Ouzbékistan

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Économie de l’Ouzbékistan

Informations générales

Capitale : Tachkent

Superficie : 447 400 km²

Population : 36,4 millions d’habitants (2024, Banque mondiale) — 38,5 millions selon la projection FMI utilisée pour les indicateurs macroéconomiques 2026.

Langue officielle : Ouzbek

Monnaie : Soum ouzbek (UZS). Régime de change flottant depuis septembre 2017.

Appartenance régionale : CEI, OCS, OCS (Organisation de coopération de Shanghai) ; candidat à l’OMC

Indicateurs économiques clés

PIB nominal : 114,97 milliards USD en 2024 (Banque mondiale). 137,5 milliards USD en 2025 (FMI, estimation).

Taux de croissance du PIB réel : +6,5 % en 2024, soutenu par une demande intérieure robuste (FMI, Article IV juin 2025). La croissance a atteint +7,6 % en glissement annuel sur les neuf premiers mois de 2025, tirée par l’investissement et la consommation des ménages ; le FMI prévoit qu’elle dépassera 7 % sur l’ensemble de 2025 et se maintiendra autour de 6 % en 2026.

PIB par habitant (nominal) : 3 162 USD en 2024 (Banque mondiale).

PIB par habitant (PPA) : 11 704 USD en 2024 (FMI).

Taux d’inflation (IPC) : 7,8 % en glissement annuel à fin octobre 2025, en repli par rapport au pic de 9,6 % enregistré en 2024 (FMI). Le FMI projette 7,3 % pour 2026.

Taux de chômage : 4,6 % en 2025 (estimation modélisée OIT, Banque mondiale). Plus de la moitié des emplois demeurent dans le secteur informel (Coface).

Déficit public : 3,2 % du PIB en 2024, résultat meilleur que l’objectif initial de 4 %, grâce à la réduction des subventions énergétiques et au meilleur ciblage des dépenses sociales. Les autorités maintiennent un objectif de déficit consolidé à 3 % du PIB en 2025 et 2026.

Dette publique : 32,3 % du PIB à fin septembre 2025, risque jugé faible par le FMI.

Réserves de change : 55 milliards USD début octobre 2025, soit environ 14,4 mois d’importations, portées en grande partie par la hausse du cours de l’or (80 % des réserves).

Taux directeur de la Banque centrale : 14 % depuis mars 2025, maintenu par la Banque centrale d’Ouzbékistan (BCO).

Notations souveraines (2025) : Fitch a relevé la note à BB (perspective stable) en juin 2025 — première hausse depuis 2018 ; Moody’s a maintenu Ba3 en relevant la perspective de « stable » à « positive » ; S&P a également relevé sa perspective à « positive ».

Structure de l’économie

Les services constituent le principal moteur de la croissance, représentant environ 45 % du PIB. Le secteur industriel contribue à hauteur de 30,6 % du PIB et emploie 27,9 % de la main-d’œuvre totale (Banque mondiale). L’agriculture, bien que sa part recule, conserve un rôle structurant, notamment à travers les exportations de coton et de fruits et légumes.

L’Ouzbékistan possède les quatrièmes réserves d’or au monde et occupe le douzième rang mondial, ainsi que le deuxième rang parmi les pays de la CEI, en termes de production aurifère. Le pays est également le deuxième producteur de gaz naturel d’Asie centrale.

Conjoncture économique

Deuxième économie et pays le plus peuplé d’Asie centrale, l’Ouzbékistan connaît une croissance vigoureuse, portée par les réformes structurelles accompagnant l’ouverture économique accélérée depuis 2017 et des flux de capitaux en accélération depuis 2022. En moyenne, le PIB réel a progressé de 5,3 % par an sur la période 2017-2024.

La dynamique de 2025 est particulièrement soutenue. La croissance sur les neuf premiers mois de 2025 est estimée à +7,6 % en glissement annuel, soutenue par les services, l’industrie, les transports, les TIC et le commerce. L’activité a été stimulée par des flux de capitaux significatifs. Les envois de fonds depuis l’étranger ont atteint 14,8 milliards USD (13,1 % du PIB) en 2024, avec une progression de 30 %, confirmée sur les neuf premiers mois de 2025 (+24 % en glissement annuel, à 13,9 milliards USD).

Les investissements directs étrangers ont progressé de 32 % en 2024 à 2,8 milliards USD, portant le stock total à 18,6 milliards USD, soit 13,5 % du PIB. Des projets majeurs ont été finalisés en 2025, notamment un parc éolien de 2,4 milliards USD en partenariat avec ACWA Power et une usine de véhicules électriques issue de la collaboration entre BYD et UzAuto Motors.

L’inflation, bien qu’en repli, demeure élevée, principalement en raison des hausses de tarifs de l’énergie et des transports, résultant de la réforme progressive des subventions énergétiques engagée en 2024 pour aligner les prix sur les coûts réels de production. La convergence vers la cible de 5 % fixée par la BCO est attendue d’ici fin 2027.

La forte présence de l’État dans l’économie — via les entreprises publiques et les banques commerciales étatiques, qui détiennent encore 65 % des actifs bancaires — freine la concurrence et limite l’émergence d’un secteur privé pleinement compétitif. Si des privatisations ont été engagées (Ipoteka, Agroexportbank, Poytakht), les mécanismes de prêts préférentiels représentaient encore 24,1 % des crédits en 2024.

Finances publiques et dette

Les autorités ouzbèkes se sont engagées à respecter un plafond de déficit annuel de 3 % du PIB, le FMI estimant que cet objectif nécessitera un élargissement de la base fiscale. L’accumulation des partenariats public-privé (PPP) constitue une vulnérabilité croissante : leur coût potentiel pour l’État est estimé à 15 % du PIB à court terme et jusqu’à 34 % d’ici 2026.

La dette extérieure, majoritairement concessionnelle, se stabilise autour de 55 % du PIB. L’Ouzbékistan présente un risque faible de surendettement selon le FMI. Le ratio de capitalisation du secteur bancaire est stable, de l’ordre de 17,5 %.

Commerce extérieur

En 2024, le commerce extérieur de l’Ouzbékistan a atteint 65,9 milliards USD (+3,8 % par rapport à 2023), avec des exportations de 26,95 milliards USD (+8,4 %) et des importations de 38,98 milliards USD (+0,8 %), dégageant un déficit commercial de 12,04 milliards USD.

Sur les onze premiers mois de 2025, le commerce extérieur a atteint 72,8 milliards USD, en hausse de 21,8 % par rapport à la même période de 2024. Les exportations ont progressé de 26,2 % à 30,9 milliards USD, tandis que les importations ont augmenté de 18,7 % à 41,9 milliards USD.

L’or demeure le principal produit d’exportation, représentant 44 % des ventes en 2024, suivi du coton (7 %), des carburants (6 %) et des produits agricoles. Les importations sont dominées par les machines et équipements de transport (34,6 %), les produits industriels (15,5 %) et les produits chimiques (12 %).

Les principaux partenaires commerciaux en 2024 sont la Chine (18,9 % du commerce total), la Russie (17,6 %), le Kazakhstan (6,5 %), la Turquie (4,5 %) et la Corée du Sud (3,0 %).

