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Inde

Économie

Informations pays

Population (millions, 2019) (1) : 1 381,5
Capitale : New Delhi
Devise : Roupie indienne
Décalage horaire avec la France : +4 h 30 en hiver et +3 h 30 en été. Il n’y a pas de changement d’heure entre l’hiver et l’été.
Climat : Tempéré au nord, tropical au sud.
À New Delhi
• Température la plus basse en décembre : 4 °C.
• Température la plus élevée en juin : 42°C.

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB, prix constant (1) : 2020 : -10,2 % (estim.) ; 2019 : +4,1 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 6 960

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Conjoncture

Conséquence directe de la crise sanitaire, les ventes de biens indiens à l’étranger se sont contractées de près de 25%, selon les données publiées par le ministère du Commerce et de l’Industrie, pour atteindre 126 Mds USD au terme du S1 2020. Elles marquent un coup d’arrêt après trois années de croissance (+14, +9 et +4% respectivement aux S1 2017, 2018 et 2019).

Les Etats-Unis restent le premier client de l’Inde (16,6% des exportations), suivis par les Emirats arabes unis (7,6%) et la Chine (7,3%). Parmi les 10 principaux clients de l’Inde, seules la Chine, la Malaisie et l’Arabie Saoudite ont augmenté leurs achats de produits indiens (respectivement +10,4 ; +11,5 et +1%). Tous les autres pays voient leurs achats se contracter dans des proportions significatives (-22% en g.a pour les Etats-Unis, -35% pour Hong Kong et Singapour et -39% pour les Emirats). La situation n’est pas meilleure avec le voisinage direct : le Bangladesh et le Népal, classés tous deux dans les 15 principaux clients de l’Inde, ont également diminué leurs achats de produits indiens (respectivement -25,9% et -34,8% en g.a.). Les exportations de biens indiens vers les pays d’Asie du Sud ne représentent que 6% du total des exportations (contre 7% un an auparavant). La France, avec des achats évalués à 1,8 Mds USD (1,4% du total des exportations indiennes soit une perte de 20 pdb), se classe au 20ème rang et perd cinq places par rapport à l’année dernière.

Les exportations sont diversifiées au terme du S1 2020, le premier poste (les produits pétroliers) ne représente que 11,5% du total des exportations indiennes (-160 pdb en g.a.), suivi par le commerce des pierres et métaux précieux équivalent à 8,4% (-360 pdb en g.a.). Des tendances baissières pour ces deux postes, déjà observées aux S1 et S2 2019, se poursuivent donc (respectivement -33,4 et -46,9% en g.a.). Les produits chimiques organiques, 3ème poste à l’export, résistent toutefois mieux, avec une contraction des ventes proche de 8%.

Deux postes à l’export affichent, a contrario, une dynamique positive. Les ventes de produits pharmaceutiques (4ème poste à l’exportation) ont notamment augmenté de 6,5 % en g.a, à 8,4 Mds USD (6,6% du total des exportations) tandis que les exportations de fer et d’acier (11ème poste) ont également crû de 9% pour atteindre 5 Mds USD et 4% du total des exportations.

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2019, Md EUR, évolution sur 2018) :
Export : 289,669 (+5,27 %)
Import : 434,080 (-0,51 %)

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché) :
1 – Chine 14,3 %
2 – Union européenne 8,9 %
3 – États-Unis 7,3 %
4 – Émirats arabes unis 6,3 %
5 – Arabie Saoudite 5,6 %
(Exportations françaises 2019 : 5,364 Md EUR, -2,99 %)

Sources : IHS Markit Global Trade Atlas et OMC pour les fournisseurs.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Appréciation du credit manager Moci

Risque pays : moyen à surveiller
Risque client : moyen pour les grands groupes indiens, mauvais pour les PME

Notes de risque pays

OCDE : 3/7 (octobre 2020)
Euler Hermes : B3, risque de court terme significatif (novembre 2020)
Coface : pays C ; environnement des affaires B (novembre 2020)
Credendo : court terme : 2/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 3/7 (novembre 2020).

