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Madagascar

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 26,33

 

Capitale : Antananarivo

 

Devise : Aryari malgaches (MGA)

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 5,59 % (estim.) ; 2018 : 5,1 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 1 510

 

Conjoncture

La croissance demeure soutenue, à 4,1 % en 2017, malgré le cyclone Enawo en mars (81 morts, 430 000 victimes ; aide demandée 18 millions euros / M EUR) et la sécheresse. Elle serait de 5,1 % en 2018, grâce aux investissements publics et au rebond agricole. L’inflation est attendue à 7,8 % en 2017 et 6,8 % en 2018. Au premier trimestre, le niveau des réserves de change atteignait 1,1 Md USD (3,8 mois d’importation), les flux d’investissements directs étrangers (IDE) entrants progressant de 10 %. En juillet 2016, un programme de 305 M USD sur 40 mois (tranche de 43 M USD tous les 6 mois) a été conclu avec le FMI, ouvrant la voie à une conférence des bailleurs et investisseurs à Paris en décembre 2016 et des engagements sur 3,4 Mds USD. Le pays reste très vulnérable : la plus grave épidémie de peste en 50 ans s’est déclarée en juillet 2017 (125 morts à fin octobre).

 

Dans l’agriculture, les prix très élevés de la vanille ont fait grimper la production de 2 000 à 2 500 tonnes (t), dominant la production mondiale (2 500 à 3 000 t). La production de litchis serait en baisse à 70 000 t en 2017 (100 000 t en 2016), à cause de la sécheresse en août. Les exportations de clous de girofle sont prévues à 15 000 t (14 000 en 2016).

 

Dans le secteur minier, l’Australien Bass Metals exploitera le graphite de Graphmada Large Flake (461 000 m2) sur 10 ans reconductibles. Global Li-lon Graphite a acheté Avana Resources et ses trois licences d’exploitation sur 4 375 ha près d’Andasibe. DNI Metals, fort de ses bons résultats de forages en avril, s’étend sur un second périmètre, Marofody (1,65 M USD d’investissement ; 70 km2).

 

Dans les transports, le Français Ravinala Airports (ADP 35 %, Bouygues 20 %, Colas et Meridiam 45 %) a remporté en décembre 2016 la concession d’exploitation sur 28 ans des aéroports d’Ivato à Antananarivo (845 0000 passagers) et de Fascène à Nosy Be (147 000 passagers). Le financement des investissements (nouveau terminal international, rénovation de l’existant pour les vols domestiques, renforcement de la piste, mise en conformité…) a été bouclé en juin 2017 auprès d’un consortium associant SFI, Proparco, DBSA, Africa, Emerging Africa Infrastructure Fund et OPEC Fund for International Development. L’agence Japonaise de Coopération Internationale finance (342,6 M EUR) l’extension du port de Tamatave. Le tourisme est en hausse : le nombre de visiteurs a augmenté de 20 % en 2016, à 293 000.

 

Dans l’énergie, Siemens et TSK ajouteront 300 MW au réseau électrique d’ici 2019, dont la capacité installée atteint actuellement 679 MW. Le Malgache Henri Fraise développerait,
avec le soutien de l’Américain Fluidic, des mini-réseaux solaires sur 100 sites.

 

Sur le plan politique, le ministre des Finances Gervais Rakotoarimanana a démissionné en juillet, remplacé par Vonintsalama Andriambololona de la Banque centrale, anciennement secrétaire générale du ministère des Finances, lorsque l’actuel chef de l’État était ministre. Six nouveaux ministres (Transport, Commerce, Industrie, Justice, Affaires étrangères, Projets présidentiels infrastructure et planification) ont fait leur entrée au gouvernement fin août.

