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Mozambique

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 30,34

 

Capitale : Maputo

 

Devise : Metical mozambicain  (MZN)

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 2,5 % (estim.) ; 2018 : 2,96 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 1 210

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

 

Conjoncture

L’économie mozambicaine se redresse après une année 2016 difficile. La croissance atteindrait 4,7 % en 2017 et 5,3 % en 2018. L’inflation demeure élevée à 18 %. Les taux d’intérêt bancaires avoisinent les 30 %. La situation financière est toujours délicate. Le FMI n’a pas été satisfait de l’audit international sur les 2 milliards de dollars (Mds USD) de dettes occultées par les entreprises publiques Ematum, Proindicus et Mozambique Asset Management. Il exige toute la clarté avant de reprendre ses prêts.

 

Côté hydrocarbures, l’Italien ENI (25 %), l’Américain Exxon- Mobil (25 %), le Portugais Galp (10 %), le Coréen Kogas (10 %), le Chinois CNPC (20 %) et la société nationale d’hydrocarbures ENH (10 %) ont lancé le projet géant de gaz offshore Coral, dans le bassin de Rovuma (investissement 8 Mds USD ; 450 Mds m3). Il comprend une usine de liquéfaction flottante (FLNG) qui produira 3,4 millions de tonnes (Mt) de GNL/an, prévendues à British Petroleum (BP) sur 20 ans. Le Franco-Américain TechnipFMC, le Coréen Samsung Heavy Industries et le Japonais JGC réaliseront cette unité flottante, la première au monde sur un champ très profond (+2 000 m). Par ailleurs, l’Américain Anadarko développera le champ gazier offshore de Golfinho qui approvisionnera la première unité onshore de GNL (investissement 15 Mds USD ; 12 Mt/an ; démarrage 2022).

 

Dans l’énergie, Gigawatt Mozambique (filiale du Sud-Africain Gigapoule Power et des Mozambicains Eagle et Intelec) augmentera la capacité de sa centrale à gaz de Ressano Garcia des 120 MW actuels à 350 MW. Ncondezi Energy négocie avec China Machinery Engineering et General Electric pour construire et opérer une centrale (300 MW) et une mine de charbon à ciel ouvert à Tete. Hydroelectrica Cahora Bassa (2075 MW ; 92 % État) a annoncé un programme d’investissement de 500 M EUR. Dans le solaire, la Société financière internationale (SFI) a prêté 55 M USD au Norvégien Scatec Solar pour développer la première centrale photovoltaïque du pays (40 MW) à Mocuba.

 

Dans le secteur minier, le Japonais Mitsui a porté de 15 à 35 % sa participation dans le projet de charbon de Moatize et du corridor de Nacala (912 km) du Brésilien Vale. Un pool bancaire (JBIC, Nexi, SMBC, MUFG, BAD, Export Credit Insurance Corporation of South Africa) devait allouer, fin 2017, un prêt de 2,7 Mds USD pour refinancer la dette. L’Indien Essar Ports développera le nouveau terminal charbon au port de Beira (investissement 275 M USD ; concession de 30 ans), tandis que le Néerlandais Van Oord effectuera en urgence le drainage du port.

 

Dans l’agriculture, plusieurs projets sont à signaler : AgDevCo investit 1,5 M USD dans Citrum pour développer la banane ; le Norvégien Yara construit une unité d’ammoniaque et d’urée (investissement : 2 Mds USD ; 1,3 Mt d’engrais/an).

 

Le chef de l’État a rencontré en août Alfonso Dhlakama, leader historique de la Renamo ; des recommandations sur la décentralisation et les questions militaires seraient soumises à l’approbation du Parlement en février 2018. Les élections municipales sont prévues en 2018, les présidentielles (le président Nyusi a été désigné candidat du Frelimo en octobre 2017), législatives et provinciales en 2019.

 

Source : Rapport CIAN / Le MOCI, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Mds USD, évolution sur 2016)  :
Export : 4,719 (+42 %)
Import : 5,702 (+10 %)

 

Quatre premiers fournisseurs (avec part de marché) :

1 – Afrique du Sud 30 %
2 – Union européenne 19,6 %
3 – Singapour 8,1 %
4 – Chine 7,9 %
(Exportations françaises 2018 : 0,30 Md EUR, +16,22 %)

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 135/190 (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 158 /180 continue de se dégrader

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : D4 (risque de court terme significatif – avril 2019)

 

Coface : pays E ; environnement des affaires D (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 7/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (mai 2019)

 

Atradius : 8/10 (avril 2019).

 

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : très élevé en constante dégradation
Risque client : mauvais

 

Le conseil du crédit manager
Les notes de risques pays indiqués au début de cette fiche se passent de tout commentaire. Le Mozambique est l’un des pays les plus pauvres. Et comme le dit fort justement Coface, « l’environnement des affaires reste difficile ». Le risque de non transfert est maximum avec 7/7 selon Credendo… No comment. Devant l’impossibilité de recueillir des informations fiables sur les entreprises locales et compte tenu de la faiblesse du système bancaire local, ne prendre aucun risque : paiement d’avance ou offshore, ou crédit documentaire, éventuellement confirmé, mais avec beaucoup de difficultés et à quel prix ?

 

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Une tâche quasiment impossible. À ce jour, il n’existe aucune entité locale fournissant des informations économiques sur les entreprises. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires européens et français implantés localement, et également des autres fournisseurs.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale
Nouveau Metical Mozambiquais (MZN)

 

Taux de change au 14 mai 2019
1 EUR = 70,8950 MZN
1 MZN = 0,01382 EUR
1 USD = 63,1090 MZN
1 MZN = 0,01553 USD

 

Meilleures monnaies de facturation des échanges
L’euro (EUR) et le dollar américain (USD).

 

Conseillés
Virement bancaire ou crédit documentaire, de préférence confirmé. Localement les crédits documentaires sont parfois assez difficiles à obtenir compte tenu de la faiblesse du système bancaire et des lourdeurs administratives mais surtout, les possibilités de confirmation se raréfient et sont de plus en plus onéreuses.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Essentiellement paiement d’avance, le plus souvent offshore. Sinon, crédit documentaire à vue.

 

Risques de retards de paiement
Élevés si transaction non sécurisée, essentiellement à cause de l’insuffisance de devises fortes.

 

Acomptes à la commande
Très fortement recommandé si l’on ne peut obtenir 100 % de paiement d’avance.

 

Garanties bancaires locales

Tous les types de garanties de marché sont disponibles mais dans l’ensemble, commissions onéreuses.

 

Tribunal compétent en cas de litige

En théorie, les contrats (surtout s’ils sont avec des entités publiques) doivent être soumis au droit local et les tribunaux locaux sont supposés être les seuls compétents. Le Mozambique n’a pas ratifié la Convention de New York sur l’arbitrage international. Il sera très difficile de faire reconnaître une décision rendue à l’étranger. Et comme localement le système judiciaire laisse à désirer, avant toute action, privilégier une transaction extrajudiciaire.
Pour information, le pays est classé 184/189 par la Banque mondiale dans le classement Doing Business sur l’aspect « exécution des jugements ».

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, le Mozambique est classé au 91e rang mondial (+18 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 66 h. ; coût 602 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (36 h. ; 160 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 9 h. ; coût 399 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (16 h. ; 60 USD).

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