Ouganda

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Capitale : Kampala

Devise : Shilling ougandais (UGX)

Population : 49,7 millions d’habitants (2025, FMI)

Taux de croissance du PIB réel : EF 2025/26 : +7,6 % (prév. FMI) ; EF 2024/25 : +6,3 %

Inflation (IPC) : 2024 : +3,3 % ; 2023 : +5,4 %

Dette publique (% du PIB) : EF 2024/25 : 52,4 % du PIB

Solde budgétaire (% du PIB) : EF 2024/25 : -6,0 % du PIB

Solde courant (% du PIB) : EF 2024/25 : -6,1 % du PIB

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD) : 3 200 USD (2024, Banque mondiale)

Conjoncture

Une dynamique de croissance solide, portée par la demande intérieure et le pré-pétrole

Après une forte reprise post-Covid (+5,5 % en moyenne entre 2021 et 2023), l’économie ougandaise a accéléré en 2024 (+6,3 %), portée par l’industrie, les services, les cours élevés du café et de l’or, et la hausse des investissements, notamment pétroliers. Au deuxième trimestre de l’exercice 2025/2026 (octobre-décembre 2025), la croissance a atteint 8,5 %, contre 5,4 % sur la même période de l’exercice précédent. La croissance devrait légèrement ralentir en 2025 (+6,1 %), proche de son potentiel, avant d’accélérer à moyen terme (+7,6 % en 2026, +8,2 % en 2027) avec le début attendu de la production pétrolière (août 2026), portée par le projet de TotalEnergies, tandis que le tourisme et l’agriculture resteraient dynamiques.

L’agriculture pèse 27 % du PIB et assure 66 % de l’emploi (notamment chez les jeunes) ; elle génère plus de la moitié des exportations malgré des contraintes structurelles. L’industrie (28 % du PIB, 7 % des emplois), soutenue depuis les années 1980, repose sur la construction, les mines (or) et la transformation (agroalimentaire, textile, ciment). Les services représentent 45 % du PIB (26 % de l’emploi), portés par le numérique, l’immobilier, la santé et l’administration.

Finances publiques : déficit creusé, dette au-dessus du seuil de prudence

Les finances publiques restent sous tension, avec un déficit creusé à -5,8 % du PIB en 2024 (après -4,9 %), du fait d’intérêts élevés (-3,7 % du PIB) et d’une politique expansionniste. À court terme, le déficit devrait s’aggraver (-6,7 % en 2025), dans un contexte électoral tendu. La dette publique ougandaise a poursuivi sa hausse en 2024 (51,8 % du PIB, après 50,2 % en 2023), dépassant le seuil indicatif de prudence de 50 %. Son coût est particulièrement élevé : les paiements d’intérêts représentaient 25,2 % des recettes publiques fin 2024, soit le niveau le plus élevé d’Afrique de l’Est après le Kenya. Cette situation s’explique par la forte part de dette domestique (environ 50 % du total), assortie de taux d’intérêt très élevés (17,8 % à 10 ans).

Le déficit budgétaire est attendu en légère réduction durant l’exercice fiscal 2026 (1er juillet 2025 – 30 juin 2026), grâce à une meilleure mobilisation des recettes publiques, qui devraient croître plus rapidement que les dépenses. Une stratégie de mobilisation fiscale a été lancée, avec un objectif de +1,8 point de PIB d’ici 2026, sans hausse d’impôt.

Comptes extérieurs : déficit courant persistant, shilling stable

Le déficit courant reste élevé (-7,3 % du PIB en 2024), sous l’effet des importations liées aux projets pétroliers et aux coûts logistiques. Le shilling est resté stable, soutenu par les exportations, les IDE pétroliers et la politique monétaire. Le déficit courant est prévu à -5 % du PIB en 2025 ; avec un horizon de début de production de pétrole vers mi-2026 et l’achèvement des grands travaux en cours, le solde courant devrait encore s’améliorer. Ce déficit courant est largement financé par la dette à long terme (principalement concessionnelle) et les investissements directs étrangers.

Les réserves de change ont progressé à plus de trois mois de couverture des importations en octobre 2025, soutenues notamment par de solides entrées de flux de portefeuille. Le retrait du pays des listes grises du GAFI et de l’UE a aussi renforcé la confiance des investisseurs.

Le pétrole, vecteur de transformation à moyen terme

L’EACOP, oléoduc de 1 443 km reliant les gisements du lac Albert (ouest de l’Ouganda) au port de Tanga (Tanzanie), est désormais achevé à 82 % ; les parties prenantes visent juillet 2026 pour le premier chargement. Les champs de Tilenga et Kingfisher, opérés respectivement par TotalEnergies et CNOOC, sont attendus en production dans le second semestre 2026, avec cependant un risque de nouveaux retards. La production pétrolière devrait générer 1 à 1,7 point de PIB par an et 5 points de PIB par an en recettes fiscales sur la durée d’exploitation.

