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1 juin 2018

États-Unis / Commerce : les patrons français condamnent la décision américaine sur les tarifs de l’acier et l’aluminium

© niroworld-Fotolia.com

Après la décision de Donald Trump d’établir des taxes sur l’acier et l’aluminium européens à l’entrée sur le marché américain, la réaction du Medef était très attendue. Surtout que, dès le 1er juin, l’Union européenne (UE) avait porté plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et condamné unanimement l’unilatéralisme des États-Unis (*).

Dans un communiqué de presse, intitulé « Taxes américaines : Une décision regrettable pour l'économie mondiale », le président de l’organisation patronale, Pierre Gattaz, a appelé « les décideurs politiques français et européens à s’unir pour apporter une réponse ferme et proportionnée ».

Pas question donc de baisser la garde ou de se soumettre. Mais conscient que « c’est un défi considérable » pour les gouvernements européens, selon lui, il faut « agir ensemble pour montrer à cette grande puissance que nous n’acceptons pas cette politique dangereuse pour l’économie mondiale ».

Textile : l’UIT à fond derrière la Commission européenne

L’avis du numéro un du Medef est largement partagé dans la communauté d’affaires française. Ainsi, selon le cofondateur de la société d’ingénierie Artelia, Alain Bentéjac, également président du Conseil national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF), « on sait quand ça commence, mais on ne sait pas où ça finit ». Donc, pour éviter le pire, « il faut continuer à passer le message que les économies s’interpénètrent, que freiner avec les droits de douane les importations, c’est un combat d’arrière garde et c’est se tirer soi-même un coup de révolver dans le pied ». C’est pourquoi Alain Bentéjac pense « qu’on n’ira pas très loin dans cette voie  et, qu’à un moment ou l’autre, on sera bien obligé de négocier ».

Du côté de l’Union des industries textiles (UIT), « nous partageons l’avis de la Commission européenne qu’il faut, d’une part, combattre, et, d’autre part, défendre le multilatéralisme en portant plainte à l’OMC », souligne Emmanuelle Butaud-Stubbs, sa déléguée générale. Selon elle, « c’est un précédent qu’on ne peut accepter ». Il faut « montrer les dents » et elle qualifie de « grand n’importe quoi » le prétexte américain de la défense de la sécurité nationale pour imposer des taxes sur l’acier et l’aluminium.

A. Bentéjac (Artelia, CCEF) défend un multilatéralisme « plus souple »

Pour Alain Bentéjac, Donald Trump a, toutefois, « mis le doigt sur quelque chose de vrai qu’on a négligé jusqu’ici : le système économique construit après 1945 et l’Organisation mondiale du commerce ont atteint leur limite. Le multilatéralisme ne fonctionne plus », et donc il faut réformer l’OMC. Il faut un multilatéralisme « plus souple et plus efficace ».

L’inversion se serait faite à partir du moment où la Chine a adhéré à l’organisation internationale, avant de réussir à s’imposer sur la scène internationale comme un acteur de premier plan. L’abandon du multilatéralisme aurait amené l’Union européenne, en particulier, à conclure des accords de libre-échange. Mais plus ambitieux sont-ils, moins ils marchent. « Regardez l’accord de libre-échange avec le Canada**, le Ceta, c’est dur et pourtant on se connaît bien tous. Alors imaginez avec d’autres pays plus lointains pour nous », assène-t-il.

L. Fauque (Ficime) : ce protectionnisme « va subir des écueils »

A la Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électronique (Ficime), qui fédère les importateurs-distributeurs de matériels des secteurs de la mécanique et de l'électronique, on refuse de se laisser aller à l’inquiétude. « C’est clair, avoue sa déléguée générale, Laurence Fauque, on est particulièrement attentif ». De façon générale, « nous sommes pour un multilatéralisme total. Les accords bilatéraux ou régionaux ne font, de notre point de vue, qu’introduire de la complexité et réduire la fluidité des échanges ».

Reste que « le protectionnisme à la Trump, s’il est poursuivi, va subir deux écueils », selon la dirigeante de la Ficime. D’abord, les produits taxés pendront des chemins détournés, car tous les pays n’appliquent pas ou ne sont pas soumis aux mêmes règles de protectionnisme. Ensuite, il y a les effets collatéraux pour les produits américains, qui ne sont jamais négligeables. Laurence Fauque se souvient du cas des Harley-Davidson que l’Administration américaine avait voulu protéger de la concurrence des motos japonaises en relevant les tarifs douaniers. « Quelque temps après, se souvient-elle, ces dernières avaient gagné en qualité et donc en compétitivité et les droits de douane avaient été supprimés ».

Les mesures de rétorsion ciblées de l’UE

A l’Union des industries textiles, on est « assez inquiet ». C’est qu’on y a « la mémoire longue », assure Emmanuelle Butaud-Stubbs, qui rappelle qu’il y a dix ans les États-Unis avaient décidé de fermer leur marché de l’acier, ce qui avait amené l’UE à effectuer des représailles. Notamment certains produits textiles américains avaient été touchés, alors qu’ils entraient dans la fabrication de produits français, ce qui avait nui à l’industrie tricolore.

Aujourd’hui, on sait que la Commission européenne a préparé une liste de produits américains devant faire l’objet de représailles et ciblant certains États, comme le bourbon du Kentucky, les oranges de Floride et les jeans de Californie. Quel sera l’impact sur les importations en France de jeans ? Tout dépendra évidemment du niveau des droits de douane.

La possibilité d’une guerre commerciale États-Unis-Chine

L’UIT s’inquiète aussi d’une éventuelle guerre commerciale entre Washington et Pékin. Dans le bras de fer entre les deux capitales, qui ont promis tous deux de taxer l’autre jusqu’à 50 milliards de dollars, il y avait de la part de la Chine le coton américain. « Si tel est le cas, expose Emmanuelle Butaud-Stubbs, il y aura des répercussions sur le marché mondial du coton et la Chine risque d’acheter à l’Inde une matière première qui se fera alors plus rare pour l’Europe. Le danger est au final une totale déstabilisation du marché mondial du coton ».

Comme l’indique le Medef dans son communiqué de presse, « les États-Unis envoient au monde un très mauvais signal en tournant le dos à la coopération internationale ». Et pourtant, c’est « un facteur essentiel pour garantir la paix et la stabilité ».

 

François Pargny

* États-Unis / Commerce : les Européens enclenchent la riposte aux tarifs sur l’acier et l’aluminium

** Canada / France : J. Trudeau livre aux députés un vibrant plaidoyer pro-CETA

Pour prolonger :
UE / États-Unis : les Européens se préparent à un échec des négociations sur l’acier et l’aluminium

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