entrée – Ambassade de France en Corée (2025), Trading Economics – Salaire minimum (2026), Korea.net – Salaire minimum 2026 (juillet 2025), Trading Economics – Chômage (2026), OCDE – Chômage décembre 2025, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Mercer Cost of Living 2024, DG Trésor – Corée du Sud (2025), IRIS France (juin 2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN CORÉE DU SUD
Représentation diplomatique de la France auprès de la République de Corée. Couvre l’ensemble des missions diplomatiques, consulaires et économiques. Ambassadeur : S.E. M. Philippe Bertoux (en poste depuis juillet 2023).
Adresse : 43-12 Seosomun-ro, Seodaemun-gu, Seoul 03741
Tél. : (+82) (2) 3149 4300
Site : https://kr.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE CORÉE DU SUD
Le bureau Business France en Corée, implanté à Séoul, accompagne les entreprises françaises dans leurs démarches à l’export : identification de prospects et partenaires potentiels, organisation de la prospection, information sur les conditions d’accès au marché, conseil sur l’implantation locale.
Adresse : 8F, Samheung Bldg, 329, Teheran-ro, Gangnam-gu, Seoul 06150
Tél. : +82 (0)2 564 9032
Site : https://export.businessfrance.fr/coree-du-sud/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – SÉOUL
Le Service économique (SE) de Séoul assure le suivi de la situation économique de la Corée, le renforcement du dialogue bilatéral et l’identification de projets de coopération sectorielle entre la France et la Corée.
Adresse : Ambassade de France en Corée | French Embassy in Korea, 43-12 Seosomun-ro, Seodaemun-gu, Seoul 03741
Tél. : +82 2 563 2158 (à confirmer sur tresor.economie.gouv.fr/Pays/KR)
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/KR
Les acteurs privés
CCI FRANCE CORÉE (FKCCI – FRENCH KOREAN CHAMBER OF COMMERCE AND INDUSTRY)
La FKCCI se pose depuis 1986 comme le représentant de la communauté d’affaires franco-coréenne en Corée. Elle a pour vocation de soutenir les entreprises françaises dans leur développement en Corée au travers de services de consulting, d’événements et de publications. Avec un réseau de 450 membres et ses partenariats avec les institutions françaises et coréennes, c’est la 3e plus grande chambre de commerce étrangère en Corée du Sud.
Adresse : 5F, Nobel Building, 16, Teheran-ro 78-gil, Gangnam-gu, Seoul 06194
Tél. : +82 (0)2 2268 9505
Email : [email protected]
Site : https://www.fkcci.com
SALVEO INTERNATIONAL
Depuis plus de 30 ans, les experts de Salveo ont développé une gamme de solutions pour accompagner leurs clients à l’export à chaque étape de leur développement international. Salveo offre le portage salarial dans plus de 50 pays, incluant la Corée du Sud, ainsi que des services de conseil stratégique, de régie export et d’implantation.
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
Fiche OSCI : (à confirmer sur https://osci.trade/annuaire/)
SNECI KOREA
Avec plus de 70 ans d’expérience en développement commercial et des bureaux en Europe occidentale et orientale, en Chine et en Corée, SNECI ouvre des portes vers de nouveaux marchés, de nouveaux clients ou de nouveaux segments. SNECI a notamment accompagné un fournisseur européen de mécatronique automobile à entrer sur le marché sud-coréen, en obtenant l’homologation HYUNDAI.
Adresse : SNECI Korea Co., Ltd, 1115 Bisan-dong, Dongahn-ku, Anyang City 431-811, Kyunggi-do, South Korea
Site : https://www.sneci.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/sneci/
YOUR WINE REP
Your Wine Rep est une alliance de vignerons focalisée sur le développement commercial. Elle représente des domaines viticoles et distilleries de taille moyenne et grande du monde entier auprès des importateurs. La société couvre notamment le marché sud-coréen, en plus de son activité principale en Asie/Océanie.
Site : https://www.yourwinerep.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/your-wine-rep/
Avocats d’affaires francophones
ARCHÈ SELARL (법무법인 아르케)
Arché est un cabinet d’avocats boutique international français entièrement dédié à l’Asie et aux pays francophones d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient. Ses bureaux sont implantés à Paris (France), Séoul (Corée du Sud) et Hong Kong. Expertise : droit des sociétés, droit du travail, contentieux/arbitrage, projets internationaux.