Le déficit de la balance commerciale a sensiblement diminué sur les neuf premiers mois de 2025, s’élevant à 6,4 milliards USD (4,7 % du PIB) contre 8,6 milliards USD sur la même période de 2024, grâce à une progression plus rapide des exportations en valeur (+33,3 %).

Relations commerciales avec la France

Le commerce bilatéral franco-ouzbek a été multiplié par cinq depuis 2021, passant de 280 millions USD à 1,13 milliard USD en 2024 (795 millions USD d’exportations françaises et 336 millions USD d’importations). La France est ainsi passée du 16e au 10e rang des fournisseurs de l’Ouzbékistan, avec une part de marché de 1,55 % (DG Trésor).

En 2024, les exportations françaises ont atteint 371 millions d’euros et les importations depuis l’Ouzbékistan 149 millions d’euros. L’uranium représente plus de 90 % des importations françaises, complété par d’autres minéraux, des produits agricoles et du coton.

La visite d’État du président ouzbek à Paris les 12 et 13 mars 2025 a officiellement élevé la relation bilatérale au rang de partenariat stratégique. Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte plus large marqué par le sommet UE-Asie centrale organisé à Samarcande en avril 2025, lors duquel un plan d’investissement européen de 12 milliards d’euros a été annoncé dans le cadre de la stratégie Global Gateway.

Le stock d’investissements français en Ouzbékistan s’élève à 130 millions d’euros en 2024, avec des flux de 55 millions d’euros (Banque de France, 2025).

Intégration internationale et réformes

L’Ouzbékistan s’engage à maintenir un « fort élan » en vue d’accéder à l’OMC en 2026 : lors de la réunion du Groupe de travail du 9 mars 2026, le vice-Premier ministre Khodjaev a réaffirmé la détermination du pays à conclure le processus d’accession cette année. À cette date, 30 accords bilatéraux ont été déposés auprès du Secrétariat de l’OMC, dont des accords récents avec l’Union européenne, la Chine, le Royaume-Uni, la Suisse, le Canada et l’Australie.

La déclaration conjointe de mars 2025 avec le Kirghizistan et le Tadjikistan a mis fin aux différends frontaliers entre ces trois pays. Les relations avec la Russie demeurent essentielles, notamment dans le secteur énergétique (importations de gaz), et un accord signé fin 2024 prévoit la construction de six réacteurs nucléaires russes d’ici 2029.

Points de vigilance

Dépendance aux transferts de fonds depuis la Russie : Les envois de fonds représentent 13,1 % du PIB en 2024, provenant principalement de la Russie. Tout ralentissement de l’économie russe ou dépréciation du rouble fragilise directement les revenus des ménages ouzbeks et la demande intérieure.

Concentration des exportations sur l’or : Les risques de dépenses pro-cycliques liées à des recettes aurifères supérieures aux prévisions, et la volatilité des prix des matières premières, constituent des risques baissiers identifiés par le FMI.

Présence étatique et secteur bancaire : Les banques publiques présentent des niveaux de liquidité et de rentabilité inférieurs à leurs concurrentes privées ; leur recapitalisation a représenté 5,8 milliards USD (5 % du PIB) entre 2017 et 2023.

PPP et passifs contingents : La multiplication des partenariats public-privé fait peser un risque budgétaire croissant.

Inflation structurellement élevée : Malgré la politique monétaire restrictive, l’inflation reste nettement au-dessus de la cible de 5 % de la BCO, notamment en raison de la réforme en cours des tarifs énergétiques.

⚠ Point d’attention : De forts soupçons persistent quant à l’implication d’entités ouzbèkes dans le contournement des sanctions contre la Russie via la réexportation de produits occidentaux (Coface). Dans le cadre de son 16e paquet de sanctions (février 2025), l’UE a ciblé des entités situées en Ouzbékistan soupçonnées d’avoir participé au contournement des restrictions commerciales ou à l’acquisition par la Russie de matériels sensibles. Les exportateurs français à destination de l’Ouzbékistan doivent exercer une diligence renforcée sur l’utilisation finale de leurs produits et l’identité de leurs contreparties, conformément aux obligations de la réglementation européenne sur les sanctions.

Sources : DG Trésor – Situation macro-économique de l’Ouzbékistan (décembre 2025), FMI – Visite du personnel en Ouzbékistan (novembre 2025), FMI – Article IV Ouzbékistan (juin 2025), FMI – Fiche pays Ouzbékistan (2026), Banque mondiale – Données Ouzbékistan (2024-2025), Coface – Fiche risque pays Ouzbékistan (2025), Bpifrance – Fiche pays Ouzbékistan (septembre 2025), DG Trésor – Relations commerciales bilatérales France-Ouzbékistan, MEAE – Fiche pays Ouzbékistan (octobre 2025), OMC – Accession Ouzbékistan (mars 2026), Comité national des statistiques d’Ouzbékistan (décembre 2025), DGD France – 16e paquet de sanctions UE contre la Russie (2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Vue d’ensemble : une dynamique commerciale en forte accélération

Le commerce extérieur total de l’Ouzbékistan a dépassé 81 milliards de dollars en 2025, avec une forte croissance des exportations comme des importations. Cette trajectoire constitue une accélération notable par rapport à 2024 : le chiffre d’affaires du commerce extérieur avait atteint 65,9 milliards de dollars en 2024, soit une augmentation de 3,8 % par rapport à 2023.

Sur les onze premiers mois de 2025, le commerce extérieur a atteint 72,8 milliards de dollars, en progression de 21,8 % par rapport à la même période de 2024, avec une croissance des exportations nettement supérieure à celle des importations, signe de changements qualitatifs dans la structure économique.

Balance commerciale

L’Ouzbékistan présente une balance commerciale structurellement négative. En 2024, les exportations ont augmenté de 8,4 % pour atteindre 26,9 milliards USD, tandis que les importations ont légèrement progressé de 0,8 % à 39 milliards USD, réduisant le déficit commercial de 12 % à environ 12 milliards USD. La tendance s’améliore nettement en 2025 : sur les neuf premiers mois de 2025, le déficit commercial s’est élevé à 6 427 millions USD (4,7 % du PIB) contre 8 626 millions USD sur la même période de 2024, grâce à une progression plus rapide des exportations en valeur (+33,3 %).

Structure des exportations

Or : L’or demeure le premier produit d’exportation du pays. Au premier trimestre 2025, il représentait 44 % de la valeur totale des exportations, avec des expéditions atteignant 3,65 milliards de dollars, en hausse de 36,8 % par rapport à l’année précédente. Sur les cinq premiers mois de 2025, les exportations d’or ont atteint 6,49 milliards de dollars, en progression de 54,8 % par rapport à la même période de 2024. Cette hausse est largement attribuée à une forte demande internationale et à des cours de l’or proches de niveaux records, autour de 3 000 dollars l’once.

Textiles : les exportations de produits textiles ont atteint 2,27 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2025 (7,3 % du total), avec une structure à haute valeur ajoutée dominée par les produits finis (51,6 %) et les fils (28,4 %). Ce secteur bénéficie depuis 2022 de la levée totale du boycott international sur le coton ouzbek, après certification de la fin du travail forcé.

