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Congo (République du)

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 89,25

 

Capitale : Kinshasa

 

Devise : Franc congolais (CDF)

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 3,98 % (estim.) ; 2018: 3,78 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 870

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

 

Conjoncture

La croissance de la République du Congo ne parvient pas à se redresser : elle est prévue à 2,8 % en 2017 et 3 % en 2018, après un rythme de 7 et 9 % entre 2010 et 2015. En cause, la baisse des cours de nombreuses matières premières et une demande internationale atone. L’inflation est repartie au galop, à 41,7 % en 2017 et 44 % en 2018.
Sur le premier semestre 2017, le franc congolais (CDF) a perdu 30 % face au dollar (USD), et les réserves en devises ont fondu (3 semaines d’importation à fin juin).

 

Les entreprises minières estiment à 1,2 milliard (Md) USD, les taxes, notamment la TVA (900 M USD), que l’État ne leur a pas remboursées. D’où la décision du gouvernement, en août 2017, de prolonger la suspension de la perception de la TVA sur les importations des compagnies décrétée en juillet 2016.
Sur les neuf premiers mois de 2017, la production de cuivre, dont le pays est le 1er producteur africain, a augmenté de 9,3 % à 831 000 tonnes (t), celle de cobalt (n° 1 mondial) de 18 % à 59 000 t et celle d’or de 5,7 % à 23 t. Les projets miniers foisonnent avec parfois des à-coups. Le Canadien Ivanhoe Mines veut ainsi réestimer les ressources du projet Kamoa-Kakula Discovery,
l’une des plus grandes mines de cuivre au monde, et restaurer la production à Kipushi (zinc, cuivre, germanium, plomb) avec le gisement de Big Zinc en première phase et la restauration du lien ferroviaire au réseau national à Munama.
Le gouvernement a interdit au Chinois Sicomines d’exporter du cuivre et du cobalt non transformés, cette clause figurant au contrat « minerai contre infrastructures » entre la RDC et la Chine.

 

Mais les investissements restent soutenus. L’Australien Nzuri Copper développera la mine de cuivre et de cobalt de Kalongwe (53 M USD ; 20 000 t/an de cuivre et 1 500 t/an de cobalt ;
7 ans). Le Canadien First Cobalt a signé un accord avec JayBird Invest (Madini Minerals) pour acquérir 70 % de ses sept prospects de cuivre/cobalt. Alphamin a rassemblé 80 M USD pour
son projet d’étain de Bisié (selon elle « le plus important gisement au monde ») avec une production prévue en 2019.

Dans les télécommunications, le chinois CITCC a achevé en octobre 2017 le raccordement par fibre optique de Kinshasa et Kasumbalesa (3 300 km ; 221 M USD d’investissement). Il s’agit de la 2e étape de raccordement, une 3e devant être lancée pour achever la couverture nationale.

 

Sur le plan agricole, l’Américain Kuramo Capital a pris une participation de 17,5 M USD dans l’entreprise d’agrobusiness Ferona, notamment dans le palmier à huile. De nouvelles mesures pour accélérer les procédures d’obtention de titres fonciers et réduire les frais sont entrées en vigueur en novembre.

 

Sur le plan politique, les élections présidentielle et parlementaire prévues en novembre 2016 ont été reportées, attisant la crise politique. L’accord entre le gouvernement et l’opposition du 31 décembre 2016 prévoyait la présidentielle avant fin 2017, Joseph Kabila s’engageant à ne pas se représenter une 3e fois conformément à la Constitution… Mais le 7 avril, un nouveau Premier ministre a été nommé, contrevenant à l’accord. Fin novembre, un nouveau calendrier a été approuvé, notamment par le Conseil de sécurité de l’ONU : la présidentielle est prévue le 23 décembre 2018. La Constitution autorise le président à rester au pouvoir tant que son successeur n’a pas été élu.

 

Source : Rapport CIAN / Le MOCI, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Mds USD, évolution sur 2016) :

Export : 7,9 (+46 %)
Import : 4,9 (+2 %)
(Exportations françaises 2017 : 0,107 Md EUR, -16,08 %)

Sources : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 184/190 (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 161/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : D4 (risque de court terme élevé – avril 2019)

 

Coface : pays D ; environnement des affaires E (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 6/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (mai 2019)

 

Atradius : 10/10 (avril 2019).