Site : https://www.archelegal.net
KIM & CHANG
Basé à Séoul, Kim & Chang est le plus grand et le plus spécialisé des cabinets coréens, avec une pratique mondiale de premier plan. Le cabinet compte plus de 2 100 collaborateurs dont 1 380 avocats, et travaille notamment en français, allemand, chinois, japonais et plusieurs autres langues. Référence incontournable pour toute opération M&A, restructuration, propriété intellectuelle ou contentieux en Corée.
Adresse : 39 Sajik-ro 8-gil, Jongno-gu, Seoul 03170
Tél. : +82 2 3703 1114
Email : [email protected]
Site : https://www.kimchang.com
DENTONS LEE (cabinet coréen affilié au réseau Dentons)
Cabinet coréen de premier plan affilié au réseau mondial Dentons, présent à Séoul. Couvre l’ensemble des domaines du droit des affaires avec une capacité multilingue. À consulter pour les opérations d’envergure nécessitant un relais international (dont francophone via le réseau Dentons Paris).
Adresse : 14F Poongsan Bldg., 23 Chungjeong-ro, Seodaemun-gu, Seoul 03737
Site : https://www.dentonslee.com
Note : L’Ambassade de France à Séoul publie une liste actualisée d’avocats et services d’assistance juridique à disposition des ressortissants français. Consulter : https://kr.ambafrance.org/IMG/pdf/LISTE_AVOCATS.pdf
Sources d’information internet
Ambassade de France en Corée du Sud – Actualités diplomatiques, économiques et consulaires
DG Trésor – Fiche Corée du Sud – Analyses économiques, veille hebdomadaire, données commerce extérieur
Business France – Bureau de Séoul – Accompagnement export, secteurs porteurs, VIE
FKCCI – CCI France Corée – Actualités franco-coréennes, annuaire membres, événements
KOTRA (Korea Trade-Investment Promotion Agency) – Organisme coréen de promotion du commerce et des investissements
Kim & Chang – Premier cabinet juridique coréen, capacité francophone
Archè SELARL – Cabinet d’avocats franco-coréen, bureaux à Paris, Séoul et Hong Kong
Sources : Ambassade de France en Corée – Coordonnées (2025), DG Trésor – Équipe SE Séoul (2025), FKCCI – Plan d’accès (2025), CCI France International – Fiche Corée du Sud (2025), SNECI – Réseau mondial (2025), Archè SELARL – Site officiel (2025), Kim & Chang – Bureau de Séoul (2026), Business France – Bureau Corée du Sud (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Performances logistiques et douanières
Remplacement du Doing Business : B-READY et LPI
La publication Doing Business a été définitivement abandonnée par la Banque mondiale en 2021. B-READY améliore et remplace ce classement. En tant que nouveau projet, B-READY est dans une phase de déploiement sur trois ans, de 2024 à 2026. L’édition B-READY 2024, inaugurale, couvre 50 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. Le rapport 2025 est une édition intermédiaire présentant des données de 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions. La Corée du Sud n’est pas couverte par les éditions B-READY 2024 et 2025. Une édition complète en 2026 offrira une couverture mondiale étendue et conclura la période de déploiement.
En l’absence de données B-READY disponibles pour la Corée du Sud, la référence pertinente demeure le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale, dont l’édition 2023 constitue la publication la plus récente disponible à ce jour. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays. En 2023, l’industrie logistique de la Corée du Sud s’est classée au 17e rang mondial selon le LPI de la Banque mondiale — une première pour le pays qui intégrait ainsi le top 20.
Avec un score global de 3,80/5 (score identique à celui des États-Unis), la Corée du Sud devance légèrement les États-Unis sur les composantes douanes et infrastructures, tandis que les États-Unis obtiennent de meilleurs résultats sur la compétence logistique et le suivi des expéditions.
Le LPI est la moyenne pondérée de six composantes : 1) l’efficacité du processus de dédouanement (douanes) ; 2) la qualité des infrastructures liées au commerce et aux transports ; 3) la facilité à organiser des expéditions internationales compétitives ; 4) la compétence des services logistiques ; 5) la capacité à suivre et tracer les expéditions ; 6) la ponctualité des livraisons.
