Économie
Dernière mise à jour : avril 2026
Informations pays
Capitale : San Salvador
Devise : Dollar américain (économie dollarisée depuis 2001)
Population : 6,37 millions d’habitants (2025)
PIB nominal : 36,6 Mds USD (2025, FMI)
PIB par habitant (USD courants) : 5 744 USD (2025, FMI)
Revenu national par habitant en parité de pouvoir d’achat (USD) : 11 669 USD (2024, Banque mondiale / Trading Economics)
Taux de croissance du PIB réel : 2025 : +4,0 % (estimation FMI, déc. 2025) ; 2024 : +2,6 % (FMI)
Taux d’inflation (moyenne annuelle) : 2025 : +0,9 % (fin d’année, BCR) ; 2024 : +0,9 % (FocusEconomics)
Dette publique (% du PIB) : 2025 : ~90 % du PIB (estimation économistes, secteur public non financier) ; 2024 : ~87 % du PIB
Remesas (transferts de fonds) : 9,99 Mds USD en 2025, soit +17,7 % par rapport à 2024, représentant 24 % du PIB (BCR)
Sources : FMI (Article IV 2025, communiqués BCR), Banque mondiale (données 2024), BCR El Salvador.
Conjoncture
Une accélération inattendue en 2025
L’économie salvadorienne a affiché en 2025 un dynamisme supérieur aux prévisions, atteignant une croissance du PIB proche de 4 %, selon confirmation du FMI en décembre 2025. Ce résultat dépasse largement les estimations initiales de 2,5 % formulées en début d’année par divers organismes multilatéraux. Selon le FMI, « l’économie s’est développée à un rythme plus rapide que prévu, grâce à une plus grande confiance, à des remesas record et à un investissement dynamique ». Le troisième trimestre 2025 a marqué le point le plus vigoureux du cycle, avec une expansion de 5,1 % en glissement annuel.
Les performances du programme FMI ont été solides : les principaux objectifs fiscaux et de réserves internationales ont été atteints avec marge, et le vaste programme de réformes en matière de gouvernance, de transparence et de résilience financière avance. La CEPAL projette une croissance de 3,4 % pour El Salvador en 2026, tandis que le FMI anticipe de « très bonnes perspectives ».
Les remesas, moteur et vulnérabilité structurelle
El Salvador a reçu 9,99 Mds USD de remesas en 2025, en hausse de 17,7 % par rapport à 2024, les consolidant comme principal générateur de devises du pays, équivalant à 24 % du PIB. Les analystes régionaux ont lié cette hausse à un contexte migratoire incertain aux États-Unis : le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a suscité la crainte au sein des communautés migrantes, conduisant de nombreux Salvadoriens à envoyer davantage de ressources à leurs familles pour renforcer l’épargne et réduire les risques économiques face à d’éventuelles déportations.
Le flux de remesas s’est maintenu à la hausse en début 2026, le pays ayant capté 1 524,78 millions USD sur les deux premiers mois de l’année, une hausse de 8,4 % par rapport à la même période de 2025. Cependant, ces transferts sont susceptibles d’être impactés non seulement par un éventuel ralentissement économique américain mais aussi par le durcissement de la politique migratoire de l’administration Trump.
L’accord FMI et la consolidation budgétaire
Le Conseil d’administration du FMI a approuvé un nouveau programme de 40 mois au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEC/SAF) pour El Salvador, d’un montant équivalent à 1,4 Md USD. Le programme vise à améliorer le solde primaire d’environ 3,5 % du PIB sur 3 ans, pour placer la dette publique sur une trajectoire résolument descendante après avoir atteint un pic de ~85 % du PIB en 2024. El Salvador continue toutefois à faire face à de profonds déséquilibres macroéconomiques, résultant d’un endettement élevé, de faibles coussins externes et financiers, ainsi que d’obstacles à l’investissement et à la productivité.
En janvier 2025, l’Assemblée législative a retiré au bitcoin son statut de monnaie à cours légal, cédant à la pression du FMI comme condition d’accès au programme de 1,4 Md USD. Depuis lors, son acceptation est passée d’obligatoire à volontaire, et il ne peut plus être utilisé pour payer les impôts.
Nouveau cadre commercial avec les États-Unis
Les États-Unis et la République d’El Salvador ont convenu d’un Cadre d’accord sur le commerce réciproque, qui renforce et développe leur partenariat économique de longue date, notamment l’accord de libre-échange CAFTA-DR, entré en vigueur en 2006. En contrepartie des engagements salvadoriens, les États-Unis supprimeront les droits de douane réciproques sur certaines exportations éligibles d’El Salvador, notamment les textiles et les produits d’habillement originaires du CAFTA-DR. Les perspectives de croissance pour le premier trimestre 2026 sont favorisées par cet accord commercial qui a levé le tarif de 10 % sur certains biens, dont les exportations phares de textiles et d’habillement.