Environnement des affaires :
Classement « Doing Business 2020 » (1) : 63/190 (France : 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 80/180

Sources : (1) Banque mondiale. (2) Transparency international.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

C’est assez difficile, voire quasi impossible sur les PME. Absence de bilans et quand ils existent, ils sont très peu fiables. Se rapprocher des entreprises et sources françaises implantées localement

Quelques sources spécialisées :

Credit Information Bureau (India) Ltd
(groupe Transunion depuis 2017)
www.cibil.com
info@cibil.com

Mira Inform (Pvt) Ltd
www.mirainform.com
Tél. : +91 22 4044 8000
mira@mirainform.com

En ligne, informations intéressantes sur les entreprises indiennes et les secteurs d’activité.

Moyens de paiement

Monnaie locale
La roupie indienne (INR).
Librement convertible sur le compte des transactions courantes.

Taux de change au 14 novembre 2020 :
1 EUR = 88,0368 INR
1 INR = 0,01134 EUR
1 USD = 74,4942 INR
1 INR = 0,01340 USD

Meilleures monnaies de facturation des échanges
Le dollar américain (USD), l’euro (EUR) de plus en plus fréquemment, y compris avec les administrations.

Conseillés
Selon le montant de la transaction et la solvabilité de l’acheteur, virement Swift garanti soit par une lettre de crédit standby (SBLC), soit par une assurance-crédit. Sinon, crédit documentaire irrévocable et en fonction du montant, faire confirmer.

Déconseillés
Tous les autres et surtout la remise documentaire, trop peu fiable en Inde, source de retards de paiement. Les importateurs indiens essayent de faire du « forcing », refuser même si ancienneté de la relation commerciale ou alors faire garantir soit par une assurance-crédit, soit une SBLC. Sur certains sites, une pratique courante en Inde est recommandée, les chèques postdatés. Soyons un peu sérieux. Même si en droit bancaire indien, ils sont considérés comme un titre de reconnaissance de dette, c’est tout juste acceptable dans les transactions domestiques, et encore, mais à ne surtout pas accepter dans le cadre d’une transaction transfrontalière.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
La diminution des paiements d’avance ou à vue que l’on avait pu constater sur les trois dernières années se stabilise et semble même repartir à la hausse. Le paiement d’avance est à privilégier, surtout avec les nouveaux clients, sinon n’accorder que 30 à 45 jours de délai maximum.

Depuis le début de la pandémie, on constate un allongement considérable des délais de paiement, accordés et réels. Selon le Baromètre Atradius (juin 2020), le délai moyen local accordé est de 39 jours. Ne pas céder à la pression des importateurs qui vont tenter d’obtenir des délais supérieurs. Seules 5,2 % des factures sont émises avec des échéances à plus de 60 jours.

Mais attention, ce ne sont que des délais théoriques, les entreprises ayant répondu au questionnaire ayant vraisemblablement voulu se donner bonne conscience.

Risques de retards de paiement
Certaines des données ci-après sont issues d’informations recueillies avant la pandémie de Covid-19. Suite à celle-ci, on a constaté dans la quasi-totalité des pays de nombreux retards de paiement, de 15 jours au minimum à plus de 30 jours selon les premières estimations

Dans son étude sur l’évolution du BFR dans le monde, publiée fin juillet 2020, Euler Hermes indique pour l’Inde en 2019, un DSO moyen de 68 jours (67 en 2018), 25 % des entreprises payant en moyenne après 94 jours.

L’étude d’Atradius, portant sur le premier trimestre 2020, indique un retard moyen de 41 jours, donc un DSO moyen de 80 jours. 29 % des retards sont supérieurs à 90 jours.

Cribis Dun and Bradstreet, dans l’étude Payment study 2020, couvrant l’année 2019, mentionne que 33,9 % seulement des entreprises respectent les échéances négociées. Et 32,5 % règlent avec plus de 90 jours de retard.

Coface, dans son Asia Corporate Payment Survey de juin 2020, étude couvrant l’année 2019 mentionne que 82 % des entreprises indiennes reconnaissent avoir subi des retards de paiement durant les 12 mois précédents. Et pour 23 % d’entre elles, des retards supérieurs à 90 jours.