L’EACOP pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser la seconde tranche de financement après l’obtention d’un prêt syndiqué de 1 milliard USD en mars 2025 auprès de banques locales et régionales. Par ailleurs, le projet fait face à une forte opposition internationale en raison de préoccupations environnementales et relatives aux droits humains. En septembre 2025, un tribunal français a ordonné à TotalEnergies de produire des documents relatifs aux impacts du projet, constituant une première victoire juridique des ONG.

Commerce extérieur : agriculture et or, principaux pourvoyeurs de devises

L’Ouganda exporte principalement de l’or (16,7 %), du café (14,1 %), des huiles de pétrole (4,2 %), du sucre (3,4 %) et du poisson (3,3 %). Ses principales importations sont les huiles de pétrole (18,9 %), l’or (5 %), les médicaments (3,5 %) et l’huile de palme (3,5 %). Les principaux partenaires commerciaux sont les Émirats arabes unis, le Kenya, la Chine, le Soudan du Sud, l’Inde, la République démocratique du Congo, le Rwanda et l’Arabie saoudite.

Alors que le soutien financier des organismes multilatéraux avait eu tendance à se réduire en raison de la loi « anti-LGBT+ » adoptée en 2023, la Banque mondiale a annoncé un prêt de 2 milliards USD au pays. L’Ouganda bénéficiera ainsi sur les trois prochaines années de la reprise du soutien financier de la Banque mondiale, qui avait levé la suspension imposée en août 2023.

⚠ Point d’attention : Un rapport de l’ONU (mars 2026) indique que l’Ouganda a participé à des frappes aériennes conjointes avec le Soudan du Sud ayant ciblé des zones civiles depuis le déploiement des forces ougandaises (UPDF) à Juba en mars 2025 pour soutenir le président Salva Kiir contre les forces de l’opposition. Amnesty International a qualifié ce déploiement de violation flagrante de l’embargo sur les armes imposé au Soudan du Sud. Cette implication militaire régionale, combinée à des accrochages à la frontière ougando-sud-soudanaise en juillet 2025 ayant causé la mort d’au moins quatre soldats, fait peser un risque géopolitique croissant sur la stabilité du nord du pays et les flux commerciaux avec ce partenaire clé.

⚠ Point d’attention : L’élection présidentielle de 2026 constitue un facteur de risque potentiel, avec des protestations de la jeunesse et des enjeux de gouvernance susceptibles d’affecter les délais des grands projets. Malgré les résultats du recensement 2024, révélant une population inférieure aux prévisions, l’Ouganda ne devrait pas accéder au statut de pays à revenu intermédiaire (PRITI) avant 2027.

Points de vigilance

Les vulnérabilités fiscales sont en hausse en raison de déficits globaux élevés et d’un lourd service de la dette ; la dette publique reste soutenable mais est exposée aux pressions du financement domestique.

Le projet pétrolier ougandais accuse des retards significatifs : initialement attendue en 2025, la première production a été repoussée à fin 2026 ou 2027, avec des coûts de construction supérieurs aux estimations initiales.

Les risques pesant sur les perspectives proviennent des dérapages budgétaires, des retards dans le développement pétrolier, de la réduction de l’aide au développement et de l’incertitude mondiale pouvant affecter les prix des matières premières.

Les exportations de café, pilier des recettes extérieures, devraient connaître une pause en 2026 en raison d’abondantes récoltes mondiales pesant sur les prix.

La croissance démographique reste parmi les plus élevées au monde, avec une moyenne de six enfants par femme et près de 600 000 jeunes entrant chaque année sur le marché du travail.

Sources : FMI – Post-Financing Assessment Ouganda (janvier 2026), FMI – Données pays Ouganda (2026), Banque mondiale – Uganda Economic Update 26e édition (décembre 2025), DG Trésor – Ouganda, indicateurs et conjoncture (2025), Bpifrance – Fiche pays Ouganda (novembre 2025), Coface – Fiche pays Ouganda (2025-2026), Trading Economics – RNB/hab. PPA Ouganda (Banque mondiale, 2024), Ecofin Agency – EACOP 82 % d’avancement (avril 2026), Washington Times – Rapport ONU sur les frappes ougando-sud-soudanaises (mars 2026)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Population (millions, 2025) : 51,4

Taux de croissance du PIB réel : 2026 : 7,6 % (proj. FMI) ; 2025 : 6,3 % (FY2024/2025, Banque mondiale)

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 3 200

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) : Export : 8,0 (+27,5 %) Import : 13,8 Md USD (déficit commercial de 5,8 Md USD, en hausse de 5,8 % sur 2023)

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) : 1 – Chine 38,0 % 2 – Inde (2e rang) 3 – Tanzanie (devancée Kenya au sein de l’Afrique) 4 – Kenya 5 – Émirats arabes unis

