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12 octobre 2018

Risque pays : Coface pointe la vulnérabilité des économies émergentes

Julien Marcilly, économiste en chef de Coface© François Pargny

Dans un contexte de hausse des cours de pétrole et de sortie des capitaux des marchés émergents, l’assureur-crédit Coface vient de dégrader plusieurs secteurs d’activité en Argentine et en Turquie, en même temps qu’il dégradait deux pays de taille économique plus modeste, le Pakistan et le Nicaragua, passés tous deux en risque très élevé, soit D sur une échelle de risque allant de A1 pour risque très faible à E pour risque extrême.

A l’inverse, ont été réévaluées à la hausse les notes de l’Arménie, passée en C, de la Croatie, montée en A4, et de la Slovaquie, qui s’est hissée en A2.

Amélioration du risque en Europe centrale et dans la CEI

Si, indique Coface, le Pakistan et le Nicaragua sont confrontés à une crise politique - avec, en plus pour le premier un risque de défaut et une sévère dépréciation de sa monnaie, la roupie - la Croatie est, elle, sortie des procédures européennes pour déficit excessif et « profite aujourd’hui du dynamisme de la consommation des ménages ». Quant à la Slovaquie, les défaillances d’entreprises continuent à baisser. Enfin, l’Arménie bénéficierait pour ses exportations du marché de la Russie et des remises de ses travailleurs. Ces trois derniers pays illustrent l’amélioration générale du risque en Europe centrale et au sein de la Communauté des États indépendants (CEI).

S’agissant des deux grosses économies que sont l’Argentine et la Turquie, l’économiste en chef de Coface, Julien Marcilly (notre photo), indiquait, le 9 octobre à Paris, que ces deux nations subissaient des « chocs macro-économiques sévères », se caractérisant, chez le premier, par un taux directeur de la Banque centrale de 60 %, et, chez le second, par un taux moyen bancaire de près de 30 % à l’entreprise, un niveau qui pourrait même dépasser la barre des 40 %, selon lui, dans les mois à venir.

Argentine-Turquie : dégradation de secteurs comme l’automobile et le papier

Dans ces deux États, Coface a ainsi été amené à dégrader une série de secteurs :

- Argentine. Automobile, transport, papier, chimie tombent dans la catégorie des risques élevés et TIC et textile dans celle des risques très élevés. Dépréciation des taux de change, inflation élevée et mauvaises conditions de crédit plombent les technologies de l’information et la communication. Dans le textile, tous les signaux semblent être passés dans le rouge : production, coût, demande, auxquels s’ajoutent une pression fiscale et une concurrence accrues.

- Turquie. Automobile, papier et bois ont rejoint la catégorie risques élevés, alors que transformation des métaux et énergie sont tombées en risque très élevé. Dans l’énergie, la rentabilité est faible pour les distributeurs et le risque de change élevé, alors que les prix restent volatiles et que les entreprises ont engagé des investissements énormes. Pour ce qui est des métaux, Coface pointe les mesures protectionnistes des États-Unis, alors que certains secteurs clients sont en panne (automobile, construction, biens de consommation durable) et le prix des métaux pourrait s’écrouler.

D’autres émergents sous surveillance

Par ailleurs, Coface alerte sur l’évolution de l’Afrique du Sud, du Brésil, de l’Inde et de l’Indonésie, quatre États dont les marchés financiers sont liquides et développés, dont les incertitudes politiques sont également réelles (avec des élections présidentielles en cours chez le premier et des scrutins l’an prochain chez les autres) et qui présentent des déséquilibres macro-économiques à l’instar de l’Argentine et de la Turquie.

Reste que par rapport à ces deux derniers l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Inde et l’Indonésie sont des économies moins "dollarisées", donc moins sensibles à une baisse de leur monnaie, et que leurs réserves de change sont plus élevées. C’est pourquoi Julien Marcilly ne croit pas pour le moment à des risques de contagion dans ces quatre pays. Et de citer le cas du Brésil qui pourrait couvrir deux fois ses besoins de financement extérieur en 2019, contre seulement 0,5 fois pour l’Argentine.

François Pargny

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