fbpx

Turquie

Économie

Informations pays

Population (millions, 2018) (1) : 81,9
Capitale : Ankara
Devise : Livre turque
Décalage horaire avec la France : +1 heure en été et en hiver.

Climat :
Méditerranéen, océanique continental ou montagnard selon les régions.
À Ankara
• Température moyenne la plus basse en janvier : – 2°C.
• Température moyenne la plus élevée en juillet : 39°C.

Indicateurs économiques :
Taux de croissance du PIB, prix constants (1) : 2019 : 3,9 % (estim.) ; 2018 : 4,4 %
Revenu national/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2017) (2) : 27 640

Source : (1) FMI (2) Banque mondiale.

Commerce extérieur

Commerce extérieur

Échanges de marchandises (2018, Md EUR, évolution sur 2017) :
Export : 142,301 (+2,2 %)
Import : 188,337 (-9,02 %)

Cinq premiers fournisseurs (3) (avec part de marché) :
1 – Russie 9,87 %
2 – Chine 9,28 %
3 – Allemagne 9,15 %
4 – États-Unis 5,56 %
5 – Italie 4,55 %
(France 9e)

(Exportations françaises 2018 : 5,988 Md EUR, -10,62 %)
Source : IHS Markit Global Trade Atlas.

Risques et paiements

La Rédaction du Moci a réuni un ensemble de notes, scores et paramètres d’évaluation couvrant d’une part le risque macro-économiques associés à un pays, d’autre part la solvabilité générale des entreprises de chaque pays.

A ces indicateurs de solvabilité sont associés les environnements et procédures associées aux démarches de recouvrement pouvant être réalisées dans chaque pays.

Enfin, un expert du Moci a rédigé une note de synthèse associée à cet environnement risque pour la plupart des pays du globe.

Environnement des affaires 

Classement « Doing Business 2019 » (1) : 43/190 nette amélioration : 60e l’année précédente (France 32e)
Indice de perception de la corruption (2) : 78/180
Sources : (1) Banque mondiale. (2) Transparency International.

Notes de risque pays

OCDE : 5/7 (janvier 2019)
Euler Hermes : C3 (risque de court terme significatif – avril 2019)
Coface : pays C ; environnement des affaires A4 (avril 2019)
Credendo : court terme : 4/7 ; commercial : C ; risque de transfert : 5/7 (avril 2019)
Atradius : 5/10 stable (avril 2019).

Appréciation du crédit manager Moci
Risque pays : moyen, mais à surveiller car forte dégradation
Risque client : mauvais

Le conseil du crédit manager
Après cinq années de hausse des défaillances d’entreprises, une baisse avait été constatée sur l’année 2014 ainsi que sur l’année 2015. Mais 2017 et 2018 se sont achevées sur une forte hausse. La courbe ascendante se poursuivra sur 2019 (+ 5 % selon Euler Hermes). Le très mauvais comportement payeur des entreprises turques est dû essentiellement à la faiblesse du financement bancaire court terme dans ce pays. Ajoutons également que le risque de non transfert est toujours très élevé : 5/7 selon Credendo au 4 mai 2019. Et la situation ne s’améliore pas avec l’impact de la mauvaise conjoncture – et notamment la dépréciation de la monnaie face au dollar et à l’euro – la situation politique et sociale de plus en plus instable ces derniers mois, ainsi que les conflits avec ses voisins proches, tensions avec la Syrie, entre autres, sans oublier le risque sécuritaire, bien évidemment. L’apparente baisse des incidents de paiement constatée par certains assureurs est due essentiellement à la prudence des exportateurs qui sécurisent davantage leurs opérations avec la Turquie. Dans les précédentes années, un certain relâchement de la part des exportateurs, suite vraisemblablement à une pression des clients auprès des commerciaux, avait bien évidemment été à l’origine de la remontée des incidents de paiement. Compte tenu de la situation politique et économique actuelle, continuer de verrouiller les clauses financières des contrats et des offres, ne pas céder à la demande des acheteurs de payer par remise documentaire. En matière de crédit documentaire, éviter le paiement aux caisses d’une banque turque. Attention également à la lourdeur administrative des opérations de dédouanement. Et bien évidemment, la plus grande prudence est recommandée pour les affaires de montant significatif.

