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© Airbus - S. Ramadier
Entreprises & secteurs

Article mis à jour le 10 novembre à 15 H 00.

L’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis, porteuse d’espoir en matière de pacification des relations commerciales transatlantiques, n’empêche pas l’Union européenne (UE) de montrer sa détermination dans les dossiers commerciaux qui fâchent de part et d’autre de l’Atlantique, tout en maintenant la porte ouverte à un compromis.

La Commission européenne a ainsi annoncé le 9 novembre, à l’issue d’un Conseil des ministres du Commerce en visioconférence, la mise en œuvre effective, à compter du 10 novembre, de taxes douanières supplémentaires sur 4 milliards de dollars de produits américains importés dans l’UE comme l’y a autorisé l’OMC à l’issue de sa récente victoire dans le litige Airbus / Boeing sur la question des subventions publiques.

Des droits de douanes de supplémentaires de 15 points seront appliqués sur les avions moyen et long-courriers et de 25 points sur une série de produits agricoles, agroalimentaires et de biens industriels américains importés dans l'UE. Parmi ces derniers, les tracteurs, pièces détachées de bicyclettes, jeux vidéos, mais aussi les arachides, les fruits, le tabac, les sauces, ou encore le saumon du Pacifique selon la liste diffusée par la Commission européenne que Le Moci a pu se procurer (cliquer ICI).

Lors d’une conférence de presse à Bruxelles relatée par la presse, Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission en charge du Commerce a déclaré : « nous avons une décision de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) sur le cas Boeing, qui nous autorise à imposer des taxes et c'est ce que nous faisons », mais, a-t-il ajouté, nous restons « ouvert à une solution négociée ».

L'administration Trump restée sourde aux appels à négocier

Car ce litige Airbus / Boeing qui dure depuis 15 ans, avait permis aux États-Unis l’an dernier de sortir victorieux d’une autre procédure visant cette fois-ci les financements publics à Airbus. L’administration Trump avait alors décidé d’appliquer des droits de douanes supplémentaires sur quelque 7,5 milliards de dollars de produits européens importés, dont les avions de ligne (15 %) et toute une série de produits industriels et alimentaires tels que les vins tranquilles (25 %).

Cette fois-ci toutefois, les Européens s’estiment d’autant plus légitimes à appliquer à leur tour des sanctions commerciales que, selon eux, Airbus s’est depuis mis en conformité avec les règles de l’OMC mais que leurs propositions pour parvenir à un accord sont restées sans réponses de l’administration Trump.

Dans un communiqué conjoint, les ministres français de l’ Économie et du Commerce extérieur, Bruno Le Maire et Franck Riester, saluent la décision de Bruxelles. « L’Union européenne a toujours souhaité trouver un règlement à l’amiable aux deux différends Airbus/Boeing en cours, mais l’administration américaine actuelle s’est jusqu’ici montrée fermée aux offres européennes », soulignent les deux ministres.

La France est d’autant plus satisfaite que c’est sa ligne de fermeté qui l’a emportée alors que certains alors que certains États-membres comme l’Allemagne étaient partisans d’attendre.

Les deux ministres français confirment toutefois la volonté européenne de mettre fin à ce conflit une bonne fois pour toute par la voie de la négociation : « dans la crise économique actuelle, il est urgent de lever au plus vite ces sanctions commerciales qui ne font que pénaliser davantage nos économies, écrivent les ministres français, écrivent-ils. Nous sommes prêts à suspendre à tout moment nos mesures si les États-Unis, de leur côté, suspendent totalement les leurs, et souhaitons pouvoir trouver une solution négociée dans les plus brefs délais. Nous réaffirmons que la relation commerciale transatlantique est essentielle pour notre économie, et nous souhaitons plus généralement rétablir des relations commerciales équilibrées et apaisées entre l’Union européenne et les États-Unis ».

Un dossier que devra prendre en main Jo Biden sans tarder.

C.G

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