Uruguay

Économie

Dernière mise à jour : avril 2026

Informations pays

Capitale : Montevideo

Superficie : 176 215 km²

Population : 3,481 millions d’habitants (2025, FMI)

Monnaie : Peso uruguayen (UYU)

Taux de change indicatif USD/UYU : environ 40,5 UYU pour 1 USD (mars 2026, Trading Economics)

PIB nominal : 84,99 milliards USD (2025, FMI)

PIB par habitant (en USD courants) : 34 440 USD (2024, FMI)

Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +1,8 % (données BCU, révisé à la baisse par rapport aux prévisions) ; 2024 : +3,3 % (chiffre révisé par la Banque centrale d’Uruguay)

Inflation (IPC) : 2026 : 3,11 % en glissement annuel en février 2026, le niveau le plus bas depuis janvier 1939 ; 2025 : 3,65 % en décembre 2025, le plus bas depuis août 2005 (Trading Economics / INE Uruguay)

Taux de chômage : 7,3 % en octobre 2025 (INE Uruguay)

Solde budgétaire (secteur public non financier) : déficit de 3,2 % du PIB en 2024 (FMI), ayant entraîné l’activation de la clause d’exception de la règle budgétaire ; le déficit du gouvernement central incluant la sécurité sociale est projeté à 4,1 % du PIB en 2025

Dette publique brute : 70,3 % du PIB en 2024 (Trading Economics)

Solde du compte courant : –1,0 % du PIB en 2024 (DG Trésor), après –3,4 % en 2023 ; un léger excédent courant est attendu en 2025 grâce aux exportations agricoles et au tourisme (S&P, novembre 2025)

Notation souveraine : S&P : BBB+ / perspective stable (confirmé le 26 novembre 2025) ; Moody’s : Baa1 / perspective stable

Indice de développement humain (IDH) : 0,862 en 2023 — catégorie « très haut niveau de développement humain » (ONU/PNUD)

Conjoncture économique

Après une sécheresse sévère en 2023, l’économie uruguayenne a fortement rebondi en 2024 (+3,3 % selon la révision ultérieure de la Banque centrale), portée par une nette reprise des exportations agricoles et par la croissance du tourisme entrant. L’assouplissement monétaire mené par la BCU — de l’ordre de 300 points de base entre avril 2023 et avril 2024 — a également contribué à soutenir la demande intérieure.

En 2025, la croissance a décéléré à 1,8 %, bien en dessous des prévisions initiales du gouvernement. Les analystes de la firme Exante ont relevé que ce résultat reflète une quasi-stagnation de l’économie au second semestre, le chiffre annuel étant soutenu presque exclusivement par l’effet d’entraînement statistique du début d’année. L’industrie manufacturière a toutefois apporté une contribution notable, grâce à l’expansion de la capacité en cellulose et à la reprise de l’activité de raffinage d’ANCAP, ainsi qu’à la bonne tenue de l’agroalimentaire (viande, produits laitiers). En revanche, les secteurs de la construction et de l’agriculture ont pesé négativement, cette dernière accusant un recul de 7,7 % au quatrième trimestre en raison de mauvaises récoltes estivales, tandis que les importations de biens et services ont progressé à un rythme deux fois supérieur à celui des exportations.

Les perspectives pour 2026 sont prudentes, avec une croissance attendue autour de 1,8 %, pénalisée par une récolte agricole médiocre, un peso fort qui érode la compétitivité à l’export et des coûts de main-d’œuvre élevés en dollars. Le FMI projette pour sa part une croissance de 2,4 % en 2026. Cette divergence entre les estimations institutionnelles et les données réelles illustre les incertitudes conjoncturelles.

Sur le front des prix, l’inflation est tombée à 3,11 % en glissement annuel en février 2026, son plus bas niveau depuis janvier 1939. Avec le recul des anticipations inflationnistes, la Banque centrale (BCU) a entamé un cycle d’assouplissement monétaire en juillet 2025. En juin 2025, le taux directeur avait déjà été abaissé de 25 pb, pour atteindre 9,0 %, soutenu par une appréciation notable du peso d’environ 8 % contre le dollar entre janvier et juillet 2025.

Finances publiques et dette

En 2024, le déficit budgétaire du gouvernement central incluant la sécurité sociale a atteint 3,2 % du PIB, entraînant l’activation de la clause d’exception de la règle budgétaire. Pour 2025, ce déficit est projeté à 4,1 % du PIB (ou 3,7 % en incluant les recettes exceptionnelles liées à la loi « Cuarentones »), soit une aggravation de 0,9 point par rapport à 2024. Cette dégradation résulte principalement du report de dépenses depuis 2024 et de nouveaux engagements de dépenses engagés au cours des années précédentes.

La dette publique a augmenté en 2024 pour atteindre environ 69 % du PIB (contre 64 % en 2023), sous l’effet de la dépréciation du peso en 2024 d’environ 10 %, la moitié de la dette étant libellée en devises étrangères. L’Uruguay continue toutefois de bénéficier des coûts d’emprunt les plus faibles d’Amérique latine et a allongé la maturité de sa dette : en 2024, 61 % de la dette arrivaitt à échéance dans plus de cinq ans, contre 51 % en 2014.

Le budget quinquennal présenté par la nouvelle administration vise à réduire le déficit et à stabiliser la dette à moyen terme, en combinant une hausse progressive des recettes (modernisation fiscale, impôt minimum mondial, lutte contre la fraude) et une rationalisation de certaines dépenses. Un dialogue social sur la protection sociale et la sécurité sociale doit aboutir à des propositions d’ici avril 2026.

Contexte politique et gouvernance économique

Yamandú Orsi, de la coalition Frente Amplio (FA, gauche), a pris ses fonctions le 1er mars 2025 pour un mandat de cinq ans, après avoir remporté le second tour de l’élection présidentielle de novembre 2024 avec 49,8 % des voix, marquant le retour au pouvoir du FA après quinze ans d’opposition. Pour rassurer les marchés, Orsi a nommé Gabriel Oddone, économiste modéré, au poste de ministre de l’Économie — signal fort de continuité budgétaire.

Le FA dispose d’une majorité au Sénat (16 des 30 sièges), mais pas à la Chambre des Députés (48 des 99 sièges), ce qui contraint le gouvernement à négocier pour faire adopter ses réformes. Lors de son adresse au parlement en mars 2026 pour son premier bilan, Orsi a souligné que son gouvernement avait pris ses fonctions avec un déficit budgétaire « supérieur à 4 % du PIB », avec des engagements de dépenses nécessitant une révision technique et juridique.

