Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Population : 85,5 millions (Banque mondiale, 2024) ; estimation 87,9 millions (mi-2026, Nations unies)
Capitale : Ankara
Devise : Livre turque (TRY) — cours indicatif : 1 EUR ≈ 49,5 TRY (décembre 2025)
Décalage horaire avec la France : +1 heure en été et en hiver.
Climat : Méditerranéen, océanique continental ou montagnard selon les régions. À Ankara, température moyenne la plus basse en janvier : −2 °C ; température moyenne la plus élevée en juillet : +39 °C.
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +3,6 % (réalisé) ; 2026 : +3,5 % à +4,2 % (prévisions BERD, Commission européenne, FMI)
PIB nominal : 1 565 Md USD (2025, FMI)
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat : 43 410 USD (2024, Banque mondiale)
Inflation (IPC, glissement annuel) : 30,9 % (mars 2026) ; 34,9 % en moyenne sur 2025 ; pic à 75,4 % en mai 2024
Dette publique : 24,7 % du PIB (fin 2024, Eurostat/Fitch Ratings)
Déficit budgétaire : −4,8 % du PIB (2024) ; objectif −3 % en 2026
Taux de chômage : 8,5 % (octobre 2025) ; prévision 9,6 % en 2025 (FMI)
Sources : FMI World Economic Outlook, Banque mondiale World Development Indicators, Eurostat, DG Trésor.
⚠ Point d’attention : Arrêté le 19 mars 2025 et détenu depuis, le maire d’Istanbul Ekrem Imamoğlu — désigné le jour même candidat du CHP (opposition) à la présidentielle de 2028 — est considéré comme l’un des rares hommes politiques capable de vaincre Erdoğan à ce scrutin. Au lendemain de l’arrestation, les marchés ont réagi brutalement : la livre turque a chuté jusqu’à 12 % et la Bourse d’Istanbul a reculé de plus de 5 % en une journée, obligeant la Banque centrale à intervenir massivement en dépensant entre 8 et 10 milliards de dollars (Md USD) de réserves. Son procès, qui s’est ouvert le 9 mars 2026, constitue un facteur de risque politique et financier persistant à surveiller par les exportateurs français.
Conjoncture
Une croissance résiliente sous contrainte monétaire
En 2025, l’économie turque a crû de 3,6 %, juste en dessous des prévisions du marché de 3,7 %. Cette performance a été portée par la consommation des ménages, malgré un contexte de politique monétaire très restrictive destinée à enrayer l’inflation. Pâtissant de conditions financières restreintes, la croissance du PIB turc décélère au premier trimestre 2025, en lien avec la contraction de l’activité industrielle et le ralentissement de la consommation ; malgré son repli, l’inflation reste toujours à un niveau élevé, tandis que la consolidation des équilibres budgétaires et extérieurs demeure précaire.
Pour 2026, la croissance du PIB réel atteindrait 4,0 % (après 3,4 % réalisé en 2025 selon la BERD) puis 4,5 % en 2027, en dépit d’un environnement marqué par un resserrement des politiques macroéconomiques et une volatilité financière persistante. La Commission européenne, dans ses prévisions de printemps 2025, indique que grâce à une politique monétaire rigoureuse et à la baisse des prix de l’énergie, l’inflation devrait continuer de ralentir en Turquie, et la croissance économique pourrait atteindre 3,5 % en 2026.
Désinflation engagée mais incomplète
Le taux d’inflation annuel en Turquie a diminué à 30,87 % en mars 2026, contre 31,53 % en février, en dessous des attentes du marché de 31,4 %. Ce chiffre marque un recul significatif par rapport au pic de 75,4 % atteint en mai 2024, mais reste très éloigné des objectifs officiels. La Banque centrale de Turquie maintient sa prévision d’inflation annuelle à 24 % pour la fin de l’année 2025 et à 16 % pour la fin de 2026. Les tensions politiques de mars 2025 ont été fortement sanctionnées par les marchés turcs, obligeant la Banque centrale à intervenir massivement et à interrompre dans un premier temps l’assouplissement monétaire entamé fin 2024. En janvier 2026, la Banque centrale a abaissé son taux directeur de 38 % à 37 %.
Finances publiques : consolidation en cours
Les finances publiques turques devraient connaître une réduction progressive du déficit de l’administration centrale, qui passerait de 4,8 % du PIB en 2024 à 3 % en 2026, grâce à la diminution des dépenses liées au tremblement de terre, au renforcement de la discipline budgétaire, à la réduction progressive des subventions à l’électricité et au gaz. Fitch Ratings indique que la dette des administrations publiques est tombée à 25,2 % du PIB à la fin de 2024 et devrait s’établir en moyenne à 26,3 %, grâce à la forte croissance du PIB nominal, à l’appréciation réelle de la livre et à la faiblesse des déficits primaires.