Exportations françaises 2024 : 0,048 Md EUR (+28,3 % ; échanges bilatéraux totaux : 75 M EUR ; excédent français : 22,3 M EUR ; importations françaises depuis l’Ouganda : 26,6 M EUR)

Indice de perception de la corruption (IPC 2025) : 148/182, score 25/100

Sources : FMI – Fiche pays Ouganda (2026), Banque mondiale – Uganda Economic Update 26e éd. (déc. 2025), World’s Top Exports – Uganda Top Exports 2024, GTAIC – Uganda Trade Outlook 2024, DG Trésor – Relations économiques France-Ouganda (2024), Transparency International – IPC 2025, Statistics Times – Population Ouganda (2025), Trading Economics / Banque mondiale – RNB/hab. PPA (2024)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : élevéRisque client : élevé Notes de risque pays OCDE : 6/7 (chiffre le plus récent disponible, juillet 2025) Allianz Trade : C — risque sensible (Sensitive), niveau court terme 3 (Q2 2025) Coface : pays C ; environne...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Mobilité – Ouganda

S’y rendre

Visa : Le visa d’entrée, au prix de 50 USD pour une entrée simple, est obligatoire pour les ressortissants français. Depuis 2016, un système de visa électronique est en place via le portail Uganda E-Immigration System. La délivrance du visa à l’arrivée (visa on arrival) a été suspendue depuis le 1er juillet 2021 ; tout passager doit obligatoirement arriver avec l’accord de son e-visa. Le délai d’obtention de l’e-visa est de 3 jours ouvrés ; il est valable 90 jours à compter de sa date d’émission. L’attention des voyageurs est attirée sur l’existence de sites frauduleux proposant des demandes de visa en ligne, souvent à un tarif plus élevé. Il est impératif de passer exclusivement par le portail officiel des autorités ougandaises. Il est également possible d’obtenir un visa unique Kenya–Ouganda–Rwanda (East African Tourist Visa) au prix de 100 USD.

Conditions sanitaires : La présentation d’un certificat de vaccination contre la fièvre jaune reste obligatoire pour l’entrée sur le territoire ougandais. Le passeport doit être valide au moins 6 mois après la sortie du pays et comporter 3 pages vierges dont 2 face à face.

Franchises douanières : Pour les passagers de plus de 18 ans : 250 g de tabac, 1 litre de spiritueux, 1 litre de vin, un demi-litre de parfum/eau de toilette, effets personnels d’une valeur n’excédant pas 500 USD.

⚠ Point d’attention – Épidémie Ebola 2025 : L’Ouganda a déclaré une épidémie d’Ebola (souche Soudan) le 30 janvier 2025, suite au décès d’un infirmier à Kampala. Le 26 avril 2025, le ministère ougandais de la Santé a déclaré la fin de l’épidémie après 42 jours sans nouveau cas détecté. Les infections à Ebola sont fréquentes en Ouganda, dont les forêts tropicales constituent des réservoirs naturels pour le virus. Un plan de surveillance renforcée reste en place.

Niveau de sécurité et zonage

Le reste du pays (hors zones formellement déconseillées) est placé en zone de vigilance renforcée. La criminalité est en augmentation dans la capitale, y compris dans les zones de résidence normalement sécurisées (Kololo, Nakasero, Naguru). Le sentiment de sécurité peut amener à réduire sa vigilance : des vols à l’arraché, cambriolages et braquages parfois avec violence sont régulièrement recensés.

Zones formellement déconseillées : Il est formellement déconseillé de passer la frontière avec la RDC ou même de s’en approcher hors des parcs. La ville de Bwera et ses alentours sont également formellement déconseillés en raison des affrontements de groupes armés et du risque potentiel d’attentat. En raison d’incursions régulières de groupes armés venant du Soudan du Sud, il est formellement déconseillé de pénétrer dans la zone frontalière nord. En raison d’incursions de cellules terroristes depuis la RDC, il est déconseillé sauf raison impérative de se rendre dans la zone du parc national de Semuliki.

Risque terroriste : Il existe un risque élevé d’attentats terroristes sur tout le territoire. Le 3 juin 2025, une explosion s’est produite près du sanctuaire des Martyrs de Munyonyo à Kampala. Des attaques coordonnées d’hommes armés contre des installations de police et de l’armée ont eu lieu à Kasese et Bundibugyo en novembre 2025, causant plusieurs morts dont un civil. Les touristes et ressortissants étrangers n’étaient pas spécifiquement ciblés, mais les attaques étaient proches de zones touristiques.

Circulation : Le nombre d’accidents de la route en Ouganda est particulièrement élevé, surtout la nuit, du fait de l’imprudence des conducteurs, du mauvais état des véhicules et de l’absence d’éclairage public. Il est recommandé d’éviter de circuler en voiture de nuit (sauf dans le centre-ville de Kampala et sur la route Kampala–Entebbe).