Risques et fragilités persistantes
Le FMI a signalé des risques baissiers liés à l’aggravation des tensions commerciales mondiales et au durcissement des politiques d’immigration dans d’autres pays, ce qui pourrait peser négativement sur les remesas et la croissance. L’économie salvadorienne reste marquée par des vulnérabilités structurelles : haute dépendance aux remesas, déficit commercial croissant, dette publique élevée et exposition aux changements de politiques commerciales et migratoires américaines.
El Salvador clôture 2025 avec le deuxième taux d’emploi le plus élevé d’Amérique centrale, avec 97,3 % de la population en âge de travailler et seulement 2,7 % de chômage déclaré. Cependant, ces indicateurs apparemment positifs masquent une réalité plus complexe : près de 70 % des travailleurs se trouvent dans le secteur informel, sans protection sociale ni conditions de travail stables.
Les réserves de change, bien qu’en progression de 2,8 Mds USD en janvier à 3,5 Mds USD en décembre 2024, ne couvrent que trois mois d’importations.
⚠ Point d’attention : Le Sénat américain a adopté, le 1er juillet 2025, une version révisée du projet de loi « One Big Beautiful Bill », qui inclut un impôt fédéral de 1 % sur les remesas envoyées à l’étranger, applicable uniquement aux transferts effectués en espèces, mandats postaux ou chèques de banque — et non aux remesas réalisées depuis des comptes bancaires ou par carte de débit/crédit américaine. Les analystes estiment que cet impôt pourrait entraîner une baisse des remesas vers El Salvador de l’ordre de 0,35 %, soit environ 30 millions USD. Son impact réel sur une économie aussi dépendante de ces flux reste un facteur de surveillance prioritaire pour 2026.
Sources : FMI – Déclaration sur El Salvador (déc. 2025), FMI – Article IV 2025 et 1ère revue SAF (juin 2025), FMI – Approbation SAF 1,4 Md USD (fév. 2025), Banque mondiale – Données El Salvador (2024-2025), BCR – Banco Central de Reserva de El Salvador (2026), Infobae – Remesas El Salvador 2025 (avr. 2026), Maison-Blanche – Accord commercial USA-El Salvador (nov. 2025), Coface – Fiche risque El Salvador (2025), DG Trésor – Situation économique El Salvador
Commerce extérieur
Dernière mise à jour : avril 2026
Population (millions, 2025) : 6,40
Taux de croissance du PIB réel : 2025 (estim.) : ~4 % ; 2024 : 2,6 %
Revenu national brut/hab. en parité de pouvoir d’achat (USD, 2024) : 12 420
Échanges de marchandises (2024, Md USD, évolution sur 2023) :
Export : 6,45 (-0,8 %)
Import : 15,97 (+2 %)
Cinq premiers fournisseurs (avec part de marché en 2024) :
1 – États-Unis 27,7 %
2 – Chine 17,1 %
3 – Guatemala 9,7 %
4 – Mexique 8,4 %
5 – Union européenne 6,0 %
Cinq premiers clients (avec part de marché en 2024) :
1 – États-Unis 33,6 %
2 – Guatemala 20,2 %
3 – Honduras 16,2 %
4 – Nicaragua 9,0 %
5 – Costa Rica 4,8 %
Exportations françaises 2024 : 262 M EUR, +> 500 % (hausse exceptionnelle portée par une livraison aéronautique ponctuelle de 222 M EUR)
Indice de perception de la corruption (CPI 2025, publié février 2026) : score 32/100 – rang 120/182
⚠ Point d’attention : En novembre 2025, les États-Unis et El Salvador ont signé un accord-cadre de commerce réciproque. Dans ce cadre, les tarifs douaniers réciproques américains imposés aux exportations salvadoriennes (notamment textiles et habillement sous CAFTA-DR) sont supprimés pour les produits qualifiants, en contrepartie d’engagements de El Salvador sur les barrières non tarifaires et l’accès au marché américain. L’accord formel a été signé le 29 janvier 2026. Par ailleurs, la Cour suprême américaine ayant invalidé les tarifs IEEPA le 20 février 2026, ceux-ci ont été remplacés par des tarifs Section 122 temporaires à 10 %, s’ajoutant aux droits MFN existants. Ces évolutions ont un impact direct sur la compétitivité des exportations salvadoriennes – notamment le textile, premier poste d’exportation – vers leur principal débouché.
