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Tunisie

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 11,64

 

Capitale : Tunis

 

Devise : dinar tunisien (TND)

 

Décalage horaire avec la France : – 1 h en été, aucun en hiver

 

Climat :

Méditerranéen au nord, continental au centre, semi-désertique au sud

 

À Tunis

• Température moyenne la plus basse en janvier – février : 6°C.

• Température moyenne la plus élevée en juillet – août : 45°C.

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 2,9 % (estim.) ; 2018 : 2,4 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 11 560

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

 

La Tunisie continue à faire face à une situation économique difficile. La croissance économique a été modeste à 1 % en 2016 et devrait accélérer pour atteindre 2,3 % en 2017. Mais ce sera insuffisant pour réduire le taux de chômage qui se situe à environ 15 %. Les déficits du budget (-6,2 % du PIB en 2017) et du compte courant (-8,8 % du PIB) demeurent importants tandis que la dette représente près de 70 % du PIB (63 % en 2016). Les agences de notation Moody’s et Fitch Ratings ont abaissé cette année la note souveraine de la Tunisie.
Contrepartie de ces déséquilibres des comptes publics, la dépréciation du dinar (TND) face à l’euro a atteint environ 20 % depuis le début de l’année 2017, tandis que l’inflation atteignait un rythme de 5,7 % en glissement annuel en septembre. Ces deux facteurs pénalisent les consommateurs mais aussi les entreprises qui ne semblent pas globalement tirer parti de la dépréciation de la monnaie à l’exportation.
Pour le FMI, les objectifs de créer des emplois et contenir la dette publique doivent être au centre de tout effort de réforme économique.

 

Un remaniement ministériel a été opéré en septembre pour donner une impulsion au gouvernement d’unité nationale dirigé par Youssef Chahed. En effet, après un peu plus d’un an au pouvoir, peu de réformes ont été engagées sur le plan économique, si ce n’est la nouvelle loi sur l’investissement et la vaste opération anti-corruption lancée en mai 2017. Plaidant pour une réforme en profondeur du modèle économique devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Youssef Chahed a affiché ses priorités à l’horizon 2020 : une baisse du déficit budgétaire à -3 % du PIB et de la masse salariale à 12,5 % du PIB (contre 14 % actuellement), la stabilisation du niveau de l’endettement à 70 % du PIB et une croissance de 5 %.

 

Détérioration du solde commercial
Le déficit commercial a continué à se creuser sur les neuf premiers mois de 2017 pour atteindre environ 11,5 Mds TND, en hausse de 23,1 %, avec un taux de couverture des exportations par les importations de 68 %. Les déficits tant de la balance des échanges énergétiques que des produits alimentaires sont demeurés élevés.
En revanche, les exportations des industries manufacturières se sont redressées, en particulier les industries textiles, habillement et cuir (+ 14 %) et les industries mécaniques et électriques (+ 17,9 %). Elles ont bénéficié d’une reprise de la croissance en Europe, principal partenaire économique de la Tunisie. De même, grâce à la hausse des ventes de dattes (+ 13 %) et des produits de la pêche (+ 43 %), les exportations agricoles ont progressé de 13 % au cours des neuf premiers mois de 2017.
Toutefois, les exportations du secteur des mines, du phosphate et dérivés ont poursuivi leur repli (- 11 %). L’activité minière ne parvient pas à se redresser depuis 2011. Sur les dix premiers mois de 2017, la production de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) se situait ainsi à 3,85 millions de tonnes (Mt). Entre 2010 et 2017, la production de phosphate a baissé de 40 à 50 %. En cause, principalement des interruptions répétées des activités d’extraction suite à des mouvements sociaux.