Sur le plan diplomatique, l’administration Orsi entretient des relations distendues avec Washington, notamment après s’être opposée à l’opération américaine visant à capturer Nicolás Maduro, et alors que le blocus pétrolier américain sur Cuba place le gouvernement dans une position délicate vis-à-vis de l’aile gauche de sa coalition.

Commerce extérieur

L’Uruguay affiche un taux d’ouverture commerciale relativement élevé, à 57 % du PIB en 2024, en raison de la taille réduite de son économie et de barrières tarifaires plus faibles que ses voisins.

Les exportations de biens ont atteint 13,49 milliards USD en 2025, leur plus haut niveau en dix ans, en hausse de 5 % sur un an selon Uruguay XXI. La viande bovine représente 20 % du total des exportations, suivie de la cellulose (17 %) et du soja (11 %). Les exportations de viande bovine ont atteint un niveau record de 2,68 milliards USD en 2025, en hausse de 33 % par rapport à 2024, sous l’effet d’une progression des prix (+19 %) et des volumes.

En termes de destinations, la Chine reste le premier partenaire commercial avec 3,49 milliards USD d’achats (26 % du total), suivie du Brésil (en recul de 15 %, pénalisé par des ventes moindres de véhicules et de riz), de l’Union européenne (troisième rang, soutenue par la reprise des exportations bovines) et des États-Unis (quatrième position, en forte hausse de près de 30 %).

Du côté des importations, le Brésil reste le premier fournisseur de l’Uruguay (21,9 % des importations), suivi de la Chine (19,1 %) et de l’Argentine (12 %). La France se positionne comme 11e fournisseur de l’Uruguay, avec 1,5 % des importations.

Accord UE-Mercosur : une opportunité majeure en cours de mise en œuvre

Le 17 janvier 2026, l’Union européenne et le Mercosur ont signé à Asunción l’accord de partenariat (EMPA) et l’accord commercial intérimaire (iTA), créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde. Le 26 février 2026, l’Argentine a ratifié l’accord, suivie par l’Uruguay le 27 février. Le 23 mars 2026, l’UE a notifié aux pays du Mercosur l’application provisoire de l’iTA, avec une entrée en vigueur fixée au 1er mai 2026, entraînant la suppression de certains droits de douane dès le premier jour. Pour l’Uruguay, exportateur net de bœuf, cellulose, soja et produits laitiers, cet accord ouvre des perspectives significatives d’accès au marché européen.

⚠ Point d’attention : Le Parlement européen a voté le 21 janvier 2026 pour saisir la Cour de justice de l’UE d’une demande d’avis sur la compatibilité de l’accord avec le droit européen, ce qui pourrait retarder son entrée en vigueur définitive de deux ans. L’application provisoire de l’iTA à partir du 1er mai 2026 permet néanmoins de commencer à concrétiser les avantages commerciaux.

Structure sectorielle

Le secteur des services contribue à 66,3 % du PIB et emploie 72,3 % de la population active, principalement dans la finance et le tourisme. L’agriculture représente 5,6 % du PIB et emploie 8,7 % de la population active. L’Uruguay dispose de riches terres agricoles, dont près de 90 % sont consacrées à l’élevage (bovins, ovins, chevaux et porcs) ; le riz est la principale culture, suivi du blé, du maïs, de la canne à sucre, du soja et du tabac.

En 2024, la production industrielle a progressé de 1,8 %, tirée principalement par l’industrie du papier (+14,5 %, soutenue par la cellulose), les produits alimentaires (+2,2 %), les produits pharmaceutiques (+13,2 %) et les produits informatiques/électroniques (+24,6 %). Le secteur bancaire est bien capitalisé, très liquide et rentable ; les banques uruguayennes maintiennent des ratios de capital quasi deux fois supérieurs à l’exigence réglementaire minimale.

Points de vigilance

Pour un pays qui maintient le revenu par habitant le plus élevé d’Amérique latine et une notation investment grade, le défi n’est pas celui d’une crise, mais d’un essoufflement graduel. La règle budgétaire impose de la discipline en matière de déficit structurel et de plafond de dette ; la tenir avec une croissance plus faible mettra à l’épreuve la volonté politique de l’administration Orsi.

L’économie uruguayenne reste sensible aux variations des prix des matières premières, aux conditions financières mondiales et aux développements régionaux. Des amortisseurs de liquidité importants, des maturités de dette longues et des conditions d’emprunt favorables limitent les risques immédiats.

L’économie subit un triple frein : une récolte agricole médiocre liée à des conditions sèches, un peso fort qui pèse sur la compétitivité des exportations, et des coûts de main-d’œuvre élevés en dollars. Les réformes favorable-marché engagées en Argentine sous Milei risquent en outre de détourner des flux d’investissement au détriment de l’Uruguay.

La principale confédération syndicale PIT-CNT pousse pour une réduction de la durée du travail de 48 à 40 heures sans réduction de salaire, et pour un abaissement de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans — des mesures que l’administration Orsi juge coûteuses et qu’elle résiste à mettre en œuvre.

La dollarisation partielle du système bancaire persiste : 50 % des prêts résidents et environ 70 % des dépôts résidents sont libellés en dollars, ce qui constitue une vulnérabilité structurelle aux chocs de change.

Sources : FMI – Article IV Uruguay (octobre 2025), FMI – Données Uruguay (2026), DG Trésor – Indicateurs Uruguay (2025), S&P Global Ratings – Uruguay BBB+ (novembre 2025), Trading Economics – Inflation Uruguay (2026), Trading Economics – Chômage Uruguay (2025), Rio Times – PIB Uruguay 2025 (2026), DatamarNews – Exportations Uruguay 2025 (janvier 2026), Americas Quarterly – Conjoncture Orsi (mars 2026), MercoPress – Bilan Orsi (mars 2026), Conseil de l’UE – Accord UE-Mercosur (2026), Crédit Agricole International – Uruguay (2025)

Commerce extérieur

Dernière mise à jour : avril 2026

Vue d’ensemble

L’Uruguay affiche un niveau d’ouverture commerciale relativement élevé, à 57 % du PIB en 2024, en raison de la taille réduite de son économie et de barrières tarifaires plus faibles que ses voisins argentins et brésiliens. En 2024, les échanges commerciaux ont progressé à 21,9 Mds USD (+4,6 % sur un an) et la balance commerciale s’est redressée à -1,5 Md USD, après -3,3 Mds USD en 2023.

En 2025, les exportations de biens ont atteint 13,49 Mds USD — le niveau le plus élevé depuis dix ans — avec une hausse de 5 % par rapport à 2024. Les exportations de services poursuivent leur montée en puissance : sur les neuf premiers mois de 2025, elles atteignaient 7,3 Mds USD (+2 % sur un an), portées par le tourisme et les services globaux.