Services : les exportations de services ont atteint 8,48 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2025 (+28,9 % en glissement annuel), portées principalement par le tourisme, qui représente 53,3 % du total des exportations de services.

Autres exportations : l’or demeure le principal produit d’exportation, représentant 44 % des ventes en 2024, suivi du coton (7 %), des carburants (6 %) et des produits agricoles. À l’importation, les machines et équipements de transport dominent la structure (33,8 %), suivis des biens industriels (15,3 %) et des produits chimiques (11,8 %).

Structure des importations

Les importations progressaient de 9,9 % sur les sept premiers mois de 2025, avec une structure dominée par les machines et équipements de transport (33,3 %), les biens manufacturés (16 %) et les produits chimiques (12,8 %). Les importations de produits alimentaires et d’animaux vivants ont atteint 4,5 milliards de dollars en 2025 (+23,5 % en glissement annuel), avec une forte hausse des importations de viande (+70,6 %) face à la hausse des prix intérieurs.

Partenaires commerciaux

Principaux partenaires globaux (janv.–nov. 2025) : la Chine s’impose comme le premier partenaire commercial avec 20,1 % de part dans le commerce total (14,6 milliards de dollars). La Russie occupe le deuxième rang (16,2 %, soit 11,8 milliards de dollars), suivie du Kazakhstan (6 %, 4,4 milliards) et de la Turquie (3,7 %, 2,7 milliards).

Principaux clients à l’exportation (2025 annuel) : la Russie est la première destination des exportations ouzbèkes (12,8 %), devant la Chine (7,3 %), le Kazakhstan (4,6 %), l’Afghanistan (4,5 %), la Turquie (3,4 %), la France (2,6 %), le Kirghizstan (2,3 %), les Émirats arabes unis (2,1 %), le Tadjikistan (2 %) et le Pakistan (1 %). Ces dix pays absorbent environ 40 % du total des exportations.

Principaux fournisseurs à l’importation (janv.–juil. 2025) : la Chine représente 28,7 % des importations (6,98 milliards de dollars), la Russie 19,3 % (4,7 milliards), le Kazakhstan 7,6 % (1,84 milliard), la Turquie 4,1 % (994 millions), la Corée du Sud 3,9 % (957 millions), l’Allemagne 2,8 % (682 millions) et l’Inde 2,6 % (636 millions).

Relations commerciales France – Ouzbékistan

Le commerce bilatéral franco-ouzbek a connu une progression remarquable, passant de 280 millions de dollars en 2021 à plus de 1,1 milliard de dollars en 2024. En 2024, les exportations françaises ont atteint 371 millions d’euros et les importations françaises depuis l’Ouzbékistan 149 millions d’euros.

L’année 2023 a établi un record avec 621 millions d’euros de ventes françaises (+157,6 %), portées principalement par l’aéronautique (46 % du total), la chimie (20,7 %) et les machines et équipements (7,2 % en incluant le matériel agricole). Les importations françaises depuis l’Ouzbékistan correspondent quasi intégralement à des livraisons de composés d’uranium (90 % en 2023), faisant de l’Ouzbékistan le 4e fournisseur d’uranium de la France.

La France figure désormais au 6e rang des destinations des exportations ouzbèkes en 2025, avec 2,6 % du total. Selon la Direction générale du Trésor, l’Ouzbékistan est le 65e client de la France et son 103e fournisseur, représentant 0,104 % des exportations françaises dans le monde.

La visite d’État du président ouzbek à Paris en mars 2025 a officiellement élevé la relation bilatérale au rang de partenariat stratégique. La présence française en Ouzbékistan est de plus en plus structurante, avec plus de 50 entreprises françaises dans le pays représentant un portefeuille de projets dépassant 10 milliards de dollars dans des secteurs stratégiques (énergie, agroalimentaire, transport).

Cadre commercial multilatéral et intégration régionale

Adhésion à l’OMC : l’Ouzbékistan a soumis sa candidature à l’OMC dès 1994 et mène des négociations actives depuis 2020. Fin 2025, les négociations bilatérales d’accès au marché ont été conclues avec 33 des 34 membres engagés de l’OMC, dont l’UE, la Chine, le Royaume-Uni, la Suisse, le Canada et l’Australie. Un protocole bilatéral avec la Russie a également été signé le 21 décembre 2025, lors d’une visite de travail du président Mirziyoyev à Saint-Pétersbourg. L’Ouzbékistan reste engagé à finaliser son adhésion à l’OMC lors de la 14e Conférence ministérielle (MC14), prévue au Cameroun en mars 2026.

Accord de partenariat renforcé UE-Ouzbékistan (EPCA) : l’Union européenne et l’Ouzbékistan ont annoncé en octobre 2025 la conclusion de leurs négociations bilatérales sur l’accès au marché pour les services et les biens, dans le cadre du processus d’adhésion à l’OMC. L’EPCA, signé à Bruxelles le 24 octobre 2025, remplace l’accord de 1996 ; les deux parties ont également annoncé la conclusion des négociations bilatérales sur l’accès au marché. Le commerce total UE-Ouzbékistan a atteint près de 4,8 milliards d’euros en 2024, doublant presque depuis 2020.

GSP+ : depuis avril 2021, l’Ouzbékistan bénéficie d’un accès préférentiel unilatéral au marché de l’UE dans le cadre du régime incitatif spécial pour le développement durable (GSP+). L’UE est le 3e partenaire commercial de l’Ouzbékistan (10,4 % des échanges en 2024) et sa 2e destination d’exportation (7,2 % des exportations).

UÉEA : l’Ouzbékistan a annoncé en octobre 2025 qu’il ne poursuivra pas une adhésion à part entière à l’Union économique eurasienne (UÉEA), préférant conserver son statut d’observateur, ce qui préserve sa marge de manœuvre dans ses négociations avec l’OMC et l’UE.

Points de vigilance

Concentration sur l’or : l’or représente environ 44 % des exportations et reste exposé à la volatilité des cours mondiaux. Toute correction significative du prix de l’or affecterait mécaniquement la balance commerciale et les réserves de change.

Dépendance aux envois de fonds russes : les transferts de fonds depuis l’étranger (principalement la Russie) ont atteint 14,8 milliards USD ou 13,1 % du PIB en 2024, en hausse de 30 % en glissement annuel. Un durcissement des politiques migratoires russes ou un ralentissement de l’économie russe fragiliserait directement la demande intérieure ouzbèke.

Déficit structurel en biens : malgré son amélioration, le solde commercial demeure profondément déficitaire, notamment en raison des importations massives de machines et équipements nécessaires à la modernisation industrielle.

Tensions tarifaires mondiales : le tarif douanier de 10 % annoncé par les États-Unis en avril 2025 ne devrait avoir qu’un impact limité compte tenu de la faible exposition au marché américain, mais le pays pourrait être affecté indirectement via un ralentissement de la demande chez ses partenaires commerciaux.

