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Ethiopie

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) : 96,59
Capitale : Addis-Abeba
Devise : Birr éthiopien (ETB)

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : 1,9 % (estim.) ; 2019 : 9 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 2 300 

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Malgré une croissance économique soutenue au cours de la dernière décennie, le pays fait face à des difficultés structurelles caractérisées par la faiblesse des finances publiques, une pénurie structurelle de devises, une forte inflation, l’insoutenabilité de la dette extérieure et l’accès restreint aux financements privés. La croissance est passée de 2,5 % pendant la décennie 1990, à 8,5 % au cours de la décennie 2000 et 9,6 % depuis 2010. Cette performance s’est appuyée principalement sur l’investissement public dans les infras­tructures et le recours à l’endettement externe, chinois en très grande partie. Le plan quinquennal 2015-2020, visait particulièrement les transports, l’énergie et les télécommunications. Le modèle planificateur génère cependant de fortes distorsions de prix. Les marchés monétaire et bancaire étant administrés, le coût du financement ne répond à aucune logique de marché. La croissance est donc alimentée par un investissement dont l’efficience apparaît très limitée et source de déséquilibres majeurs, rendant le diagnostic sur la trajectoire économique du pays très complexe.

Les indicateurs sociaux illustrent les progrès à parcourir. Le PIB par tête – 878 USD en 2019 – reste faible du fait de la croissance démographique (2,6 % par an). Avec 115M d’habitants, l’Ethiopie est le 2ème pays le plus peuplé d’Afrique après le Nigéria. Le taux de pauvreté était de 30,8% en 2015, et l’Éthiopie est 173ème sur 189 pour l’IDH.

L’agriculture reste le pilier socioéconomique du pays, basée sur le café, les légumineux, le teff, la pomme de terre et la canne à sucre. Elle représente 1/3 du PIB, 81% des exportations et 75% de l’emploi. Le pays peine néanmoins à satisfaire les besoins alimentaires croissants de la population et reste très vulnérable aux évènements naturels (sécheresses, inondations, invasion de criquets), la dégradation des sols et la moindre disponibilité des terres. Le gouvernement entend développer l’industrie manufacturière (7% du PIB), intensive en main d’œuvre, par le déploiement de parcs industriels dont le décollage tarde. Enfin, le secteur tertiaire (40 % du PIB) est tiré par Ethiopian Airlines, Commercial Bank of Ethiopia et le tourisme.

Après un rebond à 9,0 % du PIB en 2018/19, la croissance était attendue en baisse à 6,2 % pour 2019/20. Avec la pandémie, elle ne serait plus que de 3,2 %. Malgré une politique budgétaire et d’endettement restrictive à l’égard des entreprises publiques en 2019, le dynamisme s’est maintenu, porté par le secteur privé (+12,6% pour l’industrie, +11% pour les services). En 2020, la croissance pâtit de la consolidation fiscale et des mesures préventives prises face au COVID. Les canaux de transmission extérieurs sont surtout les transferts de la diaspora et les IDEs. Au niveau domestique, si les services et l’industrie seront significativement affectés, la prédominance de l’agriculture de subsistance atténuerait le choc.

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md EUR, évolution sur 2018) : 

Export : 2,382 (+8,39 %)
Import : 12,021 (+27,54 %) 

Cinq premiers fournisseurs 2018 (avec part de marché) : 

1 – Chine 28 %
2 – Union européenne 12,3 %
3 – Etats-Unis 10,7 %
4 – Inde 8,6 %
5 – Koweït 7,2 %

(Exportations françaises 2019 : 0,701 Md EUR, +13,8 %) 

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très élevé
Risque client : très élevé

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : C3, risque de court terme significatif (novembre 2020)
Coface : pays C ; environnement des affaires D (novembre 2020)
Credendo : court terme : 6/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 6/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 159/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 96/180
Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Une tâche quasiment impossible. À ce jour, il n’existe aucune entité locale fournissant des informations économiques sur les entreprises. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires européens et français implantés localement, et également des autres fournisseurs.

Moyens de paiement

Monnaie locale
Birr éthiopien (ETB). Non convertible
Taux de change au 17 novembre 2020 :
1 EUR = 44,7762 ETB
1 ETB = 0,02218 EUR
1 USD = 37,7186 ETB
1 ETB = 0,02627 USD

Meilleures monnaies de facturation des échanges
Le dollar américain (USD), la livre sterling (GBP), l’euro (EUR).