Sources : FMI – El Salvador (2025-2026), Banque mondiale – El Salvador Overview (2025), Trading Economics – GNI/hab. PPA, Banque mondiale (2024), OMC – El Salvador Trade Profile (2024), World’s Top Exports – El Salvador (2024), DG Trésor – Relations bilatérales France–El Salvador (2024), Transparency International – CPI El Salvador (2025, publié fév. 2026), USTR – Accord commercial réciproque États-Unis/El Salvador (nov. 2025)
Risques et paiements
Mobilité
Dernière mise à jour : avril 2026
El Salvador – Mobilité
S’y rendre
Conditions d’entrée et de séjour
Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour inférieur à 90 jours. Le passeport doit avoir au moins six mois de validité à l’entrée dans le pays. La période de séjour de 90 jours s’appliquant aux 4 pays du « C4 » (espace commun comprenant le Honduras, le Guatemala, le Nicaragua et le Salvador), la durée totale d’un séjour continu dans les 4 pays ne peut donc excéder 90 jours. Au-delà de 90 jours, une extension d’autorisation de séjour peut être demandée pour des motifs sérieux, sur présentation de justificatifs et paiement d’un droit de 25 $.
Une taxe d’entrée dite « Tourist Card » d’environ 12 USD est exigible à l’arrivée pour les ressortissants exemptés de visa. Un visa « Digital Nomad » permet aux travailleurs à distance justifiant de revenus étrangers d’au moins 1 460 USD par mois de résider dans le pays jusqu’à deux ans.
Les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre au Salvador doivent se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux États-Unis. Un passeport d’urgence, délivré au bout de cinq jours ouvrés au minimum, doit être sollicité en cas de perte ou de vol auprès de l’ambassade de France au Guatemala. Il ne permet pas de se rendre ou de transiter aux États-Unis sans visa. Il est donc conseillé de faire preuve d’une vigilance accrue contre le vol ou la perte de passeport.
Liaisons aériennes depuis la France
Il n’existe pas de vol direct entre la France et El Salvador. Selon les données de réservation disponibles, la principale compagnie aérienne sur cet itinéraire est Iberia, représentant 36 % du total des réservations depuis Paris, suivie d’Avianca (27 %), Air France (11 %) et Air Canada (11 %). Un vol de Paris à San Salvador dure en moyenne 21 h 19 avec escale. Le mois le moins cher pour réserver est habituellement mars, avec un prix moyen d’environ 554 € aller-retour. La liaison s’effectue principalement via Madrid, Miami ou Houston. L’aéroport international de destination est l’Aéroport International Monseñor Óscar Arnulfo Romero y Galdámez (code IATA : SAL), situé à environ 45 km au sud de San Salvador, à Comalapa.
Situation sécuritaire
L’état d’exception, en vigueur depuis mars 2022, et les arrestations massives qui ont été réalisées dans ce cadre, semblent avoir considérablement réduit la capacité de nuisance des gangs, qui constituaient la principale source d’insécurité dans le pays (assassinats, extorsions, enlèvements) depuis une trentaine d’années. Les autorités ont communiqué sur un effondrement du nombre d’homicides, avec un taux autour de 1,9 pour 100 000 en 2024 puis 1,3 en 2025, présenté comme le plus bas niveau depuis le début des relevés modernes.
L’état d’exception reste en vigueur. En conséquence, les forces de l’ordre ont des pouvoirs accrus leur permettant de procéder à des perquisitions, des saisies et de détenir des personnes d’intérêt, y compris des citoyens étrangers. Les autorités locales ont détenu des citoyens étrangers, parfois de façon arbitraire. Les personnes emprisonnées dans le cadre de l’état d’exception n’ont pas accès à une procédure régulière telle qu’un procès équitable ou en temps voulu.
Dans le contexte particulier de l’état d’exception, qui octroie des pouvoirs importants aux forces de police et à l’armée, les voyageurs sont invités à couvrir, le cas échéant, les tatouages qu’ils pourraient avoir sur le corps, et à être en mesure de prouver leur identité en toutes circonstances. Il convient d’éviter toute participation à des rassemblements, marches ou manifestations à caractère politique.
Depuis 2022, les activités des gangs au Salvador ont été sévèrement perturbées, ce qui a entraîné une réduction importante des crimes violents et des homicides. Malgré ces progrès, les risques de crimes mineurs et de criminalité violente subsistent. Les vols sont fréquents, en particulier dans les transports publics.
