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Bénin

Économie

Informations générales

Population (millions, 2018) : 11,42
Capitale : Porto-Novo
Devise : Franc CFA
Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2020 : 2 % (estim.) ; 2019 : 6,9 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 3 390

Sources : (1) FMI. (2) Banque mondiale.

Conjoncture

L’exercice 2019 a été marqué par la fermeture de la frontière avec le Nigéria à compter du 21 août. Ceci a eu un impact immédiat sur le niveau des importations béninoises, essentiellement de produits agroalimentaires surtaxés ou interdits à l’importation au Nigéria et réexportés  depuis le Bénin vers son grand voisin après une mise en consommations sur le marché local. A titre d’exemple, les achats de riz béninois sont tombés de 486 Mds XO en 2018 à 334 Mds XOF, ceux d’huile de palme raffinée de 127 mds XOF à 71 Mds XOF et ceux de sucre de 41 à 28 Mds XOF. Les ventes de volailles congelées se sont en revanche maintenues globalement à 61,5 Mds XOF. On constate que la baisse des importations sur les principaux produits destinés au Nigéria (220 Mds XOF) est supérieure à la baisse générale des importations (148 Mds XOF), ce qui signifie que le Bénin a en réalité importé pour sa propre consommation plus qu’en 2019 dans une proportion toutefois difficile à quantifier. On retiendra par exemple la forte hausse de la consommation d’engrais, rendue nécessaire en particulier par l’extension des plantations de coton, dont les importations –tous types confondus- sont passées de 41 Mds XOF en 2018 à 64 Mds XOF en 2019.

Malgré le différend avec le Nigéria qui aura marqué essentiellement les flux commerciaux sur les trois derniers mois de 2019, les produits largement, voire majoritairement, destinés à ce pays (riz, huile raffinée, viande congelée, voitures d’occasion)  figurent  toujours parmi les dix principales  références importées par le Bénin aux côtés des produits pétroliers, de l’énergie électrique, des médicaments, des poissons congelés, des engrais et des motos.

Les principaux pays fournisseurs sont l’Inde, la Chine, le Togo, la France, la Thaïlande, la Belgique, les Emirats Arabes Unis –EAU-, le Maroc, les Pays-Bas et la Russie. Parmi ces pays, il convient de distinguer ceux qui sont très majoritairement mono ou bi produits de ceux qui couvrent une plus large palette d’offre. Dans la première catégorie, on retrouve l’Inde (riz, 75% de ses livraisons au Bénin, produits pétroliers 11%, médicaments 3,5%), la Thaïlande (riz 96%), les EAU (riz 71%, produits pétroliers 14%), le Maroc (engrais 75%), la Russie (charbons et produits pétroliers 80%) et les Pays-Bas (produits pétroliers 66%). Dans la seconde catégorie on retrouve la Chine même si les motos et leurs pièces détachées occupent une place prépondérante (14,4% des ventes chinoises au Bénin), la France avec ses livraisons de médicaments (30,5% des exportations), et la Belgique avec les expéditions de véhicules neufs ou d’occasion (30%). Les autres pays de l’Union européennes exportent très peu vers le Bénin (Allemagne -1,4% de part de marché, Espagne -1,4%-, Italie -0,9%-, Royaume-Uni -0,9%-,..) ainsi que les USA (2,4%).

Les exportations françaises à destinations du Bénin se sont élevées à 162,8 M EUR en 2019, en baisse de 26,9 %  par rapport aux résultats de l’exercice précédent (222,7 M EUR). Le bon chiffre de 2018 était dû à la livraison exceptionnelle de turbines électriques pour la centrale de Maria Gléta 2 (32 M EUR). Le résultat 2019 souffre également de la baisse continue de nos ventes de volailles congelées destinées à la réexportation vers le Nigéria (14,7 M EUR contre 21,6 M EUR un an plus tôt), baisse qui s’accélère d’ailleurs en 2020[2] avec la fermeture de la frontière. Nos ventes récurrentes de médicaments, premier poste d’exportations vers le Bénin, se sont stabilisées à 34,8 M EUR mais nos ventes de produits agro-alimentaires – toutes catégories confondues hors viandes de volaille- (sucreries, vins et alcools, plats préparés, laitages,…) ont poursuivi leurs régression[3]. Le solde de nos ventes s’éclate ensuite entre de nombreux postes desquels se détachent toutefois, les véhicules automobiles (7,7 M EUR, stable), les ordinateurs et équipements périphériques (5,7 M EUR), les machines pour la construction (4 M EUR, -9%), les parfums et produits de toilette (3,4 M EUR, stable)…