Communauté LGBT : L’homosexualité est illégale en Ouganda. Les voyageurs sont alertés sur la grande intolérance, pouvant en certaines circonstances induire des actes de violence, visant les personnes LGBT.

⚠ Point d’attention – Conflit RDC et implication ougandaise : Selon des experts de l’ONU, l’Ouganda a « doublé unilatéralement sa présence militaire » en RDC, dans le cadre des opérations conjointes ougando-congolaises contre les Forces démocratiques alliées (ADF). L’ambassade américaine à Kampala a alerté en février 2025 que l’escalade du conflit en RDC peut impacter la sécurité dans les zones frontalières ougandaises. Les points de passage frontaliers pourraient fermer sans préavis. Il existe un risque de banditisme et de violence localisée près de la frontière ougando-congolaise.

⚠ Point d’attention – Contexte post-électoral (janvier 2026) : Le 17 janvier 2026, le président sortant Yoweri Museveni a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle avec 71,65 % des suffrages, remportant un septième mandat consécutif. La campagne a été marquée par une répression de l’opposition avec de nombreuses arrestations et violences. Le réseau internet a été coupé deux jours avant le scrutin. Le climat politique s’est brutalement détérioré à la suite de l’élection présidentielle. Des tensions persistent au sein de l’élite dirigeante après la réélection de Museveni. Les expatriés sont invités à éviter tout rassemblement public et à suivre l’actualité locale en continu.

Chiffres clés (mobilité)

Indice de paix mondial (GPI 2025) : L’Ouganda a amélioré son score de 4,5 %, progressant de 12 places pour atteindre le 113e rang mondial. Si les trois domaines du GPI se sont améliorés, l’Ouganda fait encore face à de nombreux défis en matière de sécurité et de conflits.

Coût de la vie à Kampala (2026) : Un expatrié seul peut vivre confortablement à Kampala avec un budget mensuel d’environ 8 à 10 millions UGX (soit approximativement 2 200 à 2 800 USD ou 2 000 à 2 600 EUR) début 2026. Selon le classement Mercer, Kampala est la 19e ville la moins chère d’Afrique.

Inflation : L’inflation a chuté de plus de 7 % en 2022 à 3,1 % fin 2025, stabilisant le pouvoir d’achat des expatriés.

Français immatriculés : Chiffre non disponible publiquement — se renseigner auprès de l’ambassade de France à Kampala.

Langue de travail : Anglais (langue officielle) ; le swahili est largement pratiqué.

S’installer

Permis de travail

Tout ressortissant étranger souhaitant travailler en Ouganda doit être titulaire d’un permis de travail valide, qu’il s’agisse d’un expatrié recruté pour un poste qualifié ou d’un investisseur. Les permis sont délivrés par la Direction de la citoyenneté et du contrôle de l’immigration (DCIC). L’employeur doit initier la demande en ligne via le système e-immigration, en soumettant le formulaire approprié (par exemple, classe G2 pour les salariés expatriés) et en justifiant la durée souhaitée. Le délai de traitement est généralement d’1 à 3 mois après dépôt complet du dossier. Les permis de travail en Ouganda sont nominatifs et liés à l’employeur : en cas de changement d’employeur, un nouveau permis est requis.

Le processus d’obtention du permis de travail, qui nécessite plusieurs démarches auprès de différents services et des délais variables, est l’une des principales difficultés administratives rapportées par les expatriés. Il est fortement recommandé d’engager un conseil juridique ou un prestataire RH local pour accompagner ces démarches.

Marché de l’emploi et secteurs recruteurs

L’Ouganda offre des opportunités pour les expatriés principalement dans les secteurs porteurs : le secteur pétrolier en développement (avec des réserves estimées à 1,4 milliard de barils récupérables, TotalEnergies et CNOOC y détenant des licences d’exploitation), les ONG et agences internationales, la santé, l’agro-industrie, les infrastructures (BTP) et les technologies de l’information. Les secteurs de la comptabilité/finance et de l’ingénierie & technologie sont parmi les plus actifs sur le marché local.

Les principales plateformes de recrutement actives en Ouganda incluent BrighterMonday Uganda et Fuzu Uganda, qui référencent des offres dans tous les secteurs. Pour les postes de cadres internationaux, les cabinets de recrutement panafricains (CA Global, Michael Page Afrique) sont à privilégier.

Coût de la vie et quartiers expatriés

Les quartiers les plus sûrs et les mieux adaptés aux expatriés à Kampala sont Kololo, Nakasero, Naguru, Bugolobi, Muyenga, Munyonyo et Lubowa, qui disposent de composés sécurisés et d’une proximité avec les ambassades et les écoles internationales. Le logement dans un compound sécurisé et, le cas échéant, les frais de scolarité dans une école internationale représentent généralement 60 à 70 % du budget mensuel total d’un expatrié.

