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Les produits et services « Made in France » auraient-ils à nouveau la cote auprès des grands donneurs d’ordres ? Certaines tendances mises en exergue par une récente étude AgileBuyer / CNA auprès des départements achats en France en 2018 peuvent le faire penser. Ainsi, le nombre de donneurs d’ordres considérant la part des achats « Made in France » dans leurs approvisionnement BtoB comme un critère d’attribution des contrats est en forte hausse, avec 46 % des sondés contre 31 % dans l’édition 2017. La part des donneurs d’ordres qui suivent l’évolution de cette part a fait un bond de 15 % à 34 % dans le secteur privé privé – une hausse de 19 points !-, et de 34 % à 42 % dans les entités publiques (hausse de 8 points).

Ces résultats sont issus de la huitième édition de l’étude annuelle « Tendances et priorités des départements achats » réalisée par le cabinet AgileBuyer en partenariat avec le Conseil national des achats (CNA). Pour Olivier Wajnsztok, directeur associé d’AgileBuyer, il s’agit là d’une tendance nouvelle, voire une véritable « surprise » : « Jugé avec peu d’intérêt il y a quelques années, (le Made in France) commence à devenir un critère d’achats à part entière et un indicateur de plus en plus suivi » commente-t-il en introduisant l’étude.

Les pays « low cost » ont moins la cote

Une des raisons de ce revirement ? Les approvisionnements dans les pays « low cost » (bas coût), si ils continuent à être une préoccupation dominante, perdent du terrain dans la hiérarchie des priorités des acheteurs : 67 % des sondés, en hausse de 4 points par rapport à la précédente étude, déclarent ainsi que les pays à bas coûts ne sont pas un « axe de travail » pour 2018.

En outre, plus des deux tiers -70 % des sondés- considèrent que le Made in France n’est pas une contrainte. Parmi ceux qui considèrent le contraire, 12 % invoquent le fait que ces produits sont trop chers et 12 % qu’ils ne sont pas produits en France.

Enfin, la part des acheteurs qui déclarent vouloir augmenter leurs achats dans les pays à bas coûts est en déclin : 21 % pour l’étude 2018, contre 25 % dans l’étude précédente. « Cette tendance peut s’expliquer par la hausse des coûts salariaux et de production  dans ces pays-là, relève l’étude. Dès lors, ces derniers apparaissent comme moins compétitifs si l’on raisonne en coûts complets et que l’on prend en compte l’ensemble des couts de la supply chain ». Autrement dit, une prime aux approvisionnements de proximité avec des circuits plus courts.

L'automobile compte accroître ses achats dans les pays à bas coûts

Toutefois, dans le détail, tous les secteurs n'ont pas le même degré de désintérêt pour les pays à bas coûts  : la part des sondés qui déclarent que ces pays ne sont pas un axe de travail reste ainsi minoritaire dans l’automobile (47 %, contre 46 % qui vont augmenter leurs achats dans ces pays), et tout juste majoritaire dans l’aéronautique (53 % contre 31 %), deux filières majeures de l’industrie française.

Mais, ce qui est plutôt bon signe pour les fournisseurs de proximité, cette part devient largement majoritaire dans beaucoup d’autres secteurs, les services étant manifestement plus ouverts : distribution (pour 64 % les pays à bas coût ne sont pas un axe de travail en 2018) ; agroalimentaire, tourisme hôtellerie (65 %) ; chimie caoutchouc, plastiques bois et papier (68 %) ; construction, énergie, eau, gestion des déchets, immobilier (71 %) ; informatique et télécoms (73 %) ; commerce, conseil aux entreprises (80 %) ; santé, action sociale (83 %) ; transport, logistique (86 %) ; banques et assurances, ingénierie, R&D et formation (89 %).

Si elles doivent être confirmées dans les prochain mois, ces tendances témoignent d’un changement du climat des affaires et de l’environnement du commerce international en faveur de supply chain plus simplifiées et rapprochées.  AgileBuyer évoque même l’émergence d’une nouvelle relation acheteurs –fournisseurs, les premiers désirant renouer une relation plus forte avec les seconds, une véritable « calinothérapie » selon  Olivier Wajnsztok. Reste à savoir si le « Made in France » en sera le principal bénéficiaire, ce qui ne serait pas de trop pour lutter contre un déficit commercial devenu structurel. A suivre…

Christine Gilguy

*L’étude est téléchargeable au lien suivant : Sourcing international : “Tendances et priorités des Départements Achats pour 2018” (AgileBuyer / CNA)

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