Donc, retards très fréquents, comme on vient de le voir ci-dessus, notamment lorsqu’il s’agit des sociétés indiennes de petite et moyenne taille. Mais les plus grandes entreprises aussi n’hésitent pas à profiter des failles dans les clauses financières des contrats commerciaux pour ne pas respecter les délais négociés, cette dégradation était constatée dans tous les secteurs.

Acomptes à la commande
Il est possible d’en négocier, sous réserve d’un plafond de 100 000 USD pour les entreprises publiques et 200 000 USD pour les entreprises privées. Tout dépassement nécessite la fourniture d’une garantie bancaire par le fournisseur étranger. Selon la Master Circular on Import of Goods and Services No.13/2012-13, cette garantie bancaire peut être émise sous forme de lettre de crédit standby. La banque indienne peut éventuellement porter ce plafond à 5 millions USD pour un client importateur bien connu. La circulaire prévoit des plafonds différents pour certains secteurs, diamants et aéronautique, par exemple.

Garanties bancaires locales

Elles sont possibles en Inde. Sur les délais, en général, un client bien connu de la banque émettrice peut obtenir la garantie dans la journée. Pour certaines opérations, la délivrance peut prendre plusieurs jours, compte tenu du formalisme administratif. Le coût varie en fonction du risque. La lettre de crédit standby est d’un usage de plus en plus fréquent. Exemple de commission : 0,175 % par mois, avec un minimum de 0,30 % si la durée est inférieure à deux mois.

Tribunal compétent en cas de litige et droit applicable

• Les cours civiles (District Court/High Court) sont compétentes pour trancher des litiges relatifs au recouvrement de créances.

• Nous sommes en pays de droit anglo-saxon, pays de « common law ». Mais attention, les tribunaux sont engorgés !

Néanmoins, il est préférable d’engager une procédure localement, sinon l’exécution du jugement risque de se révéler très longue, coûteuse et, au final, aléatoire. D’autant plus que l’article 13 du Code civil indien est très ouvert quant aux clauses de rejet des décisions rendues à l’étranger et qu’il est alors quasiment impossible de faire reconnaître un jugement rendu à l’étranger.

Pour information, il existe depuis 2016 un nouveau tribunal, the National Company Law Tribunal (NCLT), proposant en théorie des procédures rapides. Mais à ce jour, il n’est compétent que pour les affaires domestiques.

Classement Banque mondiale, règlement insolvabilité, 2020 : 52/190

Le conseil du credit manager

Pas de changement dans nos observations des éditions précédentes de cette fiche. Nous rappelons encore une fois qu’en octobre 2014, le nouveau Premier ministre indien avait lui-même reconnu le bien-fondé de la mauvaise place de son pays dans le classement « Doing Business » de la facilité à faire des affaires, établi par la Banque mondiale. Le quotidien Les Échos avait publié au même moment deux excellents articles sur le pays que nous recommandons de lire : « Faire du business en Inde, le nouveau sport extrême… », et « Ces Français qui créent leur entreprise en Inde », tous deux du correspondant en Inde, Patrick de Jacquelot. Parmi tous les points intéressants et instructifs de ces articles, nous n’en citerons qu’un, tellement révélateur de la culture indienne en matière de négociation : dans ce pays, il n’y a jamais de relations gagnant/gagnant, mais toujours gagnant/perdant. No comment

Si le risque pays demeure assez bon, le risque client stagne à un niveau moyen pour les grands groupes et, hélas, mauvais voire très mauvais pour les PME. Contrairement à ce qu’annonçaient certains, la capacité de résistance de l’Inde à la crise financière a ses limites. Tout comme le Brésil, l’Inde est l’une des principales déceptions quant à l’avenir brillant des BRICS. Les entreprises indiennes, et surtout les PME, souffrent terriblement de la raréfaction du crédit bancaire. Les retards de paiement se multiplient et, à l’import, les acheteurs sollicitent des délais de plus en plus longs. Coface, déjà citée, a constaté à nouveau une dégradation des retards de paiement après un mieux. Vraisemblablement la conséquence du relâchement de certains exportateurs qui, pour gagner des contrats, ont sacrifié le principe le plus élémentaire : sécuriser les clauses financières. Il est assez délicat de commenter les défaillances d’entreprises.

