Brésil

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Population (millions, 2025) : 213,4

Capitale : Brasília

Devise : Réal brésilien (BRL)

Décalage horaire avec la France : -3 h en hiver ; -5 h en été (à l’exception de Manaus)

Climat :

À São Paulo
• Température moyenne la plus basse de juin à août : 12 °C
• Température moyenne la plus élevée janvier-février : 32 °C

À Rio de Janeiro
• Température moyenne la plus basse en juin-juillet : 15 °C
• Température moyenne la plus élevée en janvier-février : 40 °C

Indicateurs économiques

PIB nominal (2024) : 2 179 Md USD (Banque mondiale)

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +2,3 % (résultat IBGE) ; 2024 : +3,4 % (FMI)

Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD courants, 2024) : 21 650 (Banque mondiale)

Inflation (IPCA) : 2025 : 4,26 % (résultat annuel IBGE) ; février 2026 : 3,81 % en glissement annuel

Taux directeur (SELIC) : 15 % (niveau maintenu depuis juillet 2025 ; début d’assouplissement attendu courant 2026)

Taux de chômage (2024) : 6,6 % (plus bas historique depuis 2012, IBGE)

Dette publique brute (% du PIB) : 2024 : 87,6 % ; 2025 : ~92 % (estimations FMI/DG Trésor) ; 2026 : ~96 % (prévision FMI/DG Trésor)

Déficit budgétaire nominal (% du PIB) : 2025 : 8,34 % ; 2024 : 8,47 %


Conjoncture

Une croissance confirmée mais en net ralentissement en 2025. Le PIB brésilien a progressé de 2,3 % en 2025 selon l’IBGE, atteignant 12 700 milliards de réals (Md BRL). Ce résultat confirme le ralentissement attendu après l’excellente performance de 2024 (le FMI retient une croissance de 3,4 % en 2024), sous l’effet de la politique monétaire très restrictive. La croissance 2025 constitue la plus faible performance depuis la contraction de 3,3 % enregistrée en 2020.

Par secteurs, l’agriculture a été le secteur le plus dynamique avec une progression annuelle de 11,7 %, portée notamment par des récoltes records de maïs (+23,6 %) et de soja (+14,6 %). En revanche, le secteur des services, principal moteur de l’économie, a ralenti à 1,8 % contre 3,8 % un an plus tôt. Du côté de la demande, les améliorations du marché du travail, la disponibilité du crédit et les programmes de transferts sociaux ont soutenu une hausse de 1,3 % de la consommation des ménages, contre 5,1 % en 2024, reflétant les effets négatifs de la politique monétaire restrictive.

Inflation : normalisation en cours, vigilance maintenue. L’inflation annuelle du Brésil a terminé l’année 2025 à 4,26 %, dans la fourchette cible officielle (3 % ± 1,5 %), une surprise positive par rapport aux anticipations de la banque centrale. Ce résultat favorable s’est poursuivi en début d’année 2026 : le taux d’inflation annuel a ralenti à 3,81 % en février 2026, son plus bas niveau depuis avril 2024. Ces chiffres, bien qu’encourageants, restent au-dessus de la cible centrale de 3 %, et l’inflation devrait ne converger vers la borne supérieure de la fourchette (4,5 %) qu’à l’horizon fin 2026, selon la DG Trésor française.

Politique monétaire : cycle de resserrement historique, amorce d’assouplissement. La banque centrale avait mis fin en juillet 2025 à un cycle de resserrement agressif qui avait ajouté 450 points de base au taux directeur Selic, le portant à un sommet de près de vingt ans, à 15 %. La banque centrale a maintenu son taux d’intérêt de référence inchangé à 15 % depuis juillet 2025, cherchant à ramener l’inflation à son objectif de 3 %. On s’attend à ce que l’instution assouplisse son taux directeur à partir du niveau actuel de 15 % au premier trimestre 2026. Le taux moyen devrait néanmoins rester élevé tout au long de 2026, les estimations de marché plaçant le taux de fin d’année à 12,25 %.

Finances publiques : une trajectoire toujours préoccupante. Le solde budgétaire nominal du Brésil a affiché un déficit de 8,34 % du PIB en 2025 (8,47 % en 2024), supérieur à 8 % pour la troisième année consécutive. La trajectoire de la dette brésilienne est ainsi devenue explosive : elle a déjà atteint 87,6 % du PIB en 2024, selon le FMI, et elle devrait grimper à 92 % d’ici la fin de l’année et atteindre 96 % en 2026. Ce niveau est particulièrement préoccupant pour un pays émergent, d’autant plus que les taux d’intérêt au Brésil restent très élevés. En 2025, les charges d’intérêt représentaient 7,91 % du PIB, en baisse par rapport aux 8,07 % de 2024, mais représentant toujours une charge importante.

La rigidité budgétaire structurelle demeure un obstacle majeur : plus de 92 % du budget fédéral sont consacrés aux dépenses obligatoires, une part en augmentation constante. Le gouvernement vise un excédent primaire de 0,25 % du PIB en 2026, un objectif regardé avec scepticisme par les économistes interrogés chaque semaine par la banque centrale, qui prévoient plutôt un déficit de 0,53 % du PIB.

Commerce extérieur et tensions tarifaires avec les États-Unis. Le Brésil reste un important exportateur de matières premières agricoles (soja, maïs, viande bovine, sucre), avec la Chine comme premier partenaire commercial. Toutefois, les relations commerciales avec les États-Unis ont connu une forte dégradation en 2025. Donald Trump a signé un décret imposant 50 % de surtaxe douanière au Brésil, à l’exception de certains produits, en représailles contre les poursuites visant l’ex-président Jair Bolsonaro, accusé au Brésil d’avoir tenté un coup d’État après sa défaite lors de l’élection de 2022. Les exportations brésiliennes à destination des États-Unis ont chuté de 18,5 % sur un an au mois d’août 2025 sous l’effet de ces droits de douane.