La congestion routière à Kampala reste un défi persistant et non résolu : les déplacements en heure de pointe peuvent facilement allonger un trajet d’une heure ou plus, ce qui constitue la principale source de frustration au quotidien pour les expatriés.

Présence française

L’ambassade de France en Ouganda est la seule représentation diplomatique française dans le pays. La France est représentée uniquement à Kampala ; il n’existe pas d’autres consulats permanents dans le pays.

Ambassade de France à Kampala :
16 Lumumba Avenue – Nakasero, P.O. Box 7212 Kampala – Uganda
Téléphone (Administration des Français) : +256 205 479 888
Email : [email protected]
Horaires : du lundi au jeudi de 8h15 à 12h30 et de 13h30 à 17h45 ; le vendredi de 8h15 à 12h45
Site : ug.ambafrance.org

Le Service économique de l’ambassade est compétent pour les questions commerciales et d’investissement :

Bureau de Kampala – 16, Lumumba Avenue, Nakasero, P.O. Box 7212, Kampala – Tél. : +256 414 304 540

Business France Afrique de l’Est (compétent sur l’Ouganda, basé à Nairobi) : Ambassade de France au Kenya, Peponi Gardens – Westlands, P.O. Box 30374, Nairobi – Tél. : +254 20 760 55 81/82/83/84/85/86

L’Agence française de développement (AFD) est également présente à Kampala, c/o French Embassy, 16 Lumumba Avenue – Nakasero.

Conseils pratiques

Enregistrement consulaire : Si vous partez vivre à l’étranger pour plus de 6 mois, il est fortement recommandé de vous inscrire sur le registre des Français établis hors de France. Cela permet de recevoir les alertes consulaires en cas de crise et de faciliter les démarches administratives.

Sécurité des déplacements : Des coupeurs de route rançonnant les véhicules ont été signalés la nuit sur les grands axes routiers, notamment à proximité de Kampala et dans la région du Karamoja. Il convient d’être en mesure de rejoindre son lieu d’hébergement avant la tombée de la nuit.

Zones touristiques : Le parc national Queen Elizabeth, le parc de Rwenzori et la forêt impénétrable de Bwindi doivent faire l’objet d’une vigilance renforcée. Les touristes sont invités à ne pas sortir des sentiers battus et à être accompagnés d’un guide ou d’un ranger.

Parcs nationaux frontaliers (RDC) : Il est formellement déconseillé de passer la frontière avec la RDC ou même de s’en approcher hors des parcs nationaux, où l’on est systématiquement escorté par des gardes-forestiers ou des militaires.

Couverture médicale : Les risques sécuritaires les plus fréquents pour les expatriés incluent les vols opportunistes sur les boda-bodas (motos-taxis) et les effractions dans les résidences moins sécurisées. Une assurance médicale et rapatriement à jour est indispensable avant tout séjour.

Connectivité : En janvier 2026, les autorités ougandaises ont suspendu les services internet mobiles pendant plusieurs jours à l’occasion de l’élection présidentielle. Ce type d’interruption est à anticiper lors des périodes de tension politique.

Permis de conduire : Le permis de conduire français est accepté pour les courts séjours ; pour une résidence longue, le permis local ougandais est requis. Renseignements sur le site de l’ambassade : ug.diplomatie.gouv.fr

Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères – Conseils aux voyageurs Ouganda (2025-2026), Ambassade de France en Ouganda (2026), Vision of Humanity – Global Peace Index 2025, The Africanvestor – Guide expatrié Ouganda (2026), Al Jazeera – Fin de l’épidémie Ebola (avril 2025), Playroll – Uganda Work Permits (2026), BrighterMonday Uganda (2025), Fuzu Uganda (2025-2026), SPF Affaires étrangères belge – Ouganda (2025), FCDO – Uganda Travel Advice (2026), International Crisis Group – Uganda (2026), TalkAfricana – Mercer Cost of Living Rankings 2025

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics français

AMBASSADE DE FRANCE EN OUGANDA
Représentation diplomatique officielle de la France en Ouganda. Compétence consulaire exclusive : pas d’autre consulat permanent dans le pays.
Adresse : 16 Lumumba Avenue, Nakasero — P.O. Box 7212, Kampala, Ouganda
Tél. : +256 205 479 888 (ou depuis la France : +33 5 24 09 23 83) — Urgences : +256 700 106 400
Email : [email protected]
Horaires : Lundi au jeudi de 8h15 à 12h30 et de 13h30 à 17h45 — Vendredi de 8h15 à 12h45
Site : https://ug.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE DE LA DG TRÉSOR — KAMPALA
Les missions du Service économique de Kampala s’organisent autour de l’analyse du risque pays, du suivi des grands projets, du conseil économique à l’Ambassadeur et de la promotion de l’attractivité du territoire. Son périmètre géographique couvre l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Adresse : 16 Lumumba Avenue, Nakasero — P.O. Box 7212, Kampala
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/UG