Les données sont peu fiables et la situation rappelle celle que l’on connaissait en Espagne il y a une dizaine d’années. On peut être en cessation de paiement et mettre la société en sommeil pendant des années sans tomber sous le régime juridique de la faillite. De nombreuses voix se sont élevées en Inde pour copier le modèle américain de la procédure de sauvegarde, mais le nouveau « Insolvency And Bankruptcy Code 2015 », entré en vigueur début décembre 2016, ne semble pas vraiment répondre à cette attente : comme le dit si bien un analyste de la Banque mondiale, il va surtout permettre d’accélérer la liquidation des entreprises, avec un délai ramené à un an au lieu de quatre en moyenne actuellement. Notons toutefois pour information que, comme dans de nombreux autres pays, des dispositions ont été prises pour « freiner » l’explosion des défaillances suite à la pandémie en cours. Par rapport à l’impact de cette dernière, Euler Hermes et la Coface s’accordent sur une variation à la hausse des défaillances de 11 % entre 2019 et 2021, après, selon Euler Hermes, une très forte explosion des faillites en 2019. Forte explosion confirmée par le Bureau des faillites indien, the Insolvency and Bankruptcy Board of India, avec près de 123 % de hausse entre 2018 et 2019. Atradius anticipe plus de 30 % de hausse sur 2020.

On constate également toujours une nette augmentation des remises en cause de contrats, sous forme de reports dans le temps, ou d’annulations pures et simples. Il faut donc soigner la rédaction des contrats, avec des clauses protectrices. Dans le cadre des négociations des clauses financières, ne pas céder à la pression des importateurs qui font souvent du « forcing » pour proposer la remise documentaire en laissant entendre que la législation bancaire leur impose cette pratique. C’est totalement erroné. Curieusement, certaines banques françaises recommandent ces pratiques à leurs clients exportateurs, mais il faut impérativement refuser, sauf à s’exposer à des retards de paiement qui peuvent être significatifs, quels que soient la qualité de l’acheteur et le niveau de relations commerciales.

Privilégier soit le crédit documentaire, éventuellement confirmé, soit le virement Swift, garanti selon le montant par une lettre de crédit standby ou une assurance-crédit. Mais attention à la rédaction des crédits documentaires : ils incluent souvent des clauses très défavorables au bénéficiaire. Lire attentivement, notamment, les « conditions annexes au crédit » (rubrique 47 A et B). Penser à bien négocier les clauses du crédit documentaire en amont, via des instructions d’ouverture annexées au contrat ou à la facture pro-forma. En matière de crédits documentaires, les banques indiennes sont particulièrement tatillonnes dans l’examen des documents.

Attention aussi à la rédaction des textes de crédit documentaire, surtout quand ils sont émis par des banques indiennes en province : ils sont parfois rédigés dans un très mauvais anglais, avec des clauses contradictoires, voire incompréhensibles. C’est délibéré. Il s’agit de pousser l’exportateur non averti à la faute. L’instruction du 1/7/2008 (Master Circular n° 08/2008-09) émise par la Banque centrale indienne (Reserve Bank of India) recommande très fortement aux banques indiennes de suivre, notamment, les Règles et Usances uniformes relatives aux crédits documentaires de l’ICC en tenant compte, néanmoins, des spécificités liées à la ­réglementation locale. Ces derniers mots se passent de tout commentaire.

Attention également à la lenteur et à la lourdeur administrative à tous les niveaux : bancaire, douanier, etc.

Mobilité

Chiffres clés

Population (2019) : 1 381,5 milliard d’habitants, dont population urbaine : 34 %.
Langues : 18 langues nationales dont l’hindi, la langue officielle de la Fédération. Anglais utilisé pour les affaires.
Religions : hindouiste : 82,5 % ; musulmans : 12 %. Autres : sikhs, chrétiens, jainistes, bouddhistes.
Nombre de Français immatriculés (2018) : 8 924.
Nombre d’entreprises françaises implantées : 750.
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2019) (2) : 6 960
Taux de croissance du PIB (2018) : + 7,1 %
Émissions CO2 (tonnes/hab., 2017) : 1,8 t.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2018) : 136e, @niveau « bas ».

Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base de données EDGAR), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.

S’y rendre

Formalités
Les Français sont soumis à visa pour séjourner en Inde. Les personnes arrivant sans visa en cours de validité sont refoulées par les autorités indiennes.

Les étrangers doivent remplir les conditions pour lesquelles un type de visa leur a été attribué. Tout étranger arrivant sous couvert d’un visa « touriste » valable pour une période de six mois maximum est dispensé de s’enregistrer auprès des services de l’immigration.

Aucun visa « touriste » ne peut être prorogé. Il est également impossible de modifier sur place tout autre type de visa (travail, études, affaires, etc.). La date d’expiration du passeport doit être postérieure d’au moins 6 mois à la date de fin de validité du visa. Les autorités indiennes préparent actuellement la mise en place de visas biométriques pour les ressortissants français souhaitant se rendre en Inde. Elles avaient initialement envisagé de mettre en place la nouvelle procédure de délivrance de visas à partir du 1er mai 2015. Cette réforme a été repoussée à une date ultérieure, non précisée à ce stade.

Depuis 2015, les autorités indiennes ont mis en place un dispositif de délivrance de visa à l’arrivée, appelé « e-Tourist visa ».

Ce « e-visa » doit être sollicité en ligne après un enregistrement de la demande (https://indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.html) et le paiement des frais de dossier. L’accord se matérialise par la réception d’une autorisation de voyage sous forme électronique qu’il conviendra de présenter à l’aéroport d’arrivée pour obtenir l’apposition d’un visa dans son passeport. Il n’est valable que pour les demandeurs de visa touristique/affaires/traitement médical de courte durée, titulaires d’un passeport français d’une durée de validité d’au moins 6 mois à la date de délivrance de l’autorisation de voyage électronique.

Depuis le 1er avril 2017, ce dispositif a été modifié comme suit :
• Le e-visa a été divisé en 3 catégories : e-tourist, e-business et e-medical visa.
• Il concerne les principaux aéroports (dont Bangalore, Mumbai, Calcutta, Chennai, Delhi, Goa, Hyderabad, Kochi et Trivandrum).
• Il est possible de déposer sa demande 120 jours avant le départ (contre 30 jours auparavant).
• Le visa délivré à l’arrivée peut être valable pour une durée de 60 jours et pour une double entrée pour le e-tourist visa et une triple entrée pour le e-medical visa. Il n’est possible de réaliser que deux demandes de visa à l’arrivée par an. Pour tous les autres types de visas, il est nécessaire de déposer sa demande auprès du prestataire externalisé compétent pour traiter les demandes de visas instruites par l’ambassade d’Inde à Paris. Les Français souhaitant se rendre en Inde dans le cadre d’un voyage d’affaires peuvent faire une demande de visa pour une durée de 3 mois, 6 mois ou 1 an. Le visa d’affaires n’est ni échangeable, ni renouvelable en Inde. Depuis le 15 février 2019, les voyageurs d’affaires peuvent obtenir un visa d’un an à entrées multiples. Depuis le 1er avril 2017, le dispositif du e-visa a été étendu aux voyageurs d’affaires (e-business visa).

Précautions sanitaires : pas de vaccination obligatoire. Les vaccins contre la polio, la méningite, la rage et le choléra sont recommandés. Risque de paludisme et d’autres maladies comme la dengue. La grippe aviaire H5N1 a, par ailleurs, été détectée chez certaines espèces d’oiseaux.

Source : MEAE et India Briefing.

Y travailler

Traditionnellement, seules les filiales indiennes des sociétés étrangères d’une taille importante faisaient venir des expatriés expérimentés ou qualifiés. Mais avec l’émergence de nombreux secteurs exportateurs indiens, cette situation est en train d’évoluer.

Toutefois, en dehors d’une affectation par la société mère étrangère dans sa filiale indienne, trouver des opportunités de travail représente un effort considérable dans la mesure où les salaires pratiqués en Inde sont sensiblement moins élevés que ceux des pays industrialisés.