Ces surtaxes devraient coûter entre 0,1 et 0,2 % du PIB et réduire l’excédent commercial brésilien. Le Brésil a partiellement compensé ces pertes par une réorientation vers d’autres marchés : malgré l’impact des taxes américaines, le pays a enregistré en août 2025 une croissance de 3,9 % de ses exportations totales, avec de fortes augmentations vers la Chine, l’Argentine et le Mexique.

Début 2026, la situation commerciale évolue favorablement : avec le retour à un taux douanier universel de 10 % à la suite de l’annulation par la Cour suprême américaine des droits de douane réciproques, des pays comme le Brésil bénéficient d’une baisse significative de leurs taxes douanières vers les États-Unis par rapport au pic de 50 % précédent.

Perspectives 2026 : entre résilience et incertitudes. Pour 2026, le FMI s’attend à ce que la croissance du Brésil se renforce à 2,5 % à moyen terme, à mesure que la politique monétaire se normalise. Les risques baissiers restent toutefois significatifs : ils proviennent à l’extérieur d’un ralentissement des économies majeures dans un contexte de tensions commerciales mondiales accrues et de crise énergétique liée au conflit contre l’Iran au Moyen-Orient (blocage du détroit d’Ormuz), et à l’intérieur d’effets plus importants qu’anticipés du resserrement monétaire et d’un effort budgétaire inférieur aux attentes.

Le réal brésilien, après une forte dépréciation de -24,5 % face au dollar en 2024, s’est redressé courant 2025 et début 2026. Le réal s’est stabilisé autour de 5,24 BRL/ 1 USD début avril 2026.

Agenda politique 2026 : une année électorale à surveiller. Les élections générales se tiendront le 6 octobre 2026 et les Brésiliens voteront pour élire un président de la République et un vice-président, les gouverneurs des États, les sénateurs et les députés fédéraux. Le 23 octobre 2025, Luiz Inácio Lula da Silva a annoncé qu’il se présenterait à la réélection en tant que président. L’ancien président Bolsonaro a été, pour sa part, condamné le 11 septembre 2025 à 27 ans de prison pour son implication dans le complot de coup d’État de 2022-2023. L’année électorale pourrait peser sur les équilibres budgétaires, les investisseurs pouvant préférer attendre la désignation du nouveau chef de l’exécutif avant de s’engager, tandis que les dépenses publiques devraient maintenir une trajectoire de croissance, potentiellement soutenues par des mesures contra-cycliques en amont des élections.

Le Brésil a également accueilli la COP30 du 10 au 22 novembre 2025 à Belém, capitale de l’État du Pará. Le texte final de Belém s’est montré peu ambitieux, mais a permis au Brésil de s’affirmer comme porte-parole du Sud global sur les questions climatiques, un atout diplomatique pour Lula à l’approche des élections.

⚠ Point d’attention : Les surtaxes douanières américaines de 50 % imposées à partir d’août 2025 sur les exportations brésiliennes ont constitué un choc commercial inédit pour le Brésil. Si la situation s’est partiellement détendue début 2026, avec le retour à un tarif universel de 10 %, la dimension politico-judiciaire du contentieux (lié au procès de Bolsonaro) reste source d’imprévisibilité. Toute escalade bilatérale aurait un impact significatif sur les flux commerciaux, l’attractivité du réal et la confiance des investisseurs étrangers.


Sources : IBGE – Estimatives de population 2025 (août 2025), FMI – Article IV Brésil 2025 (juillet 2025), DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Brésil (janvier 2026), Banque mondiale – RNB/hab. PPA Brésil 2024 (via Trading Economics), Zonebourse/Reuters – Inflation annuelle Brésil 2025 (janvier 2026), Zonebourse/Reuters – Croissance PIB Brésil 2025 (mars 2026), Boursorama/Reuters – Dette publique Brésil 2025 (janvier 2026), Coface – Fiche risque pays Brésil (2026), Connaissance des énergies – COP30 Belém (2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

⚠ Point d’attention : Le 30 juillet 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret imposant 40 points de pourcentage de droits de douane supplémentaires sur les produits brésiliens, portant la surtaxe totale à 50%, en représailles aux poursuites judiciaires visant l’ex-président Jair Bolsonaro, poursuivi au Brésil pour une tentative de coup d’État après sa défaite électorale en 2022. Ces surtaxes américaines de 50% sur les exportations brésiliennes ont coûté entre 0,1 et 0,2 % du PIB et réduit l’excédent commercial en 2025. Le gouvernement brésilien a mis en place un plan de soutien aux exportateurs affectés, doté d’une enveloppe de crédit de 30 milliards de réals (5,5 Md USD). Les perspectives pour 2026 se sont toutefois améliorées avec le retour à un droit de douane de 10 % à la suite de l’annulation par la Cour supême américaine des droits de douanes réciproques de l’administration Trump. Mais ces nouveaux droits de douane ont été instaurés pour une période temporaire (jusqu’au 23 juillet 2026). Le risque d’escalade commerciale entre les deux pays reste élevé et pourrait affecter durablement les flux d’exportation vers les États-Unis, deuxième client du Brésil.

Population (millions, 2025) : 213,4 millions d’habitants en 2025, selon l’IBGE, soit une hausse de 0,39 % par rapport à l’année précédente.