 

Un retour encore timide des investisseurs étrangers
La Tunisie comptait beaucoup sur la Conférence Tunisia 2020, organisée fin novembre 2016 à Tunis, pour mobiliser l’aide international et les investisseurs afin de relancer la croissance et les investissements. Cette conférence avait a été un succès relatif, avec des accords signés à hauteur de 15 Mds TND et des promesses de 19 Mds TND d’ici à 2020.
Le directeur de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), Khalid Labidi, a plus récemment assuré que 50 % des conventions financières annoncées lors de la conférence ont été conclues. Il a mentionné en particulier, pour le secteur privé, la construction en cours à Tunis de l’usine d’assemblage de Peugeot (investissement de 30 Mds TND) pour la fabrication d’un pick-up, qui sera produit en 2018 et destiné aux marchés africains.
Un autre projet avancé est celui de Telnet avec Airbus Safran Launchers pour développer une filière spatiale autour des microsatellites dans la technopole de Sfax.
Le groupe Telnet qui a par ailleurs renforcé son partenariat avec Altran dans le cadre de la co-entreprise Altran Telnet Corporation (ATC).
Sur les huit premiers mois de 2017, les investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 11,7 %, à 1,455 TND.
S’ils ont reculé de 5,7 % dans le secteur énergie et de 64 % dans l’agriculture, ils ont en revanche progressé dans le secteur industriel (+ 30 %).

 

Reprise du tourisme dans un environnement plus sûr
Plus de deux ans après l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Sousse, en juin 2015, au cours duquel 35 touristes avaient été assassinés, le tourisme reprend petit à petit des couleurs. Sur les huit premiers mois de l’année, plus de 4,6 millions de touristes sont venus en Tunisie avec une progression de 44 % des Français (400 000) mais aussi et surtout des Algériens, en hausse de 60 %. Quant aux recettes, elles ont progressé de 22 %, à 1,913 Mds TND.
Un motif d’optimisme : certains voyagistes internationaux ont annoncé leur retour pour 2018, comme le Franco-Chinois Nouvelles Frontières (Fosun), le Français Fram ou l’Anglais Thomas Cook.

 

Augmenter la part des énergies renouvelables
Pour l’instant, la part des énergies renouvelables reste faible dans le mix énergétique de la Tunisie avec environ 3 % de la production totale. L’ambition est de la porter à 30 % en 2030. D’où le lancement, en janvier 2017, de la première phase du programme de production d’électricité à partir des énergies renouvelables (2017-2020) qui a pour ambition de créer 1 000 MW pour un investissement de l’ordre de 2 Mds TND.
Les travaux de la centrale solaire photovoltaïque de 10 MG (investissement 12,5 M USD) à Tozeur ont démarré. Elle sera suivie par la centrale Tozeur 2. La GIZ Allemande a fait un don de 7 M EUR en appui au Plan solaire Tunisien. Le projet de connexion électrique entre Cap Bon en Tunisie et la Sicile en Italie, d’un montant de 600 M EUR financé en partie par la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) et la société Italienne Terna, pourrait bénéficier d’un
don de 300 M EUR de l’Union européenne selon le ministre de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour.

 

Une phase de stabilisation prolongée
Sur le plan politique, la phase de stabilisation se prolonge. L’état d’urgence, plusieurs fois renouvelé, est toujours en vigueur depuis deux ans. Les élections municipales doivent se tenir en mars 2018 puis les élections législatives et présidentielles en 2019.
Suite au plan diplomatique et stratégique, la Tunisie affirme son ancrage en Afrique. En octobre 2017, elle est devenue membre du Common Market for Eastern and Southern Africa (Comesa) et a été admise comme membre observateur de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en juin 2017. Elle espérait devenir un membre à part entière de cette dernière organisation fin 2017, à l’occasion d’une réunion au Togo à laquelle le président Béji Caïd Essebsi était convié.

Source : Rapport CIAN / Le Moci, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Md USD, évolution sur 2016) :
Export : 14,204 (+5 %)
Import : 20,654 (+6 %)

 

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché) :
1 – Union européenne 53 %
2 – Chine 9,3 %
3 – Turquie 4,4 %
4 – Algérie 3,7 %
5 – États-Unis 3,6 %

 

(Exportations françaises 2018 : 3,3 Md EUR, +1,69 %)

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 80/190 sans surprise, en recul (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 73/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

 

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : mauvais surtout compte tenu de la situation actuelle

 

Le conseil du crédit manager

Pas d’amélioration, on s’en doute. La situation politique et économique de la Tunisie est loin d’être stabilisée. Encore un « printemps arabe » qui n’en finit pas… De nouvelles manifestations en 2018, la grande inconnue des élections prévues fin 2019.