Commerce transfrontalier : procédures et délais
Les données détaillées sur les délais et coûts de commerce transfrontalier issues du Doing Business 2020 ne sont plus actualisées depuis l’arrêt de cette publication. Les derniers chiffres disponibles à titre indicatif restent ceux publiés en 2020 (chiffres les plus récents disponibles) :
À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 13 h. ; coût 185 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (1 h. ; 11 USD).
À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 6 h. ; coût 315 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (1 h. ; 27 USD).
Le service douanier coréen (KCS — Korea Customs Service) est l’autorité douanière officielle, placée sous l’égide du ministère de la Stratégie et des Finances. Les importateurs peuvent effectuer leur déclaration en ligne via le système EDI du KCS pour un dédouanement sans papier. Le KCS opère le système UNI-PASS depuis octobre 2005.
Une réforme douanière significative est entrée en vigueur en 2025 à l’importation : à compter du 1er septembre 2025, les importateurs sud-coréens doivent fournir huit catégories de données justificatives pour la détermination de la valeur en douane. Un nouveau formulaire de déclaration des prix est obligatoire depuis le 1er décembre 2025, avec transmission des documents via la plateforme UniPass. Cette réforme vise à sécuriser les données relatives à la valeur imposable des marchandises importées et à corriger les omissions que présentaient les déclarations (redevances, frais d’emballage ou coûts de soutien à la production).
Accord de libre-échange UE–Corée du Sud
Depuis 2011, l’accord commercial UE-Corée du Sud a éliminé les droits de douane sur presque tous les produits (98,7 %), y compris les produits de la pêche et les produits agricoles. Il a également supprimé les barrières non tarifaires aux exportations de produits clés de l’UE, tels que les automobiles, les produits pharmaceutiques, l’électronique et les produits chimiques. Pour les exportateurs français, depuis l’entrée en vigueur de l’accord en 2011, il suffit de joindre une simple déclaration sur la facture commerciale pour bénéficier des taux préférentiels.
Points de vigilance
Réforme douanière 2025 : les entreprises doivent désormais soumettre, en plus de la facture commerciale et du contrat d’achat, «huit catégories de données de détermination de la valeur» dans la déclaration de valeur en douane. Ces données doivent être justifiées par la communication de contrats, relevés et preuves de paiement. Les exportateurs français vers la Corée du Sud doivent anticiper ces exigences renforcées et se rapprocher d’un commissionnaire en douane local.
LPI 2023 : la prochaine édition du LPI n’a pas encore été publiée à la date de rédaction de cette fiche. Les données 2023 constituent la référence la plus récente disponible.
B-READY : la Corée du Sud n’est pas encore couverte par B-READY (2024 ni 2025) ; son intégration est attendue pour l’édition 2026, qui conclura la phase de déploiement.
⚠ Point d’attention : le président Trump a annoncé une hausse des droits de douane américains sur les importations sud-coréennes de 15 % à 25 %, visant notamment les automobiles, le bois d’œuvre et les produits pharmaceutiques, au motif que le parlement sud-coréen n’aurait pas ratifié l’accord commercial bilatéral. Le taux de 25 % annoncé le 27 janvier 2026 représente une hausse de 10 points de pourcentage par rapport au taux de 15 % négocié six mois plus tôt dans le cadre de l’accord commercial de juillet 2025. Les données annuelles sur les échanges de biens entre les États-Unis et la Corée du Sud font apparaître une baisse marginale de 1,8 % — de près de 200 milliards USD en 2024 à 196 milliards USD en 2025 — partiellement imputable à une diminution des exportations coréennes vers les États-Unis. Cette instabilité tarifaire affecte directement les chaînes d’approvisionnement mondiales impliquant la Corée du Sud. Les exportateurs français intégrés dans des chaînes de valeur coréennes (semi-conducteurs, automobile, électronique) doivent surveiller l’évolution de cette situation.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023, Banque mondiale – B-READY économies couvertes (2025), International Pratique – Nouvelles obligations douanières Corée du Sud (2025), Commission européenne – ALE UE-Corée du Sud (2025), CBT News – Hausse des tarifs américains à 25 % (janvier 2026), Korea Economic Institute of America – Perspectives économiques Corée du Sud (janvier 2026), Stimson Center – Commerce États-Unis / Corée du Sud 2025-2026 (mars 2026)
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