Taux de croissance du PIB réel : La croissance de l’économie brésilienne devrait ralentir à 2,2–2,4 % en 2025, après 3,4 % en 2024, selon les dernières projections du FMI. La Banque centrale du Brésil a relevé sa prévision de croissance pour 2025 à 2,3 %, contre 2,0 % précédemment, dans son rapport trimestriel de politique monétaire.

Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 21 650 USD en 2024, selon les indicateurs de développement de la Banque mondiale.

Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) : Le solde commercial brésilien se maintient à un niveau très élevé en 2024 à +74,6 Md USD, soit 3,3 % du PIB. Les exportations sont restées stables, portées par les matières premières — le pétrole brut prenant le relai du soja comme principal produit d’exportation —, tandis que les importations, principalement de produits manufacturés, ont progressé. Les exportations totales de marchandises ont atteint 400,56 Md USD en 2024, en hausse de +18 % par rapport à 2023. Les importations totales se sont établies à 319,5 Md USD en 2024, en hausse de +26,5 % par rapport à l’année précédente.

Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2025) :

1-Chine 25,3 %

2-États-Unis 16,4 %

3-Allemagne 5,1 %

4-Argentine 4,6 %

5-Russie 3,4 %.

Exportations françaises 2025 (Douane française) : 3,87 Md EUR, – 6,4 %.

Le Brésil demeure le premier partenaire de la France en Amérique latine, concentrant environ 30 % des échanges de la région, devant le Mexique.

Indice de perception de la corruption 2025 : Le Brésil obtient 35 points sur 100 et se classe au 107e rang sur 182 pays (IPC 2025). Il s’agit du deuxième score le plus bas jamais enregistré pour le pays, un point au-dessus du niveau historiquement bas de 2024.

Note d’alerte commerce : La Commission européenne a conclu le 17 janvier 2026 les négociations pour un accord commercial avec le bloc du Mercosur, Marché commun du sud associant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Le processus de ratification par l’Union européenne est en cours mais l’exécutif bruxellois a décidé l’entrée en vigueur provisoire de cet accord le 1er mai 2026. Il doit permettre une réduction des droits de douane progressive sur les échanges commerciaux entre les deux blocs. Les échanges agricoles et agroalimentaires restent réglementés par des quotas et des clauses de sauvegarde renforcées (Source : lemoci.com)

Sources : IBGE – Estimativas da população 2025, DG Trésor – Indicateurs et conjoncture Brésil (2026), DG Trésor – Relations bilatérales France-Brésil (2025), DG Trésor – Commerce extérieur du Brésil (2025), Banque mondiale via Trading Economics – GNI/hab. PPA 2024, World’s Top Exports – Brazil Top Imports 2025, Transparency International – IPC 2025 Brésil (février 2026), France Info – Tarifs douaniers Trump sur le Brésil 50% (juillet 2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Appréciation du credit manager Moci Risque pays : moyen à élevé, à surveiller attentivement. Risque client : moyen pour les grandes entreprises, élevé pour les PME. Notes de risque pays OCDE : 4/7 (Avril 2026) Allianz Trade : B2, risque de court terme moyen (Avril 2...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

Chiffres clés

Langues : le portugais est la langue officielle.

Religions : catholiques : environ 63 % ; évangéliques : 21 %. Communauté protestante assez importante, petites communautés juives, musulmanes et bouddhistes.

Nombre de Français immatriculés : le consulat général de France à São Paulo a annoncé avoir franchi la barre des 10 000 Français inscrits sur le Registre des Français établis dans sa seule circonscription — avec une croissance de +64 % par rapport à 2011 et +20 % par rapport à 2023. Le nombre total de Français immatriculés au Brésil (chiffre le plus récent disponible : 14 652 en 2020) est à confirmer auprès de l’ambassade (br.ambafrance.org).

Nombre d’entreprises françaises implantées : environ 600.

Indicateur global de paix (GPI, 163 pays, 2025) : 131e sur 163 pays, niveau « bas ».

Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base de données EDGAR), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.

S’y rendre

Formalités

Les Français sont dispensés de visa pour tout séjour inférieur à 90 jours. Le passeport doit avoir une validité de six mois au minimum à partir de la date de retour du voyage. Tout voyageur doit être muni d’un billet de retour ou de sortie du territoire brésilien.

Pour un séjour supérieur à 90 jours, il convient de demander un visa de séjour, en s’adressant soit au consulat général du Brésil en France, soit au département de la Police fédérale brésilienne, selon les cas. Le Brésil propose plusieurs types de visas selon le motif du séjour : VITEM I pour les chercheurs, scientifiques et professeurs ; VITEM IV pour les étudiants en licence ou master ; VITEM V pour l’assistance technique.

Les Franco-Brésiliens sont soumis à la loi brésilienne s’ils se trouvent sur le territoire brésilien et doivent à ce titre entrer et ressortir du territoire munis d’un passeport brésilien.

Par communiqué du 13 juin 2024, la Coordination générale de la Police des migrations brésilienne a annoncé qu’elle exigeait désormais que les documents délivrés en France, y compris les autorisations de voyage pour les mineurs, soient préalablement apostillés et traduits par un traducteur assermenté pour pouvoir être reconnus au Brésil.

Toutes les mesures de restriction sanitaire pour l’entrée sur le territoire brésilien ont été levées.