Il est conseillé de rester vigilant afin de tenir compte de l’état des infrastructures routières et des habitudes de conduite au Salvador qui peuvent être dangereuses. Les accidents de la route sont nombreux. L’usage des transports en commun (lignes de bus urbains, interurbains, et « microbus ») est déconseillé en raison de la conduite dangereuse des chauffeurs, du mauvais état des véhicules et de la possibilité d’attaques à main armée et de rackets. Il convient d’emprunter les taxis officiels stationnés près des hôtels ou des centres commerciaux ou des compagnies de VTC connues. Les compagnies de bus assurant les voyages internationaux (Guatemala, Honduras notamment) comme King Quality et Pullman Tour sont relativement sûres.
⚠ Point d’attention : Des experts internationaux estiment qu’il existe des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité sont perpétrés dans le cadre du régime d’exception du Salvador, sous la forme de détentions arbitraires, actes de torture, assassinats, disparitions forcées et violences sexuelles. Plus de 89 000 personnes auraient été arrêtées sans respect des procédures légales, le président Bukele ayant lui-même reconnu qu’« au moins 8 000 d’entre elles étaient innocentes ». 403 décès ont été enregistrés dans les prisons jusqu’en août 2025. Cette situation génère un risque juridique réel pour les voyageurs étrangers.
Risques naturels
El Salvador présente un risque sismique élevé ; la probabilité qu’une secousse sismique susceptible de causer des dommages survienne au cours des 50 prochaines années est évaluée à plus de 20 %. Des séismes de forte intensité (supérieure à 7 sur l’échelle de Richter) frappent régulièrement le pays (les plus récents en 2013, 2014, 2016 et 2019) et certains ont causé des destructions importantes (en 1986 et en 2001).
Plusieurs volcans sont en activité. Le volcan San Miguel (également dénommé Chaparrastique) est de nouveau entré en activité en novembre 2022 et a émis des panaches de fumée et de cendres jusqu’en mars 2023, contraignant les autorités à renouveler les mises en garde relatives à une augmentation de l’activité dans son cratère. La saison des pluies s’étend de mai à novembre. Les inondations saisonnières peuvent nuire aux déplacements par voie terrestre et à la prestation des services essentiels. Les routes peuvent devenir impraticables et les ponts subir des dommages.
Santé
Aucune vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées ; il convient d’être à jour dans les vaccinations diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) et rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B sont également recommandées.
En 2021, le Salvador avait été déclaré libre de paludisme par l’OMS. Néanmoins, fin 2025, des cas de malaria ont été recensés, notamment dans les zones touristiques (plages, route des Fleurs, Chalatenango). Il convient d’adopter des mesures de protection notamment en fin de journée et la nuit. La dengue et les arboviroses sont fréquentes sur tout le territoire. Le vecteur en est le moustique « Aedes aegypti », qui prolifère en saison des pluies (juin-novembre).
El Salvador a un système de santé public, mais de nombreux expatriés optent pour une assurance santé privée en raison de meilleures installations et de délais d’attente plus courts. Les primes d’assurance santé privée peuvent aller de 50 à 150 USD par mois selon la couverture et l’âge.
Conseils pratiques
Souscrire impérativement une assurance voyage couvrant rapatriement sanitaire et frais médicaux avant le départ.
L’ambassade de France au Salvador ne dispose pas de section consulaire ; les ressortissants français qui désirent visiter ce pays sont fortement invités à s’inscrire sur le site Ariane (ariane.gouv.fr).
Utiliser exclusivement des VTC (Uber disponible) ou taxis officiels stationnés aux hôtels ; éviter les transports publics.
Avoir sur soi un document d’identité en permanence (photocopie du passeport acceptée).
Couvrir tout tatouage susceptible d’être associé à des insignes de gangs.
Éviter tout rassemblement à caractère politique (interdit aux étrangers par la Constitution salvadorienne).
Préférer le paiement en espèces dans les commerces locaux ; les cartes bancaires sont acceptées dans les zones touristiques et centres commerciaux.
Se référer aux recommandations du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles (MARN) avant toute visite volcanique.
Vivre et travailler au Salvador
Présence française
L’ambassade de France au Salvador est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République du Salvador. Son ambassadrice est, depuis 2023, Anne Denis-Blanchardon. L’ambassade n’accueille plus de section consulaire depuis 2017. La section consulaire de l’ambassade de France au Guatemala est compétente pour toutes les démarches administratives concernant les Français résidents ou de passage au Salvador. La communauté française au Salvador est modeste (604 ressortissants immatriculés au registre consulaire selon la dernière donnée disponible au 31 décembre 2016 – chiffre actualisé à confirmer auprès de l’ambassade).