Des échanges franco-turcs à un niveau historique
En 2024, les échanges commerciaux franco-turcs ont atteint leur plus haut niveau historique, à 23,45 Md EUR. La France a enregistré un excédent commercial de +1,45 Md EUR avec la Turquie pour la deuxième année consécutive : exportations françaises vers la Turquie à 12,45 Md EUR, importations de la France depuis la Turquie à 11,0 Md EUR. En 2024, la France est à la fois le 6e fournisseur et le 6e client de la Turquie. Cet excédent, porté notamment par les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, de la chimie, de la parfumerie/cosmétique et des filières agricole et agroalimentaire, tranche avec le déficit structurel qui prévalait jusqu’en 2022.
Ce renversement de tendance s’inscrit dans une dynamique de hausse des ventes françaises amorcée en 2023 : les exportations tricolores avaient alors enregistré de très bonnes performances (+28,4 % à 11,9 Mds EUR), tirées par les ventes du secteur automobile (+130,5 % à 2,8 Mds EUR) et par les exportations de biens d’équipement (+29,3 % à 2,4 Mds EUR).
Commerce extérieur turc : montée en puissance d’une économie exportatrice
Les exportations turques s’inscrivent en légère hausse pour 2023, portées par les ventes de biens d’équipement (+10,3 % à 38,9 Mds USD) et de l’industrie automobile (+16,2 % à 28,5 Mds USD). Le secteur automobile demeure le premier poste exportateur du pays. La Turquie a enregistré un record historique d’exportations, atteignant 267 milliards de dollars sur les douze mois précédant juillet 2025. L’objectif gouvernemental pour 2025 s’établit à 280 Mds USD d’exportations. L’UE reste le premier partenaire commercial, avec environ 40 % des ventes turques à l’étranger.
Points de vigilance
Risque de change persistant : La livre turque a subi un choc baissier de −12 % un une journée lors de la crise politique de mars 2025 avant de rebondir partiellement, illustrant la vulnérabilité persistante de la devise aux aléas politiques. La dépendance aux flux de capitaux à court terme et aux pratiques de carry trades maintient ce risque élevé.
Inflation structurellement élevée : Malgré le processus de désinflation, l’inflation dépasse encore 30 % en glissement annuel début 2026, le processus de désinflation continu amorcé en juin 2024 ayant été interrompu pour la seconde fois. Les délais de paiement longs exposent les exportateurs à un risque d’érosion réelle des créances.
Risque politique accru : Les tensions politiques récentes ont compromis les bénéfices du recentrage économique amorcé mi-2023 et ont dégradé de manière pérenne les conditions de financement. La trajectoire vers les élections présidentielles de 2028 renforce l’incertitude.
Exposition géopolitique régionale : Les forces de l’OTAN ont abattu le 4 mars 2026 un missile balistique iranien se dirigeant vers le territoire turc, rappelant la proximité de la Turquie avec les zones de conflit au Moyen-Orient, susceptible d’alourdir la facture économique en cas d’escalade.
Réserves de change reconstituées : En juin 2025, les réserves brutes de la Banque centrale atteignaient 156 Md USD, soit environ 85 % du stock de dette externe à court terme. Cette reconstitution est positive mais reste fragile face aux entrées de capitaux à court terme.
Sources : DG Trésor – Turquie, indicateurs et conjoncture, Ambassade de France en Turquie – Relations économiques (2025), DG Trésor – Brèves économiques Turquie (mars 2026), DG Trésor – Relations bilatérales France-Turquie (2024), Banque mondiale – RNB/hab. PPA Turquie (2024), TradingEconomics – Inflation Turquie (avril 2026), Coface – Fiche pays Turquie (2025-2026), Crédit Agricole – Contexte économique Turquie (FMI), Fondation Robert Schuman – Fiche pays Turquie (décembre 2025)
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 86,09
Taux de croissance du PIB réel : 2026 (prév. BERD) : 4,0 % ; 2025 (réalisé) : 3,6 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2025) : 43 786 (FMI, World Economic Outlook octobre 2025)
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 261,9 (+2,4 %) ; Import : 344,0 (−5,0 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) :
1 – Chine 12,88 %
2 – Russie 12,86 %
3 – Allemagne 7,89 %
4 – Italie 5,62 %
5 – États-Unis 4,70 %
Exportations françaises 2025 (Douane française) : 12,09 Mds EUR, -2,6 % (En 2024, la France est à la fois le 6e fournisseur et le 6e client de la Turquie ; elle dégage un excédent commercial de +1,45 Md EUR pour la deuxième année consécutive, porté notamment par l’aéronautique, l’automobile, la chimie, la parfumerie/cosmétique et les filières agroalimentaires. En 2025, l’excédent s’est réduit à 384 M EUR).