 

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : très élevé
Risque client : très mauvais

 

Le conseil du crédit manager

L’un des plus mauvais risques pour un exportateur actuellement. Les notes des différents assureurs-crédit, le rang au classement de Transparency International sur la corruption, et celui au classement « Doing Business » de la Banque mondiale se passent de tout commentaire. Aucun changement notable par rapport aux précédentes éditions du présent Atlas. La situation politique de ce pays toujours en reconstruction reste fragile, avec des poches d’instabilité. Parmi les sources d’incertitude, les reports successifs de la date de l’élection présidentielle, qui s’est finalement tenue fin décembre 2018 mais dont les résultats ne changeront rien à la forte instabilité politique du pays.

 

Notons particulièrement la faiblesse du système bancaire local. À titre d’exemple récent, citons l’imbroglio suscité par la mise en faillite d’une des principales banques du pays : la BIAC. En novembre 2016, ses actionnaires décidaient de la fermer définitivement, fermeture à laquelle s’est opposée la Banque centrale du Congo, laquelle s’est engagée à trouver un repreneur. Selon la presse locale (différents articles datés du 26 avril 2017), une société australienne aurait signé une lettre d’intention d’acquisition le 12 avril 2017. Mais à ce jour, l’opération ne s’est pas faite et la BIAC va droit à la faillite. À cet égard, en dépit des promesses de la Banque centrale de trouver un repreneur, début février 2019, son gouverneur déclarait que la BIAC devait être dissoute.

 

Signalons également le risque maximum de non transfert (dégradé 7/7 par Credendo), et de très grosses difficultés dans le recouvrement des créances impayées : tous ces points doivent inciter à la plus grande prudence dans les transactions et à beaucoup de rigueur dans le suivi des échéances. Le paiement d’avance est très fortement recommandé. C’est d’ailleurs la méthode la plus pratiquée dans les transactions commerciales internationales.

 

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

C’est impossible par les voies habituelles, du type prestataires spécialisés. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires européens (belges notamment) et français implantés localement et des autres fournisseurs.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc congolais (CDF).

 

Taux de change au 14 mai 2019 :
1 CDF = 0,000532 EUR
1 EUR = 1807,91 CDF

 

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro.

 

Conseillés
Le paiement d’avance essentiellement, et offshore si possible. Sinon un crédit documentaire irrévocable et confirmé (la confirmation sera sans doute très difficile à obtenir et assez onéreuse). D’autant plus que le réseau de correspondants bancaires étrangers se raréfie dangereusement.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Le paiement d’avance est fortement recommandé, ou bien en offshore quand l’importateur a un compte en euros : ces deux pratiques représentent la majorité des transactions. Si la transaction se fait par crédit documentaire confirmé, paiement à vue ou délai de 30 jours maximum.

 

Risques de retards de paiement
Ils sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 à 60 jours voire plusieurs mois. Ils sont souvent dus à un problème de disponibilité des devises.

 

Acomptes à la commande
Le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

 

Garanties bancaires locales

Il est possible mais difficile d’en obtenir.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• À noter que depuis le 13 juillet 2012, la République démocratique du Congo adhère à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). C’est un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est entré en vigueur en 1999 et applicable à ce jour dans 17 pays d’Afrique de l’Ouest. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.
Pour le tribunal compétent, on a le choix entre un tribunal local (mais la procédure risque d’être très longue, en moyenne 610 jours, et très aléatoire) et un tribunal français : opter pour ce dernier, en sachant que l’exécution du jugement sera également très longue.
Le pays est classé 165/189 par la Banque mondiale dans le classement Doing Business sur l’aspect « exécution des jugements ».

 

• Privilégier l’accord amiable.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo est classée au 188e rang mondial (inchangé par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 296 h. ; coût 2 223 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (192 h. ; 500 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 336 h. ; coût 3 039 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (174 h. ; 765 USD).

Actualités : République du Congo

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