Mercosur : La Confédération européenne des producteurs de maïs (CEPM) est à nouveau vent debout contre le Mercosur. Rebondissant sur la publication d’un article dans la Folha de Sao Paulo, le 26 mai, sur la présence de 147 substances autorisées au Brésil mais interdites dans l’Union européenne, ainsi que 306 cas de dépassement des seuils de détection acceptés par l’UE, la CEPM s’inquiète des « risques sanitaires » que font peser les importations de maïs brésilien sur les consommateurs européens. Elle estime que les « éléments rapportés par la presse brésilienne, issus de travaux internes à l’administration brésilienne elle-même,sont particulièrement graves » et que « les “clauses miroir” et la réciprocité des normes ne relèvent ni du protectionnisme ni du débat idéologique » mais « du bon sens, de la cohérence réglementaire et de la protection des consommateurs comme des producteurs européens ».
Défense : Le Conseil a adopté le 15 juin une décision concluant officiellement l’accord entre l’UE et le Canada sur la participation des entreprises canadiennes et des produits originaires du Canada aux marchés publics dans le cadre de l’initiative «Action pour la sécurité en Europe» (SAFE). Le Canada est le premier pays non européen à participer à l’instrument SAFE.
Russie : L’Union européenne a approuvé lundi 15 juin une série de nouvelles mesures restrictives visant des personnes physiques et des entités soutenant l’effort de guerre russe : 34 individus et 47 entités liés au complexe militaro-industriel de la Russie, à sa « flotte fantôme » de pétroliers et de méthaniers, ainsi qu’à des acteurs impliqués dans des activités d’ingérence politique, a précisé le Conseil de l’Union européenne. Ces nouvelles restrictions ont été entérinées alors qu’un 21ᵉ paquet de sanctions plus larges est actuellement à l’étude par les ministres des États membres.
Moldavie : Le Conseil de l’Union européenne a décidé aujourd’hui d’imposer des mesures restrictives à l’encontre de six personnes responsables d’actions visant à déstabiliser, à compromettre ou à menacer la souveraineté et l’indépendance de la République de Moldavie, y compris des actions visant à subvertir ses processus démocratiques. La liste comprend des membres des entités ayant succédé au parti politique ȘOR, déclaré illégal, ainsi que des proches collaborateurs d’Ilan Shor, qui figure déjà sur la liste de l’UE. Ces personnes ont participé activement à des opérations financées par la Russie visant à perturber les élections législatives de septembre 2025, en coordonnant des stratagèmes d’achat de voix et des campagnes de désinformation. Certaines des personnes sanctionnées sont également liées à Evrazia, une organisation non gouvernementale basée en Russie et inscrite sur la liste de l’UE, par l’intermédiaire de laquelle le recrutement, la formation, la diffusion de propagande et les réseaux de terrain ont été organisés. Le Conseil inscrit également sur la liste Irina Vlah, la dirigeante du parti Inima Moldovei, pour son rôle actif dans l’organisation d’un rassemblement électoral rémunéré en juillet 2025, simulant un soutien public au bloc politique « patriotique » nouvellement formé.