Indice de perception de la corruption : 124/182, score 31/100 (Transparency International, CPI 2025, publié en février 2026)
⚠ Point d’attention : Les tensions politiques de mars 2025 ont été fortement sanctionnées par les marchés turcs, obligeant la Banque centrale à intervenir massivement et à interrompre dans un premier temps l’assouplissement monétaire entamé fin 2024. Par ailleurs, le processus de désinflation continu amorcé en juin 2024 a été interrompu pour la seconde fois en février 2026, l’inflation IPC atteignant 31,5 % en glissement annuel.
Sources : TurkStat via Turkish Minute (2026), DG Trésor – Brèves économiques Turquie (mars 2026), StatisticsTimes – FMI WEO octobre 2025 (2026), Lloyds Bank Trade / TurkStat (2025), TradeInt – partenaires import Turquie 2024 (2025), Ambassade de France en Turquie – Relations économiques (2025), Transparency International – CPI 2025 (2026)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
Chiffres clés
Population (2025) : 86,09 millions d’habitants, dont 93,6 % résidant dans les centres provinciaux et de district (2025).
Langues : turc, anglais dans les relations d’affaires.
Religions : Musulmans (essentiellement sunnites), avec des minorités chrétiennes et juives.
Nombre de Français immatriculés : 11 694 (chiffre le plus récent disponible — à confirmer sur tr.ambafrance.org).
Nombre d’entreprises françaises implantées : 490 (chiffre le plus récent disponible).
PIB/hab. en parité de pouvoir d’achat (2024) : 41 914 USD (FMI).
Taux de croissance du PIB (2024) : + 3,2 %.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2025) : 146e sur 163 pays.
⚠ Point d’attention : En raison du risque d’escalade militaire régionale, il est fortement conseillé aux Français présents en Turquie de suivre les consignes des autorités locales. Depuis le 2 mars 2026, la frontière terrestre entre l’Iran et la Turquie est fermée en direction de l’Iran. Le ministère turc de la Défense a annoncé le 4 mars 2026 l’interception et la destruction d’un missile balistique iranien à proximité du territoire turc. Par ailleurs, la crise du détroit d’Ormuz de 2026 constitue une escalade militaire et diplomatique majeure déclenchée le 28 février 2026 à la suite de frappes conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran. Dans ce contexte, la Turquie est désormais identifiée comme un corridor de transit stratégique pour les fournisseurs et les routes d’approvisionnement régionales. Ces événements sont susceptibles d’affecter la stabilité régionale, les flux commerciaux et la sécurité des ressortissants français sur place.
Sources : TRT Français – démographie (2026), P.A. Turkey – GPI 2025, Crédit Agricole / FMI – PIB (2024), MEAE, Le Moci.
S’y rendre
Formalités
Les ressortissants français sont dispensés de visa pour un séjour touristique en Turquie ne dépassant pas 90 jours sur une période de 180 jours, que le séjour soit continu ou fractionné. Ils doivent toutefois être munis d’une carte nationale d’identité en cours de validité ou d’un passeport. La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est recommandée. Au-delà de 90 jours, un visa de long séjour est obligatoire.
⚠ Point d’attention : Les prises de position sur des sujets de nature politique, en particulier sur les réseaux sociaux (partages compris), y compris lorsqu’elles ont été émises depuis un pays tiers, peuvent donner lieu à des mesures d’interdiction d’entrée ou de sortie du territoire turc et dans certains cas à des procédures pénales. Une loi sur la désinformation a été adoptée en octobre 2022 et a contribué à renforcer le contrôle des réseaux sociaux. Il est en outre interdit en Turquie, sous peine de prison, d’insulter la nation turque, le chef de l’État ou le drapeau. Il est fortement recommandé de s’inscrire sur le Fil d’Ariane avant tout départ.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Turquie (avril 2026).
Y travailler
Le marché du travail
Compte tenu du niveau de développement enregistré par la Turquie au cours des dernières décennies et de la qualité de son système de formation, les possibilités d’emploi pour les étrangers sont restreintes et se trouvent surtout dans des niches, même lorsqu’il s’agit de filiales de sociétés françaises ou internationales. Il s’agit généralement de postes de très haute technicité, exigeant des compétences très pointues. Des ingénieurs turcs sont très prisés et sont sollicités hors de leur pays par des sociétés étrangères, y compris dans les nouvelles technologies du digital.
En 2025, le marché de l’emploi en Turquie est caractérisé par une croissance dans des secteurs spécifiques, portée par les avancées technologiques et les investissements étrangers. Les secteurs à forte demande de profils qualifiés incluent la technologie (développement logiciel, data science, cybersécurité, e-commerce), mais aussi l’énergie, la chimie, la pétrochimie, la mécanique et l’environnement. Des possibilités existent également dans l’enseignement dans les établissements francophones (français, mathématiques, langues étrangères), sous réserve d’agrément des autorités.
Une très bonne maîtrise de l’anglais est indispensable, cette langue étant couramment utilisée dans le business. La connaissance du turc constitue un facteur évident d’intégration et un atout incontournable pour toute carrière locale.