⚠ Point d’attention : dans le cadre du 16e paquet de sanctions de l’UE contre la Russie (février 2025), des restrictions à l’exportation renforcées ont été imposées à des entités situées notamment en Ouzbékistan, soupçonnées de participation au contournement des sanctions occidentales ou à l’acquisition de matériels sensibles par la Russie. De forts soupçons persistent quant à l’implication de l’Ouzbékistan dans le contournement des sanctions contre la Russie via la réexportation de produits occidentaux. Pour les exportateurs français de biens à double usage (électronique, mécanique, composants industriels), une vigilance accrue sur la destination finale des produits et la solidité des contreparties locales est indispensable, sous peine d’exposition à des procédures de sanctions secondaires.

Sources : DG Trésor – Situation économique et financière de l’Ouzbékistan (déc. 2025), DG Trésor – Commerce extérieur de l’Ouzbékistan 2023 (août 2024), DG Trésor – Relations commerciales bilatérales France-Ouzbékistan (déc. 2025), Comité national de statistique d’Ouzbékistan – Commerce extérieur janv.-nov. 2025 (déc. 2025), INVEXI – Commerce extérieur janv.-nov. 2025 (déc. 2025), Kun.uz – Commerce extérieur annuel 2025 (janv. 2026), OMC – Adhésion Ouzbékistan (nov. 2025), Commission européenne – EPCA et accord OMC (oct. 2025), MEAE – Relations France-Ouzbékistan (2025), Élysée – Déclaration conjointe partenariat stratégique France-Ouzbékistan (mars 2025), ITA (US Dept. of Commerce) – Uzbekistan Market Overview (2025), Times of Central Asia – Exportations d’or 2025 (juil. 2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Ouzbékistan – Risques pays Notations et indicateurs de risque Notations des agences spécialisées Coface (2025-2026) : La croissance économique devrait rester robuste en 2025 et 2026, malgré un léger ralentissement, ce qui conforte le positionnement de Coface sur l...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Ouzbékistan — Mobilité et pratique

Chiffres clés

Indice de paix mondial (GPI 2025) : 67e sur 163 pays (en progression de 2 places) — Kazakhstan 1er en Asie centrale (56e)

Monnaie : Som ouzbek (UZS) — non disponible à l’étranger

Décalage horaire : UTC +5 (pas de changement d’heure)

Indicatif téléphonique : +998

Coût de la vie (2026) : en moyenne 56 % moins élevé qu’en France ; la restauration revient à 62 % moins cher et les transports à 79 % moins cher

Taux de chômage (2025) : 5,1 % au premier semestre 2025

Population active : 15,4 millions sur 20,3 millions en âge de travailler ; 14,6 millions en emploi

⚠ Point d’attention : En mars 2025, les autorités tadjikes, ouzbèkes et kirghizes sont parvenues à un accord sur la délimitation de leurs frontières communes. Malgré cet accord, des tensions pourraient surgir pendant et après le processus de délimitation, des affrontements armés ayant eu lieu dans la région montagneuse à la frontière des trois pays.

S’y rendre

Formalités d’entrée pour les ressortissants français

Depuis le 5 octobre 2018, les citoyens français n’ont plus besoin de visa d’entrée en Ouzbékistan pour des séjours jusqu’à 30 jours. Un visa est obligatoire pour tout séjour supérieur à 30 jours. Il peut être sollicité sous forme d’e-visa auprès des autorités ouzbèkes (evisa.mfa.uz) pour un montant de 20 USD, valable 30 jours, traité en 3 jours ouvrés.

Le passeport doit être valide au moins 3 mois après la date de retour. Pour les séjours de long terme (travail, investissement, études, regroupement familial), des visas spécifiques sont nécessaires. Le processus passe par une invitation officielle ou un sponsor local (employeur, organisme de formation, partenaire d’affaires) et peut exiger un « visa support » obtenu auprès du ministère des Affaires étrangères ouzbek via une agence agréée.

Enregistrement obligatoire : Tout étranger arrivant en Ouzbékistan doit être enregistré auprès des autorités dans les trois jours suivant son arrivée, week-end compris. Les hôtels s’en chargent automatiquement, mais pour un hébergement privé (chez un particulier, Airbnb), l’hôte doit effectuer cet enregistrement via la plateforme emehmon.uz. Chaque changement de ville pour un séjour de plus de trois jours nécessite un nouvel enregistrement. Un défaut d’enregistrement peut entraîner des amendes ou, dans les cas graves, une expulsion.

« Golden Visa » investisseurs : Le 18 avril 2025, le président Mirziyoyev a signé un décret instaurant un programme dit « Golden Visa » pour les investisseurs étrangers, entré en vigueur le 1er juin 2025. Il permet d’obtenir un titre de séjour de 5 ans moyennant un investissement d’au moins 250 000 USD pour le demandeur principal et 150 000 USD par membre de la famille. Un permis de 10 ans est accessible pour un investissement de 3 millions USD dans des entreprises de production de biens ou de services.

Sécurité

Les voyages en Ouzbékistan sont en principe considérés comme sûrs. Le pays est l’un des plus stables et des plus sûrs de la région selon plusieurs indicateurs internationaux. La criminalité de rue existe (pickpockets, vols à l’arraché) mais les agressions graves contre des étrangers sont rares. Les principales contraintes concernent davantage la bureaucratie, les règles de séjour et certains aspects de la vie quotidienne que la sécurité pure.

Le ministère des Affaires étrangères français déconseille formellement tout déplacement dans les zones frontalières avec l’Afghanistan et le Tadjikistan et, sauf raison impérative, dans les zones frontalières avec le Kirghizistan. La frontière terrestre entre l’Ouzbékistan et l’Afghanistan est fermée depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021 ; la zone est fortement surveillée et l’armée ouzbèke a établi plusieurs points de contrôle.

Dans certaines régions, les communications téléphoniques mobiles et l’accès à Internet peuvent être temporairement bloqués. Les critiques exprimées en public à l’encontre du gouvernement et du système politique, ainsi que la photographie de zones et installations militaires, sont proscrites. Les drones radiocommandés ne peuvent être importés et utilisés qu’avec un permis délivré par les autorités ouzbèkes.

Présence française en Ouzbékistan

La communauté française immatriculée reste modeste (données les plus récentes disponibles : environ 105 personnes en 2016 selon le registre consulaire). L’ambassade de France est implantée au 25, rue Istiqbol à Tachkent (tél. : +998 71 232 81 00). À compter du 11 mars 2026, les demandeurs de visa déposent directement leur dossier auprès de TLSContact ; l’ambassade de France ne reçoit plus de public pour les demandes de visa.

Avant tout départ, il est recommandé de s’inscrire sur le portail Ariane du MEAE. Pour les démarches consulaires, le Service France consulaire est joignable du lundi au vendredi, de 7h00 à 15h00 (heure de Paris) : numéro local : +998 71 205 58 12 ; numéro français : +33 1 70 75 40 53.

L’Ouzbékistan appartient à la circonscription électorale consulaire « Asie centrale et Moyen-Orient » dont le chef-lieu est Dubaï. Les prochaines élections consulaires se tiendront le dimanche 31 mai 2026.

