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Cela fait partie des bonnes nouvelles de l’été passées un peu inaperçues dans le contexte de la crise sanitaire : le Japon a officiellement levé le 7 août l’ensemble des restrictions sanitaires qui pesaient encore sur l’exportation de la viande de bœuf française vers ce pays, dans le cadre des mesures d’embargo mises en place au début des années 2000 à la suite de la crise l’encéphalopathie spongiforme bovine (« ESB », maladie dite de la vache folle) qui avait frappé l’Europe.

En mai 2008, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) avait toutefois accordé à la France le statut de pays « à risque maîtrisé » pour l’ESB, saluant ainsi les efforts menés par le pays pour éradiquer ce fléau. Depuis, la levée de cet embargo au Japon comme dans d’autres pays avait été l’un des chevaux de bataille des ministres du Commerce extérieur successifs. Non sans succès puisque progressivement, les pays partenaires avaient levé leur embargo, à l’instar du Canada et de l’Afrique du sud dès 2015, ou plus récemment la Chine en 2018 et la Corée du Sud en 2019.

Les négociations entre Tokyo et Paris se sont prolongées pendant plusieurs années, avec des avancées par à-coups, le Japon étant très protectionniste sur ces produits. Tokyo avait ainsi ré-autorisé dès 2013 les importations des seules viandes issues de bovins de moins de 30 mois. Le dernier cycle de négociations a donc permis la levée de cette dernière restriction, et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route du « partenariat d’exception franco-japonais » pour la période 2019-2023 validé lors de la visite du Président Macron au Japon en juin 2019.

« Ce résultat offre de nouvelles perspectives commerciales à la filière bovine française. Elle peut désormais exporter au Japon de la viande sans limite d’âge, y compris des viandes hachées » se réjouissent dans un communiqué commun les ministères des Affaires étrangères et de l’Agriculture.

Réduction des droits de douane dans le cadre du JEFTA

La levée de l’embargo est d’autant plus opportune qu’elle arrive au moment où est mis en œuvre le nouvel Accord de partenariat économique (APE) UE-Japon, plus connu sous son sigle anglais JEFTA (Japan-EU free trade agreement). En vigueur depuis février 2019, il prévoit une réduction progressive, étalée sur plusieurs années, des droits de douane japonais pesant sur les importations de viande bovine européennes. Dès 2019, ils ont été ramenés de 38,5 % à 27,5 %.

Le potentiel est loin d’être négligeable, notamment pour des produits « haut de gamme ». Selon une note du Service économique au Japon publiée en avril 2019 (document attaché à cet article), les importations de viande bovine de l’archipel progressent : elles ont atteint 3 milliards d’euros en 2018, en progression de 30 % par rapport à l’année précédente.

Mais deux pays fournisseurs se taillaient la part du lion : l’Australie et les Etats-Unis, à hauteur de 90 %, servis par des coûts d’acheminement compétitifs. Pour la France, le montant était négligeable, à peine 2 millions d’euros, en baisse. Il y a des niches à prendre, du pain sur la planche pour les exportateurs français.

C.G

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