Exportations de biens : structure et produits

Plus de 80 % des exportations totales de biens sont des produits à base agricole, commercialisés dans plus de 160 pays. En 2025, la viande bovine représentait 20 % des exportations de biens, avec un record historique à 2,68 Mds USD (+33 % par rapport à 2024), porté par une hausse des prix de 19 % et une progression des volumes exportés à 390 000 tonnes. La bœuf a ainsi reclaim sa position de premier produit exporté après avoir été brièvement dépassé par la cellulose en cours d’année 2025.

En 2024, la cellulose représentait 20 % du total des exportations (2,545 Mds USD) ; la viande bovine arrivait en deuxième position avec 16 %, suivie du soja (9 %), des produits laitiers et des concentrés de boissons (6 % chacun). Cette montée en puissance de la cellulose a été portée par la hausse des prix et des volumes grâce à la mise en service de l’usine UPM Paso de los Toros.

En 2025, le tourisme est devenu la quatrième catégorie d’exportation, avec des recettes de 2,04 Mds USD, derrière la viande bovine, les services globaux et la cellulose. Les recettes touristiques ont augmenté de plus de 16 % par rapport à 2024, portées par 3,6 millions de visiteurs internationaux (+8 % sur un an).

Importations

En 2024, l’Uruguay a importé 10,87 Mds USD de biens hors pétrole (+2,2 % sur un an). Les importations de machines et équipements ont totalisé 1,28 Md USD (12 % du total), tirées notamment par les véhicules de chantier et tracteurs en provenance de Chine. Les principales catégories d’importations comprennent les produits pétroliers et minéraux (18 %), les machines et équipements électriques (16 %), les produits chimiques et industriels (16 %) et les équipements de transport (11 %).

Principaux partenaires commerciaux

Clients à l’exportation (2025) : La Chine représentait 26 % des exportations de biens en 2025, avec 3,49 Mds USD d’achats. Le Brésil se classait deuxième, mais avec un recul de 15 % affecté par la baisse des exportations de véhicules et de riz. L’Union européenne arrivait en troisième position, avec une légère hausse portée par la viande bovine, et les États-Unis consolidaient leur quatrième rang avec une croissance de près de 30 %.

Fournisseurs à l’importation (2024) : Le Brésil était le premier fournisseur (21,9 % des importations, -2,7 %), suivi de la Chine (19,1 %, +16,2 %) et de l’Argentine (12 %, +7,5 %). Les États-Unis représentent 13 % des importations ; l’Allemagne, l’Espagne et le Mexique complètent le panel des fournisseurs significatifs.

Relations commerciales bilatérales France – Uruguay

Selon les douanes françaises, les échanges bilatéraux ont atteint 393 MEUR en 2024 (-2,8 % sur un an), les exportations françaises progressant de 24,5 % à 285 MEUR — leur plus haut niveau depuis 2015. Cette performance est portée par les produits pharmaceutiques (+174,4 %), les produits de la construction automobile (+96 %) et les parfums et cosmétiques (+21,5 %).

Les importations françaises depuis l’Uruguay se sont fortement contractées en 2024 (-37,9 %, à 108 MEUR), principalement en raison de la chute des achats de produits de l’élevage (-95 %). Les premiers postes des importations françaises depuis l’Uruguay restent la pâte à papier, le papier et le carton (49,3 %), la viande (17,4 %) et les produits du travail des grains (10,2 %).

Le solde commercial est en faveur de la France, à 177 MEUR en 2024, son plus haut niveau depuis 2015 — soit trois fois plus élevé que le solde de 2023. L’Uruguay est le 8ème client de la France en Amérique latine et son 12ème fournisseur sur le continent en 2024 ; au niveau mondial, il se situe au 103ème rang des fournisseurs de la France et au 93ème rang de ses clients.

La France représentait 1,5 % des achats de l’Uruguay en 2024, se classant au 11ème rang des fournisseurs. Le stock d’investissements directs français en Uruguay s’élevait à 909 MEUR en 2022 (chiffre le plus récent disponible).

Cadre commercial et accords

L’Uruguay est membre de l’Association latino-américaine d’intégration (ALADI) et du Mercosur, et a signé un accord de libre-échange avec le Mexique ainsi qu’un accord commercial avec 21 autres pays dans le cadre du Cycle de São Paulo du Système global de préférences commerciales (SGPC).

L’accord UE-Mercosur constitue une évolution majeure pour le commerce uruguayen. Les pays membres de l’UE ont formellement approuvé l’accord commercial le 9 janvier 2026. L’accord intérimaire commercial entrera en application provisoire à partir du 1er mai 2026, entre l’UE et les pays Mercosur ayant achevé leurs procédures de ratification. L’Argentine a ratifié l’accord le 26 février 2026, suivie de l’Uruguay le 27 février. Le ministère uruguayen de l’Économie estime que cette mise en œuvre pourrait ajouter 1,5 point de pourcentage au PIB et augmenter les exportations d’environ 4 %.

Dans ce cadre, l’Uruguay bénéficiera d’un quota de 99 000 tonnes de viande bovine à un tarif préférentiel de 7,5 % vers l’UE.

Transparence et environnement des affaires

Dans l’édition 2025 de l’Indice de Perception de la Corruption de Transparency International, l’Uruguay obtient un score de 73/100, se classant parmi les 20 premiers pays mondiaux, devant le Japon et le Royaume-Uni. Lors de l’édition 2024 (publiée en février 2025), l’Uruguay occupait le 13ème rang mondial avec un score de 76/100, dépassant le Canada et les États-Unis, et se positionnait au premier rang des Amériques.

Points de vigilance

Concentration géographique : La Chine représentait 26 % des exportations totales de biens en 2025. Tout ralentissement significatif de la demande chinoise en viande bovine, cellulose ou soja aurait un impact direct sur le PIB, les recettes fiscales et la monnaie.

Concentration sectorielle : La structure exportatrice très concentrée sur un petit nombre de matières premières expose structurellement le pays à des chocs de prix et de demande, qu’aucun accord commercial ne peut entièrement atténuer.

Perspectives 2026 prudentes : Uruguay XXI projette des exportations de biens en léger recul à 13,16 Mds USD pour 2026 (-3 % par rapport au record de 2025), citant un environnement international plus incertain — tensions commerciales mondiales, perturbations des coûts de fret et possible ralentissement de la demande chinoise en produits de base.

Dépendance régionale : L’Uruguay reste exposé à l’instabilité économique chronique de son voisin argentin et aux sécheresses régulières qui affectent les productions agricoles.

