Économie
Dernière mise à jour : octobre 2026
Informations pays
Population : 51,6 millions d’habitants (2026, estimation ONU)
Capitale : Séoul
Devise : Won sud-coréen (KRW)
Décalage horaire avec la France : +8 h en hiver, +7 h en été.
Climat : Tempéré. À Séoul, température moyenne la plus basse en janvier : −10 °C ; température moyenne la plus élevée en août : 35 °C.
Taux de croissance du PIB réel : 2026 : +2,6 % (prévision FMI, juillet 2026) ; 2025 : +1,0 %
PIB nominal : 1 931 Mds USD en 2026, selon le FMI ; 1 872 Mds USD en 2025 (Banque mondiale)
Revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD) : 53 180 USD en 2023, selon la Banque mondiale (donnée la plus récente disponible)
Inflation (IPC) : 2,1 % en 2025 (moyenne annuelle, données officielles) ; 2,8 % en juillet 2026, au-dessus de l’objectif de 2 % de la Banque de Corée
Dette publique (gouvernement général, % du PIB) : 54,4 % du PIB en 2026 (D2, FMI, Fiscal Monitor avril 2026), contre 52,5 % en 2024 ; le FMI projette une hausse moyenne de 3,0 points de pourcentage par an sur la période 2026–2031
Solde du compte courant : excédent record de 123,05 Mds USD en 2025, en hausse par rapport à 99,97 Mds USD en 2024 (Banque de Corée)
Taux de chômage : 2,68 % en 2025 (moyenne annuelle) ; 2,8 % en avril 2026 (Statistics Korea)
Sources : FMI – World Economic Outlook Update juillet 2026, Banque mondiale – Corée du Sud (2025), FMI – Fiscal Monitor avril 2026, Korea Times – Compte courant 2025 (février 2026), The Global Economy – Chômage Corée du Sud 2025
Conjoncture
⚠ Point d’attention : Depuis fin février 2026, un conflit armé impliquant l’Iran a conduit à la fermeture du détroit d’Ormuz, déclenchant le plus grave choc d’approvisionnement énergétique depuis les années 1970 selon l’AIE. La Corée du Sud, qui importe entre 94 % et 97 % de ses besoins énergétiques et dépend très largement des hydrocarbures du Golfe, est l’une des économies les plus exposées de la planète. Ce choc a provoqué une envolée des prix de l’énergie et une forte volatilité du won, poussant la Banque de Corée à inverser son cycle d’assouplissement monétaire. Paradoxalement, le boom de l’IA alimente une demande mondiale de semiconducteurs sans précédent qui soutient la croissance avec une force bien supérieure à l’impact négatif du conflit.
Une économie industrielle sous pression cyclique
La Corée tient sa force économique de son industrie, qui représentait en 2023 31,6 % du PIB selon la Banque mondiale, soit l’une des parts les plus importantes parmi les pays développés (la moyenne OCDE est de 22 %, avec notamment 18 % en France, 26,9 % au Japon, et 28,1 % en Allemagne). L’appareil industriel, structuré autour de grands conglomérats (chaebols), a opéré une remontée de filières accélérée au cours des dernières décennies, en passant des industries lourdes – navale, automobile, construction – vers l’électronique de haute valeur ajoutée.
Les exportations de semiconducteurs ont grimpé de 22,2 % en 2025 pour atteindre un montant sans précédent de 173,4 milliards de dollars. Cette tendance s’est ensuite accélérée de façon spectaculaire en 2026 : de janvier à août 2026, les exportations de semi-conducteurs ont augmenté de 169,6 % pour atteindre 281 milliards de dollars, représentant 41 % du total des exportations, qui ont elles-mêmes battu le record annuel précédent dès la fin août. En juin 2026, les exportations totales ont affiché leur plus forte croissance annuelle depuis 1978, avec une progression de plus de 60 %, portée par un triplement des exportations de semiconducteurs à un record de 44,8 milliards de dollars.
Retournement de conjoncture en 2025 puis rebond spectaculaire en 2026
Après une longue séquence de quasi-stagnation entre mi-2024 et début 2025 — liée à la crise politique interne, à la faiblesse de la demande intérieure et à l’impact des tarifs américains —, le PIB a rebondi de 1,7 % en glissement trimestriel au T1 2026, la plus forte hausse trimestrielle depuis 2020. La croissance a été tirée par une progression de 5,1 % des exportations, portée par les expéditions de composants IT, notamment les semiconducteurs utilisés dans les infrastructures d’intelligence artificielle. Au T2 2026, le PIB a continué de progresser de 0,6 % en glissement trimestriel et de 3,7 % en glissement annuel, toujours porté par les exportations de semiconducteurs.
