États-Unis (1) : L’inflation américaine reste tenace et pèse sur les ménages. Les prix ont globalement augmenté de 29 % depuis janvier 2019, avec un écart d’inflation persistant de +3 % entre les ménages à faibles revenus et ceux à revenus élevés, selon une étude d’Allianz Trade. Sont particulièrement concernés les produits de première nécessité tels que le logement (+34 %), l’alimentation (+34 %) et l’électricité (+41 %), qui représentent 64 % des dépenses des ménages à faibles revenus contre 58 % pour les ménages à revenus élevés. Environ un ménage à faibles revenus sur trois consacre près de 95 % de ses revenus à ses besoins fondamentaux. Dans ce contexte, l’assureur-crédit prévoit une croissance modeste des ventes au détail en volume cette année, de l’ordre de + 1 % (et de +4 % en valeur), les détaillants étant plus enclins à répercuter la hausse des droits de douane sur le consommateur final.
États-Unis (2) : Les touristes français boudent les États-Unis. Selon un sondage Ifop, 46 % affirment ne pas souhaiter s’y rendre en voyage. Parmi eux, 59 % motivent leur réponse par la politique menée par Donald Trump. Au-delà du recul du tourisme, une tendance plus profonde se dessine : l’image du pays se dégrade nettement. La cote de sympathie du pays tombe en effet à 22 % en 2026, son niveau le plus bas depuis trente ans, contre 65 % en 2010, sous la présidence de Barack Obama.
Union européenne : La Commission européenne a ouvert, le 17 février, une procédure formelle à l’encontre de Shein, au titre de la législation sur les services numériques, pour sa conception addictive, le manque de transparence des systèmes de recommandation, ainsi que la vente de produits illégaux, y compris de matériel pédopornographique. La Commission va maintenant procéder en priorité à une enquête approfondie. L’agence Coimisiún na Meán, coordinatrice des services numériques en Irlande, sera également associé à l’enquête de la Commission en tant que coordinateur national pour les services numériques dans le pays d’établissement de Shein dans l’UE.
Ukraine : La Parlement européen a adopté le 11 février le prêt de 90 milliards d’euro (Md EUR) en faveur de l’Ukraine proposé en janvier par la Commission. Dans le détail, 60 Md EUR seront alloués au renfort de la défense et 30 Md EUR à l’assistance macro-financière et au soutien budgétaire, par l’intermédiaire de la facilité pour l’Ukraine de l’Union européenne. Tout financement sera soumis à des conditions, notamment la poursuite par l’Ukraine de son engagement en faveur de la gouvernance démocratique et dans la lutte contre la corruption. Ce prêt sera financé par un emprunt commun de l’UE et l’Ukraine le remboursera une fois qu’elle aura reçu des réparations de guerre de la part de la Russie.
Défense (1) : Dans le cadre du mécanisme SAFE (Security Action for Europe), lancé en 2025 pour renforcer la défense nationale des États membres, la Commission européenne a adopté le 11 février les décisions d’exécution portant sur les aides financières à disposition de huit pays : la Belgique (1,25 Md EUR de préfinancement), la Bulgarie (490 M EUR), Chypre (177 M EUR), le Danemark (7 M EUR), l’Espagne (non précisé), la Croatie (255 M EUR), le Portugal (876 M EUR) et la Roumanie (2,5 Md EUR). Un deuxième lot de décisions d’exécution a été adopté le 17 février concernant l’Estonie (351 M EUR de préfinancement), la Grèce (118 M EUR), l’Italie (non précisé), la Lettonie (525 M EUR), la Lituanie (956 M EUR), la Pologne (6,5 Md EUR), la Slovaquie (347 M EUR) et la Finlande (non précisé).
Défense (2) : Le Canada est officiellement devenu, le 15 février, le premier pays tiers à adhérer au programme SAFE. Ses entreprises peuvent désormais s’associer à leurs homologues européennes pour soumissionner à des projets communs incorporant des produits canadiens.
Petits colis : Le Conseil européen a formellement approuvé, le 12 février, la suppression de la franchise de droits de douane et les nouvelles règles douanières concernant les petits colis d’une valeur de moins de 150 euros entrant dans l’UE, en grande partie via le commerce en ligne. En pratique, les tarifs douaniers commenceront à s’appliquer à toutes les marchandises entrant dans l’UE une fois que la plateforme des données douanières de l’UE sera opérationnelle, soit en 2028, selon la Commission. A partir du 1er juillet 2026 et jusqu’au 1er juillet 2028, les États membres de l’UE sont convenus d’introduire provisoirement un droit de douane forfaitaire de 3 euros sur les articles contenus dans les petits colis.