Source : Ilker Onur, directeur exécutif, Advantis Consulting Turquie.
Le cadre légal du travail
Le marché du travail est très restrictif pour les étrangers et la démarche est complexe. Le Français souhaitant travailler et résider en Turquie doit d’abord obtenir un contrat de travail auprès d’une société turque, puis se rendre dans un consulat pour obtenir un numéro d’identification. Ce numéro doit ensuite être transmis à la société turque, qui poursuit la démarche auprès du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale afin d’obtenir le permis de travail (délai d’approbation : 30 à 45 jours), lequel ouvre droit à un séjour d’un an.
La législation turque comprend par ailleurs des restrictions spécifiques : interdiction d’embaucher des ingénieurs étrangers sauf dans le cadre de projets bilatéraux entre États, et application de la règle du « 5 pour 1 » (toute embauche d’un étranger implique l’embauche simultanée de cinq salariés turcs). Cette règle peut être assouplie pour les nouveaux investissements étrangers (projets dits « greenfield »).
Source : Ilker Onur, directeur exécutif, Advantis Consulting Turquie.
Salaire minimum légal (2026) : 33 030 TRY brut/mois, soit environ 654 euros/mois.
Salaire minimum légal (2025, pour référence) : 26 005,50 TRY brut/mois, avec un net de 22 104,67 TRY.
Durée de travail : 45 heures/semaine.
Durée de la période d’essai/du préavis : officiellement, 3 mois.
Impôt sur le revenu des personnes physiques : taux progressif de 15 % à 40 % selon les revenus annuels.
Nombre d’heures travaillées par an : 1 832 heures par personne (données les plus récentes disponibles).
Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.
Rémunération et avantages habituels pour les expatriés : sécurité sociale, assurance-maladie privée, véhicule de fonction (postes de cadres), déjeuner, téléphone mobile et ordinateur portable.
Horaires de travail
Administrations : 8 h 30 – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h 30.
Entreprises : 9 h – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h 30.
Banques : 9 h – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h 30 (horaires variables selon ouverture ou non le samedi).
Meilleurs sites d’emploi
www.kariyer.net – principale plateforme de recrutement en Turquie.
https://tr.indeed.com
LinkedIn – offres Istanbul
www.yenibiris.com
www.eleman.net
www.bayt.com
Vie pratique
Coût de la vie
Monnaie : livre turque (TRY).
Taux de change (avril 2026) : 1 EUR ≈ 51,3 TRY (Banque centrale européenne, début avril 2026).
Se loger : à Istanbul, un appartement d’une chambre en centre-ville coûte en moyenne 32 237 TRY/mois (fourchette : 25 000 à 45 000 TRY) ; hors centre-ville, compter environ 20 245 TRY (15 000 à 30 000 TRY). Pour un appartement de trois chambres, les loyers moyens atteignent 58 609 TRY en centre-ville (40 000 à 80 000 TRY) et 34 973 TRY en périphérie (25 000 à 50 000 TRY). Les loyers pour les expatriés sont fréquemment exprimés et payables en devises (euros ou dollars). À noter que la loi turque oblige les propriétaires à percevoir leurs loyers sur un compte bancaire.
Indice Mercer du coût de la vie (2024, 226 villes) : Istanbul figure parmi les villes les moins chères pour les expatriés internationaux — bien que la ville ait enregistré des hausses de prix très marquées ces dernières années (exemple : +145 % sur l’huile d’olive).
Informations utiles
Nature du réseau électrique : 220 volts avec prises européennes.
Indicatif téléphonique : + 90.
Qualité du réseau mobile : excellente. La connexion 4G est disponible sur tout le territoire turc.
Qualité du réseau Internet : bonne.
Principaux jours fériés (permanents) :
30 août : fête de la Victoire.
29 octobre : fête de la République.
Distances de ville à ville : Ankara – Istanbul : 454 km.
Déplacements de ville à ville
Le réseau routier est globalement bien entretenu. La plupart des autoroutes sont payantes et le règlement se fait exclusivement à l’aide d’une carte magnétique HGS kartı. Des lignes à grande vitesse (YHT) relient Ankara à Konya, Eskişehir, Sivas et Istanbul. Des lignes connectant Bursa et Izmir sont en construction.
Le mode de transport recommandé reste l’avion, rapide et économique. De nombreuses villes disposent de petits aéroports pour les liaisons intérieures. Les compagnies à bas coût (Pegasus, SunExpress) maintiennent des tarifs accessibles sur les liaisons domestiques. Des annulations de vols au retour de la Turquie sont constatées, notamment pendant l’été, sur les offres très bon marché.
Conseils pratiques
Une vigilance accrue est recommandée dans les endroits touristiques, notamment à Istanbul, où il convient de veiller à ses documents personnels.