Ambassade de France au Salvador
Torre Presidente, Nivel 7, Avenida de la Revolución, Col. San Benito – San Salvador
Tél. standard : +(503) 25 50 44 44
Urgences (permanence consulaire Guatemala) : +(502) 52 02 20 22
Consulat de France au Guatemala : +(502) 24 21 73 70
Courriel : [email protected]
Site : sv.ambafrance.org
Chambre franco-salvadorienne de commerce et d’industrie (CFSCI)
Calle El Mirador, Res. La Cañada No. 8, Col. Escalón, San Salvador – Tél. : +503 78447217 – Courriel : [email protected]
Marché du travail
En 2025, les opportunités pour les expatriés se concentrent dans le tourisme, l’agriculture, les technologies numériques, les services (centres d’appels, BPO), le commerce, la fabrication textile et le développement des infrastructures.
Le salaire minimum a augmenté de 12 % en juin 2025. Les secteurs du commerce, de l’industrie et des services bénéficient désormais d’un salaire minimum de 408,80 USD mensuels. Le salaire moyen annuel à El Salvador s’établit autour de 21 020 USD (revenu mensuel moyen : environ 700 USD).
L’obtention d’un permis de travail est obligatoire pour les étrangers souhaitant travailler légalement au Salvador. Les employeurs valorisent la maîtrise de l’espagnol et les compétences techniques (gestion de projet, analyse de données, cloud computing, cybersécurité, IA).
Coût de la vie
Selon Numbeo (données janvier 2026), les coûts mensuels estimés pour une famille de quatre personnes à San Salvador s’élèvent à environ 2 411 USD, hors loyer.
Les coûts de logement sont globalement abordables par rapport à l’Europe occidentale. Le loyer moyen d’un appartement d’une chambre en centre-ville de San Salvador est d’environ 580 USD par mois ; hors centre-ville, les loyers oscillent entre 400 et 500 USD. Un appartement de trois chambres en centre-ville peut atteindre environ 976 USD par mois.
La restauration est accessible : un repas dans un restaurant bon marché coûte environ 8 USD, tandis qu’un repas pour deux dans un restaurant de gamme intermédiaire revient à environ 31,50 USD. Les charges de base (électricité, eau, ordures) pour un appartement moyen représentent entre 58,70 et 90,10 USD par mois. La connexion internet coûte en général entre 30 et 50 USD par mois.
Les déplacements ne constituent pas un poste de dépenses majeur, notamment grâce à des bus très abordables et à des applications de VTC comme Uber. Les tarifs de bus sont réglementés et très abordables : de 0,20 à 1,86 USD selon la distance et le trajet.
El Salvador utilise le dollar américain (USD) comme monnaie officielle depuis 2001, ce qui supprime tout risque de change pour les transactions locales. Bien que les besoins de base tels que la nourriture et le logement soient abordables, d’autres dépenses comme les soins de santé et l’éducation peuvent être relativement coûteuses.
Chiffres clés
Indice de paix mondial (GPI 2025) : Score GPI 2024 : 2,25 – 107e rang mondial sur 163 pays (données GPI 2025 pour El Salvador non encore publiées au moment de la rédaction ; le rapport annuel GPI 2025 de Vision of Humanity est disponible sur visionofhumanity.org).
Taux d’homicides (2025) : environ 1,3 pour 100 000 habitants selon les autorités salvadoriennes, niveau historiquement bas.
Salaire minimum (depuis juin 2025) : 408,80 USD/mois dans le commerce, l’industrie et les services.
Coût de vie mensuel (famille 4 personnes, hors loyer, San Salvador, janv. 2026) : environ 2 411 USD (source : Numbeo).
Loyer 1 chambre, centre-ville San Salvador : environ 580 USD/mois (2024).
Sources : France Diplomatie – Conseils aux voyageurs El Salvador (2026), Ambassade de France au Salvador (2026), Numbeo – San Salvador (janv. 2026), Cyril Jarnias – Marché du travail El Salvador (2025), Vision of Humanity – Global Peace Index 2025, Gouvernement du Canada – Conseils aux voyageurs El Salvador (2026), FIDH – Rapport sur les droits humains au Salvador (mars 2026), Holafly – Coût de la vie El Salvador (fév. 2026)
Contacts
Dernière mise à jour : avril 2026
Les acteurs publics
AMBASSADE DE FRANCE AU SALVADOR
Représentation diplomatique de la France au Salvador. L’ambassadrice en poste est Anne Denis-Blanchardon (depuis 2023). À noter : l’ambassade ne dispose pas de section consulaire ; les démarches administratives (visas, état civil) relèvent de l’ambassade de France au Guatemala.
Adresse : Torre Presidente, Nivel 7, Col. San Benito, Avenida de la Revolución – San Salvador
Tél. : +(503) 2550 4444
Email : [email protected]
Site : sv.ambafrance.org
BUSINESS FRANCE – BUREAU DE MEXICO (COUVERTURE EL SALVADOR)
Business France ne dispose pas d’implantation directe au Salvador. Le pays est couvert depuis le bureau de Mexico, hub régional pour l’Amérique centrale et les Caraïbes, dans le cadre du Service Économique Régional.
