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16 janvier 2019

Brexit : les entreprises s’inquiètent et se préparent à un “non-accord”

© bluedesign - Fotolia.com

« Un Brexit désordonné est la pire des solutions. Il imposera des restrictions massives aux échanges de marchandises entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Nous appelons les instances responsables à Londres et à Bruxelles à tout mettre en œuvre pour éviter ce scénario » : c’est le cri d’alarme du P-dg du groupe allemand Kuehne + Nagel, spécialiste mondial du transport et de la gestion de la chaîne logistique, au lendemain du rejet, le 15 janvier au soir, par le Parlement britannique du projet d'accord de sortie de l'UE. « En ce qui nous concerne, nous veillons à assurer un flux de marchandises constant à nos clients », a ainsi déclaré Detlef Trefzger, le P-dg de Kuehne + Nagel, dans un communiqué publié le 16 janvier.

Les réactions en chaîne n'ont pas tardé suite à l'annonce du rejet du projet d'accord de sortie de l'UE ardemment négocié pendant dix-sept mois par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles et rejeté massivement par les députés britanniques (432 voix contre et 202 pour). L'opérateur du tunnel sous la Manche, rebaptisé depuis le 20 novembre 2017 Getlink (ex-Eurotunnel), a ainsi appelé pour sa part les responsables politiques « à préciser dès que possible la nature des accords douaniers à mettre en place entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ». Et a rappelé que « 26 % des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Union européenne passent par le Tunnel, représentant plusieurs centaines de milliers d’emplois ».

Mais les transporteurs, certes en première ligne, ne sont pas les seuls a avoir réagi pour exprimer leur inquiétude. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) de France a elle aussi exprimé par voie de communiqué son regret quant au rejet de l’accord de divorce de l’UE par le Parlement britannique. Des secteurs entiers d’activité sont concernés par le Brexit.

Les fédérations d’entreprises sont elles aussi sur le pied de guerre, en témoignent les réactions du Medef et de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

Le Medef appelle les entreprises à se préparer « au pire scénario »

Le syndicat patronal s’est fendu d’un communiqué après avoir pris connaissance du vote de la Chambre des communes du 15 janvier. « Ce résultat rend aujourd’hui malheureusement possible une sortie du Royaume-Uni, sans accord, le 29 mars prochain. Il n’y aurait alors ni transition, ni délais, ni dérogation. Les personnes, les biens, les services et les capitaux ne pourraient plus circuler librement entre l’Europe et le Royaume-Uni », précise dans le communiqué l’organisation patronale qui « espère encore qu’une solution négociée puisse être trouvée ».

Le Medef rappelle dans son communiqué que « 300 000 Français travaillent outre-Manche, et que 150 000 Britanniques sont installés en France ; près de dix millions de visiteurs Britanniques passent chaque année par notre pays ; 30 000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni, et plus de 3 000 entreprises y sont installées ».

« En tout état de cause, le Medef appelle toutes les entreprises à se préparer au pire scénario, c’est-à-dire un non-accord. Il les invite à examiner, dans tous les secteurs, les conséquences pour leur activité d’un Brexit sans accord en termes : logistiques, juridiques, fiscaux, douaniers, de transfert des données, de certification… », écrit encore l'organisation présidée par Geoffroy Roux de Bézieux.

« Par ailleurs, le Medef salue les mesures déjà adoptées ou annoncées par le gouvernement pour limiter les dommages possibles et éviter les graves perturbations d’une rupture brutale », conclut le communiqué.

La CPME appelle les PME à vérifier l'origine des produits

Ces craintes sont partagées par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) qui s’inquiète elle aussi des conséquences pratiques d’un “hard Brexit” en particulier pour les 30 000 PME françaises qui commercent avec le Royaume-Uni. « Mais au-delà de ces entreprises, dont un certain nombre a anticipé cette situation, il est à craindre que des secteurs entiers d’activité soient concernés. C’est pourquoi la Confédération des PME recommande aux entreprises de vérifier le plus rapidement possible l’origine des produits alimentant leur chaîne d’approvisionnement, et ce afin de surveiller leur conformité avec les règles en vigueur dans l’Europe des 27 », indique l'organisation patronale dans un communiqué également publié au lendemain du vote de la Chambre des communes.

« De même, il leur revient dès à présent, de protéger leurs marques, dessins et modèles auprès de l’IPO (Intellectual Property Office). La seule protection communautaire s’avérera brutalement inefficace au Royaume-Uni », ajoute la CPME. « Par ailleurs, les autorisations ou certificats obtenus au Royaume-Uni devront impérativement être transférés dans l’Union européenne. Il en ira de même avec les qualifications professionnelles », souligne la confédération des PME.

L'organisation patronale présidée par François Asselin a également exprimé ses inquiétudes quant aux formalités douanières, « auxquelles viendront s’ajouter des contrôles phytosanitaires ». La CPME rappelle ainsi que ces formalités « causeront un préjudice considérable aux entreprises ». Et d'ajouter : « Le commerce de denrées alimentaires périssables deviendra ainsi pratiquement impossible. Alors que 500 camions étrangers procèdent aujourd’hui aux formalités douanières à l’entrée du Royaume-Uni, en l’absence d’accord spécifique 8 000 camions seront concernés. Plusieurs jours d’attente seront alors nécessaires à la frontière si des files réservées aux véhicules d’entreprises ne sont pas prévues ».

Enfin, le Royaume-Uni n’étant plus concerné par la TVA intracommunautaire, la CPME demande au gouvernement français « de mettre en place des dispositifs fiscaux pour éviter les mécanismes compensatoires ».

Venice Affre

*Lire dans la Lettre confidentielle d'aujourd'hui : Brexit : les scénarios possibles après le vote du Parlement britannique

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