Secteurs porteurs : ingénierie de pointe, pétrochimie, énergie, infrastructures et télécommunications. Il existe également des opportunités dans la gestion hospitalière et l’hôtellerie. Le secteur de la santé est également très porteur en Inde (pharmacie, appareils médicaux, spa et bien-être). Les grands centres commerciaux attirent les marques de luxe dans différents secteurs (prêt-à-porter, chaussures, habitat et décoration d’intérieur).

La première chose à faire est de consulter les offres disponibles sur Internet. Ainsi, vous aurez une idée sur les secteurs à fort potentiel, ainsi que sur les profils recherchés et salaires proposés. Vous trouverez sur Internet une multitude de sites généraux et spécialisés en offres d’emploi, sans oublier les réseaux sociaux professionnels et bien d’autres plateformes virtuels.

Pensez également à contacter les Chambres de commerce étrangères en Inde et tenter votre chance en envoyant des candidatures spontanées aux multinationales et entreprises étrangères opérant à travers le pays.

Le cadre légal du travail
Salaire minimum légal : varie selon les États et les secteurs d’activité.

Durée de travail : maximum 48 heures (9 heures par jour).

Durée de la période d’essai/du préavis : généralement 3 mois mais peut varier.

Rémunération, avantages et impôts : salaire de base, transport, logement, retraite, avantages + primes de résultats s’ajoutant au coût total/entreprise.

Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.

Horaires de travail
Les magasins sont fermés le dimanche. Les bureaux du gouvernement sont fermés les samedis et les dimanches. Les banques ferment l’après-midi (à partir de 14 h en semaine et de 12 h le samedi).

Sources : MEAE, Business France, www. leroutard.com, Wageindicator.org et Le Moci.

Meilleurs sites d’emploi
www.expat.com/fr/emploi/asie/inde
https://in.jooble.org
www.cursusmundus.com/offres-demploi-pour-francophones-en-inde
www.monsterindia.com
www.careerjet.co.in

Vie pratique

Coût de la vie
Monnaie : roupie indienne (INR). Non convertible en dehors de l’Inde.
Taux de change : 78,27 INR (12-04-2019).
Indice Big Mac : 2,5 USD

Se loger : location d’un trois pièces à Mumbai, entre 800 et 2 000 euros. Entre 300 et 800 euros pour un studio. Les loyers sont généralement élevés en Inde. À Delhi, le marché des logements susceptibles de convenir à des Européens est étroit et onéreux par rapport à la qualité proposée. À Mumbai, il faut payer une voire même deux années d’avance, sauf pour des séjours de courte durée chez l’habitant. C’est pourquoi les loyers sont souvent pris en charge par l’employeur.

Les quartiers les plus recherchés sont ceux de Malabar Hill, Breach Candy, Kemps Corner, Colaba, Cuffe Parade pour le Sud et Bandra, Juhu, Powai pour le Nord.

À Bangalore, la ville des nouvelles technologies, compter entre 300 et 800 euros pour un 3 pièces.

Il est préférable de chercher un logement par le biais de connaissances, ou par le bouche-à-oreille. Si vous êtes sur place pour travailler, vous pourrez faire appel à des « brokers », des agents immobiliers qui, moyennant des honoraires équivalents à un mois de votre futur loyer (à partager entre le loueur et le locataire), trouveront des logements en fonction de vos critères. Le consulat de la ville où vous vous rendez peut parfois vous adresser des adresses d’agences sérieuses.

Indice Mercer (logement compris, 209 villes) : Mumbai (55e), New Delhi (103e), Chennai (144e) et Bangalore (170e).

Sources : Ministère de l’Economie et des Affaires étrangères (MEAE), Mercer, Numbeo.com, The Economist et XE currency converter.

Informations utiles
Nature du réseau électrique
220 volts. Différents types de prises, adaptateur nécessaire.

Télécommunications
Indicatif téléphonique : + 91.
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.

Principaux jours fériés 2019
15 août : fête de l’Indépendance.
2 octobre : naissance de Gandhi.
8 octobre : Dussehra.
27 octobre : Diwali.
25 décembre : Noël.

