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© Ch. Gilguy
AidesEntreprises & secteurs

Jean-Yves Le Drian a promis que le réseau des postes à l’étranger « sera plus encore mobilisé pour une diplomatie économique plus offensive » lors du lancement de la demie journée de « speed dating » ambassadeurs / entreprises, le 28 août, en ouverture de la troisième semaine des ambassadeurs, qui marque la rentrée gouvernementale sur le front diplomatique. Et de confirmer, à l’attention des entrepreneurs tout autant que des diplomates présents, que l’ambassade « doit être la première maison des entreprises françaises à l’international et le premier promoteur de la marque ’France’ ».

Autrement dit, pour ceux qui en auraient douté, si le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a été jusqu’à présent peu prolixe en commentaires sur la (mauvaise) situation du commerce extérieur français et la politique qu’il entend mener pour le redresser, le soutien des intérêts économiques français à l'international sera une priorité de l’ancien ministre de la Défense. Et elle sera dans les priorités de l'agenda de son secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne, qui l'a rejoint à cette rencontre dans l'après-midi.  Ce dernier, qui venait de déjeuner avec sept des entrepreneurs présents, apprécie lui-même le contact direct avec des entreprises.

Ce contact direct avec un ambassadeur pendant un entretien de 15 minutes semble aussi séduire plus que jamais les entreprises : 420 d’entre elles étaient représentées hier au Centre de conférences du ministère à Paris, mais quelque 650 avaient candidaté. En face, 172 ambassadeurs et chefs de poste mobilisés pour un total de 1 610 rendez-vous B to B pré-organisés. Plus de 80 % des diplomates ont affiché complet avec 10 rendez-vous dans l’après-midi. Si l’Europe et l’Afrique ont été les deux zones les plus demandées, par pays, ce sont les États-Unis, la Chine, le Maroc, le Canada et les Émirats arabes unis qui ont formé le peloton de tête. L’Iran est resté au top 10 des demandes, mais la Russie, toujours sous le coup de sanctions occidentales, a dégringolé au 18ème rang.

« Une méthode qui conjugue la simplicité et l’efficacité »

Face à ce parterre également composé des représentants des divers acteurs du dispositif de soutien au commerce extérieur –Business France, Bpifrance, Chambres de commerce et d’industrie, Medef, CPME, conseillers du commerce extérieur (CCE), douanes- Jean-Yves Le Drian n’a pas manqué cette occasion pour préciser les orientations d'action qu’il entend suivre en matière de soutien au commerce extérieur, sans renier -fait notable- le travail de ses prédécesseurs. Le message est clair : il veut avancer, vite, quitte à reprendre des chantiers inachevés par ces derniers.

« Beaucoup a déjà été fait dans le passé, mais de nombreuses choses restent encore à accomplir pour rationaliser davantage notre dispositif, a ainsi expliqué le ministre. Je mettrai en œuvre une méthode qui conjugue la simplicité et l’efficacité ». Pour lui, la simplicité signifie une « volonté de définir clairement un objectif, une action unifiée et un acteur chef de file ». Quand à l’exigence d’efficacité, elle implique de « privilégier les actions qui ont un réel retour sur l’économie française ».

Son idée centrale : parvenir à mettre en œuvre pour les entreprises, depuis la France jusqu’au marché étranger, « un guichet unique à l’entrée, un guichet unique à la sortie pour permettre une chaîne de fluidité et de clarté avec l’ensemble des acteurs, mais des interlocuteurs uniques, au départ et à l’arrivée pour que chacun s’y retrouve ».

Des guichets uniques au départ et à l'arrivée et des « équipes France » par filière

La méthode qu’il compte utiliser se décline en trois axes :

-Premier axe : en matière de suivi des entreprises à l’exportation, il souhaite « définir un parcours qui, du territoire régional au gain d’un marché international, soit fluide, continu et compréhensible pour chaque entreprise », et dans cet objectif, «  travailler en lien avec l’ensemble des acteurs » à la mise en place d’un « guichet unique » dans chaque région.

-Deuxième axe : une « bonne coordination autour des ambassadeurs », qui doivent « assurer le pilotage stratégique des actions à faire pour progresser dans la conquête de nouveaux marchés ».

-Troisième axe : une stratégie d’action privilégiant une approche sectorielle, par filière, « structurée autour ‘d’équipes de France’ », qui, a-t-il laissé entendre, « a fait ses preuves » dans son précédent poste de ministre de la Défense. Une allusion au succès de sa stratégie en matière de contrats export dans le domaine de l’armement*. Pour l’industrie civile, il poursuivra donc la stratégie des familles de produits mise en œuvre depuis 2013, avec les sept déjà identifiées ** et peut-être quelques unes à définir en plus mais sans « trop entrer dans les détails » afin de ne pas diluer les efforts. « Je condamne toutes les organisations en silos et je souhaite systématiser la coordination pour décloisonner notre stratégie de conquête des marchés » a martelé le patron du Quai d’Orsay.

Un soutien « au plus haut niveau de l’État »

Si le retour au centre du discours du ministre de l’idée de « guichet unique » pour l’accompagnement des entreprises à l’export a pu faire sourire nombre d’observateurs de l’écosystème du soutien au commerce extérieur tant ce concept est devenu un serpent de mer pour les prédécesseurs de Jean-Yves Le Drian ces 25 dernières années, la volonté de ce dernier d’essayer une nouvelle fois ne leur fait aucun doute puisque qu’il a réussi à la mettre en œuvre en Bretagne, Région qu’il a présidée longtemps, avec l’organisme Bretagne commerce international, issu d’un rapprochement entre une structure régionale et la chambre régionale de commerce.

Reste à savoir comment, et avec qui. Si le ministre n'a pas commenté les récentes nominations à la tête de Business France, principal opérateur de l'Etat en matière d'accompagnement à l'export,  il n’a pas manqué de souligner que « ces trois axes sont partagés au plus haut niveau de l’Etat » et que leur mise en application se fera « avec le soutien du président de la République et du Premier ministre ».

On aura sans doute un premier aperçu de l’étendue de la volonté des Régions de coopérer dans cette voie  avec le ministre après le 5 septembre, date d’une rencontre initiée par Jean-Yves Le Drian avec Philippe Richert, le président de Régions de France et patron de l’exécutif du Grand Est,  et les 13 autres présidents des Régions françaises. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, pour sa part, a promis «des propositions très concrètes dans un délai assez court, en tout cas avant la fin de l'année».

Christine Gilguy

*La méthode Le Drian, nouveau « boss » du commerce extérieur
** Les sept filière prioritaires sont : Agroalimentaire, santé, ville durable, biens culturels, NTIC, savoir-faire du tourisme, énergies renouvelables

Pour prolonger :
-Diplomatie économique : le soutien export au menu de la Semaine des ambassadeurs
-
Business France/ Gouvernance : un binôme de managers public-privé pour conduire le changement

 

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