fbpx

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour améliorer votre expérience sur notre site, réaliser des statistiques d’audiences et vous permettre de partager des informations sur les réseaux sociaux. En savoir plus.

X

NEWSLETTERS DU MOCI


Le Moci met à votre disposition 4 lettres d'actus pour répondre à vos besoins de connaissance sur le commerce international.


Cochez les newsletters auxquelles vous souhaitez vous abonner gratuitement. Vous pourrez facilement vous désinscrire à tout moment via les liens de désinscription présents dans chacun de nos emails.



  • BEST-OF

    Recevez tous les vendredis, les articles les plus populaires de la semaine.

  • NOUVEAUTÉS

    Soyez au courant des nouvelles parutions mensuelles du Moci et de toutes nos offres spéciales.

  • ÉVÉNEMENTS

    Suivez tous les événements du MOCI :

    - Forum Moci,
    - Forum Afrique,
    - Palmarès Moci des PME et ETI à l'international
    et ceux de nos partenaires.
  • LE SOMMAIRE DE LA LETTRE CONFIDENTIELLE

    Recevez chaque jeudi, le sommaire des articles de la Lettre confidentielle qui vous informe sur les dernières actualités et vous livre ses analyses et ses exclusivités. Les articles entiers sont payants ou accessibles via abonnement.

CODE DE SECURITE :

captcha

Attention !

Il semblerait que vous ayez déjà souscrit à cette offre.

Je poursuis quand même
X
X

Actualités

Recevez l'actu la plus populaire de la semaine en vous abonnant au

BEST OF du MOCI

En ce moment
Commerce extérieur   •   Union européenne   •   France   •   États-Unis   •   Brexit   •   Commerce international   •   Royaume-Uni   •   Guerre commerciale   •   Entreprises   •   Diplomatie économique   •   
25 juin 2009

République tchèque : PME, osez la différence

Bien que placée sur le devant de la scène européenne depuis le début de l´année, la République tchèque reste peu connue en France, notamment parmi les chefs d´entreprise. Ce pays dispose pourtant de nombreux atouts : niveau de vie élevé, position géographique stratégique, économie diversifiée. Enquête réalisée avec le concours de la Chambre de commerce franco-tchèque (CCFT).

Dynamisme. « Les relations entre la France et la République tchèque se sont dynamisées ces derniers mois », se félicitait en octobre dernier Pavel Fischer, ambassadeur de République tchèque à Paris. Et pour cause : les deux pays, qui se sont succédé à la présidence de l´Union européenne (du 1er juin au 31 décembre 2008 pour Paris ; du 1er janvier au 30 juin 2009 pour Prague), ont travaillé ensemble pour préparer ces échéances et définir des objectifs communs.

De nombreux événements ont été organisés par les deux administrations afin de prolonger ce rapprochement sur le terrain économique. Ainsi, dans le cadre de l´Année économique franco-tchèque, 50 étudiants français ont pu effectuer deux mois de stage en République tchèque tandis que 50 étudiants tchèques ont été reçus dans des entreprises hexagonales. Cette opération, baptisée « 50 passeports pour l´avenir », est destinée à permettre aux populations des deux pays de mieux se connaître. Elle devrait être renouvelée à l´été 2009.

De tels efforts semblent nécessaires, en France tout du moins. En effet, la République tchèque ne jouit pas toujours d´une très bonne image dans l´esprit des entrepreneurs français. Beaucoup trouvent le pays trop à l´est, trop germanique... « Les Français pensent que la République tchèque, c´est la Sibérie », témoigne Michal Macko, responsable commercial à la Chambre de commerce franco-tchèque (CCFT). Un chef d´entreprise français implanté à Prague a même découvert que certains de ses proches confondaient « Tchéquie » et... Tchétchénie.

Ce phénomène explique sans doute pourquoi peu d´entreprises hexagonales se sont développées sur le marché tchèque. « Il n´y a que 450 à 480 entreprises françaises [issues de grands groupes pour la plupart, ndlr] implantées en République tchèque, contre 4 500 allemandes », regrette Bernard Boidin, chef de la Mission économique à Prague.