Obtenir des renseignements de notoriété sur l’acheteur

La qualité des informations sur les entreprises turques demeure déplorable, conséquence d’un manque de transparence en matière de comptes. Privilégier les échanges d’informations entre confrères. Pour les informations de base, on peut essayer les principaux acteurs présents en France sur le marché de l’information sur les entreprises : Altares, Bureau Van Dijk, Ellisphere, Intersud…

Moyens de paiement

Monnaie locale
La nouvelle lire turque (TRY).
Taux de change au 4 mai 2019 :
1 TRY = 0,14954 EUR
1 EUR = 6,6869 TRY

Meilleure monnaie de facturation des échanges
L’euro (EUR).
Conseillés
Selon les montants concernés, soit un virement bancaire (Swift de préférence), garanti par une lettre de crédit standby ou par une assurance-crédit, soit un crédit documentaire confirmé.

Déconseillés
Tous les autres, et plus particulièrement la remise documentaire qui n’offre aucune sécurité compte tenu du comportement payeur médiocre des entreprises turques.

Conditions de paiement

Délais de paiement habituels
Environ 30 % de paiements d’avance et 20 % de paiements à vue. Sinon, 30 à 60 jours maximum. Localement, pour les conditions standards, les délais s’allongent. Selon une étude d’Atradius parue en septembre 2018, le délai moyen de paiement accordé est de 49 jours, 59,5 % des factures étant émises avec des délais de 1 à 30 jours. Mais ce ne sont que des délais théoriques… comme on va le constater ci-dessous. L’étude World Payment Study de Dun & Bradstreet (D&B) note que selon les secteurs d’activité, les délais de paiement vont de 1 à 90 jours.

Risques de retards de paiement
Les retards sont en hausse et de plus en plus fréquents si l’opération n’est pas sécurisée par une garantie, atteignant une quinzaine de jours à un mois, voire plus. Le rapport de D&B précité indique que 50,3 % des entreprises turques respectent les échéances négociées. En revanche, plus de 4 % des factures sont réglées avec plus de 120 jours de retard. Selon le rapport précité d’Atradius, le délai réel de paiement est de 64 jours, 20 % des factures étant réglées avec un retard de plus de 90 jours. L’étude sur le DSO mondial « Payment Beahavior » publiée par Euler Hermes début mai 2018 mentionne un chiffre de 83 jours ! C’est l’un des plus mauvais, en troisième position après la Chine et la Grèce.

Acomptes à la commande
En demander à son client turc est très fortement recommandé.

Garanties bancaires locales

Il est possible d’en obtenir. À noter que la lettre de crédit standby est de plus en plus souvent utilisée.

Tribunal compétent en cas de litige

• En théorie, le tribunal de commerce turc ou un arbitrage international si le montant élevé du contrat le justifie.
• En pratique, compte tenu de la lenteur et de la lourdeur des procédures locales, privilégier l’action devant les tribunaux français, car l’issue sera très aléatoire si l’action est engagée en Turquie.
• Attention, la décision rendue en France sera scrupuleusement revue par une cour locale avant qu’elle puisse être exécutée. Cela peut prendre quelques mois, dans le meilleur des cas… Commencez par rechercher un accord amiable.

Mobilité

Chiffres clés

Population (2018) : 81,9 millions, dont population urbaine : 75 %.
Langues : turc, anglais dans les relations d’affaires.
Religions : musulmans (96 %, essentiellement sunnites). Orthodoxes, juifs, catholiques et protestants.
Nombre de Français immatriculés (2018) : 11 694.
Nombre d’entreprises françaises implantées : 490.
PIB/hab. en parité de pouvoir d’achat (2018) : 27 956 USD.
Taux de croissance du PIB (2018) : + 2,6 %.
Émissions CO2 (t/hab., 2017) : 5,3 t.
Indicateur global de sécurité (GPI, 163 pays, 2018) : 149e, niveau « bas ».
Sources : MEAE, Banque mondiale, Commission européenne (base de données EDGAR), FMI, Institute for Economics & Peace pour le GPI et Le Moci.