Alerte sanitaire : depuis le début de l’année 2024, un nombre important de cas d’infection par le virus Oropouche a été observé au Brésil sur l’ensemble du territoire. L’infection à virus Oropouche est une maladie transmise par différents types d’insectes qui peut être grave dans de rares cas. Les symptômes associent une fièvre brutale avec frissons, maux de tête, courbatures et troubles digestifs ; le fœtus peut également être infecté via la mère dans le cas des femmes enceintes.

Sécurité

Il convient de faire preuve d’une grande prudence au Brésil en raison du taux de criminalité élevé et des incidents réguliers liés aux gangs et à d’autres formes de violence dans les zones urbaines. À São Paulo, la proportion des viols, homicides et tentatives d’homicides est en baisse mais reste élevée depuis plusieurs années. Aucun quartier n’est totalement épargné.

La zone frontalière avec le Venezuela est formellement déconseillée : la présence de l’État y est limitée et des groupes armés et/ou criminels agissent de part et d’autre de la frontière.

Il est recommandé de s’inscrire sur le portail Fil d’Ariane du MEAE avant tout déplacement.

Source : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/bresil (mise à jour avril 2026)

Y travailler

Le marché du travail

Le Brésil a terminé l’année 2025 avec un taux de chômage à 5,6 %, soit son niveau le plus bas depuis 2012. Il s’agit de la deuxième année consécutive avec un taux de chômage en baisse après les 6,6 % enregistrés en 2024. Au premier trimestre 2026, le taux a légèrement remonté à 5,8 % pour la période décembre-février, affecté par des facteurs saisonniers, mais ce niveau demeure le plus bas jamais enregistré pour cette période de l’année depuis 2012.

La part de la population active travaillant dans le secteur informel, dans un pays qui compte 213 millions d’habitants, reste très élevée, à 38,1 %. L’IBGE souligne qu’il s’agit d’une « caractéristique structurelle » du marché de l’emploi brésilien.

Le Brésil cherche des profils à fort potentiel dans les domaines de l’ingénierie (chaîne logistique), dans les domaines comptables et financiers (compliance et audit), mais aussi dans les ressources humaines, les assurances, les nouvelles technologies (big data, intelligence artificielle), le marketing numérique et l’intelligence de marché. La demande pour des professionnels qualifiés en technologie, marketing digital et ingénierie spécialisée continue de pousser les salaires à la hausse dans ces secteurs.

La connaissance de la langue portugaise est indispensable ; il convient également de disposer de contacts et de relations, car le monde de l’entreprise repose essentiellement sur les réseaux. Les entreprises préfèrent engager des professionnels spécialisés, généralement des cadres. Les conditions d’obtention d’un visa de travail imposent à l’entreprise de justifier que le niveau de diplôme est compatible avec le poste à pourvoir, que le candidat maîtrise le portugais et qu’il puisse justifier d’au moins un an d’expérience dans son domaine.

Source : tradesolutions.bnpparibas.com, IBGE (2025-2026) et Chenut Oliveira Santiago.

Le cadre légal du travail

Salaire minimum légal (2026) : 1 621 BRL/mois, en vigueur depuis le 1er janvier 2026 (soit environ 270 euros au taux de change d’avril 2026).

Durée de travail : 44 heures hebdomadaires (soit 8 heures par jour et 4 heures supplémentaires le samedi matin de 8 h à 12 h).

Rémunération, avantages et impôts : salaire fixe lié à la formation et à l’expérience, et 4 semaines de vacances après chaque période de douze mois de travail. Un salaire supplémentaire est dû par année de travail (13e mois). Les conventions collectives de travail (accords signés avec les syndicats) peuvent prévoir des avantages complémentaires. Le taux maximal d’imposition sur le revenu est de 27,5 %. Par ailleurs, le Brésil pratique le prélèvement à la source.

Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche, mais seul un de ces jours (24 heures) est rémunéré en tant que repos hebdomadaire payé (généralement le dimanche). Ce paiement est inclus dans le salaire payé mensuellement.

Horaires de travail
Entreprises et administrations : 9 h-18 h
Banques : 10 h-16 h.
Commerces : 10 h-22 h dans des centres commerciaux ; 9 h-19 h pour les commerces de rue.

Source : Chenut Oliveira Santiago, Trading Economics (2026)

Meilleurs sites d’emploi

www.michaelpage.com.br

www.vagas.com.br

www.apinfo.com.br (postes vacants dans les TIC)

https://fr.indeed.com/Emplois-Bresil

www.pagepersonnel.com.br

www.curriculum.com.br

www.linkedin.com/jobs/search/?location=brazil

Vie pratique

Coût de la vie

Monnaie : real (BRL).
Taux de change : 1 BRL = 0,167 EUR au 1er avril 2026 (Banque centrale européenne), soit environ 1 EUR = 5,99 BRL (avril 2026).

Se loger : pour un studio à São Paulo entre 200 et 700 euros/mois ; pour un trois pièces : entre 700 et 1 600 euros. Le marché locatif est très ouvert. Le recours aux agences immobilières est la solution la plus courante. La durée des baux varie de un à trois ans, avec réajustement du loyer tous les ans ; le loyer est payable mensuellement et d’avance. Les appartements sont rarement meublés et se trouvent souvent dans de grands immeubles. Les « condominios » sont des logements dans des quartiers résidentiels et sécurisés avec des charges très élevées.

Indice Mercer du coût de la vie (2024, logement compris, 226 villes) : au sein de l’Amérique du Sud, Montevideo (Uruguay) occupe la première place des villes les plus chères pour les salariés internationaux, devant Buenos Aires (77e) et São Paulo (124e). Rio de Janeiro et Brasília figurent également dans le classement à des positions plus favorables (chiffres les plus récents disponibles : édition 2024 de Mercer).