Et les échanges commerciaux restent en deçà de ce qu´ils pourraient être. Les exportations françaises vers la République tchèque ont régulièrement augmenté pendant les quinze dernières années, mais à un rythme modéré. En 2008, elles ont atteint 3,9 milliards d´euros, soit  un montant neuf fois plus élevé qu´en 1993, ce qui fait de la République tchèque la 10e destination des exportations françaises. Sur la même période, les importations en provenance de ce pays d´Europe centrale ont été multipliées par 21 (voir graphique page suivante).

Par ailleurs, les investissements directs français en République tchèque se sont limités à 304 millions d´euros en 2008. La même année, les Allemands ont injecté 2,4 milliards d´euros dans cette économie (voir tableau page suivante). « Il est absolument inadmissible que nous soyons si faibles dans un pays si dynamique », s´indigne Bernard Boidin. Pour ce haut fonctionnaire, la République tchèque dispose d´atouts qui ne peuvent laisser les entreprises françaises indifférentes.

Ce pays est tout d´abord un marché. La consommation des 10,4 millions de Tchèques est en croissance constante. Leur niveau de vie rattrape les standards d´Europe de l´Ouest : le revenu national brut par habitant est déjà plus élevé en République tchèque qu´au Portugal (d´après les chiffres de la Banque mondiale). Par ailleurs, l´économie tchèque, de tradition industrielle, se diversifie et s´ouvre rapidement aux services.

Sa situation géographique centrale contribue également à son attractivité. Beaucoup d´entreprises utilisent leur position dans la République tchèque pour aborder les pays voisins, la Slovaquie en tête. « Je ne comprends pas que des sociétés aient encore leur siège pour l´Europe centrale à Vienne. La capitale autrichienne est beaucoup moins bien desservie que Prague », soutient Christophe Chapat, directeur général pour l´Europe de l´Est de Saint-Gobain Building Distribution. L´économie tchèque est en outre très ouverte.

Dès la fin de l´ère soviétique, le pays s´est doté d´un cadre juridique favorable à l´implantation d´entreprises étrangères. L´adhésion à l´Union européenne en 2004 a aussi contribué à améliorer le climat des affaires.

Certes, la République tchèque est, à l´instar de tous les membres de l´UE, fragilisée par la crise économique. La Banque nationale tchèque (CNB) s´attend à ce que le produit intérieur brut (PIB) du pays se contracte de 1 à 2 % en 2009. Le coup de frein est brutal : il avait crû de 3,1 % en 2008, de 6,5 % en 2007 et de 6,4 % en 2006. Cependant, le pays résiste mieux que d´autres États de la zone tels que la Roumanie, la Hongrie ou la Bulgarie.

L´industrie automobile tchèque, qui a le plus souffert du retournement conjoncturel en 2009, paraît même reprendre des couleurs. Début avril, la production reprenait à plein régime dans les usines Skoda par exemple.

Les fonds injectés par l´UE pour favoriser le rattrapage économique de ses nouveaux États membres devraient faciliter la relance. Prague a reçu une enveloppe de 26,7 milliards d´euros d´aides européennes pour la période 2007-2013. Cette cagnotte doit servir à financer de nombreux projets, d´infrastructures notamment, auxquels les entreprises étrangères peuvent souvent participer.

Ce contexte crée des opportunités pour les entreprises françaises, quelle que soit leur taille. Et que les patrons tentés par l´aventure soient avertis : « Les Tchèques ne vont pas nous attendre », martèle Bernard Boidin. La concurrence, très forte dans ce pays d´Europe centrale, impose aux candidats à l´implantation de peaufiner leurs études de marché afin d´identifier les segments les plus porteurs. Les offres innovantes ont toutes leurs chances. .

 

Marine Aubonnet, envoyée spéciale en République tchèque

Sélection de la rédaction sur le même sujet

Cet article vous intéresse ?

Créez une alerte >