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© The White House-D. Lienemann
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Le quarante-sixième président des États-Unis aura-t-il les coudées franches pour mettre en pratique son plan de relance de 1900 milliards de dollars (Md USD) -dont 900 Md ont été déjà votés en décembre-, ou devra-t-il faire des concessions ? C’est la question qui taraude actuellement les milieux politique et économique nord-américains. Les analystes d’Euler Hermes ont conçu trois scénarios et calculé leur impact respectif sur la croissance.

Pour relancer l’économie américaine, Joe Biden a vu grand. Vilipendé par les Républicains car jugé trop coûteux, son plan de relance à presque 2 000 Md USD comprend notamment :

- un chèque de 1400 USD par citoyen (pour un coût total de 465 Md USD),
- une aide aux Etats et gouvernements locaux (350 Md USD),
- le financement jusqu’en septembre de l’augmentation à 400 USD par semaine de l’assurance-chômage (350 Md USD),
- un programme de vaccination et de lutte contre la Covid-19 (160 Md USD),
- la réouverture des établissements scolaires (170 Md USD),
- l’extension du crédit d’impôt pour enfants (120 Md USD),
- des aides au logement (30 Md USD),
- une aide aux gardes d’enfants (25 Md USD).

Si les Démocrates ont remporté le Sénat, évitant ainsi de possibles blocages parlementaire, « ils sont encore loin des 60 voix nécessaires pour éviter l’obstruction et faire passer la loi sans le soutien de Républicains », soulignent les économistes d’Euler Hermes. En effet, la minorité à la Chambre Haute peut exiger un vote à la majorité des 3/5e et non une majorité simple (60 voix au lieu de 51), pour les dossiers jugés cruciaux.

En d'autres termes, devant ce risque d’obstruction, Joe Biden va devoir composer.

Scénario haut : 1 900 Mds USD, probabilité de 30 %

C’est l’hypothèse la plus sereine : soit les Démocrates rallient suffisamment de Républicains, soit ils enclenchent le processus de « réconciliation budgétaire » (budget reconciliation) qui permet de voter à la majorité simple mais demeure techniquement complexe à mettre en place.

La perspective de croissance en 2021 en suivant ce scénario serait de 4,7 % (2,7 % en 2022). La date à laquelle la Fed augmenterait les taux d’intérêts se situerait alors au deuxième semestre 2022.

Scénario moyen : 2 200 Md USD, probabilité de 60 %

Les Démocrates vont certainement avoir à négocier pied-à-pied avec leurs adversaires. Si le chèque de 1400 USD, mesure phare de ce plan de relance (et également demandé par lk'ancien président Trump) devrait passer, d’autres programmes pourraient passer à la trappe, en particulier les aides publiques locales, pour gagner des votes républicains. Quitte à lancer d’autres plans de relance plus tard, au deuxième semestre 2022.

Perspective de croissance en 2021 en suivant ce scénario : 4,1 % (3,4 % en 2022).
Date à laquelle la Fed augmenterait les taux d’intérêts : deuxième semestre 2023.

Scénario bas : 700 Mds USD, probabilité de 10 %

Dans ce scénario, les deux partis campent sur leurs positions et ne font passer que 40 % des mesures initialement prévues.

Perspective de croissance en 2021 en suivant ce scénario : 3,5 % (2,7 % en 2022).
Date à laquelle la Fed augmenterait les taux d’intérêts : fin 2023.

Mécaniquement, le premier scénario augmenterait la dette publique qui passerait de 135 % du PIB en 2020 à 148,8 % en 2021. Une situation difficilement tenable à long terme, selon les analystes d’Euler Hermes : « En raison de l’accumulation de la dette dans ces trois scénarios, nous restons convaincus que le potentiel de croissance de l’économie américaine sera impacté négativement à moyen terme, tombant de 2 % en 2020 à 1,4 % à l’horizon 2030 ».

 

Sophie Creusillet

 

 

 

 

 

 

 

2021_01_20bideninaugration
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