La prudence est recommandée en cas d’abord par des inconnus : les intéressés peuvent proposer des boissons ou aliments pouvant contenir des tranquillisants. Il est également recommandé aux femmes d’être vigilantes dans les zones touristiques.
La consommation ou la possession de stupéfiants de tous types sont strictement interdites en Turquie. Les peines encourues sont très lourdes. Plusieurs Français ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 25 ans de prison.
La majeure partie du territoire turc se trouve dans une zone de forte activité sismique. Se renseigner sur les consignes locales en cas de séisme.
Pour tout séjour prolongé, se signaler auprès de la section consulaire de l’ambassade de France à Ankara ou du consulat général à Istanbul, et s’inscrire sur le Fil d’Ariane.
Sources : MEAE – Conseils aux voyageurs Turquie (avril 2026), Trading Economics – salaire minimum Turquie (2026), Country Economy – salaire minimum Turquie (2026), Le Petit Journal Istanbul – loyers 2025, Mercer – Cost of Living 2024, HR Consulting Turquie – recrutement 2025, P.A. Turkey – GPI 2025, TRT Français – population 2025 (février 2026), Crédit Agricole – contexte économique Turquie (FMI 2024), Taux de change BCE – EUR/TRY (avril 2026), Ambassade de France en Turquie – sécurité Moyen-Orient (mars 2026).
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE EN TURQUIE
Représentation diplomatique française à Ankara, couvrant l’ensemble des relations bilatérales franco-turques. La section commerciale et économique est l’interlocuteur privilégié des entreprises françaises.
Adresse : Paris Caddesi n° 70, Kavaklidere, 06540 Ankara
Tél. : +90 312 900 15 33 ou +33 3 59 39 71 73
Urgences : +90 312 455 45 00 (à partir de 18h)
Email : [email protected]
Site : https://tr.ambafrance.org/
CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE À ISTANBUL
Le consulat général assure les démarches consulaires pour les Français résidant ou de passage à Istanbul et dans sa région. Il dispose également d’une section économique et commerciale.
Adresse : Taksim Caddesi No : 4, Beyoğlu, 34435 Istanbul
Tél. : +90 212 900 36 19 ou +33 3 59 39 71 84
Urgences consulaires : +90 532 311 06 19
Email : [email protected]
Site : https://istanbul.consulfrance.org/
BUSINESS FRANCE – BUREAU D’ISTANBUL
Le bureau Business France d’Istanbul, composé d’une équipe entièrement biculturelle organisée par expertise sectorielle, accompagne les entreprises sur le marché turc : identification d’agents/distributeurs, de clients ou de partenaires, test de l’offre auprès des prospects et organisation logistique.
Adresse : Immeuble Odakule, 10ème étage, Istiklal Cad. n°142, Beyoglu, 34430 Istanbul
Tél. : +90 212 982 02 82
Email : [email protected]
Site : https://world.businessfrance.fr/middle-east/turkey-istanbul/
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL – DG TRÉSOR (ANKARA / ISTANBUL)
Le SER d’Ankara couvre la Turquie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et le Turkménistan. Il dispose d’une antenne à Istanbul colocalisée avec Business France.
Bureau d’Ankara : Iran Caddesi, Karum Is Merkezi, Ascenseur E, 6ème étage, N°444, 06680 Kavaklidere, Ankara — Tél. : +90.312.428.31.75 — [email protected]
Bureau d’Istanbul : Odakule Is Merkezi, 10ème étage, Istiklal Caddesi No:142, Beyoglu — Tél. : +90.212.982.02.99 — [email protected]
Site : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/TR
Les acteurs privés
CCI FRANCE TURQUIE
La Chambre de Commerce Française en Turquie est une association privée de droit local, fondée à Istanbul en 1885. Sa mission première est de contribuer au développement des relations économiques bilatérales entre la France et la Turquie. Elle regroupe près de 400 entreprises membres.
Adresse : Ayazma Dere Caddesi – Pazar Sokak No:4, Bareli İş Merkezi K:2, Gayrettepe-Beşiktaş, 34387 İstanbul
Email : [email protected] (Directrice générale)
Site : https://www.ccift.com
ADVANTIS CONSEILS TURQUIE
Fondée à Istanbul en 2003, Advantis Conseils accompagne les entreprises françaises et étrangères dans leur développement stratégique et opérationnel en Turquie. Spécialisée dans l’accompagnement sur mesure de projets d’implantation commerciale et industrielle, l’équipe intervient à toutes les étapes du développement.
Adresse : İnönü Mah. Sultangazi Cad. No: 10 – ZIN D Business Center K2 D7 – Sancaktepe, 34785 Istanbul
Tél. : +90 216 622 622 8
Email : [email protected]
Site : https://www.advantisconseils.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/advantis-consulting-turquie/
SNECI TURKEY
SNECI a ouvert un bureau en Turquie pour accompagner ses clients localement. L’équipe comprend plusieurs experts en sourcing, experts techniques et ingénieurs en développement de fournisseurs. Spécialisé dans la filière automobile et industrielle, le cabinet accompagne aussi bien les constructeurs que leurs fournisseurs.
