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Djibouti

Économie

Informations pays

Population (million, 2018) : 1,05

 

Capitale : Djibouti

 

Devise : Franc djiboutien (DJF)

 

Indicateurs économiques :

Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 6 7 % (estim.) ; 2018 : 6,7 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2015) (2) : N. C.

 

Sources : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

L’économie de Djibouti continue de caracoler, sa croissance devant se maintenir à 7 % par an entre 2017 et 2019. Elle récolte les fruits de ses investissements massifs dans les infrastructures et de son positionnement comme plateforme commerciale et logistique régionale, les services représentant aujourd’hui 80 % du PIB. Contrepartie de ces investissements, la dette publique s’est aggravée (notamment envers la Chine), atteignant 85 % du PIB en 2017. L’achèvement de certains travaux réduit cependant les besoins en importations, abaissant le déficit courant à -12,8 % du PIB en 2016. L’inflation demeure maîtrisée à 3,5 %.

 

En janvier, la construction de la plus grande zone franche du continent, Djibouti Silk Road Station, a démarré. Fruit d’un accord signé avec la Chine en mars 2016, cette zone de 48 km2 représente un investissement de 347 millions de dollars (M USD). Elle est construite par le premier opérateur portuaire chinois Dalian Port et sera exploitée en coentreprise par l’Autorité djiboutienne des ports et zone franche et China Merchants Group. Elle doit générer 7 Mds USD de revenus en 2019.

 

Les inaugurations de nouvelles infrastructures portuaires se sont succédé en 2017, en commençant en mai par le port polyvalent de Doraleh, qui doit prendre le relais de l’ancien port de Djibouti, saturé. D’une profondeur de 18 m, doté de 12 portiques et d’un quai de 1 200 m, il pourra accueillir des bateaux de 15 000 conteneurs et traiter 9 millions de tonnes (Mt) de marchandises par an, en conteneurs et en vrac. Les entrepôts peuvent stocker 200 000 t d’engrais et de céréales. En juin, c’était au tour du port de Tadjourah, au nord, destiné à l’exportation de potasse d’Ethiopie (90 M USD d’investissement, capacité 4 Mt/an) puis de celui de Ghoubet (64 M USD), pour le sel du lac Assal (64 M USD, 5 Mt/an). Environ 60 % du trafic portuaire de Djibouti est avec l’Asie. Le trafic général a progressé de 20 % en 2015, à 5,7 Mt, selon les dernières données disponibles. La Chine construit aussi deux nouveaux aéroports.

 

Djibouti, porte d’entrée vers l’Afrique de l’Est, devient réalité. En octobre 2016 était achevée la ligne ferroviaire électrifiée reliant l’Éthiopie au port de Djibouti (756 km, projet chinois). En 2017, l’Américain Black Rhino (Blackstone) a démarré la construction de l’oléoduc Horn of Africa Pipeline (550 km, 1,6 Md USD d’investissement) entre Djibouti et un terminal à Awash, tandis que le Chinois CGCOC s’attelait à la canalisation d’eau potable avec l’Éthiopie (327 M USD). Le consortium franco-espagnol Eiffage-Tedagua, a remporté fin août 2017 un contrat de 63 M EUR pour une usine de dessalement d’eau de mer (45 000 m3/j).

 

Les relations avec la Chine se renforcent. Silkroad International Bank (SIB) a ouvert ses portes en janvier 2017 : elle est la première banque chinoise à obtenir en Afrique une licence bancaire. La Chine a aussi inauguré le 1er août sa première base militaire à l’étranger, destinée à ravitailler ses navires en mission de maintien de la paix et humanitaire. Djibouti devrait demeurer la capitale régionale de la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime, avec de nombreuses bases militaires occidentales et asiatiques. L’Arabie saoudite serait en pourparlers pour en implanter une.

 

Source : Rapport CIAN / Le MOCI, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2017, Mds USD, évolution sur 2016) :

Export : 0,156 (+12 %)
Import : 0, 936 (+7 %)

 

(Exportations françaises 2017 : 0,81 Md EUR, -5,04 %)

Source : OMC et IHS Markit Global Trade Atlas pour les exportations françaises.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 99/190 nette amélioration (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 124/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

 

Notes de risque pays

OCDE : 7/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : D4 (risque de court terme élevé – avril 2019)

 

Coface : pays C ; environnement des affaires C (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 7/7 (mai 2019)

 

Atradius : 7/10 négatif (avril 2019).

 

 

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : très mauvais

 

 

Le conseil du crédit manager

Malgré une très nette amélioration dans le classement de la Banque mondiale « Doing Business », la position de Djibouti dans les autres classements de référence, OCDE (risque politique) et Transparency International (niveau de corruption), ainsi que les appréciations des assureurs-crédit se passent de tout commentaire. Djibouti est un risque élevé pour les exportateurs : situation économique fragile, exposition au risque de non transfert très élevée (noté 7/7 par Credendo), risque politique important. En outre, le comportement payeur des entreprises de ce pays est réputé médiocre, notamment à cause du manque de financement court terme (les banques locales ne financent pas les PME) et donc de liquidités. Il est essentiel d’être très prudent dans les transactions commerciales. S’appuyer plus que jamais sur les réseaux français implantés localement.

 

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Les informations disponibles sont très basiques et peu fiables, la transparence en matière de publication des comptes, n’étant pas la qualité première des entreprises. La meilleure source d’information demeure la consultation des milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale

Le franc de Djibouti (DJF).
Librement convertible

 

Taux de change au 12 mai 2019 :
1 DJF = 0,00501 EUR
1 EUR = 199,572 DJF

 

Meilleures monnaies de facturation des échanges
L’euro.

 

Conseillés
Paiement d’avance essentiellement. Sinon crédit documentaire irrévocable et confirmé. Virements si possibilité d’obtenir une lettre de crédit standby confirmée ou une couverture d’assurance-crédit, assez difficile à obtenir.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Paiement d’avance très fortement recommandé. Dans le cas d’un crédit documentaire confirmé, ou d’un virement sécurisé, exiger un paiement à vue ou un délai de 30 jours maximum.

 

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 à 60 jours, voire au-delà. Ils sont le plus souvent dus à un problème de devises (non-disponibilité au moment du transfert).

 

Acomptes à la commande
Négocier le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé si un paiement d’avance n’a pu être obtenu. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

 

Garanties bancaires locales

On peut en obtenir auprès des principales banques. Le délai d’obtention est relativement long et les garanties sont coûteuses.

 

Tribunal compétent en cas de litige

Le système judiciaire laisse majoritairement à désirer, les procédures sont plutôt longues, mais, point positif, il existe un Code djiboutien de l’arbitrage International, Loi n° 79/AN/84/1re L, clair et bien construit. Peut-être utile si l’on fait le choix d’un tribunal local.

 

Une action devant un tribunal français est également possible mais l’exécution à Djibouti risque d’être longue et incertaine. Comme dans la plupart des pays de cette zone, privilégier les négociations amiables.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, Djibouti est classé au 145e rang mondial (+14 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 72 h. ; coût 605 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (60 h. ; 95 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 118 h. ; coût 1 055 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (50 h. ; 100 USD).

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