Face à l’accélération de l’activité et aux pressions inflationnistes induites par le choc énergétique, la Banque de Corée a relevé son taux directeur de 25 points de base le 27 août 2026, le portant à 3 %, après un premier relèvement en juillet. La BoK a justifié cette décision par la vigueur de la croissance et a revu ses prévisions à la hausse, à 3,3 % pour 2026 et 2,9 % pour 2027. Ce virage marque un renversement complet de la politique monétaire, qui avait abaissé les taux de 100 points de base cumulés entre octobre 2024 et mai 2025 pour soutenir l’activité.
Pour l’ensemble de 2026, le FMI a relevé sa prévision de croissance à +2,6 % en juillet 2026 — la plus forte révision à la hausse parmi les grandes économies mondiales — en raison de la « forte demande extérieure de semiconducteurs ». Le gouvernement sud-coréen est encore plus optimiste : il projette une croissance de 3,0 % pour 2026, portée par une progression attendue des exportations de 40 % et un excédent courant record de 290 milliards de dollars.
Vulnérabilité énergétique : le talon d’Achille coréen
Le Japon (64 %) et la Corée du Sud (56 %) sont les pays les plus exposés aux importations de combustibles parmi les grandes économies. Les prix du GNL spot en Asie ont bondi de 94 % depuis le début du conflit, et les coûts de production d’électricité en Corée du Sud sont parmi les plus affectés au monde. En réponse, le gouvernement a décidé de lever le plafond de 80 % imposé à la production d’électricité à partir du charbon et d’augmenter le recours au nucléaire, tout en cherchant à diversifier ses sources d’approvisionnement en pétrole, notamment vers l’Afrique.
Choc tarifaire américain et accord commercial de juillet 2025
En avril 2025, les États-Unis ont introduit un tarif de 25 % sur les exportations sud-coréennes. Fin juillet 2025, la Corée du Sud a conclu un accord commercial avec Washington qui limite les surtaxes douanières à 15 % sur la plupart de ses produits. En contrepartie, Séoul s’est engagé à investir 350 Mds USD aux États-Unis et à acheter 100 Mds USD d’énergie américaine sur 3,5 ans. L’acier, l’aluminium et le cuivre restent soumis à des droits distincts. Des droits sectoriels sur les semiconducteurs restaient envisagés mais n’ont pas été mis en œuvre à ce stade, les puces restant exemptées des tarifs généraux.
Intégration commerciale et accords de libre-échange
En 2025, avec des exportations totales dépassant 700 milliards de dollars, la Corée du Sud s’est hissée parmi les tout premiers exportateurs mondiaux. Membre de l’OCDE et du G20, elle est le premier pays à avoir conclu un accord de libre-échange avec les trois principales puissances économiques mondiales : l’Union européenne en 2011 (élimination de plus de 99 % des droits de douane), les États-Unis en 2012 et la Chine en 2015.
Le commerce bilatéral France-Corée, estimé à environ 13 milliards d’euros en 2025, reste modeste : la Corée n’est que le 19e marché à l’export de la France, et la France n’est que le 17e fournisseur de la Corée. Ce volume est appelé à progresser : en avril 2026, la Corée du Sud et la France ont élevé leur relation bilatérale au rang de Partenariat stratégique global, à l’occasion du 140e anniversaire de leurs relations diplomatiques, et les deux pays ont fixé un objectif d’échanges annuels de 20 milliards de dollars d’ici 2030.
Défis structurels à moyen-long terme
Avec le taux de fécondité le plus bas de l’OCDE (0,75 enfant par femme en 2024), la population en âge de travailler devrait baisser de 35 % d’ici 30 ans. Par ailleurs, les gains de productivité plafonnent — la productivité globale des facteurs coréenne ne représente que 65 % de la PGF américaine —, si bien que la croissance potentielle, de plus de 5 % début 2000, devrait tomber à seulement 0,3 % d’ici 2072.
La trajectoire des finances publiques suscite une attention croissante : selon le FMI, la dette publique de la Corée dépassera pour la première fois en 2027 la moyenne des pays avancés hors monnaie de réserve, sous l’effet conjugué des programmes de soutien conjoncturel et des dépenses sociales liées au vieillissement.
Points de vigilance
Dépendance énergétique critique : la Corée importe plus de 95 % de son énergie, en provenance quasi exclusive du Moyen-Orient. Le conflit en cours expose l’économie à un risque systémique sur ses coûts de production, son inflation et sa balance des paiements.