Marché du travail et emploi expatrié

Le marché du travail ouzbek reflète une transformation économique en cours, avec un chômage en baisse à 5,1 % au premier semestre 2025 et un emploi formel en expansion rapide. Le passage du travail informel au travail formel crée des opportunités pour les cadres internationaux qualifiés, notamment dans les technologies, l’éducation et le conseil.

Les secteurs qui recrutent le plus d’étrangers sont l’enseignement (en particulier l’anglais), le tourisme, l’agriculture à haute valeur ajoutée, l’IT et, dans une moindre mesure, le pétrole et le gaz. La politique de réformes économiques et d’ouverture menée ces dernières années a entraîné une nette progression des investissements étrangers, de la croissance et des opportunités dans des secteurs comme l’énergie, l’agriculture, le tourisme ou l’IT.

Permis de travail : Pour être employé légalement, une entreprise ouzbèke doit d’abord obtenir une licence lui permettant d’embaucher des étrangers, puis demander un permis de travail pour chaque employé étranger. La procédure standard demande environ une quinzaine de jours ouvrables. Les résidents du parc IT (IT Park) et les directeurs de bureaux de représentation de sociétés étrangères bénéficient de régimes simplifiés. Le processus complet peut s’étendre sur 2 à 3 mois.

Les salaires locaux restent inférieurs aux standards occidentaux. L’Ouzbékistan est davantage adapté aux télétravailleurs rémunérés à l’international, aux retraités disposant d’une pension étrangère ou aux cadres détachés par des entreprises internationales qu’à ceux qui comptent vivre uniquement sur un revenu local de niveau moyen.

Principaux portails pour la recherche d’emploi : Expat.com OuzbékistanFLE.fr (enseignement du français)Emplois Diplomatie (réseau culturel français)

Coût de la vie et conditions d’installation

Le coût de la vie est particulièrement bas, même à Tachkent, tout en offrant une qualité de vie convenable pour qui dispose de revenus étrangers ou d’un bon salaire local. Selon les données Numbeo compilées à fin 2025, les dépenses mensuelles estimées pour une famille de quatre personnes à Tachkent s’élèvent à environ 1 632 € (hors loyer).

L’Ouzbékistan fonctionne encore très largement en espèces. Le som ouzbek n’est pas disponible à l’étranger ; il faut arriver avec des devises à changer dans les bureaux de change officiels, en priorité des dollars américains récents et en bon état. Les cartes bancaires internationales sont acceptées dans les grands hôtels, restaurants et magasins de Tachkent, mais leur usage reste limité en province. Les distributeurs automatiques sont présents dans les grandes villes mais rares ailleurs.

Pour un premier départ, la plupart des étrangers choisissent Tachkent, la capitale. Cette métropole de près de 3 millions d’habitants est moderne, dotée d’un métro, de centres commerciaux, d’un aéroport international et de la quasi-totalité des écoles internationales et des cliniques privées sérieuses.

Santé : Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer en Ouzbékistan. Les vaccinations universelles sont vivement conseillées (diphtérie, tétanos, polio, hépatites A et B) ; la typhoïde et la rage sont recommandées pour les séjours en zone rurale ou montagneuse. Les soins médicaux à Tachkent atteignent un niveau correct, avec plusieurs cliniques internationales. En revanche, les infrastructures restent limitées dans les zones rurales, et un rapatriement médical peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros sans couverture adaptée. Une assurance médicale et rapatriement est indispensable.

Climat : L’Ouzbékistan est un pays très sec : en été, les températures dépassent facilement les 40 °C et en hiver elles peuvent chuter jusqu’à -20 °C dans certaines régions. Les périodes optimales pour les déplacements professionnels sont avril-mai et septembre-octobre.

Transports intérieurs : Les trains à grande vitesse « Afrosiyob » relient Tachkent à Samarcande en 2 heures et à Boukhara en 3h40. La carte SIM locale prépayée 4G est disponible à l’aéroport sur présentation du passeport, pour un coût d’environ 10 €/mois.

Conseils pratiques

S’inscrire sur Ariane (MEAE) avant tout départ ou prise de poste.

Consulter impérativement la fiche Conseils aux voyageurs Ouzbékistan (MEAE, actualisée mars 2026).

Prévoir des dollars américains en billets neufs pour les échanges ; anticiper les retraits dans les grandes villes.

Conserver méticuleusement les fiches d’enregistrement hôtelières ou obtenir l’enregistrement OVIR en hébergement privé via emehmon.uz.

Ne jamais photographier installations militaires, postes de contrôle, ni personnels en uniforme.

Pour tout déplacement dans le sud du pays (région de Surkhandarya, ville de Termez), vérifier les conditions de sécurité auprès de l’ambassade.

Prévoir un stock suffisant de médicaments : l’importation de médicaments est rigoureusement réglementée en Ouzbékistan ; emportez une quantité suffisante avec vous.

Les drones ne peuvent être utilisés qu’avec une autorisation préalable des autorités ouzbèkes.

Sources : France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Ouzbékistan (2026), Ambassade de France à Tachkent (2026), France-Visas Ouzbékistan (2026), MEAE – Expatriation Ouzbékistan (2022, chiffres généraux), Global Peace Index 2025 – IEP (2025), Gouvernement du Canada – Conseils Ouzbékistan (mars 2026), DFAE Suisse – Conseils Ouzbékistan (mars 2026), Expat.com – Guide Ouzbékistan (2025), Guide expatriation Ouzbékistan – cyriljarnias.com (janvier 2026), Numbeo – Coût de la vie Tachkent (2025), Library of Congress – Golden Visa Ouzbékistan (juin 2025), La Presse Turquoise – Marché du travail ouzbek (août 2025)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN OUZBÉKISTAN
Représentation diplomatique de la France auprès de la République d’Ouzbékistan. Assure les fonctions consulaires (passeports, visas, protection des ressortissants) et pilote la coopération bilatérale. Ambassadeur : M. Walid FOUQUE.
Adresse : 25, rue Istiqbol – 700047 Tachkent
Tél. : +998 71 232 81 00
Tél. d’urgence (nuit, week-end et jours fériés) : +998 90 167 37 99
Fax : +998 71 233 62 10
Email : [email protected]
Site : https://uz.ambafrance.org/

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR – TACHKENT
Représentation de la Direction générale du Trésor pour l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Assure la veille économique, accompagne les entreprises françaises et soutient le développement de leurs projets en Asie centrale. Basé au sein de l’ambassade de France.
Adresse : 25, rue Istiqbol – 700047 Tachkent
Tél. : +998 71 233 53 82
Email : [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/UZ

BUSINESS FRANCE – COUVERTURE DEPUIS ALMATY (KAZAKHSTAN)
Business France ne dispose pas de bureau physique permanent à Tachkent. L’Ouzbékistan est couvert depuis le hub régional d’Almaty (Kazakhstan). Pour les prestations d’amorçage commercial (VIE, prospection, études de marché), les entreprises françaises sont orientées vers les opérateurs référenciés Team France Export actifs sur la zone Asie centrale, dont la CCI France Ouzbékistan.
Contact hub Almaty : https://export.businessfrance.fr/kazakhstan/nos-bureaux-a-votre-service.html
Site : https://www.businessfrance.fr

