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7 janvier 2010

Ces PME qui osent l’Inde

L´Inde a bien résisté à la crise économique mondiale et reste un marché d´avenir. Mais il peut être dissuasif pour les PME en raison de sa complexité. Comment l´aborder ? Dans notre enquête, trois experts livrent leurs conseils pour une implantation réussie. Nous vous présentons également six PME qui ont su se tailler une belle place dans le sous-continent, essentiellement dans l´industrie.

751 entreprises françaises implantées en 2009 en Inde contre 546 en 2007, selon des données récoltées par Ubifrance. Cela témoigne des nombreuses opportunités offertes par ce pays-continent, non seulement pour les grandes entreprises françaises mais aussi pour les PME. Premier secteur générateur de contrats : les transports. Mi-septembre 2009, Alstom, avec Thales Security et Sumitomo, a remporté un contrat auprès de Bangalore Metro Rail Corporation Ltd.

Il s´agit de concevoir, de fabriquer, d´installer et de mettre en service un système de contrôle des trains et une signalisation sur les lignes 1 et 2 du nouveau métro de la ville qui entrera en service commercial en septembre 2012. Le montant total du contrat s´élève à 91 millions d´euros, dont 57 millions pour Alstom. En récupérant deux tiers d´Areva T&D, avec Schneider Electric (un tiers), Alstom devient également propriétaire des huit usines que le groupe avait inauguré en mars dernier moyennant un investissement de 150 millions d´euros.

De son côté, Nexans profite aussi du boum des métros en Inde.?Il fournit 932 km de câbles fabriqués en Chine au chinois Nanjing SR Puzhen Rail Transport qui a remporté le contrat de fournitures de 16 rames de 4 voitures pour la première phase du nouveau métro de Bombay.

Sur le marché pharmaceutique indien, l´Institut Mérieux a cédé en août dernier le holding Shanh, qui possédait 80 % de l´indien Shantha Biotechnics, à Sanofi Pasteur. En revanche, le laboratoire vétérinaire Vétoquinol a acheté en juin dernier la division santé animale de Wochhardt Ltd, un groupe pharmaceutique et biotechnologique indien basé à Bombay.

Dans le secteur des services, le tourisme, surtout local, demeure porteur puisque le groupe Accor prévoit d´ouvrir 44 nouveaux établissements, essentiellement des hôtels Ibis un peu améliorés par rapport au standard européen, d´ici fin 2012, moyennant un investissement de 130 millions de dollars.

Au total, la présence des entreprises françaises en Inde a augmenté de 37 % entre 2007 et 2009. Selon un recensement tout récent des Missions économiques-Ubifrance en Inde, les entreprises françaises implantées en 2009 emploient 120 000 salariés contre 92 000 en 2007. Quelques grandes entreprises ont considérablement augmenté leur personnel indien. Ainsi, Capgemini compte 20 100 salariés en Inde, devenant ainsi le premier pays de l´entreprise en terme d´effectifs. Quant à Lafarge, devenu le numéro un indien du béton prêt à l´emploi avec une part de marché de 25 %, grâce au rachat en mai 2008 de L&T Concrete (66 centrales à béton réparties dans le pays), sans compter ses activités dans le plâtre, il emploie 3 000 salariés.

Quant à la localisation des entreprises françaises, mis à part le cas particulier de Lafarge qui est disséminé à travers tout le pays, elles sont à peu près là où on les attend. New Delhi est très prisé par les grands groupes. Ils apprécient particulièrement la ville de Noida qui, malgré sa localisation en Uttar Pradesh, est devenue une banlieue de la capitale. L´État du Maharashtra bénéficie de la présence de Bombay qui demeure la porte d´entrée de l´Inde, malgré ses infrastructures rédhibitoires.

À noter que Pune, au bord du plateau central du pays, séduit de plus en plus, et pas uniquement pour son savoir-faire automobile. Le Gujarat, au nord-est, demeure l´État des industries lourdes. Bangalore et Chennai sont respectivement les troisième et quatrième lieux d´implantations françaises. À noter aussi les villes qui montent comme Chandigarh, ville nouvelle du Nord dessinée par Le Corbusier, où deux des six PME interrogées par Le Moci ont choisi de s´implanter.

Les PME réalisent 20 % des ventes françaises en Inde

Selon les chiffres 2008 des Douanes, les exportations françaises destinées à l´Inde ont été réaliséees par 4 676 entreprises, dont plus de 78 % d´entreprises de 250 salariés maximum. Elles se divisent entre celles de moins de 10 salariés (21,1 % en nombre), celles entre 10 et 20 salariés (10,2 %), et celles de 20 à 250 salariés (47,4 %). Les groupes de plus de 250 salariés atteignaient 19,5 %. Si les PME sont majoritaires en nombre, en valeur, il en va tout autrement. Sur un total de 3,349 milliards d´euros d´exportations destinées à l´Inde, les entreprises de plus de 250 salariés ont participé pour 78,7 %. Celles de 20 à 250 salariés ont contribué pour 15,5 %. Le reste se répartissait entre celles de 10 à 20 salariés (1,1 %) et celles de moins de 10 salariés (3,4 %).

L´exemple des six PME que nous vous présentons dans ce dossier le montre : c´est dans le secteur industriel que se font le plus de coentreprises. Plusieurs raisons concourent à cette dominance : la distance, la fabrication sur place avec des coûts bas mais avec un transfert limité de savoir-faire (sauf en cas de filiale ou coentreprise largement majoritaire), le fait qu´il est plus facile de s´entendre sur de la fabrication mécanique, l´existence d´un tissu industriel dense en Inde, etc.

Pour autant, les autres secteurs se développent peu à peu. La sous-traitance informatique, déléguée, en direct en Inde par une filiale, ou plus rarement en coentreprise, est désormais un secteur bien connu. Une entreprise fabriquant des machines agroalimentaires a très rapidement multiplié par quatre son chiffre d´affaires en Inde, au point qu´elle préfère rester discrète pour ne pas attirer la concurrence.

Toutefois, l´Inde reste l´apanage des opiniâtres. C´est ainsi qu´une entreprise spécialisée dans les accessoires orthopédiques n´a vu arriver les premières commandes qu´après un an d´efforts d´un volontaire international en entreprises (VIE). Elle est en train de recruter un nouveau VIE et sera présente sur un salon spécialisé début 2010.

 

Enquête réalisée par Jean-François Tournoud

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