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© Zerbor - Fotolia.com
Pays & marchés

Le brouillon du texte avait été rédigé par les fonctionnaires du Conseil de l’Union Européenne (UE). Les capitales des 28 avaient donné leur feu vert. Tout était donc prêt pour que les ambassadeurs auprès de l’UE adoptent la décision formelle visant à prolonger les sanctions contre la Russie expirant en janvier prochain. Mais personne n’avait visiblement anticipé le ‘non’ de l’Italie. « Rien n’est vraiment bloqué à ce stade.

Rome estime juste que le dossier mérite au moins cinq minutes de discussions, lors du sommet européen ou dans un autre format », a commenté une source européenne citée par le site EUobserver. En raison du blocage, le point sur les sanctions russes a donc été retiré de l'ordre du jour de la réunion. Reste à savoir si le débat aura lieu lundi prochain, lors de la réunion des 28 ministres des affaires étrangères ou pendant le sommet des chefs d’État et de gouvernement, les 17 et 18 décembre à Bruxelles.
En mars 2014, les Européens ont adopté les premières sanctions diplomatiques à l’encontre de Moscou. Essentiellement symboliques celles-ci ont été renforcées en juillet de la même année - après le crash du Boeing de la Malaysian Airlines dans l’est de l’Ukraine - pour viser des pans entiers de l’économie russe, dont les secteurs des banques, de la défense et du pétrole, empêchés de se financer sur les marchés européens. Moscou, qui avait promis des mesures de rétorsion, a mis sa menace à exécution dès le mois d’août suivant, en imposant un embargo sur les produits alimentaires européens.

« Il n’y a jamais eu de consensus »

Malgré l’unité affichée, le dossier divise les Européens depuis le premier jour. « L'approche anti-russe ne conduira nulle part », avait déclaré le mois dernier le chef du gouvernement italien Matteo Renzi. A l’instar des leaders chypriote, grec, tchèque, slovaque ou hongrois, le Premier ministre italien fait partie du groupe de pays hostiles aux sanctions. Une position qu’avait rappelée Paolo Gentiloni, le ministre italien des Affaires étrangères, le 5 décembre à Rome, lors d'une rencontre avec la presse étrangère. « L'Union européenne n'est pas un robinet à sanctions, les sanctions sont un instrument mais pour arriver à une solution politique ».
Mais en contestant l’efficacité des sanctions, l’Italie risque d’ouvrir une brèche susceptible de menacer le fragile consensus des 28 sur le dossier. « Il n’y a jamais eu de consensus », tempère Xavier Follebouckt, spécialiste des relations entre l'Europe et la Russie et chercheur à l’Université catholique de Louvain (UCL), dans une interview accordée à la Radio publique belge francophone (RTBF). « Les sanctions au final sont beaucoup moins fortes que ce qu'elles auraient pu être, notamment parce qu'on a une série d’États - comme l'Italie, la Grèce et éventuellement la Hongrie - qui préféraient des mesures beaucoup plus douces », ajoute-t-il. Selon lui, Rome a saisi l’opportunité d’une période diplomatique où la Russie fait meilleure figure pour remettre sur la table la question des sanctions auxquelles le pays a toujours été opposé. Un coup de bluff de Rome pour garder des bonnes relations avec Moscou ? « C’est probable », juge un membre du Conseil de l’UE. Pour lui, la décision est juste reportée et devrait, en toute vraisemblance, être adoptée, « au plus tard à l’issue du sommet européen la semaine prochaine ».

« Relancer le débat »

En marge du G20, Matteo Renzi avait en effet personnellement approuvé la décision, lors d’une rencontre avec ses homologues britannique, allemand, américain et Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères. Tous s’étaient alors mis d’accord sur une ligne commune : pas de levée des sanctions tant que le processus de Minsk n’est pas entièrement respecté.
« Actuellement, sur le terrain, les heurts continuent », souligne Xavier Follebouckt. Lui aussi doute qu’une prolongation des mesures restrictives contre la Russie puisse être contestée. « Je pense que ce report, c'est pour essayer de relancer le débat. (...) Mais ça affaiblirait la crédibilité de l'Union européenne si les sanctions étaient totalement levées ».
Kattalin Landaburu, à Bruxelles

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