S’y rendre 

Formalités

Pour une durée inférieure ou égale à 90 jours, les ressortissants français entrent et séjournent en Turquie sur simple présentation d’un passeport ou d’une carte nationale d’identité (dates de validité supérieures de 150 jours à la date d’entrée sur le territoire turc). La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire. Pour un séjour de plus de 90 jours, visa obligatoire.

Sources : MEAE.

Y travailler

Le marché du travail
Compte tenu du niveau de développement enregistré par la Turquie au cours des dernières décennies et de la qualité de son système de formation, les possibilités d’emploi pour les étrangers sont restreintes et se trouvent surtout dans des niches, même lorsqu’il s’agit de filiales de sociétés françaises ou internationales. Il s’agit généralement de postes de très haute technicité, exigeant des compétences très pointues. Il convient de rappeler que des ingénieurs turcs sont très prisés : ils sont sollicités en dehors de leur pays par des sociétés étrangères, y compris dans les nouvelles technologies du digital.

Pour ce qui est des secteurs, des possibilités peuvent se dégager dans l’énergie, la chimie, la pétrochimie, la mécanique et l’environnement un secteur qui connaît un développement important en Turquie.

Une autre possibilité concerne l’enseignement dans les établissements turcs francophones, sous condition et après agrément des autorités (matières : français, langues étrangères, mathématiques, notamment). Il y a également des possibilités pour des professeurs de français dans des établissements turcs (maternelle, primaire et lycée).

Une très bonne maîtrise de l’anglais est indispensable, cette langue étant couramment utilisée dans le business. La connaissance du turc, une langue d’accès relativement facile, est très appréciée par la population et constitue un facteur évident d’intégration. C’est évidemment un élément incontournable pour toute personne souhaitant développer une carrière en Turquie.

Source : Ilker Onur, directeur exécutif, Advantis Consulting Turquie.

Le cadre légal du travail

Le marché du travail est très restrictif pour les étrangers et la démarche est complexe. Le Français souhaitant travailler et résider en Turquie doit, dans un premier temps, obtenir un contrat de travail dans une société turque. Il doit alors se rendre dans un consulat avec le contrat de travail et un numéro d’identification lui est transmis.

Puis, ce numéro doit être transmis à la société turque. Celle-ci doit poursuivre la démarche auprès du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale afin d’obtenir le permis de travail qui ouvre droit au séjour du futur salarié français pendant une durée d’un an. Le délai d’approbation est compris entre 30 et 45 jours. Une fois que la société turque aura finalisé ce processus, le candidat à l’expatriation pourra concrétiser son projet.

La législation turque comprend d’autres restrictions. Il est interdit d’embaucher des ingénieurs étrangers sauf lorsqu’il s’agit de la réalisation de projets dans le cadre des relations bilatérales entre l’État turc et un État étranger. La législation prévoit également la règle du « 5 pour 1 ». Autrement dit, toute embauche d’un étranger doit être accompagnée de l’embauche de cinq salariés de nationalité turque. Cette règle est valable quel que soit le type de société et la nationalité du capital. Cependant, lorsqu’il s’agit de nouveaux investissements étrangers (projets dits « greenfield »), cette règle peut être assouplie au cas par cas.

Source : Ilker Onur, directeur exécutif, Advantis Consulting Turquie.

Salaire minimum légal : 2 558 TRY/ mois (405 euros).
Nombre d’heures travaillées par an (2015) : 1 832 heures par personne.
Emploi à temps partiel/total (2017) : 9,5 %.
Durée de travail : 45 heures/semaine.
Durée de la période d’essai/du préavis : officiellement, 3 mois.
Rémunération, avantages et impôts : sécurité sociale, assurance-maladie privée, véhicule de fonction (généralement pour les postes de cadres), déjeuner, téléphone mobile et ordinateur portable (parfois), congés (en fonction de l’ancienneté). Le taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques varie entre 15 % et 35 %.

Jours chômés hebdomadaires : samedi et dimanche.

Horaires de travail
Administrations : 8 h 30 – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h 30.
Entreprises : 9 h – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h 30.
Banques : 9 h – 12 h 30 et 13 h 30 – 17 h 30 (horaires variables selon que la banque est fermée ou ouverte le samedi).