Adresse : İnönü Mah. Sultangazi Cd. No 10 – Zind Business Center Floor 2 D7, Sancaktepe, Istanbul
Site : https://www.sneci.com
Fiche OSCI : https://osci.trade/annuaire/sneci/
AZKAN GROUP
Cabinet spécialisé dans tous les aspects du développement à l’international : étude de marché, détection de partenaires, organisation et assistance lors de rendez-vous sur place, location de bureaux, domiciliation d’entreprise, portage salarial Turquie, recrutement Turquie, formations interculturelles. Azkan Group est le seul acteur ayant des bureaux en Turquie (Istanbul) et hors de Turquie (Paris, France).
Adresse Istanbul : Nish Istanbul, Bahçelievler Sanayi Cad. 11, Istanbul
Tél. Paris : +33 (0)1 40 37 26 74
Email : [email protected]
Site : https://www.azkan.fr
SALVEO – GROUPE ADIT
Salveo est un partenaire de référence pour les entreprises souhaitant développer leur croissance à l’international. Fondé en 1992, Salveo a rejoint le groupe ADIT, leader européen en intelligence stratégique, en 2013. Le cabinet couvre la Turquie depuis Istanbul au travers de son réseau de 50 implantations mondiales.
Tél. : +33 (0)1 84 79 17 50
Email : [email protected]
Site : https://salveo.international
Avocats d’affaires francophones
GIDE LOYRETTE NOUEL – ISTANBUL
Établi à Istanbul depuis 1997, Gide est l’un des principaux cabinets internationaux présents en Turquie. Ses équipes offrent un service global en droit des affaires et de la finance, associé à une connaissance approfondie du marché local. Cabinet d’avocats d’affaires français de référence, il intervient notamment en M&A, financement de projets, arbitrage et propriété intellectuelle.
Adresse : Esentepe Mah. Büyükdere Caddesi No:175, Ferko Signature (A Blok) Kat.16, 34394 Şişli, Istanbul
Tél. : +90 (212) 385 04 00
Site : https://www.gide.com/global/europe/istanbul/
INLAWCO – ISTANBUL
INLAWCO est un cabinet d’avocats francophone à Istanbul, composé d’avocats français et turcs, conseils (juridiques, financiers et fiscaux), professeurs de droit et experts techniques. Il est spécialisé dans les domaines du droit des affaires : droit des sociétés, fusions et acquisitions, propriété intellectuelle, contrats commerciaux et industriels, contentieux auprès des tribunaux turcs et français.
Email : [email protected]
Site : https://www.inlawco.com/fr/
KILIÇ & PARTNERS – ISTANBUL
KILIÇ & Partners est un cabinet d’avocats international opérant depuis son siège central à Istanbul. Il est spécialisé dans tous les domaines du droit des sociétés et du droit commercial, et plus précisément dans toutes les affaires liées à des transactions transfrontalières. Le bureau Union européenne & Français est créé spécifiquement pour les entités commerciales francophones.
Site : https://www.kilicandpartners.com/french-lawyers-istanbul
Pour une liste plus complète d’avocats francophones à Istanbul, consulter la page du Consulat général de France : https://istanbul.consulfrance.org/-Avocats-francophones-
Sources d’information internet
Ambassade de France en Turquie – Site officiel, actualités politiques et économiques
Consulat général de France à Istanbul – Services aux entreprises et aux Français
DG Trésor – Turquie – Analyses économiques et financières, publications hebdomadaires
Business France – Bureau d’Istanbul – Accompagnement export et implantation
CCI France Turquie (CCIFT) – Réseau d’entreprises franco-turques, services aux membres
CCI France Turquie – Contacts utiles en Turquie – Répertoire d’institutions turques et françaises
Advantis Conseils Turquie – Conseil stratégique et opérationnel à l’implantation
SNECI – Conseil industriel et sourcing automobile
Azkan Group – Portage salarial, recrutement et développement en Turquie
Salveo – Groupe ADIT – Développement international et intelligence stratégique
Gide Loyrette Nouel Istanbul – Cabinet d’avocats d’affaires franco-international
INLAWCO Istanbul – Cabinet d’avocats franco-turc
Sources : Ambassade de France en Turquie (2026), Consulat général de France à Istanbul (2026), DG Trésor – Équipe Turquie (2025), Business France Istanbul (2025), CCI France International – Turquie (2025), OSCI – Advantis Conseils Turquie (2025), OSCI – SNECI (2025), Gide Loyrette Nouel – Contact (2025), INLAWCO (2025), Kiliç & Partners (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indicateurs de performance logistique
La Banque mondiale a mis fin à la publication Doing Business en septembre 2021. Son successeur, le rapport Business Ready (B-READY), est en phase de déploiement progressif : l’édition B-READY 2025 évalue l’environnement des affaires de 101 économies. Une édition complète en 2026 fournira une couverture mondiale élargie et conclura la phase de déploiement. La Turquie ne figure pas encore dans les éditions 2024 ni 2025 ; elle devrait être incluse dans l’édition finale 2026.