Sources : MEAE, Mercer (2024), Numbeo.com, Banque centrale européenne, XE currency converter.

Informations utiles

Distances de ville à ville
Brasília – São Paulo : 1 006 km.
Brasília – Rio de Janeiro : 1 162 km.
Brasília – Fortaleza : 2 100 km.
Brasília – Manaus : 3 380 km.
São Paulo – Rio de Janeiro : 430 km.

Déplacements de ville à ville
Compte tenu de l’immensité du pays, le plus rapide pour se rendre d’une ville à l’autre est de prendre l’avion. Les tarifs sont cependant élevés, surtout si on ne réserve pas son billet suffisamment à l’avance.

Nature du réseau électrique
110 volts en général. Se munir d’un adaptateur.

Télécommunications
Indicatif : +55 (São Paulo : 11, Rio de Janeiro : 21, Brasília : 61).
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.

Principaux jours fériés 2026
Vendredi 3 avril 2026 : Vendredi Saint.
Mardi 21 avril 2026 : Tiradentes.
1er mai 2026 : Fête du Travail.
4 juin 2026 : Fête-Dieu (Corpus Christi).
7 septembre 2026 : Indépendance du Brésil.
Lundi 12 octobre 2026 : Nossa Senhora Aparecida (patronne du Brésil).
Lundi 2 novembre 2026 : Jour des Morts.
Dimanche 15 novembre 2026 : Proclamation de la République (1889).
Vendredi 20 novembre 2026 : Jour de la Conscience noire.
Vendredi 25 décembre 2026 : Noël.

Sources : diplomatie.gouv.fr – Conseils aux voyageurs Brésil (avril 2026), br.ambafrance.org – Ambassade de France au Brésil, Consulat général de France à São Paulo (2024), Trading Economics – Salaire minimum Brésil (2026), Boursorama/AFP – Chômage Brésil (mars 2026), Institute for Economics & Peace – GPI 2025, Mercer – Cost of Living 2024, Banque centrale européenne / TauxDeChange-Euro.fr (avril 2026), Le Petit Journal – Jours fériés Brésil 2026

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

En France

AMBASSADE DU BRÉSIL EN FRANCE
Représentation diplomatique officielle du Brésil en France et auprès de Monaco, située dans le 8e arrondissement de Paris.
Adresse : 34, cours Albert Ier – 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 45 61 63 00
Email : [email protected]
Site : paris.itamaraty.gov.br/fr/

CONSULAT GÉNÉRAL DU BRÉSIL À PARIS
Le Consulat Général du Brésil à Paris est responsable de l’accueil aux citoyens, brésiliens et étrangers, résidant dans les régions Île-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire, Pays de la Loire, Bretagne, Normandie et Hauts-de-France.
Adresse : 65, avenue Franklin Roosevelt – 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 45 61 85 50
Site : gov.br/mre/pt-br/consulado-paris

CHAMBRE DE COMMERCE DU BRÉSIL EN FRANCE (CCBF)
La Chambre de Commerce du Brésil en France est un lieu privilégié de rencontre, d’information et d’échanges favorisant les flux économiques entre les deux pays. Depuis 2008, elle s’efforce de mettre à la disposition des entrepreneurs les renseignements et contacts utiles à l’approche des marchés et au développement de leurs activités au Brésil comme en France.
Email : [email protected]
Site : www.ccbf.fr

Sur place

AMBASSADE DE FRANCE AU BRÉSIL
L’ambassade de France au Brésil est implantée à Brasilia ; son ambassadeur est, depuis 2023, Emmanuel Lenain.
Adresse : SES – Avenida das Nações – Lote 04 – Quadra 801 – Brasilia DF
Tél. : +55 61 3222 39 99
Email : [email protected]
Site : br.ambafrance.org

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE BRASÍLIA (DG Trésor)
Le Service Économique Régional de Brasília est un service rattaché à la Direction Générale du Trésor (DGT), au sein de l’Ambassade de France au Brésil. Il assure le suivi des questions économiques et financières, l’ouverture du marché aux entreprises françaises et la coordination des acteurs économiques français sur le terrain. Il dispose de deux antennes, à Rio de Janeiro et à São Paulo, hébergées au sein des Consulats Généraux concernés.
Adresse : SES Avenida das Nações, Lote 04 – Quadra 801 – 70404-900 Brasília DF – Brésil
Tél. : +55 61 3222 39 99
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/BR

BUSINESS FRANCE AU BRÉSIL
Au Brésil, Business France compte deux bureaux, à Rio de Janeiro et à São Paulo, où une trentaine de collaborateurs accompagnent les entreprises sur tout le territoire en fonction de leurs besoins.
Email São Paulo : [email protected]
Email Rio de Janeiro : [email protected]
Site : export.businessfrance.fr/bresil

Les acteurs privés

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE FRANCE-BRÉSIL (CCIFB)
Fondée en 1900, la Chambre de Commerce France-Brésil (CCIFB) rassemble plus de 450 membres, parmi lesquels des entreprises françaises, brésiliennes et d’autres nationalités. Elle dispose de quatre chambres régionales dans le Sud et le Sud-Est (São Paulo, Rio de Janeiro, Minas Gerais et Paraná) ainsi qu’une antenne dans le Nord-Est basée à Fortaleza.
Directrice Nationale : Corinne FONTENELLE
Email : [email protected]
Site : www.ccfb.com.br
Bureaux régionaux — São Paulo : Tél. +55 (11) 3060-2290 — Rio de Janeiro : Alexandre FONSECA, Directeur Exécutif — Tél. +55 (21) 99656-6243 – [email protected]