⚠ Point d’attention : Le 2 avril 2025, l’administration Trump a annoncé des droits de douane généralisés par pays, assortis d’un taux plancher universel de 10 % appliqué aux pays non spécifiquement listés. Ces politiques tarifaires ont fluctué tout au long de l’année selon les deals conclus et les exemptions accordées. Le 20 février 2026, la Cour suprême américaine a invalidé (6-3) les tarifs basés sur l’IEEPA, laissant en place uniquement les nouveaux tarifs de la section 232. L’Uruguay, non spécifiquement ciblé et exportant principalement des produits agricoles vers les États-Unis, reste soumis au taux de base de 10 % sur ses ventes vers ce marché, qui représentait environ 9 % de ses exportations de biens en 2024.

Note d’alerte commerce : La Commission européenne a conclu le 17 janvier 2026 les négociations pour un accord commercial avec le bloc du Mercosur, Marché commun du sud associant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Le processus de ratification par l’Union européenne est en cours mais l’exécutif bruxellois a décidé l’entrée en vigueur provisoire de cet accord le 1er mai 2026. Il doit permettre une réduction des droits de douane progressive sur les échanges commerciaux entre les deux blocs. Les échanges agricoles et agroalimentaires restent réglementés par des quotas et des clauses de sauvegarde renforcées (Source : lemoci.com)

Sources : Uruguay XXI – Foreign Trade Annual Report 2025 (2026), DG Trésor – Commerce extérieur Uruguay (2025), DG Trésor – Relations bilatérales France-Uruguay (2025), The Rio Times – Uruguay Exports Q1 2026 (avril 2026), DatamarNews – Uruguay exports 2025 (janvier 2026), U.S. Commercial Service – Uruguay Market Overview (2025), MercoPress – Ratification EU-Mercosur (février 2026), Commission européenne – EU-Mercosur trade agreement (2026), Transparency International – CPI 2025 (février 2026), Travel2Latam – Tourisme Uruguay 2025 (février 2026), Trading Economics – Uruguay Balance of Trade (2025)

Risques et paiements

Dernière mise à jour : avril 2026 Évaluations du risque pays – Uruguay Notations des organismes de référence Les principales agences et organismes spécialisés convergent pour classer l’Uruguay parmi les pays à risque modéré à satisfaisant d’Amérique latine, une position qui le distingue...


Mobilité

Dernière mise à jour : avril 2026

S’y rendre et s’y installer – Uruguay

Formalités d’entrée

Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour se rendre en Uruguay. Les séjours d’affaires ou de tourisme de moins de 90 jours ne requièrent aucune démarche préalable. La simple présentation d’un passeport en cours de validité suffit pour entrer sur le territoire. Ce passeport doit être valable au moins 6 mois après la date de sortie du territoire uruguayen.

Le séjour sans visa peut être prolongé de trois mois auprès de la Dirección Nacional de Migraciones (Direction nationale des Migrations). Il n’est toutefois pas possible de rester plus de six mois consécutifs — prolongation comprise — sur une période de douze mois glissants.

Les Français âgés de moins de 30 ans peuvent solliciter un visa dans le cadre du programme « vacances-travail » (PVT) auprès de la section consulaire de l’ambassade d’Uruguay en France, à Paris. Le prix de ce visa est fixé à 60 €, payable en pesos uruguayens une fois sur place.

Les dispositions relatives aux voyageurs d’affaires sont les mêmes que celles s’appliquant aux touristes. Pour plus d’informations, consulter la rubrique Entrée/Séjour de la fiche France Diplomatie.

Sécurité sur place

À l’exception du département-capitale (Montevideo) et du département de Canelones, l’ensemble du pays est classé en vigilance normale (en vert) par le Quai d’Orsay. S’il est souvent considéré comme sûr en regard des standards sud-américains, l’Uruguay se caractérise par un taux d’homicides élevé (sept fois supérieur à la France), essentiellement mû par les guerres de territoires entre bandes rivales impliquées dans la vente de drogue.

En 2025, l’Uruguay a enregistré sa première baisse à deux chiffres des homicides en quatre ans, terminant l’année avec 369 meurtres et un taux d’homicides de 10,3 pour 100 000 habitants. Les vols à main armée ont également reculé de près de 15 % au premier semestre 2025, passant de 9 508 à 8 083 signalements.

Une attention particulière doit être prêtée dans certains quartiers touristiques (port, vieille ville, centre de Montevideo), particulièrement en soirée et la nuit, et notamment pour les voyageurs débarquant de bateaux de croisière ou des navettes fluviales entre l’Argentine et l’Uruguay. La petite délinquance connaît un pic saisonnier durant la période estivale uruguayenne (décembre à mars) : les stations balnéaires sont particulièrement touchées, les visiteurs devenant des cibles privilégiées pour les criminels opportunistes.

Selon le Global Peace Index 2025 (Vision of Humanity), l’Uruguay obtient un score de 1,78 et se classe 48e mondial sur 163 pays. Il occupe la 2e place parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Chiffres clés

Indice GPI 2025 : score de 1,78 — 48e rang mondial (sur 163 pays)

Taux d’homicides 2025 : 10,3 pour 100 000 habitants (369 meurtres sur l’année)

Qualité de vie : Uruguay classé 1er en Amérique latine selon le Numbeo Quality of Life Index 2025, avec un score de 139,81

Qualité de vie Mercer : Montevideo classée 92e mondiale selon le Mercer Quality of Living 2024, première ville d’Amérique du Sud

Taux de chômage (août 2025) : 7,0 %, en baisse par rapport à 8,4 % en août 2024

Présence française

L’ambassade de France en Uruguay est située à Montevideo. Depuis septembre 2025, son ambassadrice est Virginie Bioteau. L’ambassade est établie Av. Uruguay 853 – Montevideo 11100 ; tél. : +598 2170 50 000 depuis l’étranger.

France Consulaire est joignable du lundi au vendredi de 14h00 à 20h00 (heure de Paris), par appel audio via Internet (gratuit), via un numéro local ou un numéro français. Numéro local : +598 29 092 786 — Numéro international : +33 2 52 88 21 36 — Urgences : +598 9472 7097 — Courriel : [email protected] — Site : uy.ambafrance.org

En dehors de l’ambassade à Montevideo, la France dispose de deux représentations consulaires honoraires en Uruguay, à Maldonado et à Paysandú.

Si vous partez vivre en Uruguay pour plus de 6 mois, il est fortement recommandé de vous inscrire sur le registre des Français établis hors de France. Cette inscription s’effectue en ligne via monespace.mfe.fr.

Marché du travail et installation

Le marché du travail en Uruguay offre de réelles opportunités, mais elles ne se distribuent pas uniformément. Le pays combine stabilité politique, sécurité relative et écosystème technologique en forte croissance. Pour les expatriés dans les métiers de la tech, des services globaux et du télétravail international, le tableau est globalement favorable : salaires corrects par rapport au coût local, environnement agréable, régime fiscal intéressant pour les revenus étrangers.

