Pétrole : Face à la flambée des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a levé pour 30 jours les sanctions américaines à l’encontre de la Russie en autorisant jusqu’au 11 avril la vente du pétrole russe chargé avant le 12 mars. Une aubaine pour Moscou dont les revenus pétroliers et gaziers ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la guerre en Ukraine. Moscou revendique 100 millions de barils en mer, soit légèrement moins qu’une seule journée de demande mondiale tandis que le Centre pour la recherche sur l’énergie et la propreté de l’air table sur la moitié. Le pétrole ESPO (Eastern Siberia–Pacific Ocean oil) se négocie entre 30 USD et 40 USD de plus par baril qu’avant le début de la guerre. Le pétrole de l’Oural a quant à lui augmenté de 60 %, à 90 USD.
Chine : Le rebond de l’économie chinoise est trompeur estime une note de la société de gestion d’actifs CPR Asset Management. Déjouant les pronostics, la production industrielle chinoise est à la hausse (+ 6,3% sur un an) tout comme la consommation (+2,8 %). Pour les analystes de CPR « une des explications les plus vraisemblables semble être un « effet nouvel an », à la fois lié aux festivités du nouvel an lunaire mais également à des reports de budgets/projets non alloués l’an passé ». « Ce rebond conjoncturel n’est donc pas nécessairement une bonne nouvelle, poursuivent-ils, car un bon début d’année devrait permettre de maintenir la croissance et justifie de facto l’immobilisme des autorités. Dans un contexte de guerre commerciale, le gouvernement chinois a manqué l’occasion d’initier un virage en direction de la demande intérieure en 2025. »
Fret maritime : Depuis le début du conflit au Moyen-Orient les taux de fret ont augmenté de 6 % et de 10 % pour les taux spots. Sur certaines routes, ils se sont envolés. Ainsi, détaille Le Chargeur, la newsletter du commissionnaire Ovrsea « sur les liaisons entre la zone Moyen-Orient-Asie du Sud et l’Europe, l’augmentation atteint 57 % en une semaine avec un pic à 93 % depuis le Sri Lanka… Mais aussi 77 % depuis les Emirats arabes unis ou 50 % depuis l’Inde ».
Transport routier : Le prix du pétrole s’envole et avec lui celui du diesel, impactant tout le secteur du transport routier. En Europe, tous les pays n’ont pas répercuté cette hausse de la même façon, constate Freight Perspectives, la newsletter de Transporeon, éditeur allemand d’une plateforme de gestion de transport. L’Allemagne (où le prix du carburant a augmenté de 25 % entre la 9e et la 11e semaine), la France (+ 18 %), le Danemark (+ 19 %) et la Suède (+ 13%) ont privilégié la maîtrise des dépenses publiques et comptent sur les autorités de la concurrence pour surveiller les prix à la pompe. L’Espagne (+ 16 %), l’Italie (+ 10 %) et l’Autriche (+ 23 %) n’ont pour l’instant mis aucune mesure en place. La Belgique (+ 13 %), la Slovénie et la Croatie utilisent une combinaison de régulation directe des prix ou des marges bénéficiaires sur le marché des carburants. La Roumanie a prolongé un dispositif prévoyant une aide financière directe de 0,85 lei par litre de gazole, réservée exclusivement aux opérateurs de transport routier et de distribution enregistrés. D’après les calculs de Transporeon, la hausse de prix du carburant s’élève à 72 euros pour un trajet entre Saragosse et Rotterdam.
Hôtellerie : Signe de la demande croissante pour des services hôteliers de luxe, la Luxury Hotelschool Paris vient de signer un accord académique avec l’Arab Academy (AASTMT), première université d’Egypte, afin de développer une formation en management hôtellerie de luxe. En parallèle, elle travaille avec le Vietnam, pour développer la coopération dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle avec quatre universités partenaires (VIN University, British University Vietnam (BUV), Dai Nam et Hoa Sen).
Italie : Les Etats-Unis ont finalement reculé. Après avoir annoncé en septembre 2025 son intention de taxer à hauteur de 91 % les pâtes italiennes à partir du 1er janvier 2026, le département américain du Commerce a finalement fixé des droits de douane autour de 5 % : 7 % pour la marque Garofalo, 2,65 % pour Molisana et 5,21 % pour 11 autres marques. Les Etats-Unis sont un marché important pour les fabricants italiens de pâtes qui y ont exporté pour 671 millions d’euros en 2024.