Adresse : Embajada de Francia, Campos Eliseos 339, Col. Polanco, C.P. 11560 – México D.F.
Site : businessfrance.fr
SERVICE ÉCONOMIQUE RÉGIONAL DE MEXICO – DG TRÉSOR (COUVERTURE EL SALVADOR)
El Salvador relève du Service Économique Régional (SER) de Mexico, compétent pour le Mexique, les sept pays de l’isthme centraméricain et les Caraïbes. Le SER assure le suivi des questions bilatérales, l’analyse économique et l’accompagnement des instruments de financement publics (Prêt du Trésor, FASEP, AFD, Proparco).
Adresse : Embajada de Francia, Campos Eliseos 339, Col. Polanco, C.P. 11560 – México D.F.
Tél. : +52 55 9171 9810
Email : [email protected]
Site : tresor.economie.gouv.fr/Pays/SV
SERVICE ÉCONOMIQUE DE GUATEMALA – DG TRÉSOR (RELAIS LOCAL)
Le Service Économique de Guatemala, rattaché au SER de Mexico, exerce une compétence directe sur El Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica et le Belize. Il constitue le relais de proximité pour les entreprises françaises présentes ou souhaitant s’implanter dans la zone.
Site : sv.ambafrance.org/Le-service-economique
CONSEILLERS DU COMMERCE EXTÉRIEUR DE LA FRANCE (CCEF) – SECTION AMÉRIQUE CENTRALE
La section CCEF Amérique Centrale regroupe les conseillers du Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Panama et Nicaragua. Ces acteurs bénévoles, nommés par décret pour trois ans, accompagnent les PME dans leur développement à l’international et conseillent les pouvoirs publics.
Site : cnccef.org
Les acteurs privés
CCI FRANCE EL SALVADOR
La CCI France El Salvador (Cámara Franco-Salvadoreña de Comercio e Industria – CFSCI), créée en octobre 1997, est membre du réseau CCI France International. Elle favorise les échanges commerciaux entre la France et le Salvador, accompagne les entreprises françaises dans leur développement export et leur implantation, et propose des services de mise en réseau et de prospection. Directrice générale : Nathalie Schwartz.
Adresse : Calle Arturo Ambroggi No 469, Col. Escalón – San Salvador
Tél. : (+503) 2224 0548 / 7887 4106
Email : [email protected]
Site : camarafrancosal.com.sv
Fiche réseau : ccifrance-international.org – CCI France El Salvador
Avocats d’affaires francophones
DENTONS MUÑOZ EL SALVADOR
Premier cabinet international à avoir ouvert un bureau à San Salvador, Dentons est le plus grand cabinet d’avocats au monde et dispose d’une présence à Paris. Le bureau salvadorien conseille multinationales et institutions financières sur des opérations transfrontalières complexes (M&A, fintech, énergie, télécoms, droit des sociétés). Les services en El Salvador sont fournis par l’entité locale Dentons Muñoz El Salvador, S.A. de C.V. Le cabinet opère également en français via ses équipes parisiennes pour les dossiers franco-salvadoriens.
Adresse : Torre Futura, Nivel 11, Oficina 06, 87 Avenida Norte y Calle El Mirador, Colonia Escalón – San Salvador
Tél. : +503 2121 7200
Site : dentons.com – El Salvador
CENTRAL LAW – EL SALVADOR
Cabinet régional de référence en Amérique centrale, reconnu par les principaux annuaires internationaux (Chambers & Partners, Legal 500, Best Lawyers). Présent dans 11 bureaux en Amérique centrale et dans les Caraïbes, il offre une couverture régionale complète. Compétent en droit des sociétés, fusions-acquisitions, droit commercial, arbitrage et droit de l’énergie. Interlocuteur pertinent pour les entreprises françaises cherchant un accompagnement régional bilingue (anglais/espagnol).
Adresse : Boulevard Santa Elena, Calle Alegría, Edificio Interalia, Segundo Nivel, Distrito de Antiguo Cuscatlán, Departamento de La Libertad – El Salvador
Site : central-law.com – El Salvador
Note : Aucun cabinet d’avocats exclusivement francophone n’est implanté à San Salvador. Pour les dossiers nécessitant une assistance juridique en français, il est recommandé de se rapprocher de Dentons (via son bureau parisien), ou de consulter la CCI France El Salvador pour une mise en relation avec des praticiens locaux anglophones/hispanophones maîtrisant les enjeux franco-salvadoriens.