BPC PARTNERS
BPC Partners est reconnu au Brésil comme l’un des principaux spécialistes des services comptables, fiscaux, financiers et de conseil destinés aux sociétés internationales — principalement européennes, nord-américaines et asiatiques. Le cabinet est partenaire de la Team France Export pour des prestations d’ancrage commercial à São Paulo (administration, gestion de filiales, hébergement, domiciliation).
Adresse São Paulo : Av. São Luis, 50 – 33e étage – Centro – CEP 01046-000 – São Paulo, SP
Adresse Rio de Janeiro : Av. Presidente Wilson, 165 – Salas 713-716 – Centro – CEP 20030-904 – Rio de Janeiro, RJ
Tél. São Paulo : +55 11 9 1770 1578
Tél. Rio de Janeiro : +55 21 2424 0639
Email : [email protected]
Site : bpc-partners.com

EOC INTERNATIONAL – EOC DO BRASIL
EOC International est un partenaire clé pour un développement à l’export réussi, avec plus de 23 ans d’expérience et une présence sur cinq continents. Raphaël Allemand, basé à São Paulo, a créé la filiale brésilienne EOC do Brasil en 2006 ; il parle couramment français et portugais.
Adresse (France) : 1 Rue de la République – 13002 Marseille
Tél. : 04 95 09 32 50
Email : [email protected]
Site : www.eoc-international.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/eoc-international/

GOEXPORT
GoExport est une société d’accompagnement à l’international dont l’objectif principal est la création de valeur commerciale dans les pays à l’export. Présente au Brésil, au Mexique, en France et au Canada, sa zone d’intervention préférentielle comprend les Amériques ainsi que l’ensemble de l’Europe.
Siège (Canada) : 5795 Avenue de Gaspé, bureau 214 – Montréal (Québec) H2S 2X3
Bureau France (Lyon) : 35 Rue Marietton – 69009 Lyon
Tél. Montréal : +1 514-227-8490 | Tél. Lyon : +33 6 30 59 61 76
Email : [email protected]
Site : www.goexport.ca
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/3215/

PRAMEX INTERNATIONAL
Filiale du groupe BPCE, Pramex International accompagne les start-up, PME et ETI françaises dans leurs projets d’implantation à l’étranger par création de filiale ou acquisition. Avec un réseau intégré de 17 entités dans 13 pays (Europe, États-Unis, Brésil, Asie et Maghreb), plus de 1 000 entreprises bénéficient de son accompagnement chaque année.
Site : www.pramex.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/pramex-international/

VVR INTERNATIONAL – BUREAU DE SÃO PAULO
Depuis 1999, VVR International est un prestataire de conseil et de services spécialisé dans l’assistance au développement industriel et commercial en Chine et au Brésil. Grâce à une équipe de 80 collaborateurs, VVR accompagne ses clients dans les étapes de diagnostic stratégique, mise en place d’organisation locale (production, achat, vente) et gestion externalisée jusqu’au transfert de l’organisation.
Adresse São Paulo : Rua Sena Madureira, 151 – 11e andar – 01046-010 São Paulo
Tél. : +55 31 51 3219
Email Brésil : [email protected]
Adresse Paris : 6, passage Tenaille – 75014 Paris – Tél. : +33 1 42 93 45 81
Email France : [email protected]
Site : www.vvrinternational.com
Fiche OSCI : osci.trade/annuaire/vvr-international/

Avocats d’affaires francophones

UGGC AVOCATS – BUREAUX DE SÃO PAULO ET BELO HORIZONTE
UGGC Avocats est implanté au Brésil depuis décembre 2018 et est l’un des seuls cabinets d’avocats français présents au Brésil à travers ses deux bureaux situés à São Paulo et à Belo Horizonte. L’équipe présente au Brésil est composée d’une vingtaine d’avocats intervenant en langues portugaise, anglaise et française. En 2025, le cabinet a accueilli trois nouveaux associés pour renforcer ses capacités en droit brésilien.
Adresse São Paulo : Rua Leopoldo Couto de Magalhães, 1.098 – Conj. 15 – Itaim Bibi, São Paulo/SP – CEP 04.542-001
Tél. : +55 (11) 3078-3134
Email : [email protected]
Site : www.uggc.com/international/bresil/

LDPS LAW – CABINET FRANCO-BRÉSILIEN
LDPS Law est un cabinet d’avocats franco-brésilien, composé d’un Desk Brésil à Paris et d’un French Desk à Rio de Janeiro. Spécialisé dans l’accompagnement des entreprises françaises et brésiliennes dans leurs opérations transfrontalières.
Site : www.ldps-law.com

AVOCATS FRANCOPHONES – LISTE DE NOTORIÉTÉ 2025
Le Consulat général de France à São Paulo publie une liste de notoriété des avocats francophones (mise à jour 2025), communiquée à titre d’information sans engagement de l’administration sur la qualité des prestations. Le choix de l’avocat demeure libre.
Site : saopaulo.consulfrance.org/Avocats

Sources d’information internet

Ambassade de France au Brésil — actualités économiques, acteurs bilatéraux, fiches pratiques

DG Trésor – Fiche Brésil — analyses économiques et financières du Service économique régional de Brasília

Business France Brésil — accompagnement export, VIE, mise en relation

Chambre de Commerce France-Brésil (CCIFB) — réseau d’affaires franco-brésilien, événements, services aux entreprises

Chambre de Commerce du Brésil en France (CCBF) — contacts et ressources pour les opérateurs franco-brésiliens en France