BUSINESS FRANCE — HUB AFRIQUE DE L’EST (NAIROBI)
En Afrique de l’Est, Business France couvre six marchés : Kenya, Ouganda, Rwanda, Djibouti, Éthiopie et Tanzanie. L’agence accompagne les entreprises françaises dans leurs projets export, attire des investisseurs étrangers en France et informe, conseille et accompagne les entreprises françaises désireuses de développer des courants d’affaires en Ouganda. L’équipe de 7 experts locaux est basée à Nairobi.
Contact Afrique de l’Est : M. Stéphane Perchenet, Directeur pour l’Afrique de l’Est — Tél. : +254 111 264 100 — Email : [email protected]
Adresse hub : Peponi Gardens, Westlands, Nairobi — P.O. Box 2213, 00606 Nairobi, Kenya
Site : https://world.businessfrance.fr/sub-saharan-africa/fr/

AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT (AFD) — BUREAU DE KAMPALA
L’AFD est active en Ouganda depuis 1993, notamment via son bras dédié au secteur privé, Proparco. Avec 400 millions d’euros de projets en cours, l’eau et l’assainissement représentent plus de 50 % de l’activité de l’AFD en Ouganda.
Adresse : French Embassy, 16th Lumumba Avenue, Nakasero — P.O. Box 7212, Kampala
Tél. : +256 414 304 533
Site : https://www.afd.fr/en/countries-regions/uganda

Les acteurs privés

CHAMBRE DE COMMERCE FRANCO-OUGANDAISE (FCCU)
La FCCU a été inaugurée en juillet 2024, faisant de la France le premier pays de l’Union européenne à créer une chambre de commerce en Ouganda. Elle est dédiée à la promotion des relations économiques entre les entreprises françaises et ougandaises. Elle aide les entreprises et entrepreneurs français à s’implanter en Ouganda et crée des opportunités de mise en réseau, de collaboration et de formation.
Site : https://www.frenchchamber.ug

UGANDA INVESTMENT AUTHORITY (UIA)
Agence gouvernementale mandatée pour promouvoir et faciliter l’investissement en Ouganda, conseiller le gouvernement sur les politiques propices à la croissance de l’investissement. Interlocuteur privilégié pour l’obtention de licences d’investissement, l’accès aux incitations fiscales et la mise en relation avec les parties prenantes locales. Au cours des dix dernières années, l’UIA a délivré 10 licences d’investissement à des entreprises françaises, représentant 5,1 milliards USD d’investissements planifiés.
Adresse : Uganda Business Facilitation Centre, Plot 1, Baskerville Avenue, Kololo — P.O. Box 7418, Kampala
Tél. : +256 414 301 000 — Ligne gratuite : +256 800 100 038
Email : [email protected]
Site : https://ugandainvest.go.ug

ALLIANCE FRANÇAISE DE KAMPALA
Acteur culturel et linguistique de référence pour la communauté francophone à Kampala. Partenaire régulier de l’Ambassade de France pour les événements économiques et culturels.
Adresse : Plot 52, Bukoto Street, Kamwokya, Kampala
Tél. : +256 708 715 068
Email : [email protected]
Site : https://www.afkampala.org

Avocats d’affaires

BLUEBELL LEGAL ADVOCATES (ex-Kaddu & Partners Advocates / KPA)
Cabinet fondé en 2008 sous le nom Kaddu & Partners Advocates, régulièrement classé parmi les 25 premiers cabinets ougandais. Le cabinet a adopté son nom actuel, Bluebell Legal, en décembre 2021. Cabinet recommandé par l’Ambassade de France en Ouganda pour les ressortissants français, membre du réseau international MSI Global Alliance. Spécialités : droit des sociétés, propriété intellectuelle, droit bancaire, droit de l’investissement.
Adresse : Plot 3, Bata Close, 5th Street Industrial Area, Kampala — P.O. Box 28615 — Tél. : +256 414 250 045
Site : https://bluebell.legal — Réseau international : https://www.msiglobal.org

MMAKS ADVOCATES (membre Africa Legal Network — ALN)
Cabinet full-service de premier rang à Kampala, reconnu pour la qualité de son expertise en droit commercial. L’un des plus grands cabinets d’Ouganda, avec 34 avocats qualifiés et 69 membres du personnel. Le cabinet combine une pratique solide en contentieux et en droit transactionnel. Via le réseau ALN, MMAKS est présent dans les Afriques francophone, anglophone, lusophone et arabophone. Classé Band 1 en Global Dispute Resolution 2026 par Chambers.
Adresse : 4th Floor, Redstone House, 7 Bandali Rise, Bugolobi, Kampala — P.O. Box 7166, Kampala
Site : https://www.mmaks.co.ug