L’indicateur de référence disponible pour la Turquie reste le Logistics Performance Index (LPI) de la Banque mondiale. L’édition 2023 du LPI, la plus récente publiée, permet des comparaisons entre 139 pays. Pour la première fois, l’édition 2023 mesure la vitesse des échanges grâce à des indicateurs issus de grandes bases de données de suivi des expéditions. Le LPI évalue six dimensions : efficacité douanière, qualité des infrastructures, facilité d’organisation des expéditions, compétence des services logistiques, traçabilité des envois, et ponctualité des livraisons. La Banque mondiale n’a pas publié de nouvelle édition du LPI en 2024 ni en 2025 ; les données 2023 constituent donc la référence la plus récente disponible.
Par ailleurs, dans son Index of Economic Freedom 2025, la Heritage Foundation classe la Turquie au 111e rang mondial, avec un score de 42 sur 100, dans la catégorie Mostly Unfree (« principalement non libre »). L’édition 2026 de l’Index, qui vient d’être publiée, examine les développements de politique économique dans 184 pays souverains au cours de l’année écoulée. Le score turc de l’édition 2026 n’est pas encore individuellement disponible dans les sources consultées ; la note 2025 (rang 111, score 42) constitue la référence la plus récente confirmée (source : Heritage Foundation).
Le DHL Global Connectedness Report 2026, publié en mars 2026, offre une perspective complémentaire sur la connectivité internationale de la Turquie. Cette édition 2026 s’appuie sur plus de 9 millions de points de données et classe la connectivité de 180 pays, représentant 99,6 % du PIB mondial. Le rapport souligne que le niveau de mondialisation mondial s’établit à 25 % en 2025, en ligne avec le record historique atteint en 2022, et que les marchandises échangées et les IDE greenfield ont parcouru en 2025 leurs distances moyennes les plus longues jamais enregistrées.
Infrastructure de transport
La Turquie bénéficie d’une position géographique stratégique en tant que carrefour entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient. Le pays dispose de nombreux ports, notamment à Istanbul (nouveau port d’Ambarli, Gebze), Mersin, Izmir et Gemlik (Tekirdag), avec des lignes desservant une vingtaine de ports de transit en Europe. Le transport routier (terrestre) reste peu coûteux pour les échanges avec les pays frontaliers, même si les temps de transit et de contrôles douaniers peuvent alourdir les délais.
Un investissement majeur est en cours pour renforcer la connectivité ferroviaire du pays. Le 31 mars 2026, la Banque mondiale a approuvé un prêt de 2 milliards de dollars pour le projet de traversée ferroviaire nord d’Istanbul (INRAIL), un investissement structurant visant à renforcer la connectivité ferroviaire à travers le détroit d’Istanbul (Bosphore) et à consolider le rôle de la Turquie comme hub logistique reliant l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient. Le projet financera la construction d’une ligne ferroviaire électrifiée à haute capacité de 127 kilomètres qui fournira un nouveau passage ferroviaire terrestre à travers le détroit d’Istanbul. La nouvelle ligne augmentera la capacité de fret ferroviaire à travers le Bosphore, la faisant passer d’environ 3 millions de tonnes par an à jusqu’à 50 millions de tonnes, et connectera les deux grands aéroports d’Istanbul au réseau ferroviaire national. Ce prêt de la Banque mondiale constitue la tête de pont d’un effort coordonné de six banques multilatérales de développement pour fournir 6,75 milliards de dollars de financement à INRAIL.
Environnement douanier
L’union douanière entre l’Union européenne et la Turquie, et la position du pays aux portes de l’Europe, offrent des conditions privilégiées pour les entreprises françaises, à l’import ou à l’export. Cette union douanière avec l’UE est en vigueur depuis 1996 pour l’ensemble des produits industriels, à l’exception des produits agricoles, du charbon et de l’acier. Les marchandises en libre circulation dans l’un ou l’autre espace circulent sans droits de douane supplémentaires entre les deux territoires.
La Turquie a opéré des modifications importantes de son système douanier en 2024-2025. Depuis le 21 août 2024, le ministère turc des Finances a ajusté les seuils de droits de douane pour les importations B2C : le seuil a été abaissé de 150 à 30 euros, tandis que le taux applicable aux envois en provenance des États membres de l’UE est passé de 20 % à 30 %, et de 30 % à 60 % pour le reste du monde. Une décision présidentielle publiée au Journal officiel a par ailleurs supprimé la disposition permettant aux colis non commerciaux arrivant par voie postale ou par transporteur express d’être dédouanés sous déclaration simplifiée, avec entrée en vigueur au 1er février 2026. Les achats en ligne en provenance de l’étranger peuvent toujours entrer en Turquie, mais devront désormais être importés selon les procédures douanières standard.
