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Sénégal

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) : 16,32

 

Capitale : Dakar

 

Devise : Franc CFA

 

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB réel (1) : 2019 : 7,02 % (estim.) ; 2018 : 7,03 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 3 360

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Le Sénégal est l’une des économies les plus performantes d’Afrique subsaharienne actuellement. Ce dynamisme est porté par les grands projets du Plan « Sénégal émergent » (PSE) et une économie diversifiée. Depuis 3 ans, la croissance se situe au-dessus de 6 % l’an. Elle est attendue à 6,8 % en 2017 et 7 % en 2018, soutenue par les investissements mais aussi par l’ensemble des secteurs de l’économie, de l’agriculture au tourisme en passant par les mines (phosphates et or).

Au niveau macroéconomique, les indicateurs sont plutôt dans le vert. Le déficit de la balance commerciale a été ramené à -3,7 % du PIB en 2017, l’inflation augmente mais reste faible (2 %), le déficit de la balance commerciale a été ramené à -12,2 % du PIB.

 

Le pays gagne sept places au Doing Business 2018
Ces perspectives favorables sont confirmées par le FMI, qui pointe toutefois le poids du service de la dette, qui devrait absorber 30 % des recettes de l’État en 2017 (24 % en 2014).
La dette publique a, en effet, explosé, passant de 46,9 % du PIB en 2013 à 61,1 % du PIB en 2017. Pour une croissance pérenne et durable, le FMI prône l’augmentation des investissements privés, le soutien des PME et la mise en place d’une zone économique spéciale (ZES).
Le pays a gagné sept places au classement Doing Business 2018, se situant juste derrière la Côte d’Ivoire, à la 140e place sur 190. Toutefois, au niveau du développement humain, il perd huit places pour se situer au 162e rang, selon le PNUD.
Dans le projet de loi de Finances pour 2018, le budget est en hausse de 10 % à 3 709 milliards (Mds) F CFA*. Il fait encore la part belle aux investissements publics qui augmentent de 9,3 % à 1 339,5 Mds F CFA, mais aussi aux secteurs sociaux, dont le Programme national des Bourses de sécurité familiale, avec 1 161 Mds F CFA. La croissance est projetée à 7 % et le déficit public anticipé à -3,5 % du PIB.

 

L’agriculture en hausse de 10 %
Le secteur de l’agriculture progressera de 10 % en 2017 avec la poursuite du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas). Si la production de riz progresse, le pays n’est pas encore parvenu à l’autosuffisance. En revanche, le secteur de la pêche ralentit fortement en raison d’une diminution des stocks pélagiques côtiers et de la restriction de l’accès aux ressources de la sous-région. Le Sénégal a marqué sa volonté d’adhérer à l’Initiative pour la transparence des pêches (FiTI).
La relance des Industries chimiques du Sénégal porte ses fruits. Toutefois, les stocks importants de 2016 (1,738 Mt) pèsent sur la production en 2017. De janvier à juillet, la production a été de seulement 758 000 t (956 000 t sur la même période en 2016).
De bonnes performances sont réalisées dans la mine de zircon et d’ilménite à Diogo opérée par la Grande côte opération (GCO). La production de zircon progresserait de plus de 40 % en 2017, à 73 000 t.
En outre, le secteur du BTP et des matériaux de construction est soutenu par les grands chantiers publics ainsi que la construction des logements.

 

Le pays de mieux en mieux éclairé
Les progrès dans le domaine de l’énergie électrique sont impressionnants. Selon le directeur de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), la capacité électrique nationale est passée de 660 MW en 2010 à 1 000 MW en 2016 et le nombre de délestages a fortement diminué. Le taux d’électrification atteint 56,5 %, selon le Global Energy Architecture Performance Index du Forum économique mondial. Cette montée en puissance a été réalisée en bonne partie par l’énergie solaire. Le Sénégal serait en passe de réaliser son objectif d’intégrer 20 % d’énergie renouvelable dans son mix énergétique en 2017.
Après le lancement de deux centrales solaires en 2016 (Senergy II : 20 MW et Malicounda : 22 MW), quatre nouvelles centrales seront réceptionnées en 2017 (Santhiou Mékhé : 29,5 MW, Kahone : 20 MW, Sakal : 20 MW et Dias : 15 MW). En outre, Vinci Énergies, via sa marque Omexom, installera huit centrales photovoltaïques d’ici à juillet 2018 pour un investissement de 26,8 M EUR, financés par la banque allemande KFW et la Senelec. On peut également signaler le futur parc éolien de Taïba Ndiaye (150 MW), en cours. Les tarifs de l’électricité ont été abaissés de 10 % en moyenne début 2017.

