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Commerce mondial : une chute brutale, en attendant peut-être encore pire, selon Julien Marcilly, chef économiste de Coface
© François Pargny
Pays & marchés

Le commerce mondial connaît une chute vertigineuse, et le pire est peut-être encore à venir, selon Coface, qui s'attend, en outre, à une future redistribution des cartes dans les chaînes de valeur internationales. De fait, d’après son baromètre d’avril, intitulé « Covid-19: heading towards a sudden global surge in corporate insolvencies » (voir fichier joint), après - 0,4 % en 2019, les échanges devraient chuter en volume de -4,3 % cette année, la pire performance depuis 2009.

Oubliée la guerre commerciale et technologique entre les États-Unis et la Chine. Ce ne sont plus les échanges qui influent sur l’économie de la planète, « c’est le contraire », a prévenu, lors d’une conférence téléphonique le 6 avril, Julien Marcilly, le chef économiste de Coface (notre photo, lors du colloque Risque pays 2020).

Alors que l’activité économique mondiale avait encore cru de 2,5 % l’an dernier, elle devrait plonger de – 1,3 % cette année. Et cette récession toucherait 68 pays, contre 11 l’an dernier.

Le protectionnisme pourrait renforcer la chute du commerce

Ce n’est peut-être pas fini. « Les risques pesant sur ces prévisions sont orientés à la baisse », annonce l’assureur-crédit.

En cause, les barrières que les États dressent aux frontières pour se protéger et qui se multiplient. « Les contrôles à l’accès des marchandises aux frontières ont été annoncés par le Canada avec les États-Unis, l'Union européenne a décidé aussi de contrôler ses frontières extérieures pour contenir la pandémie de Covid-19 et même certains pays le font à l’intérieur de l’UE », a ainsi indiqué Julien Marcilly.

Parmi les Vingt-sept,  la fermeture des frontières au sein de l'UE a été décidée par l'Espagne, la Pologne, le Danemark, la République tchèque, alors que l'Allemagne, l'Autriche et la Slovénie ont opté pour des contrôles plus stricts.

U. Von der Leyen : « sécuriser » l'approvisionnement en marchandises 

Certes, à l’heure actuelle, ce sont les personnes qui sont essentiellement visées par les contrôles et les fermetures de frontières, pour limiter l'expansion de la pandémie.

Les flux vers l'Union européenne doivent continuer « à sécuriser » l'approvisionnement en marchandises, « y compris les articles essentiels tels que les médicaments, mais également des aliments et des composants dont nos usines ont besoin », a pourtant déclaré Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

« Reste qu’il va falloir s’habituer aussi à une attente de plus en plus longue pour les marchandises », constatait le chef économiste de Coface. Ainsi, les marchandises en font indirectement les frais, le trafic routier étant fortement ralenti.

Sans compter que la tendance au repli est la même dans toutes les régions. En Afrique, le Burkina Faso, le Cameroun et la Côte d’Ivoire ont aussi interdit l’entrée sur leurs territoires.

Le protectionnisme touche la pharmacie et l’agriculture

Par ailleurs, Julien Marcilly a observé que « de nouvelles formes de protectionnisme apparaissent dans l’agriculture et la pharmacie », sous la forme de restrictions d'exportation.

Par exemple, le Vietnam, troisième exportateur mondial de riz, en a suspendu les exportations. Dans l’avenir, il souhaite instaurer des quotas.

Le Kazakhstan a aussi réduit ses ventes à l’étranger de toute une série de produits alimentaires (sucre, oignons, carottes, sarrasin, pommes de terre, huile de tournesol, choux blancs, blé, farine de blé), en même temps que certaines importations.

De son côté, la Russie vient de décider de limiter ses livraisons de céréales à 7 millions de tonnes jusqu’au 30 juin.

« Jusqu’en 2019, l’agriculture était le secteur le plus touché par le protectionnisme. Après la crise de 2018, ce fut l’industrie. Et, aujourd’hui, l’agriculture redevient l’activité la plus touchée », a précisé Julien Marcilly.

La Chine, menacée par la diversification des fournisseurs

« A plus long-terme, la crise du Covid-19 pourrait également avoir des conséquences sur la structure des chaînes de valeur mondiales », estime Coface.

Près de la moitié des produits intermédiaires consommés provenait jusqu'à présent de l’étranger dans l'automobile, les équipements électriques et le textile. Et le maintien des supply chain est devenu, dès le début de la propagation du nouveau coronavirus, un véritable casse-tête pour les transporteurs et logisticiens.

Pour l’assureur-crédit, « dans le contexte actuel, la principale source de vulnérabilité des entreprises est leur forte dépendance à un nombre réduit de fournisseurs situés dans quelques pays ».

D’où le conseil suivant aux sociétés françaises : augmenter le nombre de leurs fournisseurs pour anticiper de possibles ruptures dans les chaînes d’approvisionnement. Une telle diversification du commerce ne serait pas sans conséquence sur les économies émergentes, dans la mesure où certaines d’entre elles pourraient être pénalisées, à l’instar de la Chine dans l’électronique, l’automobile et le textile.

A l’inverse, plusieurs des pays producteurs concurrents pourraient être gagnants, comme les nations d’Asie du Sud-est dans l’électronique, la Turquie, le Maroc ou le Mexique dans l’automobile. Pour autant, ces changements ne signifieraient pas obligatoirement un recul du commerce mondial, mais plutôt une redistribution de ces circuits.

François Pargny

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