Le marché présente des disparités : le chômage touche davantage les femmes (8,3 %) que les hommes (5,9 %), et les 14-24 ans font face à un taux préoccupant de 23,2 %. Le salaire net moyen s’établit à environ 40 249 UYU par mois (environ 1 000 USD). La maîtrise de l’espagnol reste indispensable pour quasiment tous les postes. Les secteurs les plus accessibles pour les étrangers demeurent les technologies de l’information, l’enseignement des langues étrangères et le télétravail pour des entreprises hors Uruguay.

Contrairement à d’autres pays, l’Uruguay ne délivre pas de « permis de travail » isolé : le droit de travailler découle directement du statut de résidence — un point clé pour tout projet d’expatriation. Le cadre légal est favorable, avec des procédures d’embauche simplifiées pour les étrangers et un droit du travail clair : semaine de 44 heures, 20 jours de congés annuels, 13e mois, majorations pour heures supplémentaires.

Les principales plateformes d’offres d’emploi locales sont Buscojobs.com.uy, Computrabajo Uruguay et LinkedIn Uruguay. La Chambre de Commerce et d’Industrie France-Uruguay (CCI France Uruguay) propose également un outil de recrutement et peut orienter les Français à la recherche d’opportunités.

Fiscalité des nouveaux résidents (réforme 2026)

Au 1er janvier 2026, le régime de « Tax Holiday 2.0 » est entré en vigueur en Uruguay, dans le cadre de la Loi budgétaire nationale 2025-2029 (Ley N° 20.446). Ce régime actualisé remplace l’ancien dispositif et introduit de nouvelles conditions d’éligibilité et d’investissement.

La loi 20.446 relève significativement le seuil d’investissement immobilier pour accéder à la résidence fiscale via ce canal : il passe à environ 2 000 000 USD (12,5 millions d’unités indexées – UI), contre environ 590 000 USD auparavant. Une voie alternative est créée : une contribution annuelle de 100 000 USD à un Fonds national d’innovation pendant 11 ans. En revanche, si la résidence fiscale est obtenue par le critère de présence physique (plus de 183 jours par an en Uruguay), le Tax Holiday de 10 ans reste accessible sans condition d’investissement.

Les résidents fiscaux qui avaient qualifié avant le 31 décembre 2025 conservent intégralement leur régime antérieur. L’Uruguay demeure une juridiction recherchée pour les projets d’expatriation fiscale, notamment grâce à sa stabilité institutionnelle et à une fiscalité historiquement favorable pour les nouveaux résidents.

Coût de la vie

Selon Numbeo (données 2025), le coût mensuel estimé pour une famille de quatre personnes en Uruguay atteint environ 2 860 USD hors loyer. Pour une personne seule, ce budget s’établit à environ 800 USD hors loyer. Selon le classement Mercer Cost of Living 2024, Montevideo figure parmi les villes les plus chères d’Amérique du Sud pour les expatriés, notamment en matière de logement, de restauration et de services.

Sur le plan des comparaisons internationales, Montevideo se distingue par le carburant le plus cher des Amériques et l’un des prix les plus élevés pour le denim ou les chaussures de sport dans la région. L’Uruguay a toutefois maintenu une inflation relativement contenue par rapport au reste de la région ces dernières années, tandis que les salaires nominaux ont continué de croître régulièrement.

Vie pratique

Trois opérateurs mobiles se partagent le marché : Antel (entreprise publique), Movistar et Claro. Les réseaux 4G et 5G couvrent les grands centres urbains avec une bonne connectivité, tandis que la qualité de la connexion est plus aléatoire en zone rurale.

Les touristes et expatriés français peuvent conduire un véhicule en Uruguay avec le permis de conduire international, à demander auprès de la préfecture du lieu de résidence avant le départ. Les résidents doivent en revanche faire une demande de permis uruguayen valable 10 ans auprès des autorités locales (Intendencia), sur présentation du permis français et après une visite médicale de routine.

L’entrée de médicaments est particulièrement contrôlée en Uruguay : il est recommandé de voyager avec l’ordonnance correspondante en cas de traitement chronique. Face aux frais d’hospitalisation et de santé parfois très élevés à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance couvrant tous les frais médicaux, y compris chirurgie et hospitalisation.

Les produits agricoles et frais (fruits, légumes, produits laitiers et animaliers) sont confisqués et détruits à l’arrivée à l’aéroport.

Conseils pratiques

Ne pas transporter tous ses papiers et son argent liquide dans un seul sac ; sortir avec le strict minimum et conserver en lieu sûr (coffre de l’hôtel) argent et passeport — ne circuler qu’avec une photocopie.

En cas d’agression ou de vol, ne pas résister : les assaillants, parfois armés, n’hésitent pas à faire feu sur leurs victimes.

S’inscrire sur le Fil d’Ariane (pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane) avant tout séjour et se préenregistrer auprès du consulat pour les séjours prolongés.

Mettre à jour les vaccinations DTP et ROR avant le départ. En fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.

Ne pas envisager une installation sans épargne solide, compétence très recherchée ou revenu externe : de nombreux témoignages déconseillent de venir « tenter sa chance » en Uruguay sans filet de sécurité financier.

La réforme fiscale 2026 impose une approche structurée pour sécuriser un transfert de résidence fiscale. L’Uruguay demeure attractif, mais les nouvelles conditions exigent une analyse préalable selon le type de revenus et le mode d’accès à la résidence.

Sources : France Diplomatie – Conseils aux voyageurs Uruguay (2026), Ambassade de France en Uruguay (2025), Statista – Global Peace Index Uruguay 2025, Vision of Humanity – GPI 2025, Mercer Quality of Living 2024, Uruguay XXI – Numbeo Quality of Life Index 2025, Expat.com – Living in Uruguay 2025, InSight Crime – Homicide Round-Up 2025, Valmerand – Évolutions fiscales expatriés Uruguay 2026, Global Citizen Solutions – Living in Uruguay 2026, NTL International – Uruguay Tax Residency 2026, Numbeo – Cost of Living Montevideo (mars 2026)

Contacts

Dernière mise à jour : avril 2026

Les acteurs publics

AMBASSADE DE FRANCE EN URUGUAY
Représentation permanente de l’État français en Uruguay, l’ambassade assure les missions diplomatiques, consulaires et de promotion économique. Elle héberge également le service économique et la section consulaire.
Adresse : Avenida Uruguay 853, 11100 Montevideo
Tél. : +598 21705 0000
Urgences : +598 9472 7097 (nuit, week-ends et jours fériés)
Email : [email protected]
Site : https://uy.ambafrance.org