Il semble que, malgré la pandémie, on s’oriente en 2020 vers une stabilité de nos exportations à destination du Bénin si l’on en croit les chiffres des dix premiers mois de l’année (140 M EUR), à moins que des livraisons dans le cadre des marchés publics remportés par nos entreprises ne soient intervenues dans les dernières semaines. Nos ventes à ce pays devraient toutefois croître dans les années à venir grâce aux contrats signés par nos entreprises dans les secteurs électrique, médical…

Le nombre d’implantations françaises au Bénin est en légère croissance autour d’une cinquantaine de structures, notamment grâce aux bureaux d’études (ADPi, Antéa, Egis..) qui se sont récemment installés suite aux contrats obtenus pour accompagner les projets du PAG. Nos implantations sont essentiellement présentes dans l’agroalimentaire (Castel, Serain, Danone/Fan Milk), la logistique et le transport (Bolloré Transport & Logistics, CMA-CGM, Air France), le BTP (Sogea Satom, Franzetti, Colas), la distribution (CFAO pour l’automobile et le médicament), la communication (Canal+), la banque (Société Générale), le tourisme (ACCOR) et plus récemment les centres d’appel (Vippinterstis).   Globalement, ces implantations auraient généré un CA de l’ordre de 700 M EUR en 2019 et emploient approximativement 8 000 collaborateurs directs grâce à la reprise des grands travaux avec des carnets de commande en nette hausse pour les entreprises françaises du BTP ainsi qu’au démarrage du centre d’appels très créateur d’emplois.

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr/ 

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Mds USD, évolution sur 2018) :
Export : 3,363 (+0,6 %)
Import : 4,11- (-5,88 %) 

Cinq premiers fournisseurs 2018 (avec part de marché) :
1 – Union européenne 21 %
2 – Thaïlande 14 %
3 – Inde 12,1 %
4 – Togo 9,3 %
5 –  Chine 7,8 %

(Exportations françaises 2019 : 0,163 Md EUR, -26,89 %) 

Sources : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : très mauvais

Notes de risque pays

OCDE : 6/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : C4, risque de court terme élevé (novembre 2020)
Coface : pays B ; environnement des affaires C (novembre 2020)
Credendo : court terme : 5/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 5/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 149/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 80/180

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Ne s’attendre qu’à des informations très basiques et peu fiables. De plus, se méfier des trop nombreuses sociétés fictives domiciliées au Bénin.
Les milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement demeurent la meilleure source d’information.

La consultation du site de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin peut aussi se révéler utile : www.ccibenin.org

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc CFA BCEAO (XOF).
Le Bénin est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dont l’institut d’émission est la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest).
Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français.

Sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BCEAO sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

Attention : le Franc CFA va être remplacé par une nouvelle appellation, l’ECO ,d’ici la fin de l’année 2020 ou courant 2021. Le 20 mai, la France a renoncé au dépôt auprès du Trésor français de la moitié des réserves de change de la Banque centrale de la zone UEMOA, et s’est retirée de ses instances de gouvernance.

Taux de change :
1 XOF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XOF

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro.

Conseillés
Crédit documentaire irrévocable éventuellement confirmé. Virement bancaire si possibilité de le faire garantir par une lettre de crédit standby ou une couverture d’assurance-crédit.

Déconseillés
Tous les autres.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Paiement d’avance, sinon paiement à vue ou délai de 30 à 60 jours maximum si créance sécurisée.

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie. Ils peuvent aller de 30 à 60 jours, voire beaucoup plus avec les entités publiques. Ils sont le plus souvent dus à un problème de devises (non-disponibilité au moment du transfert).
Acomptes à la commande
Négocier le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

Garanties bancaires locales

On peut en obtenir, mais elles sont onéreuses.

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal local.

• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Bénin adhère en effet à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est entré en vigueur en 1999 et applicable dans 17 pays d’Afrique. Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.  

• Une action devant un tribunal français est également possible, mais l’exécution au Bénin risque d’être longue.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 108/190

Le conseil du crédit manager

Le système bancaire béninois présente un certain nombre de faiblesses qui persistent au fil des années et le risque de non-transfert reste très élevé (noté 6/7 par Credendo). On signale également des difficultés dans le recouvrement des créances impayées et surtout la prolifération de sociétés fictives. Tous ces points doivent inciter à la plus grande prudence dans les transactions avec le Bénin et le suivi des échéances. À noter qu’en théorie, le Bénin n’est plus ouvert aux opérations de forfaitage.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, le Bénin est classé au 110e rang mondial (-3 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 78 h. ; coût 354 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (48 h. ; 80 USD).

À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 82 h. ; coût 599 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (59 h. ; 110 USD). 

Actualités : Bénin

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Risques et paiements :
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