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Angola

Économie

Informations générales

Population (millions, 2018) : 28,2

 

Capitale : Luanda

 

Devise : Kwanzas angolais (AOA)

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2018 : 1,5 % (estim.) 2017 : 1,3 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2015) (2) : 6 090

 

Sources : (1) FMI. (2) Banque mondiale.

Conjoncture

L’Angola a vécu une année historique avec la fin de la présidence de Jose Eduardo dos Santos (75 ans), après 38 ans au pouvoir, et l’investiture le 26 septembre 2017 de João Lourenço, 63 ans. Ancien ministre de la Défense, ce dernier avait été intronisé vice-président du parti historique MPLA en août 2016 en tant que dauphin déclaré du président Dos Santos. Rappelons qu’en Angola, le poste de chef de l’État revient à la tête de liste du parti qui a remporté les législatives. Or, sans surprise, le MPLA a largement remporté celles du 23 août 2017, avec 61 % des suffrages.

 

Le pays sort de la récession dans laquelle l’avait entraîné la chute des cours du pétrole mi-2014, dont il est le 2e producteur africain. L’or noir constitue 75 % des recettes gouvernementales.
De -0,4 % en 2016, la croissance serait de 1,3 % en 2017 et de 1,5 % en 2018. L’inflation est encore attendu à 30,9 % en 2017 mais redescendrait à 20,6 % en 2018. Il était temps car le trafic portuaire est en berne, de nombreux chantiers de BTP sont en attente, des milliers de Chinois
(l’Angola était encore en 2014 la 3e destination des investissements extérieurs Chinois) et de Portugais sont repartis.

 

Le nouveau président surprend. Il a déclaré la guerre à la corruption, veut combattre les monopoles (dont le cimentier Nova Cimangola, détenu par Isabel dos Santos, fille de l’ex-président et femme la plus riche d’Afrique) et restructurer les entreprises publiques. Il a annoncé aussi des réformes institutionnelles pour réduire les dépenses et contraindre les ministres à rendre des comptes. Enfin, João Lourenço a repris les discussions avec le FMI, après l’impasse en 2016.

 

Voulant un contre-pouvoir à la toute puissante entreprise pétrolière nationale Sonangol, le Président a dans un premier temps nommé un de ses plus proches amis, Carlos Saturnino, au poste de secrétaire d’État au Pétrole. Ce dernier avait dirigé la filiale Exploration et production de
Sonangol avant d’être licencié fin 2016 par Isabel Dos Santos… Un mois après, celle-ci ayant été limogée, Carlos Saturnino l’a remplacé à la tête de l’entreprise pétrolière.

 

Le nouveau gouvernement mise sur la diversification et le développement industriel pour accompagner l’essor agricole attendu. Ceux qui ne cultivent pas perdront le droit d’exploiter
les terres. Un programme d’investissement dans 23 nouveaux projets d’exploration minière (diamant, or, phosphate, minerai de fer, cuivre, pierres naturelles) a été annoncé. Des places se sont libérées : le géant brésilien Odebrecht, touché par un scandale de corruption a dû vendre 16,4 % de la société angolaise diamantifère Mineira de Catoca.

 

Parmi les investissements nouveaux en 2017, citons celui du consortium Obvious-Catito dans l’horticulture et l’élevage(28 M USD), ainsi que celui d’Obvious et d’Agro-Industrial Centro Sul de Angola dans le traitement de pierres ornementales (22 M USD).
En août 2017, a été inauguré le plus grand barrage hydroélectrique du pays, à Lauca (2 070 MW ; opérationnel en 2018 ; investissement : 4,3 Mds USD).
Début novembre, Microsoft et Angola Cables ont signé un accord pour la fourniture de services Cloud en Afrique.

 

Source : Rapport CIAN / Le MOCI, édition 2018

Commerce extérieur

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2016, Mds USD, évolution sur 2015) :
Export : 25,164 (-24 %)
Import : 19,246 (- 7 %)

(Exportations françaises 2017 : 0,303 EUR, + 18 ,02 %)

 

Sources : OMC et IHS Markit Global Trade

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

 

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

 

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

 

Environnement des affaires

Classement « Doing Business 2018 » (1) : 175/190 (France : 31e)

Indice de perception de la corruption (2) : 167/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

Notes de risque pays

OCDE : 6/7 (janvier 2018)

 

Euler Hermes : D3 (risque de court terme significatif – avril 2018)

 

Coface : pays D ; environnement des affaires D (mai 2018)

 

Credendo : court terme : 6/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 6/7 (mai 2018)

 

Atradius : 6/10 stable (décembre 2017).