SECTION CONSULAIRE — FRANCE CONSULAIRE
France Consulaire est joignable du lundi au vendredi de 14h00 à 20h00 (heure de Paris) par appel audio via internet (gratuit), via un numéro local ou via un numéro français.
Tél. local : +598 2909 2786
Tél. international : +33 2 52 88 21 36
Site : https://uy.ambafrance.org

BUSINESS FRANCE — BUREAU DE BUENOS AIRES (couverture Uruguay)
Business France accompagne les entreprises françaises dans leurs projets de développement à l’export sur le marché uruguayen, avec des services de conseil, de mise en relation avec des partenaires, de communication et de VIE. L’Uruguay est couvert depuis le bureau régional de Buenos Aires.
Email : [email protected]
Site : export.businessfrance.fr/uruguay

SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL — DG TRÉSOR (CÔNE SUD, Buenos Aires)
Le Service économique régional pour le Cône Sud assure la promotion des relations économiques, financières et commerciales bilatérales entre la France et les pays de la zone : l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Chili.
Adresse : Avenida del Libertador 498, Piso 17, C1001 ABR Buenos Aires (Argentine)
Chef de service : M. Stéphane TABARIE, Chef du Service économique régional pour le Cône Sud
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/UY

CONSEILLER ÉCONOMIQUE À L’AMBASSADE DE FRANCE EN URUGUAY
Un conseiller économique est présent directement à l’ambassade de Montevideo pour le suivi des relations bilatérales France-Uruguay.
Contact : Mme Emma Paquet — Av. Uruguay 853, Montevideo — Tél. : +598 (2) 170 50 106
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/UY

ATTACHÉ DOUANIER FRANÇAIS (compétence régionale)
La douane française dispose d’un réseau de correspondants à l’étranger : les attachés douaniers compétents pour l’ensemble des pays de leur zone. Ils exercent leurs missions en appui et en coordination avec les services du MEAE, autour de trois missions : lutte contre la fraude douanière, action économique douanière et coopération douanière. L’Uruguay relève de la compétence de l’attaché douanier près l’ambassade de France au Brésil (São Paulo) pour les questions régionales de l’Amérique du Sud australe.
Email Brésil : [email protected]
Tél. : +55 11 9 96 79 44 56
Annuaire complet : douane.gouv.fr — Annuaire des attachés douaniers

CONSEILLERS DU COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE (CCEF) — section Argentine, Uruguay et Paraguay
Les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) sont nommés pour 3 ans par décret du Premier Ministre. Depuis plus de 110 ans, ils mettent bénévolement leur expérience au service de la présence économique française, en conseillant les pouvoirs publics et en accompagnant les PME dans leur développement international. La section Argentine, Uruguay et Paraguay des CCEF est constituée de 32 dirigeants d’entreprise.
Site : cnccef.org

Les acteurs privés

CCI FRANCE URUGUAY (CCIFUY)
La CCI France Uruguay a pour mission de favoriser les échanges commerciaux entre la France et l’Uruguay. Elle favorise le networking et accompagne les entreprises françaises dans leur développement export et leur implantation à l’étranger. Elle aide à exporter et à s’implanter en Uruguay : informations, recrutement, création d’entreprise, prospection, location de bureaux.
Adresse : Av. Uruguay 853 c/o Ambassade de France en Uruguay, 11100 Montevideo
Tél. : +598 2903 2118
Directeur Général : Jean-Charles JOACHIM — [email protected]
Site : www.ccifuy.com

URUGUAY XXI — Agence de promotion des investissements et des exportations
Uruguay XXI est l’agence de promotion des investissements et des exportations de l’Uruguay. Elle travaille à l’internationalisation de l’économie du pays en attirant des investissements étrangers et en promouvant les exportations. Interlocuteur de référence pour tout investisseur ou exportateur cherchant à s’implanter en Uruguay.
Site : www.uruguayxxi.gub.uy

Avocats d’affaires francophones

La liste ci-dessous est établie à titre indicatif. Elle ne constitue pas une recommandation de l’Ambassade de France ou du MOCI, et n’engage pas leur responsabilité quant à la qualité des prestations ou au montant des honoraires.

CABINET ALDANA OLASO & SAPOLINSKI
Avocat-conseil de l’Ambassade de France en Uruguay. Me Marcela ALDANA est francophone (avocate et notaire).
Adresse : San José 1110, piso 4, Montevideo
Tél. : +598 29 01 52 24 — Portable : +598 9495 4039
Email : [email protected]
Site : aos.com.uy

CABINET GUYNOT DE BOISMENU
Me Alexis GUYNOT de BOISMENU, avocat français, basé à Carrasco, Montevideo. Conseil juridique en droit des affaires pour clientèle française et internationale.
Adresse : Sanlucar 1595 esq. Esteban Elena, Carrasco, Montevideo
Tél. : +598 2600 5505
Email : [email protected]
Site : www.gdb.com.uy

ESTUDIO CORBRAN
Me Roxana CORBRAN, avocate française, dispose d’une double implantation à Montevideo.
Adresse : Avda Uruguay 1378 ou Avda Italia 6554, Montevideo
Tél. : +598 2604 3845 / +598 2409 4685 — Portable : +598 99 92 64 36
Site : www.estudiocorbran.com

CABINET ALPHABETO URUGUAY
Me Jenifer ALFARO, avocate francophone. Cabinet Alphabeto Uruguay.
Adresse : Plaza Cagancha 1335, Montevideo
Tél. : +598 2904 4747
Email : [email protected]
Site : www.alphabeto.com.uy

FERRERE
FERRERE est le plus grand cabinet d’avocats en Uruguay et le seul cabinet purement sud-américain à présence multi-juridictionnelle. Il compte 200 avocats en Bolivie, Paraguay et Uruguay. Le cabinet conseille principalement des multinationales, dont cinq des 25 premières entreprises Fortune 500, et de nombreux cabinets internationaux font appel à FERRERE pour assurer leur couverture régionale. Me Julio IRIBARNE, francophone, y est référencé comme interlocuteur pour les clients français.
Adresse (siège) : Edificio Ferrere, Juncal 1392, Montevideo — Tél. : +598 2 900 1000
Email : [email protected]
Site : www.ferrere.com

BRAGARD ABOGADOS
Bragard est un cabinet full-service avec une longue expérience dans le traitement de transactions complexes et de dossiers financiers. Il est particulièrement reconnu en banque, finance, marchés de capitaux, M&A, droit corporate, fiscal et arbitrage international. Le managing partner Jean Jacques Bragard est reconnu par LACCA comme l’un des avocats leaders en Uruguay et dans la région.
Adresse : Yamandú Rodríguez 1321, CP 11500, Montevideo
Tél. : +598 2600 4447
Email : [email protected]
Site : www.bragard.com.uy