Le système de contrôle basé sur les risques (TAREKS), géré par le ministère du Commerce, soumet certaines catégories de produits à des contrôles de sécurité et de qualité avant dédouanement. Des nouveaux barèmes de frais TAREKS révisés ont été formellement publiés et signés électroniquement en décembre 2025, avec entrée en vigueur prévue début janvier 2026. Un changement opérationnel important est entré en vigueur au 1er janvier 2026 : la démarche consistant à utiliser un « numéro de référence hors périmètre » pré-défini dans la déclaration douanière a été supprimée. Les entreprises étrangères expédiant vers la Turquie des équipements informatiques, télécoms ou industriels devront désormais systématiquement soumettre une demande via TAREKS pour tout code SH figurant dans les annexes ÜGD 2026.
Les droits d’importation turcs s’établissent entre 0 et 20 % sur la valeur CIF, auxquels s’ajoute une TVA de 20 % pour la plupart des marchandises. La valeur taxable est calculée sur la base CIF (coût, assurance, fret). Des frais de courtage douanier de l’ordre de 50 à 200 euros par envoi sont à prévoir, représentant généralement 15 à 25 % des coûts totaux à destination.
Points de vigilance
Volatilité réglementaire douanière : Les règles d’importation turques évoluent fréquemment et de façon incrémentale, souvent en début d’année. Les entreprises étrangères sont régulièrement prises au dépourvu par des modifications des coûts douaniers, des attentes en matière de conformité technique et des pratiques de classification. Une veille réglementaire régulière auprès des autorités turques ou d’un courtier en douane local est indispensable.
TAREKS et conformité technique : Les produits réglementés (équipements électroniques, médicaux, machines) sont soumis à des contrôles TAREKS pouvant allonger les délais de dédouanement et générer des coûts supplémentaires non anticipés depuis 2026.
Suppression du régime simplifié pour les petits colis : Depuis le 1er février 2026, la procédure douanière simplifiée pour les colis à faible valeur a été supprimée. Les expéditions e-commerce sont désormais soumises aux procédures standard, avec un impact sur les délais et coûts pour les envois directs aux consommateurs turcs.
Goulot d’étranglement ferroviaire au Bosphore : En attendant la mise en service d’INRAIL, le trafic ferroviaire de fret à travers le Bosphore reste très limité (Marmaray, conçu pour passagers). De nombreux chargeurs sont contraints de transporter leurs marchandises par camion à travers le détroit, ce qui engendre des surcoûts et des congestions.
Coûts logistiques élevés pour les envois terrestres : Malgré sa position géographique avantageuse, les surcoûts de transport et les formalités douanières aux frontières peuvent pénaliser la compétitivité des chaînes logistiques passant par la Turquie.
⚠ Point d’attention : L’arrestation du maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu le 19 mars 2025, suivie de manifestations nationales massives, a provoqué une forte instabilité politique et financière en Turquie. La valeur de la livre turque a chuté de 16,3 % en trois jours après l’arrestation d’İmamoğlu. La confiance des investisseurs étrangers a reculé, et certains experts estimaient que l’impact économique complet ne serait visible qu’au fil de l’année. Cette crise politique s’est poursuivie avec de nouvelles mises en examen en octobre 2025. Bien que les autorités turques aient maintenu leur programme économique, les exportateurs français doivent surveiller l’évolution du risque de change et la stabilité de l’environnement des affaires en Turquie.
Sources : Banque mondiale, B-READY 2025 (2025), Banque mondiale, LPI 2023 (2023), Heritage Foundation, Index of Economic Freedom 2025 (2025), DHL Global Connectedness Report 2026 (2026), Banque mondiale, communiqué INRAIL (mars 2026), Mathez Freight, Turquie import/export (2026), TransparentFT, Turkey IOR 2026 (2026)
Actualités : Turquie
Détroit d’Ormuz : la France et le Royaume-Uni lancent une initiative internationale pour la libre circulation maritime
Paris et Londres ont lancé, le 17 avril, « une initiative pour la navigation maritime dans le détroit d'Ormuz »....
Marchés, en bref : Canada, Turquie, Afrique, terres rares, automobile, Roumanie
Canada (1) : Conséquence de la chute drastique du nombre de Canadiens se rendant aux Etats-Unis (22,9 millions de voyageurs...
Transport et logistique : CMA CGM affiche des résultats « solides » en 2025 malgré un contexte incertain
Malgré le contexte géopolitique et économique peu favorable qui a marqué l'année 2025, le groupe français CMA CGM a limité...