CCI France International – Brésil — services et contacts des chambres régionales

Consulat général de France à São Paulo – Liste avocats 2025

Sources : Ambassade de France au Brésil – Acteurs économiques (2025), DG Trésor Brésil (2025), CCIFB (2025), UGGC Avocats (2025), BPC Partners (2025), EOC International (2025), VVR International – OSCI (2025), Consulat général de France à São Paulo – Liste avocats notoriété 2025

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale

Le Doing Business a été définitivement arrêté par la Banque mondiale en septembre 2021. Le projet B-READY (Business Ready), qui lui succède, est en phase de déploiement sur trois ans, couvrant la période 2024–2026. L’édition 2025 est une édition intermédiaire présentant les données de 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions du monde. Une édition complète en 2026 offrira une couverture mondiale élargie et conclura la phase de déploiement. Le Brésil ne figure pas encore parmi les économies couvertes par B-READY 2025 ; sa couverture est attendue dans l’édition 2026.

L’indicateur de référence le plus récent pour mesurer la performance logistique du Brésil est le LPI (Logistics Performance Index) de la Banque mondiale. La nouvelle édition 2023 du LPI mesure pour la première fois la vitesse du commerce à l’aide d’indicateurs dérivés de mégadonnées suivant les expéditions. Le LPI 2023 classe les pays selon six dimensions des échanges commerciaux, incluant la performance douanière, la qualité des infrastructures et la ponctualité des livraisons. Ces six composantes sont :

L’efficacité des procédures douanières et de gestion des frontières ;

La qualité des infrastructures liées au commerce et au transport ;

La facilité d’organiser des expéditions à prix compétitifs ;

La compétence et la qualité des services logistiques ;

La capacité à suivre et tracer les expéditions ;

La fréquence à laquelle les livraisons arrivent dans les délais prévus.

Dans le classement LPI 2023 (le plus récent disponible, publié en avril 2023), le Brésil se classe au 52e rang mondial sur 139 pays couverts, avec un score global de 3,2/5 (chiffre le plus récent disponible). Ce résultat place le pays dans la catégorie des « performers intermédiaires » à l’échelle mondiale et au sein de son groupe de revenu (pays à revenu intermédiaire supérieur). L’édition 2023 du LPI paraît dans un contexte où les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales ont révélé l’importance cruciale des systèmes logistiques, et où la résilience des chaînes d’approvisionnement est devenue une préoccupation majeure pour la sécurité nationale.

Infrastructures portuaires et logistiques

Avec plus de 95 % du commerce extérieur passant par les ports, le secteur maritime et portuaire brésilien constitue l’épine dorsale logistique du Brésil, notamment pour l’exportation de matières premières (minerai de fer, pétrole brut, soja, café). Le pays dispose de plus de 200 installations portuaires, dont les ports de Santos, Paranaguá et Itaguaí, et de 175 terminaux privés, représentant près de 83 % des volumes traités.

Sur l’année 2024, 1 358 millions de tonnes de marchandises (vrac solide, liquide, marchandises générales et conteneurs) ont transité par les ports brésiliens, soit une hausse de +4,23 % par rapport à 2023. De janvier à juillet 2025, le trafic portuaire a atteint 780,4 millions de tonnes, soit une croissance de 1,76 % par rapport à la même période de 2024.

Le port de Santos, principal hub d’Amérique latine, est au cœur des enjeux logistiques. Le terminal de DP World à Santos a établi un record en 2024, avec 1,25 million de TEUs traités, soit une hausse annuelle de 14 %. En décembre 2025, DP World a approuvé un nouveau cycle d’investissement de 1,6 milliard de reais (296 millions USD) pour renforcer la capacité de manutention du terminal de Santos de 25 %, portant la capacité totale à 2,1 millions de TEUs d’ici 2028.

Au niveau national, le programme gouvernemental Novo PAC soutient activement la modernisation du secteur. Pour réduire la dépendance envers Santos, le gouvernement brésilien incite au développement de ports régionaux. Le Novo PAC a alloué 54,7 milliards de reais (10,8 milliards USD) pour 37 nouvelles concessions portuaires d’ici 2026, avec un focus sur les régions Nord et Nord-Est. En 2025, le gouvernement a alloué 20 milliards de reais pour des projets portuaires, dont 18 milliards provenant d’investisseurs privés.

Cependant, la croissance du trafic exerce une pression croissante sur des infrastructures encore insuffisantes. En 2024, seulement 23 % des 5 663 navires-conteneurs répertoriés sont partis selon le calendrier prévu. Les retards ont affecté 55 % des navires dans les grands ports comme Santos, certains attendant jusqu’à dix jours pour accoster. Les coûts logistiques du Brésil représentent actuellement environ 12 % du PIB, un niveau élevé qui pèse sur la compétitivité du pays.

Procédures douanières

Le contrôle douanier est réalisé par la Receita Federal, la douane brésilienne. Il porte sur la vérification de la marchandise : il implique de vérifier si la marchandise a été autorisée, si la déclaration douanière est correcte et si les droits ont bien été payés.

Les exportateurs étrangers et les importateurs brésiliens doivent s’inscrire auprès du Secrétariat au commerce extérieur (SECEX), une filiale du ministère du Développement industriel et du Commerce (MDIC). L’obtention d’une licence RADAR est essentielle pour toute entreprise souhaitant importer au Brésil. La licence RADAR permet d’obtenir un mot de passe pour accéder au Système intégré du commerce extérieur brésilien (SISCOMEX). Le SISCOMEX est un système électronique intégré de documentation commerciale conçu par le gouvernement brésilien pour contrôler et surveiller le commerce extérieur brésilien.

