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© François Pargny
Entreprises & secteursTransports & logistique

« Nous ne voulons pas être seulement le concurrent d’un grand acteur français [Bolloré, NDLR], mais être aussi un acteur qui compte », a expliqué Grégory Quérel (notre photo), P-dg de Necotrans, spécialiste des activités portuaires et logistiques, de la logistique pétrolière, des transports et de la distribution d'équipements en Afrique, lors d’une conférence de presse à Paris, le 29 septembre, à laquelle participait Jean-Philippe Gouyet, directeur général délégué depuis juillet.

Moins d’un an après le décès de son fondateur Richard Talbot (novembre 2013), le groupe, qui compte 3 500 personnes, devrait afficher un chiffre d’affaires global légèrement supérieur à un milliard d’euros fin 2014. Tout en restant prudent sur l’évolution future, en raison de la relative instabilité du continent (terrorisme et déstabilisation des États, succession des élections, fièvre Ebola), Grégory Quérel se déclare « optimiste ».

Necotrans est, affirme-t-il, « en plein renouveau », dans « une phase de transformation en profondeur ». L’organisation du groupe doit être revue totalement en fonction de ses nouvelles orientations, l’Afrique non francophone et les activités « spécialisées » : mines, hydrocarbures, agroalimentaire. Selon le patron français, la logistique minière est d’autant plus importante que « si nombre de concessions minières ont été accordées ces dernières années, relativement peu ont débouché sur des réalisations concrètes en raison des contraintes d’infrastructures ».

En Afrique, le poids des conteneurs dans l’activité des ports varierait aujourd’hui de 25 à 35 %. Ce qui signifie, explique avec gourmandise Grégory Quérel, que « les deux tiers environ de l’activité portuaire doivent être aménagés » pour accueillir des hydrocarbures, des produits miniers ou agroalimentaires. Une bonne nouvelle, car, selon lui, « il y a de la place pour tout le monde », alors que sur les terminaux à conteneurs la concurrence est sévère avec la présence de groupes internationaux, comme Bolloré ou Maersk et de compétiteurs régionaux et nationaux, notamment nord-africains, sud-africains et nigérians.

Cap sur le nord-est de l’Afrique

S’agissant de sa diversification géographique, le logisticien a déjà commencé à s’installer en Afrique de l’Est (lusophone et anglophone). Il est aussi présent à La Réunion. « Nous n’avons pas pour le moment l’intention de nous installer à Madagascar, mais nous ne renonçons pas à notre projet d’y aller un jour », a reconnu le Pd-g, en faisant allusion aux infrastructures qui devront être construites pour permette l’exécution des grands projets miniers et pétroliers dans la Grande Ile. Mais aujourd’hui la situation politique n’est pas favorable, a-t-il aussi laissé entendre.
C’est pourquoi la priorité est plutôt de remonter au nord-est, une zone sous développée en matière d’infrastructures. Les corridors logistiques manquent pour les pays enclavés comme le Sud Soudan et l’Ouganda. Il en est de même de l’est de la République démocratique du Congoet de la desserte de l’Ethiopie. « Les flux vont continuer à s’accroître et il nous faut aller à l’intérieur des terres, là où va se faire la valeur ajoutée », assure Grégory Quérel.

Plus au sud, Necotrans s’intéresse au Mozambique. L’acheminement du minerai par Nacala et Beira (centre) de gaz et de pétrole par Pemba et Palma (nord) intéresse les compagnies internationales et les grands équipementiers déjà présents, comme Vale, Eni, Anacardo, Schlumberger, Saipem.

Pour aider les industriels, Necotrans pourrait être tenté de s’engager dans le transport ferroviaire. En Afrique de l’Ouest, Necotrans dispose d’une flotte de camions. Mais ce type de transport étant bien plus coûteux que le rail, le groupe n’exclut pas de devenir opérateur ferroviaire. « Au Congo, nous affrétons déjà des trains entiers entre Pointe Noire et Brazzaville », rapporte Grégory Quérel, qui précise, toutefois, « qu’il n’est pas question d’investir dans les infrastructures ferroviaires ».

Autre relais de croissance possible, l’agroalimentaire. « Pour parvenir à l’autosuffisance alimentaire, il faut des infrastructures, juge Grégory Quérel. Par ailleurs, la montée de la classe moyenne en Afrique va impliquer des changements dans la logistique, la transformation des produits, la mise en place de chaînes de froid ».

Soutien des banques françaises et africaines

Le logisticien tricolore trouve à se financer auprès des grandes banques internationales (Société Générale, BNP Paribas, Crédit Suisse…), africaines (BOA, Ecobank…), de développement (BOAD), comme le montrent les 110 millions d’euros obtenus en août, « qui nous donnent une bonne perspective pour les trois à venir », assure Grégory Quérel.

Necotrans prévoit notamment d’investir 89 millions d’euros au total dans deux infrastructures dont il vient d’obtenir la gestion : 74 millions dans le terminal vraquier (surtout des pondéreux) de Dakar (Sénégal) et 15 millions dans le port fluvial de Brazzaville (Congo).

Dans le Golfe de Guinée, le groupe est présent de l’Angola au Cameroun, un pays dans lequel il espère frapper un grand coup. De fait, il a soumissionné à la fois pour le terminal polyvalent et le terminal à conteneurs du port de Kribi. « Les deux font l’objet d’un appel d’offre séparé. Mais, pour autant, nous nous sommes efforcés de présenter une offre cohérente pour les deux terminaux, comprenant la création par nous-mêmes d’un nouveau quai », se félicite Grégory Quérel.

S’agissant du terminal polyvalent, le groupe français reste en lice avec le néerlandais APM Terminals BV. Les autorités camerounaises devraient annoncer leur choix dans les jours à venir.

 

François Pargny

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