 

L’aéroport Blaise-Diagne enfin livré
L’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), chantier qui a duré 10 ans et coûté 575 M USD, devait être livré en décembre 2017 avec une capacité de 5 millions de voyageurs par an et de 50 000 t de fret. L’aéroport, situé près de la nouvelle cité de Diamniadio, sera relié à Dakar par le Train express régional financé et réalisé avec le concours des expertises de la France (investissement 914 M USD) dont la livraison est prévue en 2019. Il bénéficiera également du prolongement de l’autoroute à péage de Dakar-Diamniadio jusqu’à l’aéroport.
Lors de l’inauguration de l’AIBD, la nouvelle compagnie Air Sénégal SA, avec à sa tête le Français Philippe Bohn, devrait prendre son envol après plusieurs échecs par le passé (ex-Sénégal Airlines et Air Sénégal International). La compagnie, qui a acquis deux turbopropulseurs (ATR 72-600) en mai 2017, a signé en novembre pour l’acquisition de deux Airbus A330 Neo (510 M USD).
Les aéroports régionaux – Saint-Louis, Matam, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou – seront réhabilités sur 4 ans par le Tchèque Transco pour 100 Mds F CFA.
La construction du port minéralier de Bargny à Sendou, à une trentaine de kilomètres du port autonome de Dakar (PAD), devait être lancée fin 2017. Incluant la construction d’une ligne de chemin de fer de 750 km pour le transport du minerai de fer du Sénégal oriental, il devrait permettre une meilleure évacuation, outre du fer, des produits comme le phosphate de Thiès, de Taïba et de Matam.
Dans le secteur des télécommunications, le deuxième opérateur de téléphonie mobile Tigo, filiale de Millicom, a été finalement cédé en juillet au consortium composé de Teylium Telecom, NJJ de Xavier Niel et de Sofima.

 

Le Président Macky Sall sur orbite
Au niveau politique, la coalition menée par le parti du chef de l’État sénégalais Macky Sall, Benno Bokk Yakaar (BBY), a remporté une large majorité parlementaire face à une opposition divisée lors des élections législatives de juillet 2017.
Elle a obtenu 49,48 % des suffrages exprimés et obtenu 125 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée. Douze groupes politiques se partagent les sièges restants. Ce scrutin a été marqué par une présence record de 47 listes (24 en 2012), et un taux de participation en hausse à près de 54 % (36 % en 2012).
Le Premier Ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a été reconduit à la tête du gouvernement en septembre 2017 après avoir démissionné dans la foulée des législatives.
Signe de l’importance des nouvelles découvertes de pétrole et de gaz, un ministère du Pétrole et des énergies renouvelables a été créé lors de ce remaniement.
Opposant au président Macky Sall, le maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné depuis mars pour détournement de fonds présumé, élu en juillet député sur la liste d’opposition Taxawu Senegaal, va faire face à la justice, son immunité parlementaire ayant été levée en novembre 2017. La prochaine élection présidentielle se déroulera en 2019 mais le mandat sera réduit de 7 à 5 ans, suite au référendum de mars 2016 sur la réforme de la Constitution.

 

Source : Rapport CIAN / Le MOCI, édition 2018

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2018, Mds EUR, évolution sur 2017) :
Export : 2,519 (+11,29 %)
Import : 5,934 (+10,17 %)

 

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché) :

1 – France 14,67%
2 – Chine 12,41 %
3 – Nigeria 9,99 %
4 – Inde 5,55 %
5 – Pays-Bas 5 %

 

(Exportations françaises 2018: 0,820 Md EUR, +8,17 %)

Source : IHS Markit Global Trade Atlas.