En fonction des informations fournies dans la Déclaration d’Importation (DI) et d’autres sources, les marchandises passent par l’un des quatre canaux de dédouanement. L’algorithme du SISCOMEX attribue un canal de manière aléatoire, en prenant en compte l’historique de l’importateur et le type de produit. Plus l’historique des transactions d’un importateur est cohérent, plus il est probable qu’il ne soit pas soumis à des inspections (Canal Vert). À l’inverse, un importateur novice est plus susceptible de subir des contrôles plus approfondis (Canaux Jaune ou Rouge).

Les principaux impôts appliqués lors d’une importation au Brésil sont les suivants : l’Impôt à l’Importation (II), calculé sur la valeur douanière CIF ; l’Impôt sur les Produits Industrialisés (IPI), calculé sur la base de la valeur douanière augmentée du montant de l’II ; le PIS/PASEP-Importation et le COFINS-Importation, deux taxes fédérales sociales variant selon les produits (environ 2,10 % et 9,65 %). À ces impôts d’importation s’ajoute l’Impôt sur la Circulation des Marchandises et Services (ICMS), taxe fixée par chaque État fédéré (équivalent de la TVA), variable de 0 à 25 % en fonction des produits et de l’État dans lequel est réalisée l’importation. Des taxes diverses telles que l’AFRMM (Additionnel de Fret pour la Rénovation de la Marine Marchande, 25 % de la valeur du fret maritime), uniquement pour les importations par fret maritime, et la taxe SISCOMEX, qui varie en fonction du nombre de produits et de la NCM, s’ajoutent également.

Une réforme fiscale de grande ampleur est en cours. Le Brésil a adopté une réforme fiscale globale via l’Amendement constitutionnel n°132, visant à simplifier et moderniser son système fiscal complexe. La réforme remplace cinq taxes existantes (PIS, Cofins, IPI, ICMS et ISS) par deux nouvelles dans un modèle de TVA duale : la Contribution fédérale sur les Biens et Services (CBS) et la Taxe d’État et municipale sur les Biens et Services (IBS). La mise en œuvre est progressive : 2025 marque la publication des lois complémentaires réglementant CBS et IBS ; en 2026, adoption des lois relatives aux régimes spéciaux ; en 2027, début de la collecte de la CBS ; en 2029, démarrage progressif de l’IBS ; en 2033, élimination complète des taxes actuelles.

La classification douanière s’effectue via la Nomenclature Commune du Mercosur (NCM), code à huit chiffres conforme au Système harmonisé. L’importation d’un grand nombre de produits est soumise à une demande de licence préalable auprès du SECEX, seul habilité à la délivrer. Les licences sont valables 60 jours à compter de la date d’expédition des marchandises (parfois à compter de la date de la demande), délai non prorogeable et souvent insuffisant.

⚠ Point d’attention : Des grèves d’inspecteurs des douanes (notamment le mouvement « zéro clearance » de juin 2025 à Santos) ont mis en lumière la fragilité opérationnelle des ports brésiliens et leurs conséquences sur les délais de dédouanement. Les exportateurs français vers le Brésil doivent intégrer ce risque de perturbation ponctuelle dans leur gestion des délais.

Points de vigilance

Complexité fiscale cumulée : Le Brésil dispose de l’un des systèmes fiscaux les plus complexes au monde, structuré sur trois niveaux (fédéral, étatique, municipal) et régi par des réglementations spécifiques dans 26 États et plus de 5 000 municipalités. Cette diversité législative impose une charge administrative et fiscale considérable aux entreprises, particulièrement dans les opérations interétatiques.

Congestion portuaire : Les encombrements sont fréquents, les capacités de stockage limitées, les réseaux logistiques peu efficaces, et les obstacles bureaucratiques aggravent les problèmes. Le port de Santos tourne à pleine capacité ; prévoir des délais supplémentaires notamment en période de pointe agroindustrielle.

Recours au despachante obligatoire : Il est conseillé dans tous les cas de travailler avec un très bon courtier en douane (despachante) brésilien, qui sera seul à même d’être informé en temps et en heure des réglementations douanières.

Licences d’importation : certains produits nécessitent une licence préalable non automatique, à obtenir avant l’embarquement. Les licences textiles sont soumises à des conditions de paiement strictes (30 jours à compter du B/L). En cas de non-conformité avec les exigences légales du pays, les Douanes sont en droit d’appliquer de fortes amendes, allant couramment jusqu’à 100 % des droits de douane usuels.

Réforme fiscale en cours : la transition vers le nouveau système de TVA duale s’étend jusqu’en 2033. Les entreprises importatrices doivent surveiller les ajustements réglementaires annuels et adapter leurs systèmes de facturation électronique en conséquence.

Coûts logistiques intérieurs : le « custo Brasil » (coût Brésil) reste un facteur pénalisant. Les coûts de transport intérieur, l’état variable des routes et la dépendance au transport routier (qui assure l’essentiel du transport de fret intérieur) peuvent générer des surcoûts et des délais supplémentaires au-delà du port de débarquement.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (2023), Banque mondiale – B-READY 2025 (2025), DG Trésor – Secteur portuaire brésilien (2024), Ambassade de France au Brésil – Douanes (2026), Ambassade de France – Fiscalité douanière à l’import (2026), DP World – Investissement Santos (décembre 2025), FreytWorld – Brazil’s Ports 2025 (2025), DHL Global Connectedness Report 2026 (2026), NovaTrade – Dédouanement au Brésil (2025), Edicom – Réforme fiscale Brésil (2025)

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