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Tunisie

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) : 11,78
Capitale : Tunis
Devise : dinar tunisien (TND)
Décalage horaire avec la France : – 1 h en été, aucun en hiver
Climat :
Méditerranéen au nord, continental au centre, semi-désertique au sud
À Tunis
• Température moyenne la plus basse en janvier – février : 6°C.
• Température moyenne la plus élevée en juillet – août : 45°C.

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : -7,04 % (estim.) ; 2019 : 0,98 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 10 800

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

La crise du Covid-19 a entrainé une récession historique. Le PIB aura au final chuté de 8,6% en 2020, le recul le plus important d’Afrique du Nord hors Libye. La Tunisie est entrée dans la crise fragilisée et dépendante de secteurs fortement exposés comme le tourisme. Les mesures sanitaires précoces et strictes prises au printemps ont permis d’éviter une première vague épidémique mais au prix d’un effet récessif massif (chute du PIB de 19 % au 2e trimestre en glissement trimestriel). Depuis lors la perte de contrôle de la situation sanitaire (2e pays le plus touché d’Afrique après l’Afrique du sud) a entrainé le retour de mesures restrictives moins fortes mais durables, obérant la reprise (-0,3 % en g.t. au 4e trimestre après +19 % au 3e trimestre). Le rythme de la campagne de vaccination au niveau international comme domestique rend peu probable leur levée rapide, à temps pour sauver la saison touristique. Le scénario retenu d’une reprise modérée (+3,8 % pour le FMI et +4,1 % pour les autorités tunisiennes) reste optimiste au vu de la situation sanitaire, mais aussi politique et sociale.

L’impact de la crise sanitaire intervient sur une économie aux fondamentaux déjà fragiles. L’économie tunisienne est handicapée par de nombreux obstacles structurels, que l’instabilité politique depuis la révolution ne permet pas de lever. Soutenue par la consommation des ménages (73% du PIB), elle est peu diversifiée et exposée aux aléas cycliques de certains secteurs comme le secteur agricole (9% du PIB) et le tourisme (5% du PIB, mais jusqu’à 14% du PIB de manière indirecte). L’importance d’une administration pléthorique et d’opérateurs publics non performants constituent de puissants freins à l’investissement et au développement d’une industrie compétitive. La dégradation de la situation d’une centaine d’entreprises publiques représentant plus de 10 % du PIB et 100 000 emplois s’avère particulièrement préoccupante. Les taux d’investissement et d’épargne bruts déjà jugés insuffisants, se sont effondrés en 2020, de 17,2 à 7,8 % pour le premier et de 8,8 à 1 % pour le deuxième.

Si les pressions inflationnistes semblent contenues, la dégradation de la situation sociale et de l’emploi entretient les tensions. Si l’inflation érode moins le pouvoir d’achat des ménages, l’inflation ayant ralenti de 6,7 % en 2019 à 4,9 % actuellement, les indicateurs sociaux, qui n’ont pas connu de réelle amélioration depuis la révolution, se sont fortement dégradés et les obstacles à l’emploi se sont accrus, alimentant les frustrations : le taux de pauvreté est passé de 14 à 21 % en un an et le taux de chômage atteint 17,4 % de la population active et touche plus particulièrement les jeunes (36 %). Témoignant de la dégradation de la situation sociale, les manifestations pour les revendications salariales et l’emploi se sont multipliées dans plusieurs régions du sud et de l’intérieur de la Tunisie fortement touchées par la précarité, ayant entrainé l’arrêt de sites de production (hydrocarbures et phosphate) et perturbé l’activité économique.

L’actuelle résilience du secteur bancaire parait rassurante, mais l’incertitude reste de mise sur l’ampleur du choc à venir et la capacité du secteur à y faire face. Le secteur bancaire a pu amortir le choc de la crise grâce aux mesures d’assouplissement de la Banque centrale (BCT) : abaissement des taux directeurs de 7,75 à 6,25 % et report d’échéances de crédit en particulier, prolongé jusqu’en septembre prochain. Les derniers stress tests effectués par la BCT témoigneraient d’une bonne résilience des ratios de solvabilité en cas de choc. La situation reste cependant à terme incertaine, le report des échéances de crédit ne permettant pas de révéler la vraie situation de solvabilité de nombreuses entreprises. L’inquiétude concerne en particulier l’exposition des banques aux entreprises publiques, dont les difficultés de trésorerie et les arriérés s’accroissent, et dont l’encours de crédits atteindrait 17 % du PIB.