Concentration des exportations sur les semiconducteurs : les puces, dopées par les investissements mondiaux dans l’IA, représentent désormais plus de 40 % des ventes du pays à l’étranger. Un ralentissement du cycle IA ou un retournement de la demande de mémoire HBM constituerait un choc majeur pour la croissance.
Risque tarifaire résiduel : des droits sectoriels américains sur les semiconducteurs restent envisageables ; l’acier, l’aluminium et le cuivre demeurent soumis à des tarifs distincts de l’accord de juillet 2025.
Stabilisation politique en cours : l’ancien président Yoon Suk-yeol a été condamné à la réclusion à perpétuité pour insurrection en lien avec la crise de la loi martiale de décembre 2024. Le président Lee Jae-myung poursuit sa feuille de route de stabilisation institutionnelle et d’ouverture commerciale.
Créances douteuses dans les institutions financières non bancaires : les coopératives de crédit mutuel et les caisses d’épargne exposées au financement de projets immobiliers en difficulté restent fragilisées, bien que les risques systémiques semblent limités par des ratios de fonds propres confortables.
Volatilité du won : la monnaie flirte avec ses plus bas niveaux depuis seize ans face au dollar, ce qui pèse sur le PIB nominal en dollars et sur le pouvoir d’achat des ménages, mais soutient mécaniquement les exportateurs.
Sources : FMI – World Economic Outlook Update juillet 2026, FMI – Fiscal Monitor avril 2026, DG Trésor – Veille économique Japon-Corée du Sud (août 2026), Boursorama/AFP – Exportations Corée du Sud (septembre 2026), Korea Times – Compte courant record 2025 (février 2026), Boursorama/AFP – Banque de Corée : taux à 3 % (août 2026), Seoul Economic Daily – FMI révise la croissance à 2,6 % (juillet 2026), CNBC – PIB T1 2026 (avril 2026), RSIS – France-Corée du Sud : 140 ans de relations (2026), Connaissance des Énergies/AFP – Choc énergétique Moyen-Orient (mars 2026), Korea Economic Institute of America – Croissance malgré le choc énergétique (2026), Banque mondiale – Corée du Sud (2025)
Commerce extérieur
Population (millions, 2024) : 51,75
Taux de croissance du PIB réel1 : 2025 (estim.) : 2,17 % ; 2024 : 2,49 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2023) : 49 726
Échanges de marchandises (2023, Md USD, évolution sur 2022) :
Export : 632,2 (-7,52 %)
Import : 642,6 (-12,14 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2022) :
1 – Chine 21,1 %
2 – États-Unis 11,2 %
3 – Union européenne 9,3 %
4 – Japon 7,5 %
5 – Australie 6,1 %
Exportations françaises 2025 : 6,02 Mds EUR, -13 %
Indice de perception de la corruption : 31/182
Sources : FMI; Banque mondiale; OMC; Douanes françaises; Transparency international.
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
⚠ Point d’attention : La Corée du Sud a traversé une crise politique majeure déclenchée le 3 décembre 2024 par la proclamation éphémère de la loi martiale par le président Yoon Suk-yeol. L’Assemblée nationale a voté sa destitution le 14 décembre 2024 avec 204 voix pour. Le 4 avril 2025, après un processus judiciaire de 111 jours, la Cour constitutionnelle a confirmé à l’unanimité la destitution du président Yoon Suk-yeol, mettant immédiatement fin à sa présidence. Le 3 juin 2025, une élection présidentielle anticipée s’est tenue, marquée par une participation massive. Lee Jae-myung, dirigeant de centre-gauche, l’a emporté avec 49,2 % des suffrages. L’incertitude politique et le vide de leadership qui ont suivi l’imposition de la loi martiale ont pesé sur l’investissement étranger et affaibli la confiance des consommateurs. La situation politique est aujourd’hui stabilisée sous la présidence Lee Jae-myung, mais la polarisation reste forte.
Chiffres clés
Langues : coréen. L’anglais est assez largement utilisé dans les affaires, mais de façon inégale selon les secteurs d’activité.
Religions : bouddhistes, 25 % ; protestants, 18 % ; catholiques, 10 %.
Nombre de Français immatriculés : 3 053 (chiffre le plus récent disponible, MEAE ; à confirmer sur kr.ambafrance.org).
Nombre d’entreprises françaises implantées : 174 (chiffre le plus récent disponible).
PIB/hab en parité de pouvoir d’achat (2024) : 55 071 USD (Trading Economics / Banque mondiale, 2024).
