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31 mars 2011

Trois questions à Bernard Delmas, président de la CCIFJ

La Chambre de commerce et d’industrie française au Japon (CCIFJ) compte 420 membres. Interrogé par Le Moci le 20 mars, soit neuf jours après le début des catastrophes dans le nord-est de l’île de Honshu, son président, Bernard Delmas, également directeur de Michelin Japon, a bien voulu faire un premier point.

Le Moci. Neuf jours après le début des catastrophes successives, quelle est la situation de l’activité économique sur le terrain ?
 

Bernard Delmas. Les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima sont directement touchées par le tsunami et la pollution nucléaire et donc fortement affectées dans leur fonctionnement. La région de Tokyo a subi un ralentissement de son activité dû, notamment, au fait que les transports ne fonctionnaient qu’à 70 % à cause des coupures de courant et que de nombreux employés ont eu du mal à se rendre sur leur lieu de travail. La fermeture de nombreuses entreprises étrangères a aussi provoqué un ralentissement notable de l’activité.

Le Moci. Entre les dégâts physiques, les interruptions ou fermetures, les rapatriements ou transferts de personnels dans des zones plus sûres, quelle est votre évaluation des conséquences pour les implantations françaises ?

Bernard Delmas. La CCIFJ est en train d’évaluer l’impact économique pour ses adhérents. Il semble que les dégâts causés par les catastrophes sont relativement minimes. L’impact financier concerne plutôt le manque à gagner en termes de chiffre d’affaires. Les premières estimations donnent un repli de la croissance de 1 % sur le 2e trimestre pour l’économie japonaise ainsi que sur le 3e trimestre ; en revanche, le 4e trimestre, avec l’effet du programme de reconstruction, devrait être meilleur que les prévisions avant la crise. Beaucoup d’entreprises pensent que le Japon pourrait sortir renforcé de cette crise majeure car l’exemple de solidarité et d’unité nationale qu’il a donné aurait un impact positif sur la consommation. Si certains secteurs comme l’automobile ont subi fortement cette crise du fait des politiques de « juste-à-temps », il est à noter que des secteurs comme l’agroalimentaire ont enregistrés une hausse des commandes même au plus fort de la crise.

Le Moci. Pouvez-vous nous faire un point sur la manière dont les entreprises se sont adaptées aux circonstances ? Pensez-vous que si la situation nucléaire s’améliore, le redémarrage sera rapide ?

Bernard Delmas. La CCIFJ a conduit une enquête auprès de ses adhérents. Il apparaît que si 38 % seulement des bureaux étaient restés pleinement ouverts pendant cette crise, c’est en fait les deux tiers qui fonctionnaient car de nombreuses entreprises ont fait travailler leurs employés depuis leurs domiciles grâce à Internet et aux VPN. Environ un tiers seulement des entreprises ont fermé leurs bureaux dans les zones menacées pour les transférer au sud ou à l’étranger. Nous estimons que les trois quarts des entreprises françaises vont reprendre à partir du mardi 22 mars (le lundi 21 étant férié) et que la situation deviendra complètement normale sous une semaine.

Propos recueillis par Christine Gilguy

Deux tiers des entreprises françaises restées actives dans le Kanto

À la suite du tremblement de terre du 11 mars et de ses suites, 62 % des entreprises françaises ont fermé temporairement leurs opérations dans les régions de Kanto (celle de Tokyo) ou Tohoku (nord-est de l’archipel), d’après un sondage réalisé par la CCIFJ auprès de 49 entreprises françaises, dont les résultats ont été publiés le
17 mars. « Au total, nous estimons à deux tiers les entreprises françaises qui ont gardé une activité dans le Kanto », a indiqué la CCIFJ dans un communiqué. Une majorité des entreprises sondées ont gardé leur personnel sur le Kanto. Parmi les entreprises ayant fermé leurs bureaux, 40 % ont déclaré ne pas avoir relocalisé leurs équipes hors Kanto.

La solution la plus courante employée par les entreprises a été le télétravail. Au plan des dommages, 7 % des répondants ont subi des dégâts matériels dans des entrepôts ou des sites et 12 % étaient touchées par les coupures de courant. La logistique fonctionnait toutefois, hormis dans les régions frappées directement par les catastrophes, indique la CCIFJ. Des problèmes de livraison ont été signalés depuis Narita (site d’un des principaux aéroports internationaux). Enfin, 33 % des sociétés interrogées ont constaté une baisse significative de leur chiffre d’affaires.

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