La baisse des tensions extérieures reste en trompe l’œil compte tenu de la chute d’activité et ne reflète aucune amélioration structurelle. Le déficit courant s’est résorbé en 2020 de 8,4 à 6,8% du PIB, d’abord du fait d’une chute de l’activité (et donc des importations concomitantes) et de la facture énergétique, en dépit de la chute de l’activité touristique. Avec le maintien des transferts de la diaspora, et en dépit de la baisse des IDE, la situation extérieure s’est relativement détendue et les réserves en devises ont augmenté de 19,4 à 22,6 Md TND en un an fin janvier, soit de 112 à 159 jours d’importations. Cette amélioration reste cependant purement conjoncturelle et les équilibres extérieurs demeurent fragiles. Toute reprise massive d’importation ou mouvement brutal d’investisseurs internationaux pourraient rapidement épuiser les réserves ; or la situation actuelle n’est pas propice à alimenter la confiance des marchés.

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr

 

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md USD, évolution sur 2018) :
Export : 14,933 (-3,87 %)
Import : 21,555 (-5,06 %) 

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché) :
1 – Union européenne 50,4 %
2 – Chine 9,5 %
3 – Algérie 6,6 %
4 – Turquie 4,5 %
5 – États-Unis 3,2 % 

(Exportations françaises 2019 : 3,341 Md EUR, +0,99 %) 

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : élevé surtout compte tenu de la situation actuelle

Notes de risque pays

OCDE : 5/7 (janvier 2019)
Euler Hermes : C4 (risque de court terme élevé – avril 2019)
Coface : pays C ; environnement des affaires B (avril 2019)
Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 5/7 (mai 2019)
Atradius : 6/10 stable (avril 2019).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 78/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 74/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Attention ! Il était déjà très difficile d’avoir des informations vraiment fiables sur les sociétés commerciales en Tunisie, mais avec la situation actuelle, c’est encore plus problématique. Les entreprises tunisiennes ont rarement recours au crédit bancaire court terme et donc les banques elles-mêmes n’ont guère d’informations réellement pertinentes. En outre, compte tenu d’une forte culture de l’informel, les rares bilans publiés ne sont pas tous très fiables. Se rapprocher des institutionnels et milieux d’affaires français sur place.

• Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie
39, avenue du Japon,
BP n° 25
1073 Tunis Montplaisir
http://www.ctfci.org/
appui.ent@ctfci.org
Tél. : +216 71 904 329

Bon à savoir
Attention aux différentes mesures de sanction prises par l’Union européenne, ou par Tracfin, restreignant les opérations commerciales et financières avec des personnes ou entités liées à l’ancien président Ben Ali et à son épouse (Mme Trabelsi). https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32020R0115&from=FR  

Ou également , récapitulatif de tous les textes sur : https://www.tresor.economie.gouv.fr/services-aux-entreprises/sanctions-economiques/tunisie ( dernière mise à jour 23 juin 2020)

Le non-respect de ces mesures peut bloquer les transferts de fonds et le bon déroulement des crédits documentaires. 

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le dinar tunisien (TND).

Taux de change au 18 novembre 2020:
1 TND = 0,30472 EUR
1 EUR = 3,22540 TND

Bon à savoir
L’instauration de la convertibilité totale du dinar était inscrite dans le programme présidentiel du régime précédent. Cet objectif n’est plus une priorité dans la période actuelle de transition politique, d’autant plus qu’elle est désormais contestée par de nombreuses voix pour les effets négatifs qu’elle pourrait avoir sur l’économie tunisienne. Aucune date n’est donc à ce jour avancée. La réglementation des changes est gérée par la Banque centrale de Tunisie (www.bct.gov.tn).
Sont libres les transferts au titre des opérations courantes (exportations, importations et services liés et les revenus d’investissements générés au moyen d’une importation de devises). Toutes les opérations doivent être domiciliées auprès d’une banque intermédiaire agréée.
Toutes les autres opérations et prises d’engagement sont soumises à autorisation préalable.

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

Conseillés
De manière générale, et a fortiori pour une première relation commerciale, il est préférable de recourir aux moyens sécurisés. Selon le montant de la transaction, soit un virement Swift, éventuellement sécurisé par une lettre de crédit standby (SBLC, très pratiquée en Tunisie), ou une assurance-crédit, soit un crédit documentaire éventuellement confirmé.

