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Ghana

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 29

 

Capitale : Accra

 

Devise : Cedi ghanéen (GHS)

 

Indicateurs économiques :

Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 7,6 % (estim.) ; 2018 : 6,29 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2016) (2) : 4 290

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

 

Conjoncture

Le nouveau président Nana Akufo-Addo compte relancer l’économie en renforçant l’industrie et le secteur privé, en réalisant des investissements dans l’éducation et les infrastructures, mais aussi en développant l’agriculture et en assainissant le secteur minier. Objectif : générer une croissance inclusive et créatrice d’emploi. Lors de sa prise de pouvoir, début décembre 2016, les indicateurs étaient dans le rouge, en particulier le déficit budgétaire (-8,9 % du PIB en 2016) et la dette publique (73 % du PIB). La baisse des cours du cacao et la poursuite de la faiblesse des prix du pétrole, deux des principaux produits d’exportation du pays avec l’or, complétaient ce tableau morose.

 

Après trois années de vaches maigres, la croissance a rebondi en 2017 à 5,9 % et est anticipée à 8,7 % en 2018, dopée par la hausse de la production de pétrole. Si la situation financière s’est améliorée, avec notamment une baisse du déficit budgétaire (4,5 %), une moindre inflation (11,8 %), elle reste critique et le système bancaire fragile. L’accord conclu en 2015 pour trois ans avec le FMI a été prolongé d’une année. Le Tribunal international du droit de la mer a tranché en faveur du Ghana dans le différend frontalier maritime qui l’opposait à la Côte d’Ivoire sur le champ pétrolier de Jubilee. Ce qui change considérablement la donne pour le Ghana. Les projets d’expansion du gisement TEN de Tullow Oil, dont les réserves sont estimées entre 3 et 4 milliards de barils (Mds b), gelés durant 3 ans, sont relancés, ce qui pourrait porter la production à plus de 80 000 b/j dans les deux ans qui viennent (50 000 b/j aujourd’hui). En outre, le projet Outshore Cape Three Points (OCTP) sur le champ Sankofa, opéré par Eni, a démarré et devrait produire 45 000 b/j de pétrole et 180 millions (M) de pieds cubes de gaz naturel par jour en 2018.

 

L’énergie est une priorité du gouvernement. Les travaux de la centrale électrique de Téma (400 MW ; 1 Md USD d’investissement), réalisés par le consortium Early Power Ltd (Endeavor Energy, Sage, General Electric et Denham Capital), ont démarré. Tout comme ceux de deux centrales solaires photovoltaïques de 20 MW, chacune à Temalé et dans le bassin de la Volta. La priorité porte aussi sur la restructuration des opérateurs publics dont la dette est estimée à 2,4 Mds USD avec la privatisation de l’Electricity Company of Ghana (ECG) prévue pour 2018.

 

Dans le secteur minier, les mines illégales ont été fermées. La production d’or a grimpé de 45 % en 2016, à 4,1 M d’onces, suite à des hausses de production des mines de Newmont Gold et d’Anglogold Ashanti. Asanko Gold, qui a démarré ses activités en 2015, a produit 162 802 onces, selon la Chambre des mines du Ghana. La production de manganèse est aussi en hausse à 2 Mt (+67 %) tandis que celle des diamants chute de 22 % à 185 376 carats.

 

La campagne cacaoyère 2016/17 a été excellente avec une production de 970 000 t (+25 %) mais elle a été moins rémunératrice compte tenu de la chute des prix mondiaux du cacao. Le Ghana a fait le choix de maintenir le prix garanti au producteur en 2017/18, contrairement à son voisin la Côte d’Ivoire.

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2018, Mds EUR, évolution sur 2017) :
Export : 14,214 (+29,76 %)
Import : 9, 994 (-47,8 %)

 

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché) :

1 – Chine 18,73 %
2 – États-Unis 7,87 %
3 – Belgique 5,7 %
4 – Inde 5,55 %
5 – Royaume-Uni 4,97 %
(France 14e)

 

(Exportations françaises 2018 : 0,214 Md EUR, -6 %)

Source : IHS Markit Global Trade Atlas.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 114/190 (France : 32e)

Indice de perception de la corruption (2) : 78/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

Notes de risque pays

OCDE : 6/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : B1 (risque de court terme faible – avril 2019)

 

Coface : pays B ; environnement des affaires B (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 5/7 (mai 2019)

 

Atradius : 6/10 négatif (avril 2019).

 

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : élevé
Risque client : mauvais

 

Le conseil du crédit manager
Au Ghana, les entreprises ont la réputation d’un comportement payeur assez mauvais, malgré une certaine amélioration. L’accès au crédit bancaire est encore très limité voire inexistant pour la plupart des PME. Le risque de non transfert s’est légèrement amélioré mais reste élevé (noté 5/7 par Credendo, qui a également abaissé le risque court terme à 4 au lieu de 5/7). Le résultat de l’élection présidentielle de décembre 2016 n’a pas vraiment changé la donne en ce qui concerne les positions des assureurs-crédit, encore très différentes les unes des autres. En forfaitage, on trouve encore des offres de 2 à 3 ans. Il faut demeurer très prudent et sécuriser les opérations. Pour rappel, le Ghana figurait en deuxième place (derrière le Nigeria) au Top 5 des pays africains sur lesquels les assureurs-crédit ont été amenés à indemniser les fournisseurs pour les opérations court terme en 2017, et à la cinquième place pour les opérations moyen et long terme (source, Union de Berne, 2018).
On constate d’ailleurs une augmentation des paiements d’avance dans les transactions commerciales internationales du Ghana.

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Le Ghana ne compte aucun organisme local spécialisé dans l’information sur les entreprises. Des renseignements peuvent être obtenus auprès d’établissements financiers, sans garantie de fiabilité. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires européens et français implantés localement et des autres fournisseurs.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale

Le nouveau cedi ghanéen (GHS).

 

Taux de change au 10 mai 2019 :
1 GHS = 0,18690 EUR
1 EUR = 5,35054 GHS
1 USD = 4,51280 GHS
1 GHS = 0,22159 USD

 

Meilleures monnaies de facturation des échanges
Le dollar américain (USD), l’euro (EUR) et la livre sterling (GBP).

 

Conseillés
Selon le montant de la transaction, virement garanti par une lettre de crédit standby (de plus en plus utilisée au Ghana surtout via les filiales de banques anglo-saxonnes) ou garanti par une assurance-crédit. Sinon, le crédit documentaire irrévocable et confirmé, le plus souvent silencieusement.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Très peu de délais accordés : le paiement d’avance ou le paiement à vue par crédit documentaire sont les pratiques les plus courantes. Si délai, ne pas dépasser 30 jours.

 

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées.

 

Acomptes à la commande
Le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé.

 

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir mais les délais d’obtention sont parfois longs et les commissions peuvent être onéreuses.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal ghanéen, mais il vaut mieux l’éviter car les décisions sont très aléatoires et très longues.

• Rechercher une transaction à l’amiable est fortement recommandé.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, le Ghana est classé au 156e rang mondial (+2 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 108 h. ; coût 490 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (89 h. ; 155 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 80 h. ; coût 553 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (36 h. ; 474 USD).

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