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© Alvarez-istock
Entreprises & secteursPays & marchés

La pandémie de Covid-19, les poussées protectionnistes et l’amplification de discours politiques vantant les vertus de productions nationales ont mis une nouvelle fois sur le devant de la scène la question des relocalisations. Mais peu d’entreprises déclarent vouloir franchir le pas, selon une enquête réalisée par Euler Hermès auprès de 1 200 entreprises américaines, britanniques, allemandes, italiennes et françaises.

Les chaînes d’approvisionnement sont plus que jamais dans les radars des entreprises dont 95 % assurent qu’elles ont été plus ou moins perturbées par la crise sanitaire. En France, 42 % indiquent mieux surveiller et gérer leur supply chains. Elles sont 20 % de plus à envisager de partir à la recherche de nouveaux fournisseurs d’ici un à deux ans.

Seules les entreprises américaines sont plus nombreuses à envisager une telle démarche (70 % des sociétés interrogées). Quels pays auraient leurs faveurs ? La Belgique, la Chine, le Royaume-Uni, l’Australie et les États-Unis sont les premiers pays cités.

56 % des entreprises françaises envisagent de relocaliser leur production

Quant à la relocalisation de la production, 56 % des entreprises tricolores l’envisagent à long terme. Ce qui ne va pas pour autant dire qu’elles sont prêtes à déplacer leurs chaînes de production sur le sol national : 13 % de celles envisageant une relocalisation citent la France comme premier choix et 18 % l’envisagent parmi leurs trois premiers choix.

Seules les entreprises américaines obtiennent un sore plus élevé (17 % et 21 %). En cas de réalisation de leurs projets de relocalisation les trois premiers pays cotés sont la Belgique, la Chine et l’Allemagne.

Selon les analystes de Euler Hermès, cette tendance s’explique par les récentes mesures politiques visant à rendre la France plus attractive et à dynamiser le « Made in France ». Le plan de relance français alloue en effet pas moins de 35 milliards d'euros au développement d'industries innovantes et au renforcement de la compétitivité internationale.

La démondialisation n’est pas pour demain

Le « sentiment patriotique » des entreprises françaises se ressent également dans leur volonté de favoriser l’emploi sur le sol national : 28 % de celles réfléchissant actuellement à la relocalisation avancent cet argument, soit nettement plus que leurs homologues américaines (17 %) qui arrivent en deuxième position.

Quid du facteur prix ? Alors que la crise économique n’est pas encore prête à se résorber et que la consommation est en berne, 77 % des entreprises françaises estiment que les consommateurs dont prêts à payer plus chers des marchandises produites en France (contre 89 % aux États-Unis).

Reste que, toutes nationalités confondues, 30 % des entreprises songent à un rapprochement de leurs sites de production de leurs pays d’origine et seuls 10 % à 15 % à une relocalisation. Une goutte d’eau eu égard à l’enthousiasme des messages politiques appelant à intensifier la production (et donc l’emploi) sur les territoires nationaux.

Sophie Creusillet

 

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