 

Les attentats terroristes (musée du Bardo à Tunis, mi-mars 2015 et à Tunis et Sousse en avril 2016) ont provoqué un effondrement du tourisme, et mis à mal les réserves de devises :
Credendo avait, il y a un an, relevé d’un cran le risque de non transfert de 4/7 à 5/7. Les délais de paiement sur le marché domestique, déjà élevés en raison de la faiblesse du système bancaire (qui se dégrade très fortement selon de nombreux observateurs, sachant qu’il était déjà fragile même avant les événements), et surtout, l’absence de financement bancaire des PME, dénoncé à plusieurs reprises par la Banque mondiale, se répercutent dans les transactions à l’international.

 

Une étude de 2013, montrait déjà que 66 % des PME tunisiennes estimaient que les conditions de financement étaient de plus en plus difficiles, mais les représentants des banques argumentaient que ceci était la conséquence de la non-transparence des comptes des entreprises… La situation n’a guère changé, elle a même plutôt empiré. Il n’existe pas de statistiques fiables sur les défaillances d’entreprises ces dernières années, mais des estimations plutôt pessimistes.

 

Notons par ailleurs que Loi n°2016 – 36 du 29 avril 2016 relative aux Procédures collectives est enfin entrée en vigueur, après 3 années de gestation. À peine votée, elle avait suscité de sévères critiques car il semblerait que la priorité de cette loi soit de favoriser la liquidation et non la sauvegarde des entreprises. D’où un risque élevé de hausse des défaillances pour les années à venir. Des facteurs externes compliquent la situation : l’impact négatif du fort recul des exportations tunisiennes vers l’Europe ainsi que la baisse du tourisme se conjuguent avec l’impact du blocage des exportations vers la Libye. Or, les PME tunisiennes sont les premières touchées, sur le plan économique, par la crise libyenne… La vigilance est toujours recommandée dans les transactions commerciales.

 

Rappelons aussi les problèmes liés à la lourdeur administrative et la lenteur des opérations de douane, pesant très fortement sur les délais de livraison et donc souvent sur les délais effectifs de paiement.

 

Pour une relation commerciale régulière, d’autres moyens de paiement que le crédit documentaire irrévocable et confirmé sont très largement utilisés. Citons particulièrement le virement Swift, garanti par une lettre de crédit standby (LCSB). La LCSB est de plus en plus utilisée en Tunisie, en particulier par les filiales de banques étrangères.
Dans ce domaine des paiements, éviter surtout la remise documentaire, sauf si l’opération est garantie par une police d’assurance-crédit. On ne le répétera jamais assez, la grande majorité des retards de paiement en Tunisie sont sur des opérations adossées à des remises documentaires…

 

On l’a vu plus haut, Credendo a dégradé le risque de non transfert, désormais noté 5/7. Il faudra être d’autant plus vigilant que la Tunisie est très dépendante de l’Europe – zone dont la demande est en panne – et, en matière de monnaie, plus particulièrement de la zone euro.

 

De nombreux sous-traitants et fournisseurs d’entreprises européennes, dans les secteurs du textile et de l’automobile, ressentent sérieusement l’impact de la crise européenne sur les commandes de leurs clients. Ce dernier point, ainsi que la chute du tourisme évoquée plus haut, font que la Tunisie peut, à plus ou moins long terme, être confrontée à une insuffisance forte de rentrée de devises.

 

Notes de risque pays

OCDE : 5/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : C4 (risque de court terme élevé – avril 2019)

 

Coface : pays C ; environnement des affaires B (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 5/7 (mai 2019)

 

Atradius : 6/10 stable (avril 2019).

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Attention ! Il était déjà très difficile d’avoir des informations vraiment fiables sur les sociétés commerciales en Tunisie, mais avec la situation actuelle, c’est encore plus problématique. Les entreprises tunisiennes ont rarement recours au crédit bancaire court terme et donc les banques elles-mêmes n’ont guère d’informations réellement pertinentes. En outre, compte tenu d’une forte culture de l’informel, les rares bilans publiés ne sont pas tous très fiables. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires français sur place.