Déconseillés
Tous les autres, en particulier les chèques (même si ceux-ci représentent encore près de 40 % des transactions domestiques), effets de commerce, et surtout remises documentaires (aucune garantie et source potentielle de retard de paiement). Sauf si la transaction bénéficie d’une couverture assurance-crédit.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Compte tenu de la situation politique actuelle, dont l’évolution reste incertaine, négocier si possible un paiement d’avance. Selon la réglementation des changes en vigueur à ce jour, le règlement des marchandises peut être effectué avant leur réception sous réserve de la justification de leur expédition directe et exclusive à destination de la Tunisie. 

Les délais standards locaux vont de 30 à 120 jours, voire plus. Il existe peu de statistiques fiables récentes sur les délais moyens de paiement, mais une étude de 2013 (non actualisée) sur les difficultés du recouvrement en Tunisie indiquait un délai moyen de 54 jours, 36 % des créances étant payées à plus de 60 jours. D’après des informations recueillies auprès de consultants locaux ainsi que d’exportateurs de différents pays, ces données se sont très légèrement dégradées : le délai moyen se situerait désormais entre 65 et 70 jours.

De nombreuses voix s’élèvent en Tunisie pour que le gouvernement se penche enfin sur ce problème des délais de paiement et mette en place une disposition inspirée de la loi française… Mais pour le moment, ce n’est qu’un vœu pieux.

Pour les transactions à l’international, ne pas dépasser 45 jours, et à condition que la transaction soit sécurisée.

Risques de retards de paiement
Les risques de retards de paiement sont très fréquents, surtout pour les paiements simples (risque client, mais aussi risque de non-transfert qui se dégrade très fortement). Attention aussi aux pièges des conditions de présentation des documents pour les crédits documentaires : on relève souvent des incohérences dans les documents exigés.

Acomptes à la commande
Les importations peuvent donner lieu au versement d’acomptes, sous réserve de l’émission en faveur de l’importateur d’une caution de restitution d’acompte à première demande par la banque du fournisseur. L’émission de cette garantie n’est pas exigée pour le règlement d’acomptes relatifs à l’importation de produits liés à la production (source Banque Centrale de Tunisie, réglementation des changes).

Garanties bancaires locales

On peut obtenir des garanties bancaires locales en Tunisie. Le délai d’obtention est en moyenne de 24 heures après réception de la contre-garantie.
Coût indicatif, selon les credit managers : de 1 à 4 % pour une banque commerciale française. Mais le coût dépend bien évidemment de la surface financière du donneur d’ordres de la garantie.

Tribunal compétent en cas de litige

• Les litiges relatifs aux marchés contractés avec les entreprises tunisiennes sont de la compétence des tribunaux tunisiens. Attention néanmoins à la lenteur et à la lourdeur des procédures locales, que signalent les credit managers qui ont hélas vécu cette expérience. 

• Aussi, les parties peuvent préférer convenir de recourir à l’arbitrage, en Tunisie ou à l’étranger. 

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 69/190

Le conseil du crédit manager

Pas d’amélioration, on s’en doute. La situation politique et économique de la Tunisie est loin d’être stabilisée. Encore un « printemps arabe » qui n’en finit pas… La situation politique reste fragile après l’élection du constitutionnaliste Kaïs Saïed à la présidence fin 2019, alors que la Covid-19 plombe l’économie.

Les attentats terroristes (musée du Bardo à Tunis, mi-mars 2015 et à Tunis et Sousse en avril 2016, et plus récemment encore en 2019) ont provoqué un effondrement du tourisme, et mis à mal les réserves de devises.

Conséquence directe, le risque de non-transfert s’est encore dégradé, passant à 6/7 selon Credendo. Pour rappel, 4/7 il y a trois ans. Les délais de paiement sur le marché domestique, déjà élevés en raison de la faiblesse du système bancaire (qui se dégrade très fortement selon de nombreux observateurs, sachant qu’il était déjà fragile même avant les événements), et surtout, l’absence de financement bancaire des PME, dénoncé à plusieurs reprises par la Banque mondiale, se répercutent dans les transactions à l’international.

Une ancienne étude de 2013, montrait déjà que 66 % des PME tunisiennes estimaient que les conditions de financement étaient de plus en plus difficiles, mais les représentants des banques argumentaient que ceci était la conséquence de la non-transparence des comptes des entreprises… En 2020, la situation n’a guère changé, elle a même plutôt empiré. Il n’existe pas de statistiques fiables sur les défaillances d’entreprises ces dernières années, mais des estimations plutôt pessimistes.