Taux de croissance du PIB (2025) : 1,0 % en 2025, en ralentissement par rapport à 2024 (2,0 %), avant une reprise attendue à 1,8 % en 2026.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 41e rang mondial, avec un score de 1,736 (Institute for Economics & Peace, GPI 2025).
Sources : MEAE, Banque mondiale, Trading Economics (2024), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, DG Trésor (2025) et Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique ou une visite de moins de 90 jours en Corée du Sud. Pour les courts séjours d’une durée inférieure à 90 jours et pour certains motifs dont le tourisme, les voyages d’affaires et les transits, les autorités coréennes ont mis en place le K-ETA (Korea Electronic Travel Authorization).
Jusqu’au 31 décembre 2026, les ressortissants français bénéficient d’une exemption temporaire de K-ETA pour la Corée du Sud (plan de soutien au tourisme). Cette mesure est susceptible d’être modifiée, il est donc indispensable de vérifier la situation sur les sites officiels avant votre départ. Il est à noter que, même non obligatoire, l’obtention préalable au départ du K-ETA allège la procédure administrative à l’arrivée.
À partir de janvier 2026, une e-Arrival Card est obligatoire sur le site www.e-arrivalcard.go.kr pour les séjours de moins de 90 jours. Ce formulaire numérique doit être renseigné au maximum trois jours avant l’arrivée. Les titulaires d’un K-ETA sont dispensés de cette formalité.
Le K-ETA, lorsqu’il est requis ou souhaité, s’obtient exclusivement sur le site officiel www.k-eta.go.kr (en anglais et coréen) ou via l’application mobile dédiée. Son tarif est fixé à 10 000 KRW (environ 8 €). Attention : des sites non officiels proposent le K-ETA à un tarif bien plus élevé que le tarif de référence, d’autres délivrent un faux document ne permettant pas l’accès en Corée du Sud.
Pour un séjour supérieur à 90 jours, un projet professionnel, des études ou une installation en Corée du Sud, un visa de long séjour est obligatoire avant le départ. Le gouvernement sud-coréen a ouvert le Centre coréen de traitement des demandes de visa (KVAC) à Paris, qui traite les demandes de visa des ressortissants français. La demande de visa s’effectue sur rendez-vous ou par voie postale, avec des frais de service de 60 € appliqués par le centre KVAC en plus des frais de visa.
D’importantes sanctions sont prévues à l’encontre des étrangers qui se maintiennent sur le territoire coréen au-delà du temps légal autorisé ou y travaillent illégalement. Tout étranger en situation irrégulière s’expose à un placement en rétention administrative, au paiement d’une forte amende, et à une mesure d’expulsion assortie d’une interdiction de séjour pouvant aller jusqu’à 5 ans.
Source : diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Corée du Sud, Ambassade de France en Corée, k-eta.go.kr.
Y travailler
Le marché du travail
La Corée du Sud s’impose depuis plusieurs années comme l’une des économies les plus dynamiques d’Asie. Puissance technologique majeure, patrie de géants comme Samsung, Hyundai ou LG, le pays attire autant les investisseurs que les professionnels en quête d’opportunités internationales.
En février 2026, le taux de chômage désaisonnalisé s’établissait à 2,9 %, contre 3 % en janvier. L’économie a ajouté 234 000 emplois au cours du mois, la plus forte augmentation annuelle en cinq mois. La Corée figure parmi les pays de l’OCDE affichant un taux de chômage à ou en dessous de 3,0 % (données OCDE, octobre 2025). Ce niveau structurellement bas contraste avec une conjoncture économique plus incertaine liée à la crise politique de fin 2024.
La Corée du Sud est également une terre d’innovation. Songdo, située à 15 minutes de l’aéroport international d’Incheon, est ainsi la première ville intelligente du monde, construite dans un souci d’analyse du bien-être de ses habitants et de durabilité.
Si la République de Corée fait les yeux doux aux travailleurs étrangers, le marché de l’emploi reste très concurrentiel et les autorités coréennes privilégient des expatriés possédant des compétences spécifiques. Les entreprises coréennes cherchent en particulier des profils diplômés et détenteurs de Master, MBA ou PhD.
Depuis début 2024, un visa F-1-D permet aux travailleurs à distance de résider légalement en Corée du Sud tout en continuant à travailler pour un employeur étranger. Les conditions sont strictes : il faut notamment justifier d’au moins un an d’expérience dans le même secteur, être employé par une entreprise non coréenne et percevoir un revenu au moins deux fois supérieur au revenu national par habitant.
Internet est probablement le meilleur outil pour trouver un emploi en Corée du Sud. Le net fourmille de sites généralistes ou spécialisés sur lesquels vous pourrez déposer votre CV, obtenir des conseils utiles ou consulter les offres.