 

• Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie
39, avenue du Japon,
BP n° 25
1073 Tunis Montplaisir
http://www.ctfci.org/
appui.ent@ctfci.org
Tél. : +216 71 904 329

 

Bon à savoir

Attention aux différentes mesures de sanction prises par l’Union européenne, ou par Tracfin, restreignant les opérations commerciales et financières avec des personnes ou entités liées à l’ancien président Ben Ali et à son épouse (Mme Trabelsi), désignées dans le texte suivant : règlement (UE) n° 101/ 2012 du conseil du 4 février 2012, sur https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/3732_Tunisie, mis à jour le 13 mai 2019. Le non-respect de ces mesures peut bloquer les transferts de fonds et le bon déroulement des crédits documentaires.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le dinar tunisien (TND).

 

Taux de change au 14 mai 2019 :
1 TND = 0,28670 EUR
1 EUR = 3,23999 TND

 

Bon à savoir

L’instauration de la convertibilité totale du dinar était inscrite dans le programme présidentiel du régime précédent. Cet objectif n’est plus une priorité dans la période actuelle de transition politique, d’autant plus qu’elle est désormais contestée par de nombreuses voix pour les effets négatifs qu’elle pourrait avoir sur l’économie tunisienne. Aucune date n’est donc à ce jour avancée. La réglementation des changes est gérée par la Banque centrale de Tunisie (www.bct.gov.tn).
Sont libres les transferts au titre des opérations courantes (exportations, importations et services liés et les revenus d’investissements générés au moyen d’une importation de devises). Toutes les opérations doivent être domiciliées auprès d’une banque intermédiaire agréée.
Toutes les autres opérations et prises d’engagement sont soumises à autorisation préalable.

 

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

 

Conseillés
De manière générale, et a fortiori pour une première relation commerciale, il est préférable de recourir aux moyens sécurisés. Selon le montant de la transaction, soit un virement Swift, éventuellement sécurisé par une lettre de crédit standby (SBLC, très pratiquée en Tunisie), ou une assurance-crédit, soit un crédit documentaire éventuellement confirmé.

 

Déconseillés
Tous les autres, en particulier les chèques (même si ceux-ci représentent encore près de 40 % des transactions domestiques), effets de commerce, et surtout remises documentaires (aucune garantie et source potentielle de retard de paiement). Sauf si la transaction bénéficie d’une couverture assurance-crédit.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels

Compte tenu de la situation politique actuelle, dont l’évolution reste incertaine, négocier si possible un paiement d’avance. Selon la réglementation des changes en vigueur à ce jour, le règlement des marchandises peut être effectué avant leur réception sous réserve de la justification de leur expédition directe et exclusive à destination de la Tunisie.

 

Les délais standards locaux vont de 30 à 120 jours, voire plus. Il existe peu de statistiques fiables récentes sur les délais moyens de paiement, mais une étude de 2013 (non actualisée) sur les difficultés du recouvrement en Tunisie indiquait un délai moyen de 54 jours, 36 % des créances étant payées à plus de 60 jours. D’après des informations recueillies auprès de consultants locaux ainsi que d’exportateurs de différents pays, ces données se sont très légèrement dégradées : le délai moyen se situerait désormais entre 65 et 70 jours.

 

De nombreuses voix s’élèvent en Tunisie pour que le gouvernement se penche enfin sur ce problème des délais de paiement et mette en place une disposition inspirée de la loi française… Mais pour le moment, ce n’est qu’un vœu pieux.

 

Pour les transactions à l’international, ne pas dépasser 45 jours, et à condition que la transaction soit sécurisée.

 

Risques de retards de paiement
Les risques de retards de paiement sont très fréquents, surtout pour les paiements simples (risque client, mais aussi risque de non transfert qui se dégrade). Attention aussi aux pièges des conditions de présentation des documents pour les crédits documentaires : on relève souvent des incohérences dans les documents exigés.

 

Acomptes à la commande
Les importations peuvent donner lieu au versement d’acomptes, sous réserve de l’émission en faveur de l’importateur d’une caution de restitution d’acompte à première demande par la banque du fournisseur. L’émission de cette garantie n’est pas exigée pour le règlement d’acomptes relatifs à l’importation de produits liés à la production (source Banque Centrale de Tunisie, réglementation des changes).