Risques et paiements

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 141/190 (France : 32e)

 

Indice de perception de la corruption (2) : 67/180

 

Sources : (1) Banque mondiale (2) Transparency International.

 

Notes de risque pays

OCDE : 5/7 (janvier 2019)

 

Euler Hermes : C2 (risque de court terme moyen – avril 2019)

 

Coface : pays B ; environnement des affaires B (avril 2019)

 

Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : B ; risque de transfert : 5/7 (mai 2019)

 

Atradius : 5/10 positif (avril 2019).

 

Appréciation du crédit manager Moci

Risque pays : élevé
Risque client : mauvais, tendance à la dégradation

 

Le conseil du crédit manager

La situation n’est pas brillante sur le plan économique, et le système bancaire est toujours aussi fragile. Les impayés et les défaillances d’entreprises restent à des niveaux élevés. Cette situation devrait se prolonger en 2019. Le comportement payeur des entreprises sénégalaises n’est pas mauvais en soi, mais le manque de soutien des banques, surtout auprès des PME, et la pénurie de devises, les pénalisent lourdement. Le risque de non transfert reste très élevé (noté 5/7 par Credendo).
À noter que les exportateurs américains pratiquent beaucoup le crédit documentaire offshore.
Il est essentiel d’être très prudent dans les transactions commerciales avec le Sénégal et de privilégier le paiement d’avance quand c’est possible.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

Ne s’attendre qu’à des informations très basiques et peu fiables. La meilleure source d’information demeure la consultation des milieux d’affaires et institutionnels français implantés localement.

 

Moyens de paiement

Monnaie locale
Le franc CFA BCEAO (XOF).

 

Le Sénégal est membre de l’UEMOA dont l’institut d’émission est la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest). Le franc CFA est rattaché à l’euro, avec une parité garantie par le Trésor français. Sa convertibilité et les transferts sont soumis à une réglementation des changes stricte : les transferts de fonds vers l’étranger, notamment, sont autorisés par la BCEAO sur justificatif et doivent passer par un intermédiaire agréé (établissements financiers).

 

Taux de change :
1 XOF = 0,001524 EUR
1 EUR = 655,957 XOF

 

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).

 

Conseillés
Virement Swift, garanti soit par une assurance-crédit, soit par une lettre de crédit standby (mais cette dernière est encore peu utilisée). Le crédit documentaire irrévocable et confirmé. Pour contourner les risques élevés de non transfert, voir les possibilités de virements offshore, à partir de banques européennes.

 

Déconseillés
Tous les autres.

 

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Essayer le paiement d’avance. Sinon, 30 jours maximum, si la transaction est sécurisée. Les importateurs essayeront d’obtenir 60 à 90 jours compte tenu des difficultés de bénéficier de financements bancaires. Rester ferme.

 

Risques de retards de paiement
Les retards sont très fréquents si les opérations ne sont pas sécurisées par une garantie et peuvent aller de 30 à 60 jours, voire beaucoup plus.

 

Acomptes à la commande
Très fortement recommandés. Veiller à sécuriser le règlement du solde.

 

Garanties bancaires locales

Auprès des principales banques. Les délais d’obtention sont longs et les commissions élevées.

 

Tribunal compétent en cas de litige

• En principe, tribunal local. Dakar, de préférence. Attention, délais très longs, en moyenne 740 jours selon la Banque mondiale.

 

• Pour le droit applicable, le droit local est favorable. Le Sénégal adhère en effet à l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation africaine du droit des affaires), un traité qui a permis le développement d’un système harmonisé de droit africain. Il est entré en vigueur en 1999 dans une quinzaine de pays d’Afrique (17 à ce jour). Il offre un cadre juridique clair et précis. De plus en plus de contrats sont soumis à ce droit.

 

• Une action devant un tribunal français est possible mais l’exécution au Sénégal est longue.

Mobilité

Contacts

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2019 » de la Banque mondiale, le Sénégal est classé au 139e rang mondial (-4 places par rapport à 2018) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 61 h. ; coût 547 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (26 h. ; 96 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 53 h. ; coût 702 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (72 h. ; 545 USD).

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