Sources : Trading Economics (2026), OCDE (décembre 2025), DG Trésor.
Le cadre légal du travail
Salaire minimum légal : 10 320 KRW/heure (environ 6,43 euros) depuis le 1er janvier 2026, soit une hausse de 2,9 % par rapport à 2025 (10 030 KRW/heure). Ce montant correspond à un salaire mensuel (209 heures travaillées) de 2 156 880 wons (environ 1 344 euros).
Durée de travail : la durée légale est de 40 heures hebdomadaires.
Durée de la période d’essai/du préavis : en général, 3 mois au minimum.
Nombre d’heures travaillées par an : environ 1 872 heures par personne (chiffre le plus récent disponible, OCDE).
Emploi à temps partiel/total : environ 15 % (chiffre le plus récent disponible).
Rémunération, avantages et impôts : en 2026, la Corée du Sud confirme sa place parmi les économies développées d’Asie avec un niveau de rémunération élevé, notamment à Séoul. Le salaire mensuel moyen d’un salarié à temps plein dépasse désormais 4 500 000 wons, soit environ 2 900 € brut par mois. Rémunération et avantages dépendent totalement du poste pour lequel vous postulez.
Jours chômés hebdomadaires : samedi (partiellement) et dimanche.
Horaires de travail
Administrations : 9 h – 18 h (lundi-vendredi).
Entreprises : 9 h – 18 h, mais les heures supplémentaires jusque tard dans la nuit sont monnaie courante (lundi-vendredi).
Banques : 9 h 30 – 16 h (du lundi au vendredi).
Commerces : 10 h 30 – 19 h 30, tous les jours (grands magasins).
Sources : Korea.net (juillet 2025), Trading Economics (2026), MEAE, ministère de l’Emploi et du Travail, OCDE, DG Trésor, Business France.
Meilleurs sites d’emploi
www.learn4good.com/jobs/language/english/list/country/south_korea
linkedin.com/jobs/search/?location=korea
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : won sud-coréen (KRW). Librement convertible.
Taux de change : 1 EUR ≈ 1 754 KRW (taux indicatif au 1er avril 2026 ; se référer à la BCE pour le taux en vigueur). Le won a connu une dépréciation notable depuis fin 2024, dans le contexte de la crise politique.
Indice Big Mac (2025) : le Big Mac est affiché à environ 3,84 USD (5 500 KRW) à Séoul, ce qui place la Corée du Sud au 19e rang mondial.
Se loger : à Séoul, les prix des loyers peuvent être assez élevés, surtout dans les quartiers populaires comme Gangnam, Itaewon et Hongdae. Un studio dans ces zones peut coûter entre 500 € et 1 000 € par mois. Pour des appartements plus spacieux ou des logements luxueux, les prix peuvent facilement dépasser les 1 500 € mensuels. À noter que le marché immobilier coréen repose sur deux systèmes spécifiques : le wolse (loyer mensuel avec caution) et le jeonse (dépôt de garantie massif équivalant à 50-80 % de la valeur du bien, sans loyer mensuel). Pour un étranger qui arrive, la difficulté principale n’est pas toujours le loyer, mais le dépôt initial : même pour un modeste studio, il est courant qu’on demande au moins 5 millions de wons. Il est recommandé de passer par une agence immobilière (budongsan) pour trouver un logement.
Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 226 villes, 2024) : Séoul se classe au 32e rang mondial, parmi les grandes métropoles asiatiques les plus onéreuses pour les expatriés.
Qualité de vie Mercer (2024) : Séoul est classée au 81e rang mondial, connue pour son mode de vie dynamique et ses avancées technologiques.
Sources : exchange-rates.org (avril 2026), Mercer Cost of Living 2024, Mercer Quality of Living 2024, The Burger Index (2025), Numbeo.
Informations utiles
Nature du réseau électrique
220 volts.
Prises de type français.
Télécommunications
Indicatif téléphonique : + 82 (Séoul : 2).
Qualité du réseau mobile : excellente. La Corée du Sud a été le premier pays au monde à commercialiser la 5G.
Qualité du réseau Internet : excellente.
Principaux jours fériés 2026
1er janvier : Jour de l’An.
28-30 janvier : Nouvel An lunaire (Seollal).
1er mars : Fête du Mouvement d’Indépendance.
5 mai : Fête des Enfants.
15 août : Fête nationale (Libération).
24-26 septembre : Chuseok (Thanksgiving coréen).
3 octobre : Fondation de la nation (Gaecheonjeol).
9 octobre : Jour du Hangeul.
25 décembre : Noël.