KAMPALA ASSOCIATED ADVOCATES (KAA)
Cabinet full-service conseillant ses clients sur un large éventail de questions juridiques. Avec onze associés aux spécialisations variées, accompagnés d’une équipe d’avocats et de consultants, KAA est l’un des plus grands cabinets du pays. Classé Band 1 en Global Dispute Resolution et Band 2 en Corporate/Commercial 2026 par Chambers. Membre du réseau international Meritas.
Adresse : Plot 41, Nakasero Road, Kampala
Tél. : +256 312 244 100
Site : https://www.kaa.co.ug

⚠ Point d’attention : L’Ouganda est un pays de common law (droit anglophone) ; il n’existe pas de cabinet d’avocats francophone implanté localement. Les cabinets présentés ci-dessus travaillent en anglais. Pour les opérations complexes impliquant un droit français ou nécessitant un accompagnement en français, il est conseillé de recourir à un cabinet international disposant d’un desk Afrique francophone (CMS, Gide, Hogan Lovells, etc.) en lien avec un correspondant local ougandais.

Sources d’information internet

Ambassade de France en Ouganda — informations consulaires, économiques et culturelles

DG Trésor — Fiche Ouganda — conjoncture, indicateurs économiques, publications du Service économique

Business France Afrique subsaharienne — appui export, accompagnement commercial

AFD — Ouganda — projets de développement, financement, secteurs prioritaires

Chambre de commerce franco-ougandaise (FCCU) — réseau d’affaires franco-ougandais, événements

Uganda Investment Authority (UIA) — licences, incitations fiscales, parcs industriels

Uganda Revenue Authority (URA) — fiscalité, TVA, retenues à la source

Bank of Uganda — taux de change, politique monétaire, réglementation bancaire

Ministère des Finances ougandais — budget, politique économique

Alliance française de Kampala — réseau francophone, événements culturels

Sources : Ambassade de France en Ouganda — Acteurs économiques (2025), DG Trésor — Ouganda (2025), Ambassade de France au Kenya — Business France Afrique de l’Est (2025), AFD — Réseau Afrique (2025), French Chamber of Commerce Uganda — FCCU (2025), Uganda Investment Authority (2025), MMAKS Advocates (2025), Kampala Associated Advocates (2025), Bluebell Legal Advocates (2025), Alliance française de Kampala (2026)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indicateurs de performance logistique

Le Doing Business de la Banque mondiale, qui mesurait notamment le commerce transfrontalier, a été définitivement arrêté en septembre 2021. Son successeur, le Business Ready (B-READY), actuellement en phase de déploiement progressif sur trois ans (2024-2026), couvrait 101 économies dans son édition 2025 (rapport intérimaire). Une édition complète en 2026 élargira la couverture géographique pour conclure la période de déploiement. L’Ouganda n’est pas encore couvert par B-READY ; les trois premières éditions du rapport B-READY s’étendront progressivement à environ 170 économies dans le monde.

En l’absence de données B-READY, le référentiel logistique le plus récent disponible est le Logistics Performance Index (LPI) 2023 de la Banque mondiale — dernière édition publiée à ce jour, permettant des comparaisons entre 139 pays. Le LPI 2023 mesure pour la première fois la vitesse du commerce à l’aide d’indicateurs issus de grandes bases de données de suivi des expéditions. Les données spécifiques à l’Ouganda sont accessibles sur le portail interactif lpi.worldbank.org (chiffre le plus récent disponible : édition 2023).

Sur le plan de la liberté économique, l’Ouganda obtient un score de 52,4 dans l’Index of Economic Freedom 2026 de la Heritage Foundation, ce qui le place au 133e rang mondial sur 176 économies évaluées. Ce score le classe dans la catégorie « mostly unfree ». Les scores de l’édition 2026 sont fondés sur les données couvrant la deuxième moitié de 2024 jusqu’à la première moitié de 2025, avec des informations à jour au 30 juin 2025.

Enclavement et corridors de transit

L’Ouganda est un pays enclavé dont l’accès à la mer dépend de deux corridors régionaux principaux. Le Corridor Nord (1 700 km), qui part du port de Mombasa, dessert le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et l’est de la RDC ; le Corridor Central (1 300 km) part du port de Dar es Salaam et dessert la Tanzanie, la Zambie, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et l’est de la RDC. Environ 90 % du carburant raffiné consommé en Ouganda transite traditionnellement par Mombasa et le réseau de pipelines kényan.

Dans une démarche de diversification stratégique, l’Ouganda pousse vers des liaisons ferroviaires tanzaniennes, envisageant notamment un prolongement de chemin de fer à voie normale reliant Kampala plus directement à l’océan Indien. Cette initiative vise à créer un nouveau corridor d’exportation pour les minerais via le port de Dar es Salaam : selon un document du ministère ougandais des Travaux publics et des Transports, la voie ferrée proposée relierait les régions riches en minéraux du sud et du sud-ouest du pays au réseau tanzanien.