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : très mauvais
Risque client : très mauvais

Le conseil du crédit manager

Le marché angolais est un des plus mauvais risques pour les exportateurs non expérimentés. Le résultat des élections présidentielles en août 2017 n’a pas changé vraiment la donne, la situation politique est toujours chaotique et on note un fort regain de tensions sociales. La situation économique reste donc fragile, la baisse des cours du pétrole depuis 2014 ayant entraîné une chute des revenus de l’État. L’environnement des affaires laisse à désirer. Attention, le risque de non transfert est évalué à 6/7 par Credendo, soit pas loin du risque maximum (7/7).

On s’en doute un peu, l’Angola figure en bonne place dans le Top 5 des pays africains sur lesquels les assureurs-crédit ont récemment été amenés à indemniser les fournisseurs pour les opérations court terme, derrière le Nigeria et le Ghana (source, Union de Berne, 2018).

De plus, les informations sur les entreprises sont difficiles à collecter. Enfin, le système juridique local est peu fiable. Signe de cette tendance négative : au premier trimestre 2018, les opérations de forfaitage sont quasi impossibles à réaliser, à de rares exceptions près.

Dans ce contexte, nous recommandons de ne traiter qu’en paiement d’avance ou offshore ou par crédit documentaire confirmé.

 

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

C’est quasiment impossible en dehors des informations en provenance de réseaux d’entreprises (échange d’informations entre fournisseurs et/ou entreprises françaises implantées localement). Peu de bilans sont publiés et ils ne sont pas fiables.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le nouveau kwanza angolais (AOA).
Non convertible.

 

Taux de change au 9 mai 2018 :
1 AOA = 0,005096 EUR
1 EUR = 196,223 AOA
1 USD = 165,091 AOA
1 AOA = 0,06057 USD

 

Bon à savoir
Après deux dévaluations en tout début d’année 2018, la Banque centrale angolaise a annoncé la fin de la parité entre la monnaie nationale, le kwanza, et le dollar le premier trimestre de cette année. A fin avril 2018, la monnaie angolaise avait perdu 31,53 % de sa valeur par rapport à l’euro depuis le début de l’année et cette dépréciation devrait se poursuivre sur les mois à venir.

 

Meilleures monnaies de facturation des échanges
Le dollar américain (USD) et l’euro.

 

Conseillés
Crédit documentaire irrévocable et confirmé. Peu de virements bancaires car les possibilités de couvertures d’assurance-crédit sont rares et onéreuses.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Privilégier le paiement d’avance ou à vue.
Au niveau mondial, beaucoup de paiements d’avance, le plus souvent offshore, via des banques du Royaume-Uni.
Il est déconseillé d’accorder un délai de paiement, sauf dans le cadre d’un crédit documentaire confirmé par une banque de premier rang. Ce qui risque d’être compliqué et onéreux à mettre en place. De plus, les possibilités de céder la créance sont devenues très rares comme on le verra plus loin.

 

Risques de retards de paiement
Ils peuvent être très longs si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie, ce qui est souvent le cas, dans le secteur pétrolier..

 

Acomptes à la commande
Négocier le versement d’acomptes à la commande est très fortement recommandé. Et cette procédure peut, dans une certaine mesure, prouver la capacité de paiement et le sérieux de l’importateur inconnu ou peu connu.

 

Garanties bancaires locales

Elles sont très rares et très onéreuses.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• Bannir toute procédure et choix de tribunal sur le territoire angolais.

 

• Imposer un tribunal en pays tiers européen seulement.

 

• De toute façon, l’exécution du jugement sera très aléatoire, voire impossible.

 

• Essayer d’abord un arrangement à l’amiable.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2018 » de la Banque mondiale, l’Angola est classé au 180e rang mondial (+ 3 places par rapport à 2017) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 192 h. ; coût 825 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (169 h. ; 240 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 96 h. ; coût 1 030 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (180 h. ; 460 USD).

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