Distances de ville à ville
Entre Séoul et Pusan : 329 km.
Déplacements de ville à ville
La plupart des destinations domestiques sont à une heure de vol de Séoul. L’aéroport de Gimpo, situé entre le quartier ouest de Séoul et le plus grand aéroport international d’Incheon, est principalement utilisé pour les vols intérieurs. Korean Air et Asiana Airlines assurent les vols domestiques.
Le réseau ferroviaire est particulièrement bien développé. Les chemins de fer coréens (KORAIL) exploitent différents types de trains, dont les trains super-express KTX qui relient Séoul à Busan, Mokpo, Daegu, Gwangju et d’autres grandes villes. Le réseau de métro de Séoul est l’un des plus étendus et efficaces au monde.
Sources : Ambassade de France en Corée (2025), diplomatie.gouv.fr, Formalités d’entrée – Ambassade de France en Corée (2025), Trading Economics – Salaire minimum (2026), Korea.net – Salaire minimum 2026 (juillet 2025), Trading Economics – Chômage (2026), OCDE – Chômage décembre 2025, Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Mercer Cost of Living 2024, DG Trésor – Corée du Sud (2025), IRIS France (juin 2025)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN CORÉE DU SUD
Représentation diplomatique de la France auprès de la République de Corée. Couvre l’ensemble des missions diplomatiques, consulaires et économiques. Ambassadeur : S.E. M. Philippe Bertoux (en poste depuis juillet 2023).
Adresse : 43-12 Seosomun-ro, Seodaemun-gu, Seoul 03741
Tél. : (+82) (2) 3149 4300
Site : https://kr.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE CORÉE DU SUD
Le bureau Business France en Corée, implanté à Séoul, accompagne les entreprises françaises dans leurs démarches à l’export : identification de prospects et partenaires potentiels, organisation de la prospection, information sur les conditions d’accès au marché, conseil sur l’implantation locale.
Adresse : 8F, Samheung Bldg, 329, Teheran-ro, Gangnam-gu, Seoul 06150
Tél. : +82 (0)2 564 9032
Site : https://export.businessfrance.fr/coree-du-sud/
SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – SÉOUL
Le Service économique (SE) de Séoul assure le suivi de la situation économique de la Corée, le renforcement du dialogue bilatéral et l’identification de projets de coopération sectorielle entre la France et la Corée.
Adresse : Ambassade de France en Corée | French Embassy in Korea, 43-12 Seosomun-ro, Seodaemun-gu, Seoul 03741
Tél. : +82 2 563 2158 (à confirmer sur tresor.economie.gouv.fr/Pays/KR)
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/KR
Les acteurs privés
CCI FRANCE CORÉE (FKCCI – FRENCH KOREAN CHAMBER OF COMMERCE AND INDUSTRY)
La FKCCI se pose depuis 1986 comme le représentant de la communauté d’affaires franco-coréenne en Corée. Elle a pour vocation de soutenir les entreprises françaises dans leur développement en Corée au travers de services de consulting, d’événements et de publications. Avec un réseau de 450 membres et ses partenariats avec les institutions françaises et coréennes, c’est la 3e plus grande chambre de commerce étrangère en Corée du Sud.
Adresse : 5F, Nobel Building, 16, Teheran-ro 78-gil, Gangnam-gu, Seoul 06194
Tél. : +82 (0)2 2268 9505
Email : [email protected]
Site : https://www.fkcci.com
SALVEO INTERNATIONAL
Depuis plus de 30 ans, les experts de Salveo ont développé une gamme de solutions pour accompagner leurs clients à l’export à chaque étape de leur développement international. Salveo offre le portage salarial dans plus de 50 pays, incluant la Corée du Sud, ainsi que des services de conseil stratégique, de régie export et d’implantation.
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
Fiche OSCI : (à confirmer sur https://osci.trade/annuaire/)
SNECI KOREA
Avec plus de 70 ans d’expérience en développement commercial et des bureaux en Europe occidentale et orientale, en Chine et en Corée, SNECI ouvre des portes vers de nouveaux marchés, de nouveaux clients ou de nouveaux segments. SNECI a notamment accompagné un fournisseur européen de mécatronique automobile à entrer sur le marché sud-coréen, en obtenant l’homologation HYUNDAI.
Adresse : SNECI Korea Co., Ltd, 1115 Bisan-dong, Dongahn-ku, Anyang City 431-811, Kyunggi-do, South Korea
Site : https://www.sneci.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/sneci/
YOUR WINE REP
Your Wine Rep est une alliance de vignerons focalisée sur le développement commercial. Elle représente des domaines viticoles et distilleries de taille moyenne et grande du monde entier auprès des importateurs. La société couvre notamment le marché sud-coréen, en plus de son activité principale en Asie/Océanie.