Notons par ailleurs que Loi n°2016 – 36 du 29 avril 2016 relative aux Procédures collectives est enfin entrée en vigueur, après 3 années de gestation. À peine votée, elle avait suscité de sévères critiques car il semblerait que la priorité de cette loi soit de favoriser la liquidation et non la sauvegarde des entreprises. D’où un risque élevé de hausse des défaillances pour les années à venir. Des facteurs externes compliquent la situation : l’impact négatif du fort recul des exportations tunisiennes vers l’Europe ainsi que la baisse du tourisme se conjuguent avec l’impact du blocage des exportations vers la Libye. Or, les PME tunisiennes sont les premières touchées, sur le plan économique, par la crise libyenne… La vigilance est toujours recommandée dans les transactions commerciales.

Rappelons aussi les problèmes liés à la lourdeur administrative et la lenteur des opérations de douane, pesant très fortement sur les délais de livraison et donc souvent sur les délais effectifs de paiement.

Pour une relation commerciale régulière, d’autres moyens de paiement que le crédit documentaire irrévocable et confirmé sont très largement utilisés. Citons particulièrement le virement Swift, garanti par une lettre de crédit standby (LCSB). La LCSB est de plus en plus utilisée en Tunisie, en particulier par les filiales de banques étrangères.

Dans ce domaine des paiements, éviter surtout la remise documentaire, sauf si l’opération est garantie par une police d’assurance-crédit. On ne le répétera jamais assez, la grande majorité des retards de paiement en Tunisie sont sur des opérations adossées à des remises documentaires… Il faudra être d’autant plus vigilant que la Tunisie est très dépendante de l’Europe – zone dont la demande est en panne – et, en matière de monnaie, plus particulièrement de la zone euro.

De nombreux sous-traitants et fournisseurs d’entreprises européennes, dans les secteurs du textile et de l’automobile, ressentent sérieusement l’impact de la crise européenne sur les commandes de leurs clients. Ce dernier point, ainsi que la chute du tourisme évoquée plus haut, font que la Tunisie va continuer à être confrontée à une insuffisance forte de rentrée de devises.

Mobilité

Chiffres clés

Population (2018) : 11,7 millions d’habitants, dont population urbaine : 69 %.
Langues : l’arabe est la langue officielle du pays. Le français est couramment parlé.
Religions : musulmans : 98 % ; chrétiens : 1 % ; juifs : 1 %.
Nombre de Français immatriculés (2018) : 23 539.
Nombre d’entreprises françaises implantées : 1 269.
PIB/hab. en parité de pouvoir d’achat (2018) : 12 372 USD.
Taux de croissance du PIB (2018) : + 2,5 %.
Émissions CO2 (tonnes/hab., 2017) : 2,7 t.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2018) : 78e, niveau « moyen ».

Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base de données EDGAR), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.

S’y rendre

Formalités
Pour un séjour d’une durée inférieure ou égale à trois mois, le visa n’est pas nécessaire, mais un passeport en cours de validité est obligatoire. Au-delà de trois mois, un visa et une carte de séjour doivent être obtenus auprès du ministère de l’Intérieur.

Y travailler

Le marché du travail 
Les secteurs traditionnellement générateurs d’emploi sont : les services ;
l’agriculture ; le textile ; les industries agroalimentaires ; le secteur informatique et télécommunications ; les sociétés de services externalisés (notamment centres d’appels) ; l’industrie pharmaceutique ; la sous-traitance électronique et mécanique (notamment pour l’industrie automobile) ; l’industrie du plastique ; le tourisme médical et esthétique ; et l’environnement.

Toutefois, l’expansion des différents secteurs qui composent l’économie tunisienne, si importante soit-elle, n’annule en rien les restrictions à l’emploi de la main-d’œuvre étrangère. La main-d’œuvre tunisienne est plutôt bien formée, francophone, elle recrute donc plutôt des profils que l’on ne trouve pas sur place, avec une expérience. Il n’est guère aisé de trouver un emploi, d’autant que le pays est confronté à un fort taux de chômage, particulièrement chez les jeunes, et que le secteur informel est toujours aussi important (près de la moitié du PIB).

Comme dans beaucoup de pays, le plus efficace est de se créer son propre réseau ou de contacter les communautés déjà expatriées afin de les solliciter. Les candidatures spontanées, notamment celles internationales, peuvent avoir quelque chance d’aboutir.

Sur place, le Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP) vous donnera des informations sur l’emploi en Tunisie : www.consulfrance-tunis.org/Le-CCPEFP. La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie peut également vous aider dans vos recherches : www.ccifrance-international.org/le-reseau/les-cci-fi/afrique/exporter-s-implanter-tunisie.html.

Source : UFE.

Le cadre légal du travail
Le travailleur étranger est tenu d’être muni d’un contrat de travail préalablement visé par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi et d’une carte de séjour.