Distances de ville à ville
New Delhi – Bombay : 1 428 km.

Déplacements de ville à ville
Le réseau ferroviaire indien est très développé mais extrêmement lent (16 heures entre Mumbai et Delhi, contre 2 h en avion). Pour voyager de ville en ville, le moyen de transport le plus efficace reste l’avion.

Contacts

Les acteurs publics

Business France
Bureau de Bangalore
Localisation : Consulate General
of France in Bangalore
21 Palace Road, Vasanthanager
Bangalore 560 052
Tél. : +91 (80) 22 14 12 40
– Bureau de Chennai
Bannari Amman Towers,
6th Floor,
No. 29 Radha Krishnan Rd,
Mylapore
Chennai 600 004
Tél. : +91 (44) 28 27 98 03
– Bureau de Mumbai
Localisation : Consulate General
of France in Mumbai
Wockhardt Towers
East Wing,
5th floor,
Bandra-Kurla Complex,
Bandra East
Mumbai 400 051
Tél. : +91 (22) 66 69 40 00
– Bureau de New Delhi
Localisation : French Embassy in India
2/50 E Shantipath, Chanakyapuri
New Delhi 110 021
Tél. : +91 (11) 43 19 61 00
https://www.businessfrance.fr
Service économique régional de la DG Trésor
SER de New Delhi
Pays de la zone de compétence : Bangladesh,
Pakistan, Sri Lanka, Maldives,
Inde, Népal, Afghanistan, Bhoutan.
Tél. : +91 11 4319 6300
– Antenne à Bombay du SER
de New Delhi
Tél. : +91 22 66 69 40 00
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/IN

Les acteurs privés

Altios
Localisation : New Delhi
Hauz Khas Village H-2, 3rd Floor
110016 Delhi
Tél. : +91 4616 16 05
m.raina-thapan@altios.com
https://altios.com
Expandys Consulting Pvt Ltd
26 Benson Cross, Benson Town
560046 Bangalore
Tél. : +91 (0)80 48 655 288
india@expandys.com
http://www.expandys.com
Indo French Chamber of Commerce and Industry
– Bangalore
Unit 1303-1304, 13th Floor
Prestige Meridian II, No.30,
MG Road,
Bangalore – 560 001
Tél. : +91 80 6194 9749
contactbangalore@ifcci.org.in
– Chennai
Old 27, New 66, III Street,
Abiramapuram,
Chennai – 600 018
Tél. : +91 44 4217 8710
contactchennai@ifcci.org.in
– Mumbai
4th Floor, A-Wing,
One Forbes Building,
No-1, Dr. VB Gandhi Marg,
Kala Ghoda,
Fort, Mumbai – 400 001
Tél. : +91 22 6845 9800
contact@ifcci.org.in
– New Delhi
DLTA Complex, RK Khanna
Stadium, 1st Floor (Gate 3)
1, Africa Avenue
New Delhi – 110 029
Tél. : +91 11 3997 4690
contactdelhi@ifcci.org.in
– Pune
Plot No 51, D-II Block,
Ramnagar Complex,
MIDC Chinchwad,
Pune – 411019
abhishek.gulati@ifcci.org.in
http://www.ifcci.org.in
Salveo
Localisation : New Delhi
inde@salveo.international
https://salveo.international

Logistique & Douane

Dans le classement « Doing Business 2020 » de la Banque mondiale, l’Inde est classé au 68e rang mondial (+12 places par rapport à 2019) pour la performance du commerce transfrontalier. Sont mesurés dans cette rubrique les délais et les coûts (hors droits de douane) associés à trois catégories de procédures : respect des exigences en matière de documentation, respect des procédures de commerce transfrontalier et transport intérieur. Les délais sont fournis en nombre d’heures et les coûts en dollars US. Le transport intérieur n’est toutefois pas intégré dans la note finale.

• À l’export : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 52 h. ; coût 212 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (12 h. ; 58 USD).

• À l’import : respect des procédures de commerce transfrontalier (durée 65 h. ; coût 266 USD) ; respect des exigences en matière de documentation (20 h. ; 100 USD).

Actualités : Inde

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