CABINET FACAL — YELPO & FACAL
Me Julio FACAL, avocat francophone, spécialiste du droit des affaires à Montevideo.
Adresse : 18 de Julio 1296 #701, Montevideo
Tél. : +598 2908 4665 — Portable : +598 9850 2020
Email : [email protected]
Site : www.yelpofacal.com


Sources d’information internet

Ambassade de France en Uruguay — site officiel : actualités, services consulaires, liste d’avocats

DG Trésor — Fiche pays Uruguay : données économiques, relations bilatérales, brèves bimensuelles du Cône Sud

Business France — Export en Uruguay : accompagnement export, VIE, mise en relation

CCI France Uruguay : réseau d’affaires franco-uruguayen, services aux entreprises

Uruguay XXI : agence officielle de promotion des investissements et des exportations

Conseils aux voyageurs — MEAE : sécurité, formalités d’entrée, contacts d’urgence

Annuaire des attachés douaniers à l’étranger — Douane française

Liste de notoriété des avocats — Ambassade de France en Uruguay (mise à jour décembre 2025)

CCI France International — Uruguay

Sources : Ambassade de France en Uruguay (2025), DG Trésor — Uruguay (2026), Business France Uruguay (2025), CCI France Uruguay (2025), Liste avocats Ambassade de France Uruguay (décembre 2025), Annuaire attachés douaniers DGDDI (février 2026), Uruguay XXI (2025), DG Trésor — Commerce bilatéral France-Uruguay (2025)

Logistique & Douane

Dernière mise à jour : avril 2026

Logistique et douane – Uruguay

Positionnement logistique global

L’Uruguay se positionne comme l’une des économies les plus ouvertes d’Amérique latine. Le pays s’est de plus en plus promu comme un hub logistique et de distribution régional de premier plan. Le commerce extérieur représente 52 % de son PIB selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale.

Le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale est fondé sur une enquête mondiale auprès d’opérateurs logistiques internationaux évaluant la « convivialité logistique » des pays avec lesquels ils commercent. L’édition 2023 permet des comparaisons entre 139 pays — c’est la dernière édition disponible à ce jour, aucun LPI n’ayant été publié depuis lors. Il mesure six dimensions : performance douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, qualité des services logistiques, traçabilité et ponctualité des livraisons. Les données Uruguay spécifiques du LPI 2023 ne sont accessibles que via l’interface interactive du site lpi.worldbank.org (chiffre le plus récent disponible).

Le programme B-READY de la Banque mondiale, successeur du Doing Business (arrêté en 2021), évalue l’environnement des affaires dans 101 économies dans son édition intérimaire 2025. Les trois premières éditions du rapport couvriront progressivement environ 170 économies dans le monde, ce séquencement étant nécessaire pour rassembler les données d’experts et affiner la méthodologie du projet. L’Uruguay n’est pas inclus dans les éditions 2024 et 2025 du B-READY ; sa couverture est prévue dans une édition ultérieure.

Dans l’Index of Economic Freedom 2026 de la Heritage Foundation, l’Uruguay figure en 5e position dans la catégorie « Mostly Free » pour la région Amériques. Le score global de l’Uruguay s’établit à 70 points en 2025, inchangé par rapport à 2024, contre une moyenne mondiale de 60 points sur 174 pays.

Infrastructure de transport

Port de Montevideo

Le port de Montevideo, principale porte d’entrée maritime de l’Uruguay, est en cours de modernisation significative pour renforcer sa capacité et son efficacité. Ces développements sont essentiels pour soutenir la croissance économique du pays et maintenir sa position de hub logistique clé dans la région.

Le port opère 11 postes à quai, dont des terminaux dédiés aux conteneurs (TCP – Terminal Cuenca del Plata), des quais polyvalents, et des installations spécialisées pour les passagers, la pêche et le vrac. Les principales installations comprennent la TCP pour les conteneurs et la Terminal Granelera Montevideo (TGM) pour les céréales.

La Terminal Cuenca del Plata (TCP) a confié le contrat de développement à un consortium formé de Jan de Nul, Mota-Engil et Stiler. TCP est une coentreprise entre Katoen Natie (80 %) et l’Administration nationale des ports d’Uruguay (ANP, 20 %). Ce projet ambitieux, soutenu par un investissement d’environ 455 millions de dollars, vise à doubler la capacité annuelle du terminal, en faisant l’un des terminaux à conteneurs les plus efficaces d’Amérique du Sud.

Le dragage augmente la profondeur du chenal d’accès de 13 à 14 mètres, permettant au port de traiter des navires ayant un tirant d’eau allant jusqu’à 13 mètres. Une profondeur de 17 mètres au niveau du quai garantira que ce quai est prêt pour un éventuel approfondissement futur du chenal d’accès afin d’accueillir des navires encore plus grands.

Le cas le plus emblématique est le port de Montevideo, où la TCP, opérée par Katoen Natie, a vu sa concession prorogée en 2021 jusqu’en 2081, consolidant un schéma à très long terme lié à des engagements d’investissement.

⚠ Point d’attention : Le projet clé confié à Jan De Nul, visant à doubler la capacité d’accostage, accuse un retard significatif en raison de difficultés techniques avec les contractants, retardant potentiellement l’achèvement jusqu’en 2027. Par ailleurs, au cours des cinq premiers mois de 2025, une réduction générale d’environ 30 % du mouvement de conteneurs à l’import/export a été enregistrée, et d’environ 50 % pour le transit et le transbordement.

⚠ Point d’attention : Le corridor biocéanique Pacifique-Atlantique, reliant le Brésil au Chili ou au Pérou, pourrait contourner l’Uruguay entièrement. La perte potentielle du trafic paraguayen représente près de 48 % du mouvement de conteneurs de Montevideo, et sa diversion vers les ports brésiliens ou de Buenos Aires constituerait un coup sévère. La date d’achèvement estimée du corridor est fin 2026 ou début 2027.

Réseau routier

Les résultats d’une évaluation nationale récente montrent que 82 % des sections analysées ont obtenu au moins 3 étoiles selon le standard de sécurité routière recommandé par les Nations Unies via l’Organisation mondiale de la santé. Le réseau routier demeure le principal mode d’acheminement des marchandises vers l’intérieur du pays : les relations commerciales étroites de l’Uruguay avec le Brésil et l’Argentine, et la concentration de la population dans la capitale Montevideo, font que les flux commerciaux intra-zones transitent principalement par le réseau routier.

Réseau ferroviaire

Le secteur ferroviaire uruguayen est en cours de revitalisation progressive. L’entrée récente du Grupo RAS comme nouvel opérateur ferroviaire marque une étape significative vers la diversification et la modernisation de la logistique de fret, faisant suite à d’importants travaux de remise à niveau, notamment la revitalisation du chemin de fer central reliant le port de Montevideo à l’intérieur du pays. Des opportunités existent pour développer des solutions de transport multimodal et améliorer la compétitivité du fret, mais des défis persistent : couverture limitée du réseau, infrastructures vieillissantes dans certaines régions et besoin de soutien réglementaire et institutionnel constant.