ATTACHÉ DOUANIER
L’Ouzbékistan ne fait pas l’objet d’un poste d’attaché douanier dédié. La zone Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan) est couverte depuis Moscou. Pour toute question douanière, contacter le service Infos Douane Service.
Tél. (depuis la France) : 0 800 94 40 40 (gratuit)
Tél. (depuis l’étranger) : +33 1 72 40 78 50
Site : https://www.douane.gouv.fr

AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT (AFD) – BUREAU D’OUZBÉKISTAN
Présente en Ouzbékistan depuis 2015, l’AFD accompagne le pays dans la transition énergétique, le développement urbain (eau, déchets, assainissement) et la gouvernance économique. Son bureau est situé au sein de l’ambassade. Interlocuteur clé pour les entreprises françaises intervenant dans le cadre de projets financés par des bailleurs multilatéraux.
Adresse : 25, rue Istiqbol – 700047 Tachkent
Site : https://www.afd.fr/fr/page-region-pays/ouzbekistan

Les acteurs privés

CCI FRANCE OUZBÉKISTAN (CEFO)
Chambre de commerce et d’industrie française implantée à Tachkent depuis 2023, affiliée au réseau CCI France International (125 chambres dans 98 pays). Anime le réseau d’affaires franco-ouzbek et propose des services d’implantation (recrutement, création d’entreprise, location de bureaux, prospection, traduction). Présidente : Joanna GOLAS ; Directeur Administratif : Abduaziz KHAKIMOV.
Adresse : 86, rue Navnikhol, Arrondissement Mirzo-Oulougbek – 100041 Tachkent
Tél. : +998 95 450 91 93
Email : [email protected]
Site : https://www.ccifrance-international.org/notre-reseau/les-cci-fi/asie-oceanie/exporter-simplanter-en-ouzbekistan.html

CLUB D’AFFAIRES FRANCE-OUZBÉKISTAN (CAFU)
Structure créée en 2017 à l’initiative de l’ambassade de France et de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Ouzbékistan. Dotée depuis janvier 2021 d’une filiale de droit local à Tachkent, elle fédère la communauté d’affaires française, diffuse les appels d’offres de bailleurs multilatéraux (BERD, Banque mondiale) et organise des rencontres avec les décideurs ouzbeks. Travaille en lien étroit avec le MEDEF International.
Site : https://uz.ambafrance.org/Club-d-Affaires-France-Ouzbekistan

MEDEF INTERNATIONAL – CONSEIL D’ENTREPRISES FRANCE-OUZBÉKISTAN
Actif depuis 1992, ce conseil organise des missions d’entreprises annuelles à Tachkent (dernière en date : janvier 2025) et des réunions régulières en France. Il mobilise les task forces sectorielles de MEDEF International (ville durable, numérique, énergie, financements multilatéraux) et dispose d’accords de coopération avec le Comité d’État pour les investissements et la CCI d’Ouzbékistan. Président : M. Claude IMAUVEN (Orano).
Site : https://www.medefinternational.fr/services/ouzbekistan/

ADEKVAT VOSTOK
Société de conseil et d’accompagnement à l’international spécialisée sur les pays russophones, dont l’Ouzbékistan. S’appuie sur un réseau de partenaires locaux à Tachkent, offrant une double expertise franco-russe et un accompagnement opérationnel pour les PME françaises à l’export. Basée en Pays de la Loire.
Dirigeante : Olga CHEVÉ
Site : http://www.adekvat-vostok.com/
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/adekvat-vostok/

Avocats d’affaires

Aucun cabinet d’avocats français ou francophone n’est implanté en propre à Tachkent. Les entreprises françaises font appel soit aux principaux cabinets internationaux présents localement, soit à des correspondants russophones pratiquant l’anglais.

KOSTA LEGAL
Cabinet de référence à Tachkent, classé Band 1 (Chambers Asia-Pacific 2026) et Tier 1 (Legal 500 EMEA 2025). Spécialisé en droit des investissements, banque-finance, PPP, M&A, contentieux et droit de l’énergie. Compte parmi ses clients des institutions financières multilatérales (BERD, Banque mondiale) et des entreprises du CAC 40. Nouvelles coordonnées suite à déménagement en avril 2025 : International Business Center, centre-ville de Tachkent.
Site : https://kostalegal.com/

GRATA INTERNATIONAL – TACHKENT
Cabinet international présent dans 27 pays dont l’Ouzbékistan (depuis Tachkent). Expertise reconnue en droit des affaires, ressources naturelles, banque-finance, droit fiscal, M&A et droit de la construction. Dispose d’équipes russophones et anglophones et de liens étroits avec sa pratique kazakhe (accès à un interlocuteur francophone via le réseau). Classé par Chambers Global et Legal 500.
Adresse : 51-A, S. Azimov Street – 100000 Tachkent
Tél. : +998 71 230 24 22
Site : https://gratanet.com/uzbekistan/

KINSTELLAR – TACHKENT
Cabinet international indépendant, ouvert à Tachkent en mars 2018. Expertise en banque-finance, gouvernance d’entreprise, M&A, financement de projets et droit réglementaire. Pratique adaptée aux clients de l’énergie, du secteur financier et des infrastructures. Dispose d’une couverture régionale en Asie centrale. Classé Chambers Asia-Pacific 2025.
Site : https://www.kinstellar.com/locations/detail/tashkent-uzbekistan

CURTIS, MALLET-PREVOST, COLT & MOSLE – TACHKENT
Cabinet américain international ayant ouvert un bureau à Tachkent en novembre 2025. Spécialisé en arbitrage investisseur-État, litiges commerciaux internationaux, représentation souveraine et droit des affaires. Représente notamment la République d’Ouzbékistan dans des arbitrages en matière d’investissement. Dispose de plus de 30 avocats russophones dans son réseau mondial.
Site : https://www.curtis.com/our-firm/locations/tashkent/overview


Sources d’information internet

Ambassade de France en Ouzbékistan – Actualités, visa, liste de présence française

DG Trésor – Fiche pays Ouzbékistan – Données économiques, relations commerciales bilatérales

CCI France Ouzbékistan – Services aux exportateurs, agenda des événements

MEDEF International – Conseil France-Ouzbékistan – Missions d’entreprises, analyses sectorielles

AFD Ouzbékistan – Projets de développement, appels à manifestation d’intérêt

Agence nationale de promotion des investissements d’Ouzbékistan (NIPA) – Cadre juridique, zones franches, procédures d’investissement

Agence de statistiques auprès du Président de la République d’Ouzbékistan – Données macroéconomiques officielles

Ministère des Finances d’Ouzbékistan – Budget, fiscalité, obligations comptables

Comité d’État aux douanes d’Ouzbékistan – Tarifs douaniers, procédures d’importation/exportation

Sources : Ambassade de France en Ouzbékistan (2026), DG Trésor – Ouzbékistan (2025), MEAE – Fiche pays Ouzbékistan, octobre 2025, CCI France International – Ouzbékistan (2025), AFD Ouzbékistan (2025), Service-Public.fr – Ambassade de France Ouzbékistan (juillet 2025), Kosta Legal (2026), GRATA International Tashkent (2025), Kinstellar Tashkent (2026), Curtis Tashkent (novembre 2025), OSCI – Adekvat Vostok (2025), Douanes françaises – Annuaire des attachés douaniers (2026)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Positionnement logistique général

L’Ouzbékistan est un pays doublement enclavé, sans accès à la mer, partageant des frontières avec le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Afghanistan. Nation doublement enclavée au cœur de l’Asie centrale, l’Ouzbékistan mène une transformation ambitieuse de son secteur des transports, avec l’objectif affiché de se positionner comme le principal hub de transit régional. Le transport est déjà un moteur économique clé : il contribue environ 8 % au PIB et emploie plus d’un million de personnes.

Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale 2023 (édition la plus récente) : L’Ouzbékistan se classe 88e sur 139 pays, avec un score global de 2,6/5. En 2018, le pays occupait la 99e place, soit une progression de 11 positions. Les sous-scores détaillés s’établissent comme suit : efficacité douanière 2,6/5 (140e rang), qualité des infrastructures 2,4/5 (89e), facilité d’organisation des transports internationaux 2,6/5 (91e), compétence des services logistiques 2,6/5 (92e), traçabilité des envois 2,4/5 (105e), ponctualité des livraisons 2,8/5 (101e).

B-READY (Banque mondiale) : B-READY est en phase de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026) ; le rapport 2025 est une édition intérimaire couvrant 101 économies. L’Ouzbékistan n’est pas encore couvert dans les éditions 2024 et 2025 — le LPI 2023 demeure la référence disponible la plus récente.

Infrastructures de transport

Réseau routier

Les routes dominent le réseau de transport du pays, en représentant 97 % de l’infrastructure. 95 % d’entre elles sont pavées et 83 % sont en bon état, bien que la densité routière reste inférieure aux standards des pays développés. La capacité routière devra croître d’environ 500 % d’ici 2030 pour absorber la progression prévue des volumes de fret en transit. En mars 2026, la Banque mondiale a approuvé un projet de soutien à la rénovation d’un tronçon de 91 kilomètres du corridor routier régional M41 dans la région de Surkhandarya, reliant l’Ouzbékistan à ses voisins.

Réseau ferroviaire

Le réseau ferroviaire ne représente que 3 % des infrastructures de transport du pays, mais joue un rôle démesuré dans l’efficacité logistique. L’Ouzbékistan occupe la 43e place mondiale pour la longueur de son réseau ferroviaire par habitant, avec un total de 4 669 kilomètres. Plus de 70 % du réseau est déjà électrifié, avec des plans pour atteindre 85 % d’ici 2030, faisant de l’Ouzbékistan l’un des réseaux les plus électrifiés d’Asie centrale.

En matière de modernisation du parc ferroviaire, Uzbekistan Railways modernise son matériel roulant et ses infrastructures, notamment par l’acquisition de 38 locomotives de ligne et 50 locomotives de manœuvre en provenance de Chine, ainsi que six trains à grande vitesse produits par le constructeur sud-coréen Hyundai Rotem. Le premier de ces trains est programmé sur la ligne Tachkent–Urgentch–Khiva, réduisant le temps de trajet d’environ 14 heures à 7,5 heures. Le programme couvre également l’acquisition de 250 voitures de voyageurs, 23 trains électriques interurbains et environ 10 000 wagons de fret.

Transport aérien et fret

L’aéroport de Tachkent est devenu le deuxième hub cargo d’Asie centrale, après Almaty. Un nouveau terminal de fret UzCargo, d’une capacité annuelle de 120 000 tonnes, a été inauguré à l’aéroport international de Tachkent, sur une superficie de 5,2 hectares. Ce terminal a obtenu la certification RA3 auprès du Royaume-Uni et de l’UE, valide jusqu’en août 2028, confirmant la conformité aux normes internationales de sécurité aérienne. Le volume de fret aérien sur l’ensemble des aéroports ouzbeks est projeté à 88 000 tonnes à la fin de 2025.

La construction d’un nouvel aéroport international dans la région de Tachkent a débuté, avec des partenaires d’Arabie Saoudite, du Japon et de Corée du Sud, pour positionner l’Ouzbékistan comme un hub aérien reliant les axes Est-Ouest et Nord-Sud. L’aéroport de Navoï constitue un deuxième axe stratégique : l’aéroport international de Navoï, situé au centre de l’Ouzbékistan, étend sa capacité de fret et ses infrastructures logistiques pour attirer des flux de transit entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient. Une nouvelle halle cargo de 16 000 m² y est en cours de construction, conçue pour traiter du fret général, des marchandises précieuses et dangereuses, du e-commerce et des envois postaux.

Corridors de transit et intégration régionale

Corridor médian (Trans-Caspien)

L’Ouzbékistan a déjà multiplié par plus de cinq son volume de fret sur le Corridor médian depuis 2019, reflétant une réorientation régionale vers des itinéraires plus prévisibles et durables. Le fret sur ce corridor a quadruplé entre 2022 et fin 2025 ; d’ici 2030, il pourrait tripler à nouveau si les investissements nécessaires pour augmenter les capacités sont réalisés. En novembre 2025, Tachkent a accueilli le Forum des investisseurs sur le Corridor de transport trans-caspien, qui a réuni l’Union européenne, les pays du Caucase du Sud et d’Asie centrale, la Turquie et les banques de développement internationales pour avancer sur la mise en œuvre d’une connectivité renforcée.

Le ministre délégué aux Transports d’Ouzbékistan a mis en avant le chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan comme un développement décisif ouvrant une nouvelle porte vers l’est, et indiqué que des systèmes douaniers numériques permettent déjà aux autorités frontalières de recevoir les informations à l’avance, réduisant les temps d’attente et rendant le transit plus prévisible.

Chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan (CKU)

Le projet CKU constitue le chantier ferroviaire le plus structurant pour l’Ouzbékistan. Le financement de 4,7 milliards de dollars a été formalisé en décembre 2025 par la signature d’un accord de prêt entre la CKU Railway Company LLC et un syndicat de banques chinoises. La construction de trois tunnels critiques (Fergana Mountain, Naryn N°1 et Koshtet) sur la section kirghize a officiellement commencé en 2025, marquant une étape majeure dans la phase de construction principale. La ligne, conçue pour traiter 10 à 12 millions de tonnes de fret par an, devrait raccourcir les délais de transit vers l’Europe de 7 à 8 jours et réduire les coûts jusqu’à 30 %. En raccourcissant les routes de transport de près de 900 kilomètres et en divisant par deux les temps de transit, elle promet de transformer le désavantage géographique de l’Ouzbékistan en atout stratégique.

Hub logistique Silkway Central Asia

Le 15 novembre 2025, la construction de la première phase du centre logistique multifonctionnel Silkway Central Asia a officiellement débuté dans la région de Tachkent. Ce projet, coentreprise entre le kazakh PTC Holding et Uzbekistan Railways, a confié un contrat EPC clé en main à China Railway Construction Engineering Group pour sa première phase, valorisée à 84 millions de dollars, avec livraison prévue en 2027. À pleine capacité, ce hub devrait traiter 3 millions de tonnes de fret ferroviaire par an.