Sources d’information internet
Ambassade de France au Salvador – site officiel, actualités et informations pratiques
DG Trésor – El Salvador – analyses économiques, relations bilatérales, commerce extérieur
MEAE – Conseils aux voyageurs El Salvador – sécurité, informations consulaires
CCI France El Salvador (CFSCI) – chambre de commerce franco-salvadorienne
CCI France International – El Salvador – fiche réseau et services aux entreprises
Business France – agence d’appui à l’internationalisation des entreprises françaises
CNCCEF – réseau des Conseillers du Commerce Extérieur de la France
OSCI – Annuaire des membres – consultants spécialisés à l’international
InvestInElSalvador – agence officielle de promotion des investissements (gouvernement salvadorien)
Dentons – Bureau de San Salvador – cabinet d’avocats international
Sources : Ambassade de France au Salvador (2025), DG Trésor – El Salvador (2026), MEAE Conseils aux voyageurs (2026), CCI France International (2025), CCI France El Salvador / CFSCI (2025), Annuaire Service Public – Ambassade (2025), Dentons Central America (2025), Central Law El Salvador (2025), OSCI Annuaire (2025)
Logistique & Douane
Dernière mise à jour : avril 2026
Indice de performance logistique (LPI) – Banque mondiale
Le Doing Business ayant été arrêté par la Banque mondiale en septembre 2021, la référence désormais pertinente pour évaluer la performance logistique transfrontalière est le Logistics Performance Index (LPI). Le LPI est un outil de référence interactif permettant aux pays d’identifier les défis et opportunités en matière de logistique commerciale ; l’édition 2023 couvre 139 pays. C’est la dernière édition disponible à ce jour, la dernière publication internationale complète du LPI restant l’édition 2023.
Le LPI évalue six dimensions : l’efficacité du dédouanement (« Customs »), la qualité des infrastructures de commerce et de transport (« Infrastructure »), la facilité d’organisation d’envois à prix compétitifs, la compétence et la qualité des services logistiques, la capacité de suivi et de traçabilité des envois, et la ponctualité des livraisons.
Malgré les efforts engagés pour moderniser ses infrastructures, El Salvador affiche dans le LPI 2023 un score global de 2,7/5, reflétant des inefficacités logistiques persistantes. Ce résultat positionne El Salvador dans la catégorie des « performeurs partiels » à l’échelle mondiale, en deçà des standards régionaux les plus élevés.
B-READY (Business Ready) – Banque mondiale
Le B-READY (Business Ready) est le nouveau rapport phare du Groupe Banque mondiale qui évalue le climat des affaires et de l’investissement dans le monde ; il remplace et améliore le projet Doing Business. Le projet B-READY est en phase de déploiement sur trois ans, de 2024 à 2026. Le rapport 2025 est une édition intermédiaire couvrant 101 économies représentant tous les niveaux de revenus et toutes les régions géographiques. La page dédiée à El Salvador est accessible sur le site de la Banque mondiale (worldbank.org/en/businessready/economy/el-salvador), mais les données chiffrées détaillées par pays (scores et rangs) pour El Salvador dans l’édition B-READY 2025 ne sont pas encore publiquement disponibles sous forme agrégée. À confirmer sur le site officiel.
Indice de liberté économique – Heritage Foundation
Selon l’Index of Economic Freedom 2025 de la Heritage Foundation : le score de liberté économique d’El Salvador a augmenté de 2,2 points par rapport à l’année précédente, le pays se classant 22e sur 32 pays de la région Amériques. Son score reste toutefois inférieur aux moyennes mondiale et régionale, et son économie est qualifiée de « mostly unfree » (principalement non libre). La dernière valeur disponible (2025) est de 57 points sur 100, en hausse par rapport aux 54 points de 2024.
Infrastructures de transport et investissements portuaires
Le secteur du transport et de la logistique d’El Salvador est en rapide évolution, porté par le développement des infrastructures et des investissements stratégiques visant à renforcer son rôle dans le commerce régional et mondial.
Réseau routier : Le réseau routier s’étend sur plus de 10 000 km, dont environ 4 033 km de routes pavées. Des projets clés, tels que l’élargissement de la voie rapide RN-21 et la mise à niveau de Los Chorros, visent à réduire la congestion sur l’un des axes les plus fréquentés du pays, améliorant ainsi la connectivité entre la région occidentale et la capitale.
Ports maritimes : Le port d’Acajutla, principal port pacifique d’El Salvador, constitue un point d’entrée stratégique pour le commerce centraméricain, connecté aux grandes compagnies maritimes (MSC, Maersk, COSCO, Evergreen, CMA CGM). Il dessert les centres industriels et commerciaux du pays et facilite les exportations et importations vers et depuis les Amériques, avec un accès direct aux routes proches du Canal de Panama.