Meilleurs sites d’emploi

www.turkeytalent.com
www.linkedin.com/jobs/search/?location= istanbul%20turkey&locationId=tr%3A7585
www.learn4good.com/jobs/language/english/list/country/turkey/
www.bayt.com
https://tr.indeed.com
www.kariyer.net
www.iagora.com

Vie pratique

Coût de la vie
Monnaie : livre turque (TRY).
Taux de change : 1 EUR = 6,5 TRY (12-04-2019).
Indice Big Mac : 2 USD
Se loger : à Istanbul, pour un studio en centre-ville, compter en moyenne 290 euros/mois ; pour un trois pièces, 500 euros. En banlieue, les prix tombent à 170 et 300 euros respectivement. Les loyers sont la plupart du temps, pour les expatriés, exprimés et payables en devises (euros ou dollars). À noter que la loi turque oblige les propriétaires à percevoir leurs loyers sur un compte bancaire.
Indice Mercer du coût de la vie (logement compris, 209 villes) : Istanbul (163e).
Sources : Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), Mercer, Numbeo.com, The Economist et XE currency converter.

Informations utiles
Nature du réseau électrique
220 volts avec prises européennes.
Télécommunications
Indicatif : + 90.
Qualité du réseau mobile : bonne.
Qualité du réseau Internet : bonne.

Principaux jours fériés 2019
30 août : fête de la Victoire.
29 octobre : fête de la République.

Distances de ville à ville
Ankara – Istanbul : 454km.

Déplacements de ville à ville
Le réseau est correct et globalement bien entretenu. La plupart des autoroutes sont payantes mais le règlement se fait exclusivement à l’aide d’une carte magnétique HGS kartı.
Le réseau ferroviaire est assez peu développé. Il est même inexistant pour la côte touristique méditerranéenne. Peu onéreux aussi. Il se modernise toutefois : des lignes à grande vitesse (YHT) relient Ankara à Konya et Ankara à Eskisehir et Istanbul.

Le mode de transport recommandé est l’avion, rapide et économique. De nombreuses villes possèdent de petits aéroports pour les liaisons intérieures. Intéressant sur certaines lignes intérieures, si l’on prend en compte le temps mis par les bus pour effectuer la même distance. D’autant plus que grâce à l’apparition de petites compagnies comme Onur Air, Atlas Jet, Sun Express ou Pegasus, les tarifs ont baissé depuis quelque temps.

Source : MEAE et www.routard.com.

Contacts

Les acteurs publics

Business France
Bureau d’Istanbul
Asmali Mescit Mah. Istiklal Cad. No:142
K:10, Beyoglu34430 Istanbul
Tél. : +90 0 212 982 02 82
https://www.businessfrance.fr
Service économique régional de la DG Trésor
Antenne à Istanbul du SER d’Ankara
Tél. : +90 212 982 02 99
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/TR

Les acteurs privés

Advantis
Inönü Mah. Sultangazi Cad. No.10
Zin D Business Center Kat 2 D.7 34785 –
Sancaktepe, Istanbul
Tél. : +90 216 622 622 8
projet@advantis.com.tr
https://www.advantisconseils.com
AZKAN Group
Nish Istanbul Bahçelievler Sanayi Cad.11
Istanbul
Tél. : + 33 (0) 1 40 37 26 74 (Paris)
info@azkan.fr
http://www.azkan.fr
CCI France Turquie
Localisation : Istanbul
Ayazma Dere Caddesi – Pazar Sokak
No:4 – Bareli İş Merkezi K:2
Gayrettepe-Beşiktaş
34387 İstanbul
nurdan.gurler@ccift.com
http://www.ccift.com
Salveo
Localisation : Istanbul
Tél. : 33 (0)1 84 79 17 50
turquie@salveo.international
https://salveo.international

Logistique & Douane

Actualités : Turquie

Affinez votre analyse

Risques et paiements :
Accéder aux scores et avis d’expert
.

Bienvenue !

Connectez-vous

Créer un compte

Merci de compléter le formulaire

Réinitialisez votre mot de passe

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.