Salaire minimum légal : salaires payés au mois :
• Régime de 48 heures par semaine : 378,56 TND (111,5  euros).
• Régime de 40 heures par semaine : 323,4 TND (95,3 euros).

Durée de travail : 40 ou 48 heures selon le régime déterminé.
La période d’essai : 6 mois pour un agent d’exécution, 9 mois pour un agent de maîtrise et 12 mois pour un cadre.
Rémunération avantages et impôts : 9 jours fériés sont chômés et payés. Le congé annuel varie de 12 à 30 jours par an.
Jours chômés hebdomadaires : samedi après-midi et dimanche. Les administrations ferment le vendredi après-midi, samedi après-midi et dimanche. Certaines entreprises privées ferment le samedi et dimanche.

Horaires de travail
Administrations : 9 h – 13 h et 15 h – 18 h. Le samedi, fermeture à 12 h.
Entreprises : 8 h – 12 h et 14 h – 18 h. En juillet et août, administrations et entreprises pratiquent un horaire continu, de 7 h 30 à 13 h 30/14 h.

Commerces : variables. Les horaires varient également pendant le mois de Ramadan.

Sources : MEAE, UFE et Business France.

Meilleurs sites d’emploi
www.tunisiemploi.com.tn
www.emploi.nat.tn
www.tunisietravail.net
www.tanitjobs.com
https://lemeilleur.tn/site-offres-emploi-tunisie
www.farojob.net
www.exceljob.com/home.php
www.khedma.tn/trouver-un-emploi-en-tunisie.html
www.khedma.tn

Vie pratique

Coût de la vie
Monnaie : dinar tunisien (TND). Non convertible
Taux de change : 1 EUR = 3,40 TND (12-04-2019).
Indice Big Mac : n.d.
Se loger : location d’un studio, compter 160 euros/mois en moyenne ; appartement de trois pièces : 290 euros. Il est cependant plus facile de trouver à louer une villa qu’un appartement. à Tunis, les quartiers résidentiels sont localisés dans l’agglomération même (Mutuelleville, le Belvédère et Notre-Dame), certaines rues des quartiers d’El Menzah et dans la banlieue nord (Gammarth, la Marsa, Carthage, Sidi Bou Saïd).

Les agences immobilières appliquent des frais relativement abordables, autour de 5% du loyer annuel. Les gardiens de villas sont bien informés, ils peuvent aussi vous renseigner sur les logements vacants.

Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 209 villes) : Tunis (208e).

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), Mercer, Numbeo.com et XE currency converter.

Informations utiles
Nature du réseau électrique
220 volts.
Télécommunications
Indicatif : + 216.
Qualité du réseau mobile : moyenne. Couverture 4G sur l’ensemble du territoire tunisien.
Qualité du réseau Internet : l’accès à Internet est relativement répandu. Accès wifi courant dans les hôtels.

Principaux jours fériés 2019
11 août : fête du sacrifice.
9 novembre : anniversaire du Prophète.

Distances de ville à ville
Tunis – Sfax : 275km.

Déplacements de ville à ville
Infrastructures routières : la Tunisie compte 12 000 km de routes et 5 000 km de pistes. Le réseau routier est de bonne qualité. Toutefois, la circulation y reste assez dangereuse en raison des nombreuses infractions au code de la route et du comportement imprudent des piétons. La conduite demande une grande vigilance, surtout la nuit.

Réseau ferroviaire : environ 2.000 km et couvre la quasi-totalité du territoire, reliant la plupart des grandes villes du nord, Tunis, Bizerte, Beja et de la côte est (Sfax, Gabès). Les trains sont assez lents, mais économiques et ponctuels.

Contacts

Les acteurs publics

Business France
Localisation : Ambassade de France en
Tunisie
1 pl. de l’Indépendance – 1000 Tunis
Tél. : +216 71 105 080
https://www.businessfrance.fr
Service économique régional de la DG Trésor
SER de Tunis
Pays de la zone de compétence :
Tunisie, Libye.
Tél. : +216 31 315 080

Les acteurs privés

Chambre tuniso-française
de commerce et d’industrie
Localisation : Tunis
39 av. du Japon, Montplaisir –
BP 25 – 1073 Tunis
Tél. : +216 71 904 329
info@ctfci.org/appui.ent@ctfci.org
http://www.ctfci.org

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, la Tunisie est classée au 90e rang mondial (+11 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 12 h. ; coût 375 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (3 h. ; 200 USD).

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 80 h. ; coût 596 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (27 h. ; 144 USD).

Actualités : Tunisie

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