Site : https://www.yourwinerep.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/your-wine-rep/
Avocats d’affaires francophones
ARCHÈ SELARL (법무법인 아르케)
Arché est un cabinet d’avocats boutique international français entièrement dédié à l’Asie et aux pays francophones d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient. Ses bureaux sont implantés à Paris (France), Séoul (Corée du Sud) et Hong Kong. Expertise : droit des sociétés, droit du travail, contentieux/arbitrage, projets internationaux.
Site : https://www.archelegal.net
KIM & CHANG
Basé à Séoul, Kim & Chang est le plus grand et le plus spécialisé des cabinets coréens, avec une pratique mondiale de premier plan. Le cabinet compte plus de 2 100 collaborateurs dont 1 380 avocats, et travaille notamment en français, allemand, chinois, japonais et plusieurs autres langues. Référence incontournable pour toute opération M&A, restructuration, propriété intellectuelle ou contentieux en Corée.
Adresse : 39 Sajik-ro 8-gil, Jongno-gu, Seoul 03170
Tél. : +82 2 3703 1114
Email : [email protected]
Site : https://www.kimchang.com
DENTONS LEE (cabinet coréen affilié au réseau Dentons)
Cabinet coréen de premier plan affilié au réseau mondial Dentons, présent à Séoul. Couvre l’ensemble des domaines du droit des affaires avec une capacité multilingue. À consulter pour les opérations d’envergure nécessitant un relais international (dont francophone via le réseau Dentons Paris).
Adresse : 14F Poongsan Bldg., 23 Chungjeong-ro, Seodaemun-gu, Seoul 03737
Site : https://www.dentonslee.com
Note : L’Ambassade de France à Séoul publie une liste actualisée d’avocats et services d’assistance juridique à disposition des ressortissants français. Consulter : https://kr.ambafrance.org/IMG/pdf/LISTE_AVOCATS.pdf
Sources d’information internet
Ambassade de France en Corée du Sud – Actualités diplomatiques, économiques et consulaires
DG Trésor – Fiche Corée du Sud – Analyses économiques, veille hebdomadaire, données commerce extérieur
Business France – Bureau de Séoul – Accompagnement export, secteurs porteurs, VIE
FKCCI – CCI France Corée – Actualités franco-coréennes, annuaire membres, événements
KOTRA (Korea Trade-Investment Promotion Agency) – Organisme coréen de promotion du commerce et des investissements
Kim & Chang – Premier cabinet juridique coréen, capacité francophone
Archè SELARL – Cabinet d’avocats franco-coréen, bureaux à Paris, Séoul et Hong Kong
Sources : Ambassade de France en Corée – Coordonnées (2025), DG Trésor – Équipe SE Séoul (2025), FKCCI – Plan d’accès (2025), CCI France International – Fiche Corée du Sud (2025), SNECI – Réseau mondial (2025), Archè SELARL – Site officiel (2025), Kim & Chang – Bureau de Séoul (2026), Business France – Bureau Corée du Sud (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Performances logistiques et douanières
Remplacement du Doing Business : B-READY et LPI
La publication Doing Business a été définitivement abandonnée par la Banque mondiale en 2021. B-READY améliore et remplace ce classement. En tant que nouveau projet, B-READY est dans une phase de déploiement sur trois ans, de 2024 à 2026. L’édition B-READY 2024, inaugurale, couvre 50 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. Le rapport 2025 est une édition intermédiaire présentant des données de 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions. La Corée du Sud n’est pas couverte par les éditions B-READY 2024 et 2025. Une édition complète en 2026 offrira une couverture mondiale étendue et conclura la période de déploiement.
En l’absence de données B-READY disponibles pour la Corée du Sud, la référence pertinente demeure le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale, dont l’édition 2023 constitue la publication la plus récente disponible à ce jour. Le LPI 2023 permet des comparaisons entre 139 pays. En 2023, l’industrie logistique de la Corée du Sud s’est classée au 17e rang mondial selon le LPI de la Banque mondiale — une première pour le pays qui intégrait ainsi le top 20.
Avec un score global de 3,80/5 (score identique à celui des États-Unis), la Corée du Sud devance légèrement les États-Unis sur les composantes douanes et infrastructures, tandis que les États-Unis obtiennent de meilleurs résultats sur la compétence logistique et le suivi des expéditions.