Par ailleurs, l’Ouzbékistan investit 18 millions de dollars dans la construction d’un terminal logistique dans la Zone industrielle franche de Poti (Géorgie), une initiative susceptible de fluidifier le transit vers l’Europe.

Cadre douanier et réglementation des échanges

Réformes douanières récentes

Le 25 juin 2025, le Sénat ouzbek a approuvé une réforme majeure de son code des douanes, abolissant le système de double taxation à l’importation pour certains produits, dans le cadre du processus d’adhésion à l’OMC amorcé depuis 1994 mais accéléré ces dernières années. Le cœur de la réforme concerne la suppression d’un mécanisme pénalisant : la double imposition douanière pour les marchandises importées sans certificat d’origine, en provenance de pays sans accord de nation la plus favorisée (NPF). Concrètement, les produits concernés échappent désormais à une sur-tarification appliquée jusqu’ici de manière automatique.

En 2024, les importations ouzbèkes s’élevaient à 17,25 milliards de dollars américains, avec une moyenne tarifaire pondérée de 4,7 % (données OMC, 2025). Selon les données officielles de l’OMC, 61,4 % des importations ouzbèkes proviennent de pays sous régime NPF, et 32,3 % d’États membres de zones de libre-échange.

Procédures d’enregistrement des contrats d’importation

L’enregistrement d’un contrat d’importation d’une valeur inférieure ou égale à 50 000 USD s’effectue dans les 5 jours ouvrables suivant son dépôt au ministère des Relations économiques extérieures. Pour une somme supérieure à 50 000 USD, l’enregistrement se fait dans les 10 jours ouvrables.

Restrictions à l’importation

Il est interdit d’importer (ou de transiter avec) des stupéfiants, de la pornographie, des articles contrefaits, des matières explosives, de l’éthanol et des drones. Les autorités douanières ouzbèkes peuvent également appliquer des réglementations strictes concernant l’importation temporaire ou l’exportation de produits chimiques, d’armements, de technologie spatiale, de dispositifs de cryptage, d’équipements à rayons X et isotopiques, de matières nucléaires, de métaux précieux, ainsi que d’œuvres d’art et d’antiquités.

Accession à l’OMC

L’Ouzbékistan est en phase finale de son processus d’adhésion à l’OMC, entamé en 1994. En 2025, le pays a achevé les négociations bilatérales d’accès au marché avec 33 des 34 membres engagés, dont l’UE, la Chine, le Royaume-Uni, la Suisse, le Canada et l’Australie. Un protocole finalisant les négociations bilatérales avec la Russie a été signé le 21 décembre 2025 lors de la visite à Saint-Pétersbourg du président Mirziyoyev. Le vice-Premier ministre Khodjaev a réaffirmé l’objectif d’adhésion à l’OMC lors de la 14e Conférence ministérielle de mars 2026. Les plans pour 2026 incluent la finalisation des négociations bilatérales et multilatérales restantes, la préparation du rapport du groupe de travail et l’alignement législatif complet.

⚠ Point d’attention : L’adhésion à l’OMC en 2026 constituera un changement structurel majeur pour l’environnement commercial ouzbek. Elle impliquera une libéralisation tarifaire progressive, la suppression de barrières non-tarifaires et l’harmonisation des procédures douanières avec les normes multilatérales. Les exportateurs français devront anticiper les ajustements réglementaires qui en découleront, notamment en matière de certifications, de normes techniques (OTC) et de mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS).

Zone franche industrielle de Navoï (FIEZ)

La Zone industrielle franche de Navoï (FIEZ) ambitionne de devenir le principal centre industriel et logistique d’importance régionale et internationale. Elle est implantée à proximité immédiate de l’aéroport international, de l’autoroute E-40 et des lignes ferroviaires d’importance internationale. Les résidents de la FIEZ bénéficient d’avantages douaniers et fiscaux significatifs, ainsi que de procédures administratives simplifiées. La zone est gérée en partenariat avec DP World (Dubaï) pour sa composante logistique.

Points de vigilance

Enclavement structurel : L’Ouzbékistan est un pays doublement enclavé ; les congestions sur les liaisons ferroviaires transfrontalières et l’éloignement des ports maritimes font du fret aérien le lien vital connectant le pays aux marchés mondiaux. Le recours à des transitaires expérimentés sur les routes d’Asie centrale est indispensable.

Performance douanière limitée : Malgré les réformes, la performance douanière reste le maillon le plus faible du LPI (2,6/5, 140e rang sur 139 pays en 2023), avec des risques de délais et d’imprévus aux passages frontaliers.

Infrastructure routière sous-dimensionnée : La rapide expansion du parc automobile dépasse largement la croissance de l’infrastructure routière ; la capacité routière devra augmenter d’environ 500 % d’ici 2030 pour absorber les volumes de fret projetés.

Corridor médian : coûts et capacités : Le Corridor médian reste moins capacitaire que le Corridor Nord ; les coûts de transport s’établissent entre 3 500 et 4 500 dollars par conteneur de 40 pieds, contre 2 800-3 200 dollars pour la route nord.

Chantier CKU – risques de calendrier : Le chemin de fer Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan est en construction active, mais sa complexité technique (50 ponts, 29 tunnels) et la durée de chantier estimée (6 ans) exposent au risque de retards. Les exportateurs ne peuvent pas compter sur cette infrastructure avant 2031 au plus tôt.

Réforme douanière franchise personnelle (juillet 2025) : La douane a durci ses critères pour qualifier une importation de biens « pour usage personnel ». À défaut de respecter toutes les conditions, les voyageurs doivent s’acquitter d’un droit forfaitaire de 30 % sur la valeur totale des biens importés. Cette mesure peut affecter les petits flux d’échantillons commerciaux.

Digitalisation douanière en cours : Les autorités poursuivent la simplification des procédures de dédouanement et la mise en œuvre de solutions numériques pour améliorer l’efficacité des échanges, mais l’implémentation reste inégale selon les postes-frontières.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (Ouzbékistan), UzDaily – LPI classement Ouzbékistan (2023), Euronews – Corridors ferroviaires (janvier 2026), Banque mondiale – Modernisation des transports (mars 2026), La Presse Turquoise – Réforme douanière OMC (juin 2025), OMC – Accession Ouzbékistan (novembre 2025), Euronews – Corridor Trans-Caspien (décembre 2025), Euronews – Hub cargo Navoï (avril 2026), Kun.uz – Terminal cargo Tachkent (mars 2025), RailFreight – Silkway Central Asia EPC (mars 2026), Jamestown Foundation – Financement CKU Railway (janvier 2026), IATA – Valeur du transport aérien en Ouzbékistan (novembre 2025), Highways Today – Réseau de transport (août 2025), OCDE – Compétitivité du Corridor Trans-Caspien (novembre 2025), The Diplomat – Adhésion OMC (janvier 2026), Banque mondiale – Mémorandum économique Ouzbékistan (2025)

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