 

Garanties bancaires locales

On peut obtenir des garanties bancaires locales en Tunisie. Le délai d’obtention est en moyenne de 24 heures après réception de la contre-garantie.
Coût indicatif, selon les credit managers : de 1 à 4 % pour une banque commerciale française. Mais le coût dépend bien évidemment de la surface financière du donneur d’ordres de la garantie.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• Les litiges relatifs aux marchés contractés avec les entreprises tunisiennes sont de la compétence des tribunaux tunisiens. Attention néanmoins à la lenteur et à la lourdeur des procédures locales, que signalent les credit managers qui ont hélas vécu cette expérience.

 

• Aussi, les parties peuvent préférer convenir de recourir à l’arbitrage, en Tunisie ou à l’étranger.

Mobilité

Chiffres clés

Population (2018) : 11,7 millions d’habitants, dont population urbaine : 69 %.

 

Langues : l’arabe est la langue officielle du pays. Le français est couramment parlé.

 

Religions : musulmans : 98 % ; chrétiens : 1 % ; juifs : 1 %.

 

Nombre de Français immatriculés (2018) : 23 539.

 

Nombre d’entreprises françaises implantées : 1 269.

 

PIB/hab. en parité de pouvoir d’achat (2018) : 12 372 USD.

 

Taux de croissance du PIB (2018) : + 2,5 %.

 

Émissions CO2 (tonnes/hab., 2017) : 2,7 t.

 

Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2018) : 78e, niveau « moyen ».

 

Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base de données EDGAR), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.

 

S’y rendre

Formalités

Pour un séjour d’une durée inférieure ou égale à trois mois, le visa n’est pas nécessaire, mais un passeport en cours de validité est obligatoire. Au-delà de trois mois, un visa et une carte de séjour doivent être obtenus auprès du ministère de l’Intérieur.

 

Y travailler

Le marché du travail 

Les secteurs traditionnellement générateurs d’emploi sont : les services ;
l’agriculture ; le textile ; les industries agroalimentaires ; le secteur informatique et télécommunications ; les sociétés de services externalisés (notamment centres d’appels) ; l’industrie pharmaceutique ; la sous-traitance électronique et mécanique (notamment pour l’industrie automobile) ; l’industrie du plastique ; le tourisme médical et esthétique ; et l’environnement.

 

Toutefois, l’expansion des différents secteurs qui composent l’économie tunisienne, si importante soit-elle, n’annule en rien les restrictions à l’emploi de la main-d’œuvre étrangère. La main-d’œuvre tunisienne est plutôt bien formée, francophone, elle recrute donc plutôt des profils que l’on ne trouve pas sur place, avec une expérience. Il n’est guère aisé de trouver un emploi, d’autant que le pays est confronté à un fort taux de chômage, particulièrement chez les jeunes, et que le secteur informel est toujours aussi important (près de la moitié du PIB).

 

Comme dans beaucoup de pays, le plus efficace est de se créer son propre réseau ou de contacter les communautés déjà expatriées afin de les solliciter. Les candidatures spontanées, notamment celles internationales, peuvent avoir quelque chance d’aboutir.

Sur place, le Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) vous donnera des informations sur l’emploi en Tunisie : www.consulfrance-tunis.org/Le-CCPEFP. La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie peut également vous aider dans vos recherches : www.ccifrance-international.org/le-reseau/les-cci-fi/afrique/exporter-s-implanter-tunisie.html.

Source : UFE.

 

Le cadre légal du travail

Le travailleur étranger est tenu d’être muni d’un contrat de travail préalablement visé par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi et d’une carte de séjour.

 

Salaire minimum légal : salaires payés au mois :

• Régime de 48 heures par semaine : 378,56 TND (111,5  euros).
• Régime de 40 heures par semaine : 323,4 TND (95,3 euros).

 

 

Durée de travail : 40 ou 48 heures selon le régime déterminé.

 

La période d’essai : 6 mois pour un agent d’exécution, 9 mois pour un agent de maîtrise et 12 mois pour un cadre.

 

Rémunération avantages et impôts : 9 jours fériés sont chômés et payés. Le congé annuel varie de 12 à 30 jours par an.