Le LPI est la moyenne pondérée de six composantes : 1) l’efficacité du processus de dédouanement (douanes) ; 2) la qualité des infrastructures liées au commerce et aux transports ; 3) la facilité à organiser des expéditions internationales compétitives ; 4) la compétence des services logistiques ; 5) la capacité à suivre et tracer les expéditions ; 6) la ponctualité des livraisons.
Commerce transfrontalier : procédures et délais
Les données détaillées sur les délais et coûts de commerce transfrontalier issues du Doing Business 2020 ne sont plus actualisées depuis l’arrêt de cette publication. Les derniers chiffres disponibles à titre indicatif restent ceux publiés en 2020 (chiffres les plus récents disponibles) :
À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 13 h. ; coût 185 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (1 h. ; 11 USD).
À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 6 h. ; coût 315 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (1 h. ; 27 USD).
Le service douanier coréen (KCS — Korea Customs Service) est l’autorité douanière officielle, placée sous l’égide du ministère de la Stratégie et des Finances. Les importateurs peuvent effectuer leur déclaration en ligne via le système EDI du KCS pour un dédouanement sans papier. Le KCS opère le système UNI-PASS depuis octobre 2005.
Une réforme douanière significative est entrée en vigueur en 2025 à l’importation : à compter du 1er septembre 2025, les importateurs sud-coréens doivent fournir huit catégories de données justificatives pour la détermination de la valeur en douane. Un nouveau formulaire de déclaration des prix est obligatoire depuis le 1er décembre 2025, avec transmission des documents via la plateforme UniPass. Cette réforme vise à sécuriser les données relatives à la valeur imposable des marchandises importées et à corriger les omissions que présentaient les déclarations (redevances, frais d’emballage ou coûts de soutien à la production).
Accord de libre-échange UE–Corée du Sud
Depuis 2011, l’accord commercial UE-Corée du Sud a éliminé les droits de douane sur presque tous les produits (98,7 %), y compris les produits de la pêche et les produits agricoles. Il a également supprimé les barrières non tarifaires aux exportations de produits clés de l’UE, tels que les automobiles, les produits pharmaceutiques, l’électronique et les produits chimiques. Pour les exportateurs français, depuis l’entrée en vigueur de l’accord en 2011, il suffit de joindre une simple déclaration sur la facture commerciale pour bénéficier des taux préférentiels.
Points de vigilance
Réforme douanière 2025 : les entreprises doivent désormais soumettre, en plus de la facture commerciale et du contrat d’achat, «huit catégories de données de détermination de la valeur» dans la déclaration de valeur en douane. Ces données doivent être justifiées par la communication de contrats, relevés et preuves de paiement. Les exportateurs français vers la Corée du Sud doivent anticiper ces exigences renforcées et se rapprocher d’un commissionnaire en douane local.
LPI 2023 : la prochaine édition du LPI n’a pas encore été publiée à la date de rédaction de cette fiche. Les données 2023 constituent la référence la plus récente disponible.
B-READY : la Corée du Sud n’est pas encore couverte par B-READY (2024 ni 2025) ; son intégration est attendue pour l’édition 2026, qui conclura la phase de déploiement.
⚠ Point d’attention : le président Trump a annoncé une hausse des droits de douane américains sur les importations sud-coréennes de 15 % à 25 %, visant notamment les automobiles, le bois d’œuvre et les produits pharmaceutiques, au motif que le parlement sud-coréen n’aurait pas ratifié l’accord commercial bilatéral. Le taux de 25 % annoncé le 27 janvier 2026 représente une hausse de 10 points de pourcentage par rapport au taux de 15 % négocié six mois plus tôt dans le cadre de l’accord commercial de juillet 2025. Les données annuelles sur les échanges de biens entre les États-Unis et la Corée du Sud font apparaître une baisse marginale de 1,8 % — de près de 200 milliards USD en 2024 à 196 milliards USD en 2025 — partiellement imputable à une diminution des exportations coréennes vers les États-Unis. Cette instabilité tarifaire affecte directement les chaînes d’approvisionnement mondiales impliquant la Corée du Sud. Les exportateurs français intégrés dans des chaînes de valeur coréennes (semi-conducteurs, automobile, électronique) doivent surveiller l’évolution de cette situation.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023, Banque mondiale – B-READY économies couvertes (2025), International Pratique – Nouvelles obligations douanières Corée du Sud (2025), Commission européenne – ALE UE-Corée du Sud (2025), CBT News – Hausse des tarifs américains à 25 % (janvier 2026), Korea Economic Institute of America – Perspectives économiques Corée du Sud (janvier 2026), Stimson Center – Commerce États-Unis / Corée du Sud 2025-2026 (mars 2026)
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