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Mds USD, évolution sur 2016) :
Export : 2 ,346 (+1 %)
Import : 3,960 (+39 %)

 

Quatre premiers fournisseurs (avec part de marché) :

1 – Chine 21,3 %
3 – Union européenne 16,4 %
2 – Inde 6,5 %
4 – Émirats arabes unis 5,6 %
5 – Arabie Saoudite 5 %

 

(Exportations françaises 2018 : 0,370 Md EUR, +4,89 %)

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 161/190 (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 152/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : D3 (risque de court terme significatif – avril 2019)

 

Coface : pays D ; environnement des affaires D (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 5/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 6/7 (mai 2019)

 

Atradius : 6/10 positif (avril 2019).

 

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : très élévé
Risque client : très mauvais

 

Le conseil du crédit manager

Ce pays est l’un des nombreux exemples de pays à risques où certains continuent d’exporter sans filet sous prétexte d’ancienneté des relations commerciales. Il ne faut pas pleurer après si les retards de paiement sont fréquents dans ces conditions, et très longs…
La situation continue de se dégrader un peu plus chaque année. La situation politique reste très instable, notamment depuis la destitution de l’ancien président malgache, votée le 26 mai 2015, et la situation économique et financière toujours très fragile. Les notes des institutionnels et des assureurs- crédit, très négatives, se passent de tous commentaires. Plusieurs indicateurs sont par ailleurs négatifs : la faiblesse du système bancaire local – contrairement à ce que l’on peut lire sur certains sites Internet (et de toutes façons, les banques ne financent que certains secteurs), et un risque très élevé de non transfert (noté 6/7 par Credendo). Les retards de paiement sont très nombreux. On signale en outre des difficultés dans le recouvrement des créances impayées. Ajoutons un système judiciaire qui laisse à désirer. Autant d’éléments qui doivent inciter à la plus grande prudence dans les transactions et à beaucoup de rigueur dans le suivi des échéances. Privilégier le paiement d’avance qui tend à se généraliser.

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Ne s’attendre qu’à des informations très basiques et peu fiables. La meilleure source d’information demeure la consultation des milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement.

 

• Chambre de commerce et d’industrie France Madagascar
BP 12106 Ankorondrano
101 Antananarivo
Tél. : +261 20 22 696 49
ou +261 20 22 633 12
ccifm@ccifm.mg
www.ccifm.mg

www.ccifm.mg

 

Moyens de paiement

Monnaie locale
L’ariary (MGA).

 

Taux de change au 13 mai 2019 :
1 MGA = 0,000241 EUR
1 EUR = 3990,78 MGA

 

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

 

Conseillés
Selon le montant de la transaction, virement bancaire éventuellement garanti par une lettre de crédit standby (SBLC) ou couverture assurance-crédit. La grande majorité des banques malgaches émettent des SBLC. Sinon, crédit documentaire irrévocable et confirmé (sachant qu’il est difficile et coûteux d’obtenir une confirmation sur Madagascar en ce moment). Privilégier quand c’est possible les filiales de banques françaises.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Le paiement d’avance est fortement recommandé et utilisé en majorité. Dans le cadre d’un crédit documentaire confirmé, paiement à vue ou 30 jours maximum.

 

Risques de retards de paiement
Il existe. Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 à 60 jours voire plusieurs mois. Ils sont le plus souvent dus à un problème de devises (non-disponibilité au moment du transfert).

 

Acomptes à la commande
En exiger est très fortement recommandé. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

 

 

Garanties bancaires locales

On peut en obtenir, mais à Madagascar elles sont onéreuses.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe tribunal local.

 

• Les tribunaux sont encombrés par les affaires locales, les décisions risquent donc de prendre beaucoup de temps (871 jours en moyenne selon la Banque mondiale…) et la décision rendue sera très aléatoire.

 

• Privilégier un accord amiable et, à défaut, une action devant les tribunaux français et l’exécution à Madagascar. Ce sera certainement plus rapide.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, Madagascar est classé au 138e rang mondial (-4 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 70 h. ; coût 868 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (49 h. ; 117 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 99 h. ; coût 595 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (58 h. ; 150 USD).

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