Cadre douanier et fiscal à l’import

Les exigences douanières de l’Ouganda sont régies par l’East African Community Customs Management Act et appliquées par l’Uganda Revenue Authority (URA). L’Ouganda applique le Tarif Extérieur Commun de l’EAC, qui classe les marchandises en bandes tarifaires : 0 % pour les matières premières, 10 % pour les produits semi-finis, 25 % pour les produits finis non disponibles au sein de l’EAC, et 35 % pour les produits finis disponibles dans l’EAC. Les importations sont assujetties à une TVA de 18 % et à une retenue à la source de 15 % non récupérable, ce qui représente une charge fiscale cumulée de 33 % sur les biens et services étrangers. Les importations sont également frappées d’une taxe d’infrastructure de 1,5 % destinée à financer le développement du réseau ferroviaire.

L’URA exige des importateurs qu’ils déclarent leurs marchandises via le Système automatisé pour les données douanières (ASYCUDA World). La procédure douanière exige une documentation obligatoire — formulaire de déclaration d’importation, certificat d’origine, connaissement ou LTA, certificat PVOC, facture commerciale et liste de colisage — et l’URA utilise un Guichet unique électronique permettant aux importateurs de soumettre leurs documents et de suivre leur traitement. Certaines marchandises doivent faire l’objet d’une inspection obligatoire de vérification de conformité avant exportation (PVOC) dans le pays d’origine.

Obstacles non tarifaires dans l’espace EAC

Les obstacles non tarifaires (ONT) constituent une contrainte persistante pour le commerce régional. Selon le rapport 2025 d’analyse des ONT du Secrétariat de l’EAC, le délai moyen de résolution d’un ONT dans l’EAC est passé de 76 jours en 2021 à 274 jours en 2024. Le nombre d’ONT actifs au sein du bloc est passé de 10 en novembre 2024 à 48 en mai 2025, reflétant les difficultés des États membres à commercer entre eux. Le Secrétariat de l’EAC estime que ces barrières coûtent aux États partenaires entre 1,7 % et 2,8 % de PIB chaque année.

Les droits d’accise continuent de pénaliser certains produits ougandais (œufs, sucre), tandis que les exportations de papier hygiénique, de cahiers scolaires et de produits pétroliers se heurtent à des obstacles liés à la TVA, aux normes ou aux certifications. Du côté de la RDC, les retards douaniers et la mauvaise infrastructure routière sur les axes Kasindi-Beni-Butembo et Bunagana-Goma augmentent les coûts de transport et les pertes sur produits périssables.

Points de vigilance

Enclavement structurel : la dépendance à des corridors de transit traversant des pays tiers (Kenya, Tanzanie) expose les exportateurs et importateurs à des perturbations liées aux politiques de transit, aux congestions portuaires ou aux litiges commerciaux inter-étatiques.

Taxation cumulée à l’import : l’ensemble des taxes s’accumule en cascade — la mauvaise classification tarifaire peut déclencher des taux « sensibles » de 35 %, voire entraîner des retards et des pénalités. La vérification des codes SH avec un transitaire compétent est impérative.

PVOC obligatoire : l’inspection de conformité pré-embarquement dans le pays d’origine doit être planifiée en amont pour ne pas allonger les délais d’acheminement.

ONT régionaux : la recrudescence des barrières non tarifaires dans l’EAC — notamment les licences, les tests répétés et les taxes discriminatoires — crée une imprévisibilité pour les produits destinés à une distribution régionale depuis l’Ouganda.

Infrastructure routière : l’infrastructure physique et numérique reste insuffisante, les secteurs agricoles reçoivent peu de financements bancaires, avec des taux d’intérêt élevés et une connectivité physique et numérique inadéquate.

⚠ Point d’attention : six mois après la fermeture de postes-frontières clés liée aux avancées rebelles, l’Ouganda a rouvert sa frontière avec la RDC en juillet 2025 ; cette fermeture faisait suite à la prise de Goma par le groupe rebelle M23, qui avait entraîné la suspension des passages à Bunagana et Ishasha dans la province du Nord-Kivu. L’est de la RDC représente un marché crucial pour l’Ouganda, qui commande 68 % des exportations régionales vers le Congo sur près de trois ans. En 2026, la RDC demeure dans un cycle d’instabilité ; malgré un accord de paix conclu fin 2025 entre la RDC et le Rwanda, des violences persistent dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Tout exportateur français ciblant ce marché via l’Ouganda doit surveiller attentivement l’évolution sécuritaire aux postes-frontières occidentaux du pays.

Sources : Banque mondiale, B-READY 2025, Banque mondiale, LPI 2023, Heritage Foundation, Index of Economic Freedom 2026, U.S. ITA, Uganda Customs Regulations (2025), U.S. ITA, Uganda Import Tariffs (2025), Daily Monitor / EAC Secretariat, NTBs 2025, Kenyan Foreign Policy, corridor tanzanien (mars 2026), Africanews, frontière DRC (juillet 2025), EAC, corridors de transport

Actualités : Ouganda

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