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© François Pargny
Entreprises & secteursPays & marchés

Germanophone, Matthias Fekl (notre photo) connaît bien l’Allemagne. Alors, « oui, nos exportations sont moins dépendantes que celles de l’Allemagne des économies émergentes », mais si notre premier partenaire commercial en souffrait dans les mois à venir, nous pourrions aussi en subir les conséquences « en deuxième tour », mettait en garde le secrétaire d’État au Commerce extérieur, lors de la présentation, le 5 février, des chiffres du commerce extérieur tricolore 2015, un bilan dévoilé, pour la première fois, de façon simultanée pour les biens (chiffres des Douanes) et les services (Banque de France).

A cet égard, constatait Matthias Fekl, la bonne nouvelle vient des pays avancés, qui ont tiré les ventes de l’Hexagone, en particulier l’Union européenne (+ 2,2 %) et les États-Unis (+ 19,5 %). Ainsi, ont-elles progressé de 2 % en Allemagne, 3,1 % en Italie, 4 % au Royaume-Uni, 6,8 % en Espagne. Aux États-Unis, elles ont été dopées par l’appréciation du dollar par rapport à l’euro. Globalement, les exportations françaises de biens et services ont augmenté de 4,5 % en valeur et de 5,9 % en volume en un an. En valeur, les fournitures de marchandises à l’étranger se sont élevées à 455,1 milliards d’euro. La hausse est de 4,3 %, « ce qui est supérieur à celle de la hausse du commerce mondial - freinée par le ralentissement des pays émergents - qui est de 2,6 % », s’est félicité Matthias Fekl. Pour les services, passés à 216 milliards d’euros, la croissance a été de 3,8 %.

Le déficit « reste élevé », reconnaît Matthias Fekl

Parmi les secteurs mis en vedette par le secrétaire d’État, l’aéronautique a connu « une très forte hausse » de ses livraisons, de 11,4 % exactement, atteignant ainsi un plafond de 58 milliards d’euros. L’automobile et le luxe, grâce à une poussée de 9 % chacun, sont montés respectivement à 42 milliards et 24 milliards d’euros. L’agroalimentaire, boosté par le vin et en dépit des crises porcine et laitière, a terminé 2015 avec + 4 % à un montant toujours supérieur à l’aéronautique, soit 60 milliards. La pharmacie a aussi gagné 2,7 % à 29 milliards, soit plus que le luxe. Dans les services, le secrétaire d’État a cité les transports, avec une valeur de 41,4 milliards d’euros, en hausse de 4,5 % sur 2014.

« Notre déficit se réduit », mais « il reste élevé », reconnaissait Matthias Fekl, sachant, selon le secrétaire d’État, que « les quatre cinquièmes de cette baisse sont liés à la réduction de la facture énergétique et à l’évolution favorable des taux de change de l'euro ». De façon précise, le solde négatif des échanges de biens a reculé de plus de 20 % entre 2015 et 2014 « pour atteindre – 45,7 milliards d’euros, quatrième année consécutive de réduction ».

Du côté des services, le solde traditionnel positif de l’Hexagone, « quatrième exportateur mondial », a souligné Matthias Fekl, est également en retrait, l’excédent étant tombé de 17,4 milliards à 13,8 milliards d’euros entre 2014 et 2015, en raison de baisses enregistrées dans les services aux entreprises et dans les transports. En définitive, pour la balance courante de la France, 2015 a été une belle année, puisqu’elle est quasiment à l’équilibre, ce qui ne lui était jamais arrivée depuis huit ans.

Les sociétés étrangères comptent pour 41 % des exportations de biens

Autre motif d’encouragement, le nombre d’entreprises exportatrices a atteint son niveau le plus élevé depuis 2003. Avec + 3,1 %, il est ainsi concrètement passé de 121 000 à 125 000, grâce à un afflux de nouveaux exportateurs, en particulier dans les services et le commerce. « Ce chiffre n’était encore que de 117 000 en 2011 et a donc progressé de 7 % en quatre ans », a fait remarquer Matthias Fekl. Répondant à une question du Moci sur la proportion de filiales françaises d’entreprises étrangères dans les exportations de l’Hexagone, le secrétaire d’État a estimé cette part à un tiers globalement. Selon ses services, cette part s’élèverait à 41 % pour les seuls biens.

Tout en évitant de commenter les rumeurs de remaniement ministériel, Matthias Fekl a indiqué qu’il se « plaisait » dans sa fonction et souhaitait poursuivre son travail, qui passera en 2016 par un nouvel effort d’adaptation et de rationalisation du dispositif français du commerce extérieur. Il s’est ainsi félicité de « l’état d’esprit qui doit persister » entre les différents acteurs qu’il réunit au sein du Conseil stratégique de l’export : services d’État, agences comme Business France, Régions, chambres consulaires, conseillers du Commerce extérieur de la France (CCEF).

L’objectif de 10 000 VIE en 2017 devrait être atteint

Après avoir accompagné 4 000 nouvelles PME en 2015, Business France devra encore en accompagner 3 000 nouvelles cette année. A cet égard, le secrétaire d’État s’est réjoui que la banque publique Bpifrance avec Business France et Coface aient dépassé, avec la prise en charge de 1 100 petites, moyennes et très petites entreprises (PME/TPE) de croissance, l’objectif qui leur avait été fixé de 1 000 PME/TPE bénéficiaires en région d’un programme d’accompagnement personnalisé.

La montée en puissance des Volontaires internationaux en entreprise (VIE) devra être encore poursuivie. « Quant je suis arrivé [septembre 2014, NDLR], le chiffre était de 8 000. La barre à atteindre est de 10 000 en 2017 », a rappelé Matthias Fekl. Selon ses services, le nombre de VIE en poste s’élèvera à 9 500 à la fin de l’année contre 9 000 en 2015. Enfin, il a annoncé qu’il poursuivrait son « tour de France des PME », qui l’a conduit à effectuer 42 déplacements en 2015. Par ailleurs, le 15 février, le portail France-International, point d’entrée unique pour l’accès aux outils de soutien et d’appui, sera lancé.

François Pargny

Pour prolonger :
Lire : Compétitivité / Export : la France n’a pas encore commencé son « rattrapage », selon Coe Rexecode

 

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