 

Jours chômés hebdomadaires : samedi après-midi et dimanche. Les administrations ferment le vendredi après-midi, samedi après-midi et dimanche. Certaines entreprises privées ferment le samedi et dimanche.

 

Horaires de travail

Administrations : 9 h – 13 h et 15 h – 18 h. Le samedi, fermeture à 12 h.

Entreprises : 8 h – 12 h et 14 h – 18 h. En juillet et août, administrations et entreprises pratiquent un horaire continu, de 7 h 30 à 13 h 30/14 h.

Commerces : variables. Les horaires varient également pendant le mois de Ramadan.

Sources : MEAE, UFE et Business France.

 

Meilleurs sites d’emploi

www.tunisiemploi.com.tn
www.emploi.nat.tn
www.tunisietravail.net
www.tanitjobs.com
https://lemeilleur.tn/site-offres-emploi-tunisie
www.farojob.net
www.exceljob.com/home.php
www.khedma.tn/trouver-un-emploi-en-tunisie.html
www.khedma.tn

 

Vie pratique

 

Coût de la vie

 

Monnaie : dinar tunisien (TND). Non convertible

 

Taux de change : 1 EUR = 3,40 TND (12-04-2019).

 

Indice Big Mac : n.d.

 

Se loger : location d’un studio, compter 160 euros/mois en moyenne ; appartement de trois pièces : 290 euros. Il est cependant plus facile de trouver à louer une villa qu’un appartement. à Tunis, les quartiers résidentiels sont localisés dans l’agglomération même (Mutuelleville, le Belvédère et Notre-Dame), certaines rues des quartiers d’El Menzah et dans la banlieue nord (Gammarth, la Marsa, Carthage, Sidi Bou Saïd).

Les agences immobilières appliquent des frais relativement abordables, autour de 5% du loyer annuel. Les gardiens de villas sont bien informés, ils peuvent aussi vous renseigner sur les logements vacants.

 

Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 209 villes) : Tunis (208e).

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), Mercer, Numbeo.com et XE currency converter.

 

 

Informations utiles

 

Nature du réseau électrique

220 volts.

 

Télécommunications

Indicatif : + 216.

Qualité du réseau mobile : moyenne. Couverture 4G sur l’ensemble du territoire tunisien.

Qualité du réseau Internet : l’accès à Internet est relativement répandu. Accès wifi courant dans les hôtels.

 

Principaux jours fériés 2019

11 août : fête du sacrifice.
9 novembre : anniversaire du Prophète.

 

Distances de ville à ville

Tunis – Sfax : 275km.

 

Déplacements de ville à ville

Infrastructures routières : la Tunisie compte 12 000 km de routes et 5 000 km de pistes. Le réseau routier est de bonne qualité. Toutefois, la circulation y reste assez dangereuse en raison des nombreuses infractions au code de la route et du comportement imprudent des piétons. La conduite demande une grande vigilance, surtout la nuit.

 

Réseau ferroviaire : environ 2.000 km et couvre la quasi-totalité du territoire, reliant la plupart des grandes villes du nord, Tunis, Bizerte, Beja et de la côte est (Sfax, Gabès). Les trains sont assez lents, mais économiques et ponctuels.

 

Contacts

Contacts utiles

 

En France

 

Ambassade de Tunisie

http://ambassade-tunisie.fr

atn.paris@wanadoo.fr

 

 

Sur place

 

Ambassade de France

https://tn.ambafrance.org

courrier@ambafrance-tn.org

 

Consulat général de France à Tunis

https://consulfrance-tunis.org

 

Service économique régional de Tunis

www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/tunisie

tunis@dgtresor.gouv.fr

 

Bureau Business France en Tunisie

http://export.businessfrance.fr/tunisie/export-tunisie-avec-notre-bureau.html

 

Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie

www.ccifrance-international.org/le-reseau/les-cci-fi/afrique/exporter-s-implanter- tunisie.htmlwww.ctfci.org

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, la Tunisie est classée au 101e rang mondial (-5 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 50 h. ; coût 469 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (3 h. ; 200 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 80 h. ; coût 596 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (27 h. ; 144 USD).

Actualités : Tunisie

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