Transport aérien

L’Uruguay dispose d’aéroports francs, dont l’aéroport international de Carrasco, offrant des avantages similaires aux zones franches pour le fret aérien. Les marchandises stockées dans les aéroports francs sont exemptées de droits d’importation et de taxes jusqu’à cinq ans, ce qui en fait une option idéale pour les expéditions urgentes. Latin America Cargo City est une zone franche multimodale au sein de l’aéroport international de Montevideo et la seule zone franche aéroportuaire d’Amérique latine.

Zones franches et régimes logistiques spéciaux

Le régime de zones franches a été établi en 1987 et est resté inchangé à travers sept gouvernements. Il existe onze zones franches à travers le pays, qui représentent environ 30 % des exportations uruguayennes et 4,2 % du PIB national.

Lorsqu’une entreprise s’installe dans une zone franche, elle ne fait face à aucune fiscalité uruguayenne, à l’exception des cotisations sociales sur ses employés locaux. Les exemptions fiscales sont garanties pour les taxes actuelles et futures. Les activités dans les zones franches couvrent plusieurs secteurs économiques, de la fabrication et de l’industrie à l’exportation de marchandises. Elles sont également utilisées comme centres logistiques pour le stockage et la distribution de marchandises.

Les entrepôts sous douane uruguayens permettent un régime douanier autorisant le stockage de marchandises dans une installation gérée par des acteurs privés sans paiement de taxes jusqu’à leur réexportation, réexpédition ou changement de statut douanier, ce qui en fait une option attrayante pour installer des centres de distribution.

La plupart des zones franches accueillent une grande variété de locataires fournissant divers services, notamment financiers, de développement logiciel, de centres d’appels, d’entreposage et de logistique. L’une des ZFU est exclusivement dédiée au développement pharmaceutique, trois à la production de pâte à papier.

En dehors de certains produits fabriqués dans la ZFU argentine de Tierra del Fuego, les règlements Mercosur traitent les marchandises produites dans les ZFU argentines, paraguayennes et uruguayennes comme extra-territoriales. En octobre 2022, l’Uruguay et le Brésil ont convenu d’accorder un traitement en franchise de droits aux marchandises (hors sucre et automobiles) produites dans leurs ZFU respectives et zones douanières spéciales.

Procédures douanières et facilitation des échanges

L’administration entrée en fonctions en mars 2025, qui gouvernera jusqu’en mars 2030, a créé une commission chargée de réduire les formalités administratives et les réglementations inutiles en vue de faciliter les affaires et l’investissement. Des réformes ambitieuses pourraient porter leurs fruits car l’Uruguay accuse des écarts par rapport aux économies avancées en termes d’infrastructure, de facilitation des échanges, de barrières à l’entrée et de goulets d’étranglement réglementaires. Les nouvelles autorités ont déjà annoncé des mesures pour réduire les formalités, ouvrir de nouveaux marchés d’exportation et moderniser les institutions.

L’Uruguay est signataire de l’Accord sur la facilitation des investissements pour le développement de l’OMC. Le système douanier uruguayen applique le système harmonisé de l’OMC et le tarif extérieur commun du Mercosur (TEC). Les importateurs doivent désigner un courtier en douane agréé (despachante de aduana) pour toute opération d’importation.

Connectivité maritime internationale

Les marchés de plus petite taille comme Montevideo font face à des connexions directes limitées et à une participation fluctuante dans les itinéraires de service, nécessitant un ou plusieurs transbordements pour atteindre leurs partenaires commerciaux, ce qui augmente la complexité et les coûts. Malgré des avantages comme la rapidité opérationnelle et la profondeur du chenal, Montevideo est encore perçu comme cher en comparaison de ses concurrents, ce qui pousse les compagnies maritimes à chercher des options plus compétitives en termes de coûts.

Compte tenu de la longue rivalité entre les ports de Buenos Aires et de Montevideo pour les mêmes cargaisons, l’Uruguay s’efforce activement d’améliorer ses coûts logistiques pour regagner son avantage concurrentiel.

Points de vigilance

Retard du chantier TCP : Le projet d’expansion de la Terminal Cuenca del Plata, confié à Jan De Nul pour doubler la capacité d’accostage, est significativement en retard en raison de difficultés techniques, avec une livraison potentiellement repoussée à 2027.

Risque du corridor biocéanique : Le corridor biocéanique Pacifique-Atlantique connectant le Brésil au Chili ou au Pérou pourrait contourner l’Uruguay entièrement, impactant significativement son système portuaire et son économie.

Coûts portuaires élevés : Montevideo est perçu comme cher, et les compagnies maritimes choisissent leurs escales en fonction de leurs intérêts commerciaux.

Ferroviaire limité : Des défis persistent dans le secteur ferroviaire, notamment la couverture limitée du réseau et les infrastructures vieillissantes dans certaines régions.

Infrastructures routières rurales : Il subsiste un écart notable entre les zones urbaines et rurales, les zones rurales manquant souvent d’accès à des infrastructures fiables.

Trafic paraguayen à risque : La perte potentielle de l’ensemble du trafic paraguayen représente près de 48 % du mouvement de conteneurs à Montevideo — une vulnérabilité structurelle à surveiller pour les exportateurs utilisant Montevideo comme hub régional.

Régime des ZFU : Bien que les ZFU offrent des avantages réglementaires, les entreprises doivent se conformer aux réglementations locales, notamment au droit du travail, ce qui peut alourdir les contraintes opérationnelles.

Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY 2025 (worldbank.org), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2025/2026 (heritage.org), U.S. Department of Commerce – Uruguay Infrastructure Port (trade.gov, 2024), U.S. Department of Commerce – Uruguay Free Trade Zones (trade.gov, 2025), U.S. Department of Commerce – Uruguay Infrastructure Projects (trade.gov, 2025), U.S. Department of State – Investment Climate Statement Uruguay 2025, MercoPress – Bi-oceanic corridor and Montevideo Port (juillet 2025), MercoPress – Uruguay and Paraguayan barge traffic (août 2025), Prensa Latina – Container traffic drop Montevideo (juillet 2025), MundoMaritimo – Port concessions South America (avril 2026), IDB Invest – TCP Port Expansion Program, iRAP – Uruguay national roads assessment (août 2025), Hanseatica – Bioceanic Corridor (septembre 2025), Uruguay XXI – Free Trade Zones 2023, FMI – Article IV Uruguay 2025

Actualités : Uruguay

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