Un investissement majeur est en cours : la société turque Yilport Holding a conclu un accord portant sur un investissement de 1,615 milliard USD sur une concession de 50 ans pour moderniser et opérer les deux principaux hubs maritimes du pays, les ports d’Acajutla et de La Unión. Cet investissement représente la plus importante mise de fonds privée de l’histoire du pays. Acajutla doit bénéficier de cet investissement pour tripler sa capacité. Le directeur général d’Union Portuaria del Pacífico (coentreprise entre Yilport et le gouvernement salvadorien) anticipe une augmentation de cinq à huit fois du volume de conteneurs dans les trois prochaines années.
Transport aérien : L’aéroport international d’El Salvador demeure le principal hub pour le transport de passagers et de fret. Par ailleurs, des projets pour un nouvel aéroport dans la région Pacifique visent à décentraliser l’activité économique et à promouvoir le développement dans l’est du pays.
Zones franches : Les zones franches jouent un rôle vital dans l’infrastructure logistique locale. Stratégiquement situées à proximité des principaux hubs de transport, elles attirent les investissements étrangers et soutiennent les activités de fabrication et d’exportation.
Facilitation du commerce et douane
En 2019, l’administration Bukele a réactivé le Comité national de facilitation du commerce (NTFC), consortium public-privé. Le NTFC a identifié des mesures pour simplifier les procédures douanières, réduire les coûts, améliorer le passage des marchandises aux postes frontaliers et moderniser les infrastructures routières et frontalières. Il a produit quatre plans d’action public-privé.
Le NTFC a élaboré en 2023 la première stratégie de facilitation des échanges du pays. Cette stratégie quinquennale vise à numériser les procédures, moderniser le cadre juridique relatif au commerce, améliorer les infrastructures logistiques et coordonner la gestion des frontières. Le gouvernement prévoit d’investir 140 millions USD pour sa mise en œuvre.
La majorité des exportations salvadoriennes transitent par voie terrestre via les ports guatémaltèques et honduriens, ce qui rend l’intégration régionale cruciale pour la compétitivité. El Salvador a rejoint l’union douanière avec le Guatemala et le Honduras en 2018, mais les progrès restent lents. En 2023, le pays a néanmoins pris des mesures significatives, notamment la mise en place d’une déclaration électronique pré-arrivée à tous les postes frontaliers partagés avec le Guatemala et au poste El Amatillo avec le Honduras.
⚠ Point d’attention : Le FMI souligne l’existence de lacunes infrastructurelles significatives (routes, ports, infrastructures numériques) ainsi que des vulnérabilités face aux chocs climatiques, qui constituent des défis structurels persistants pour la compétitivité logistique d’El Salvador. Par ailleurs, le contexte tarifaire international de 2025-2026, marqué par les hausses de droits de douane américains, génère une incertitude pour les exportateurs salvadoriens qui dépendent fortement du marché américain – à surveiller dans l’évolution des flux commerciaux.
Points de vigilance
Le score LPI 2023 d’El Salvador (2,7/5) reste en deçà de la moyenne régionale centraméricaine ; les délais et coûts de dédouanement peuvent varier significativement selon les postes frontaliers.
La majorité du fret international transite par voie terrestre via le Guatemala ou le Honduras : les aléas aux frontières terrestres (grèves, contrôles renforcés, pannes informatiques) peuvent impacter les délais de livraison.
Les travaux de modernisation portuaire à Acajutla et La Unión (contrat Yilport) sont en cours : des perturbations temporaires d’exploitation sont possibles pendant la phase de travaux.
L’union douanière partielle avec le Guatemala et le Honduras progresse lentement ; l’harmonisation des procédures reste incomplète pour certains flux de marchandises.
En 2023, le gouvernement salvadorien et Google ont annoncé un accord de sept ans pour la modernisation du pays, incluant la construction du premier centre Google Cloud en Amérique centrale, ce qui devrait améliorer à terme l’infrastructure numérique liée au commerce électronique transfrontalier.
Sources : Banque mondiale – LPI 2023 (lpi.worldbank.org), Banque mondiale – B-READY El Salvador (2025), Heritage Foundation – Index of Economic Freedom 2025, The Business Year – Modernizing El Salvador’s Transport Infrastructure (2025), The Central American Group – Yilport investment (2024), U.S. Department of State – Investment Climate Statement El Salvador (2024), Banque mondiale – Vue d’ensemble El Salvador (2025), TheGlobalEconomy.com – Economic Freedom El Salvador (2025)
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