Conseillés
Virement bancaire ou crédit documentaire, de préférence confirmé, le plus souvent offshore, via Djibouti. Localement, les crédits documentaires sont parfois assez difficiles à obtenir compte tenu de la faiblesse du système bancaire et des réserves en devises.

Ainsi, la Commercial Bank of Ethiopia a déjà plusieurs fois suspendu les émissions de crédits documentaires pour des périodes de plusieurs mois, notamment en 2012 et 2015, suite à un problème d’insuffisance de réserves de devises, retardant l’ouverture de crédits, jusqu’à 6 mois dans certains cas. Mais actuellement, c’est la banque la plus active sur le marché : début décembre 2017, elle a introduit de nouvelles règles en matière d’émission de crédit documentaire, officiellement pour lutter contre les sources parallèles de financement des opérations. Cette nouvelle réglementation ne semble pas avoir eu beaucoup d’impact à ce jour sur les opérations d’importation. En dehors de la Commercial Bank of Ethiopia, une petite poignée de banques sont plus ou moins actives dans l’émission des crédits documentaires : la Wegagen Bank, la Bank of Abyssinia, la Development Bank of Ethiopia.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Essentiellement paiement d’avance, le plus souvent offshore. Sinon, crédit documentaire à vue.

Risques de retards de paiement
Elevés si transaction non sécurisée, essentiellement à cause de l’insuffisance de devises fortes.

Acomptes à la commande
Très fortement recommandé si l’on ne peut obtenir 100 % de paiement d’avance.

Garanties bancaires locales

Tous les types de garanties de marché sont disponibles, essentiellement via la Commercial Bank of Ethiopia ou offshore, via Djibouti.

Tribunal compétent en cas de litige

En théorie, les contrats (surtout s’ils sont avec des entités publiques) doivent être soumis au droit éthiopien et les tribunaux locaux sont supposés être les seuls compétents.

Attention, il y a un droit national et plusieurs droits régionaux.

L’Éthiopie n’a pas ratifié la Convention de New York sur l’arbitrage international. Il sera donc très difficile de faire reconnaître une décision rendue à l’étranger. Avant toute action, privilégier une transaction extrajudiciaire.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 149/190

Le conseil du crédit manager

Qualifié de nouvel Eldorado en Afrique par les occidentaux (le journal Les échos titrait en janvier 2019, sous le titre « l’Ethiopie, le tigre africain qui étonne le monde »), l’Ethiopie attire tous les regards des exportateurs, surtout dans le domaine du textile. La pression des commerciaux sur les financiers est donc forte mais les récentes tensions politiques et sociales qui s’étaient terminées en avril 2018 par l’arrivée d’un nouveau Premier ministre (Abiy Ahmed) issu pour la première fois de l’ethnie dominante (Oromo), ont montré que le pays n’était pas à l’abri de soubresauts. De fait, début mai 2019, le pays a été frappé par de nouvelles violences ethniques.

De nouveau depuis le 4 novembre 2020, de violents combats se déroulent en Erythrée. Comme le titrait si bien le journal Le Monde en janvier 2016, « En Ethiopie, le ‘miracle’ économique masque les fragilités du régime ». Deux ans après, la situation n’a guère changé. Au contraire, le pays a reculé dans le classement « Doing Business » de la Banque mondiale, perdant quelques places chaque année. Devant l’impossibilité de recueillir des informations fiables sur les entreprises locales, et compte tenu de la faiblesse du système bancaire local (voir plus haut les problèmes relatifs aux crédits documentaires), ne prendre aucun risque : paiement d’avance ou offshore, ou crédit documentaire confirmé. Le voisin, Djibouti, est une plateforme attractive pour les opérations commerciales sur l’Ethiopie.

Mobilité

Contacts

Les acteurs publics

Business France
Localisation : Embassy of France in Ethiopia
Kebena Area
P.O. Box 2000 Addis Ababa
Tél. : + 251 11 140 00 38/39
https://www.businessfrance.fr
Service économique régional de la DG Trésor
SE d’Addis Abeba
Pays de la zone de compétence :
Éthiopie, Djibouti et l’Érythrée.
Tél. : +251 11 140 00 36
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/NotreEquipe/ET

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, l’Éthiopie est classée au 156e rang mondial (-2 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 51 h. ; coût 172 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (76 h. ; 175 USD).

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 72 h. ; coût 120 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (194 h. ; 750 USD).

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